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lundi, 21 novembre 2011

Agnès : une justice toujours plus défaillante

Je n'en ai pas fini de régler quelques comptes avec la justice, après le sort terrible échu à la petite Agnès.

La justice est d'une mauvaise foi qui dépasse les bornes. J'ai appris que le meurtrier s'était conduit dans son nouvel établissement de manière plus qu'inappropriée avec des filles et était passé devant un conseil de discipline pour cela. Et on l'a jugé réinsérable ? Et on a continué à le laisser dans l'établissement sachant ce qu'il avait déjà fait ? Et j'entends sur France-info aujourd'hui même un représentant de la justice expliquer qu'il avait fait d'énormes progrès ? 

Un peu de décence, s'il vous plaît : quand on en est à ce degré d'inconséquence, on assume. La vérité est toute autre : elle est idéologique. 

L'idéologie, derrière, c'est de décréter que le pervers est forcément réinsérable et de refuser d'ouvrir les yeux au nom d'un conception laxiste et dégoûlinante de la justice. 

Et chaque fois que l'on amène sur le tapis la question du traitement qu'il convient de réserver aux pervers, on a toujours droit aux mêmes épithètes ou et champs lexicaux : nauséabond, émotion, facho, camps, et cetera...

Les bien-pensants feraient bien de prendre le temps de réfléchir : ce n'est pas parce qu'ils tiennent le haut du pavé dans toutes les formes de médias que l'opinion publique partage leurs avis "éclairés".

En attendant, une gamine est morte dans des conditions atroces. Une enfant de 13 ans pleine de vie qui avait l'avenir devant elle.

Moi, je souhaite que plus jamais un tel évènement ne se reproduise. Il ne s'agit pas de surfer sur l'émotion, puis, une fois cette dernière retombée, d'oublier promesses et projets. En proportion, les victimes d'assassinats représentent sans doute une minorité au regard de la mortalité, mais il y a des manières de mourir, et celle-là est particulièrement intolérable.

15:47 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : agnès, justice |  Facebook | | |

dimanche, 20 novembre 2011

L'émotion, l'émotion, vous savez ce qu'elle vous dit l'émotion ?

Je suis en colère. Très en colère. J'ai été atteint par le meurtre d'Agnès, mercredi dernier, tout comme celui de la petite Océane, une semaine auparavant. Le sort d'Océane, hélas, était imprévisible. Mais pas celui d'Agnès. Je suis également exaspéré qu'on renvoie mon billet à la seule émotion, que l'on compare les mesures que je souhaite être prises contre un délinquant sexuel aux camps nazis ou encore aux hôpitaux psychiatriques soviétiques.

Je n'ai pas envie que l'on vienne me donner des leçons d'humanité. Mon humanité, je la réserve aux victimes, à leur malheureuse famille, à la limite aux familles des criminels, mais pas aux criminels eux-mêmes.

La famille d'Agnès n'était pas au courant de la dangerosité d'un des élèves de l'établissement. Il semblerait que la direction de l'établissement ne l'ait pas davantage été.

C'est insupportable de voir la justice botter en touche. Dire qu'un élève a eu des ennuis judiciaires, et informer qu'il s'agit d'une agression sexuelle, ce n'est pas exactement similaire. Si jamais le chef de l'établissement n'était pas informé d'une telle chose, je comprends son indignation.

Je ne jette pas la pierre aux parents du coupable. Ce n'était pas à eux de suivre très attentivement ce dernier, mais à la justice, qui a failli, une fois de plus. Eux, en espérant chercher le bien de leur fils, ils sont dans leur rôle. Mais la justice, et ses experts, une fois de plus, qui jouent aux apprentis-sorciers avec la vie de nos enfants, c'est insupportable. Ce n'est pas la première fois. Et la rage gronde d'autant plus qu'on observe toujours plus de disproportions entre les peines que subissent des individus auteurs de peccadilles (en tout cas, d'un point de vue humain) et la mansuétude dont bénéficient de vrais pervers.

J'en ai également assez que l'on vienne me faire la leçon. J'ai des enfants aussi. Je serais vert de rage si j'apprenais qu'un chef d'établissement, un inspecteur ou un juge avaient scolarisé un délinquant sexuel dans la même école qu'eux. 

Il n'existe pas de solutions satisfaisantes, et je crois que Doudette a fait le tour des questions que l'on peut être amené à se poser dans de telles circonstances. Je ne sais en revanche pas si le criminel est celui qu'il faut sauver aujourd'hui. Moi, j'aurais, et de loin, préféré avoir sauvé la jeune victime.

Je n'ai pas de compassion pour les pervers. En fait, aucune. Ils représentent ce que la société peut engendrer de pire. Je ne confonds pas les moments de perversité qui peuvent traverser n'importe quel esprit sain et la jouissance dans le fait de causer du mal. Parce que je ne fais pas cette confusion, je n'exonère pas les pervers criminels sous le prétexte fallacieux que nous pourrions partager cette perversité. 

Pour répondre à Doudette, bien que cela me paraisse très hautement improbable d'être un jour confronté à une telle situation avec un de mes fils en coupable, si l'un d'eux commettait un crime sexuel, je le renierais sur le champ et exigerais la même rigueur que celle que j'exige pour les coupables. Mais cette hypothèse me paraît tellement loufoque et insidieusement malsaine, tant j'élève mes garçons dans un respect strict des femmes et de leurs droits ;   je ne l'envisage donc en aucune manière. 

samedi, 19 novembre 2011

Que faisait un délinquant sexuel auprès d'Agnès et d'autres collégiens ?

Comme beaucoup de Français, je le suppose et l'espère, j'ai retenu mon souffle, dans l'espoir que l'on retrouve la petite Agnès vivante, et puis la salle nouvelle est tombée. Corps calciné retrouvé. Et très rapidement, la police a identtifié le possible coupable : un lycéen qui était parti se promener dans les bois avec elle.

Mais moi, ce qui me met en rage, dans cette histoire, c'est d'apprendre qu'il y avait un salopard auprès de collégiennes et de lycéennes, puisque son "accompagnateur" a été condamné pour agression sexuelle il y a peu. Qu'est-ce qu'il foutait dans un établissement scolaire ordinaire ? Pourquoi n'a-t-il écopé QUE de 4 mois de prison seulement ?

Je sais comment raisonnent bien des juges : bonne conscience en avant, ils parient sur la "réinsertion" quand il s'agit de criminels jeunes, et estime qu'il faut les laisser au contact de leurs semblables. Ils font les assistantes sociales aux dépens des individus tranquilles.

La direction de l'établissement, les autres élèves savaient-ils qu'il y avait ce sinistre individu, parmi eux, de cette catégorie qui agresse et viole les filles ? Est-ce que les parents des élèves de cet établissement étaient au courant de ces faits ?

Moi, je trouve que des têtes devraient tomber, primo, et secundo, quand est-ce qu'une majorité politique aura les c..... de changer clairement et durablement les lois nécessaires pour que les délinquants sexuels paient réellement leurs crimes ? 

Malheureux parents qui ont perdu leur fille. J'ai mal pour eux. 

vendredi, 18 novembre 2011

Cabines d'essayage virtuelles

En écoutant tout récemment une émission sur les modes, il m'est venu une idée, et d'ailleurs, je devrais la faire bèveter. La difficulté, on le sait, pour choisir des vêtements en ligne, c'est que l'on n'as pas d'idée claire du résultat final quand on les porte. Alors j'ai eu une lumineuse pensée : pourquoi pas mettre en place des cabines  d'essayage virtuelles ? Comment ? Eh bien en ouvrant un magasin sur Second Life, pardi ! Pourquoi Second Life ? Eh bien parce que la cabine d'essayage en tant que telle n'est pas suffisante : il faut pouvoir déambuler parmi ses semblables pour pouvoir constater l'effet produit par une nouvelle tenue, or, Second Life offre justement des lieux propices aux rassemblements sociaux les plus divers.

Voilà comment les marques pourraient procéder : une slurl (lien vers Second Life) à partir de la boutique en ligne qui donnerait accès à une boutique virtuelle en 3D. Ensuite, sur le monde 3D, un modélisateur capable de réaliser rapidement un avatar d'après une photographie que pourrait lui envoyer chaque client. Il réaliserait un avatar à l'image du client/de la cliente. Ensuite, ce dernier/cette dernière n'aurait plus qu'à tester les vêtements souhaités.

Pas mal, non ? Aux entreprise de proposer des solutions clés en mains avec un avatar prêt à l'emploi, ou alors de s'organiser afin de favoriser les inscriptions sur Second Life. 

Idéalement, il faudrait demander à des blogueuses de mode ce qu'elles pensent de l'idée et si elles seraient prêtes à tester un tel système.

Voyons du côté du top mode de wikio et lançons quelques bouteilles à la mer en espérant que les blogues que je vais taguer disposent d'un compteur pour repérer les backlinks et que l'idée les intéresse. Tiens, Garance Doré, Modissimo, Chiffons & co, Valentine, Pauline, sympa comme noms de blogues...

mardi, 08 novembre 2011

Le bio entre bilan carbone et Made in France...

Pourquoi achète-t-on bio, finalement ? Par respect pour la planète et ses habitants ou pour s'assurer de ne pas ingurgiter trop de cochonneries ?

Quand je vais faire mon petit marché et que je regarde les étals de fruits et légumes, j'observe toujours attentivement la provenance des produits. Le logo AB, c'est fort sympathique, mais pas une garantie carbone. A quoi me sert-il de savoir que mes tomates favorites ont poussé sans l'aide de phosphates ou de nitrates s'il a fallu les acheminer du chili en container et par tanker ? Le bilan global en termes de pollution, c'est clair qu'il explose celui de notre bonne vieille Marmande...

En fait, la logique bio, c'est d'acheter français, puisque c'est le moins loin de chez nous, et, quand c'est possible, régional. J'ai vu que mon Monoprix favori s'y mettait : assez régulièrement il propose des productions locales. Parfois, c'est au prix d'une explosion de mon budget alimentaire, mais parfois, ce sont tout simplement des fruits qui ont été plantés dans le Bassin Parisien. Par exemple, je vois assez souvent des lots de fraises ou de framboises, même si cela se fait rare ces derniers temps (logique, ils ne sont bientôt plus de saison).

En somme, achetons français, achetons bio, voilà un bon slogan. Ceci suppose toutefois que l'agriculture française s'y mette au bio, parce que c'est assez agaçant de constater que, la plupart du temps, les produits certifiés AB viennent des quatre coins de l'Europe voire du monde, mais pas de nos belles régions...

lundi, 07 novembre 2011

Hank Skinner en sursis

J'ai déjà parlé de ce condamné à mort américain vraisemblablement innocent. A vrai dire, j'étais très pessimiste parce que son exécution était annoncée pour mercredi. Or, ce malheureux homme se trouve être prisonnier dans une prison texanne.

Connaissant les juges texans...corrompus jusqu'à la moëlle dans de sinistres débauches d'un côté, se prenant pour le bras de Némésis de l'autre.

Ces salopards refusent à Skinner les tests ADN qui pourraient l'innocenter : en fait, on sent bien qu'ils préfèrent le griller plutôt que de devoir admettre qu'ils se sont ramassés. Il faudrait pouvoir traduire quelques juges texans devant une cour du TPI, tiens, si c'était possible. La manière locale de se débarasser des innocents pue la méthode maffieuse à plein nez.

Skinner était un syndicaliste qui faisait ch... le shérif local. Le meurtre atroce de sa petite amie a été une aubaine pour cet enfoiré. 

Il vient malgré tout d'obtenir un délai : la cour d'appel du Texas va examiner le recours des avocats qui demandent qu'on accorde à Skinner les tests ADN qu'il demande. 

Ce sont vraiment de gros enculés. Je suis désolé de me lâcher comme ça, mais j'avoue une certaine rage. Ces gros connards savent très bien que Skinner est innocent, mais si jamais ils devaient admettre leur incurie et mettre le nez dans leur diarrhée dégueulasse, il y aurait à mon avis un paquet de cadavres qui sortirait des placards.

Cela fait 10 ans que la "justice" texane fait un gros tir de barrage pour empêcher la réalisation des fameux tests. 

dimanche, 06 novembre 2011

Ne pas surjouer.

Quand je le peux, j'essaie d'emmener ma petite famille au théâtre. Bien sûr, comme elle est constituée de jeunes enfants (hé hé, je pense à nos retraites, il faudra du monde pour les financer), je dois choisir des spectacles adaptés.

Or, ce qu'il y a, c'est que les troupes qui se produisent pour de jeunes publics ont la très mauvaise manie de surjouer. Ce n'est pas parce qu'on joue pour de jeunes enfants, voire de très jeunes enfants, que l'on n'est pas tenu pour autant à une exigence de qualité.

J'ai découvert, il y a quelques années, un site très pratique pour disposer d'une vue globale de ce qui se joue saison par saison. Il s'agit de theatreonline. Quand ils le peuvent, les administrateurs du site proposent une vidéo pour illustrer les spectacles, généralement de courts extraits.

Quand je parcours le menu "pour enfants", je suis frappé du caractère puéril (dans le mauvais sens du terme) des interprétations. Il arrive, toutefois, rarement, de tomber sur quelques perles. 

Mon aîné n'a jamais autant ri que le jour où il a assisté à la représentation du Songe d'une nuit d'été au Sudden Théâtre (tiens, on y joue Lysistrata d'Aristophane, il faudra que j'aille voir cela), à Paris. Il n'avait pourtant que 5 ans (ça date, quoi...). Mais la pièce n'était pas destinée à un jeune public. Je parlais de perle, au fait. La voilà : 


Blanche Neige (la comédie musicale à la Comédie... par danslesdecors

Le spectacle Blanche-Neige a le mérite de ne pas verser dans le puéril dégoûlinant. L'interprétation de la mauvaise reine-mère, lisible à plusieurs niveaux, est des plus plaisantes, avec juste ce qu'il faut de clins d'oeil pour mêler bon goût et hilarité. Petits et grands, rient, et c'est in fine cette communion là qui compte. La pièce se donne à la Comédie de Paris.

Je me méfie évidemment des gros blockbusters théâtraux, particulièrement lorsque les bobos ne tarissent pas d'éloges sur une pièce. C'est mauvais signe. 

A mon avis, le mieux que puissent faire les troupes, c'est bien de réaliser un petit court-métrage de leur prestation. C'est ce qui permet de se faire l'avis le plus éclairé.

18:21 Publié dans Culture, Paris, Société | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : théâtre, enfant |  Facebook | | |

mercredi, 02 novembre 2011

Image : l'erreur stratégique fatale de Cora

Je poursuis assidûment depuis une dizaine de jours la lecture d'un ouvrage passionnant : e-reputation d'Edouard Fillias et Alexandre Villeneuve. Un excellent manuel de gestion de son identité numérique et de sa réputation sur Internet.

L'ouvrage a une orientation clairement commerciale et entrepreneuriale en s'adressant prioritairement aux sociétés, même si, bien sûr, il existe de multiples applications politiques des conseils qui y sont prodigués.

Les auteurs consacrent la moitié du chapitre 4 aux situations de crise. Qu'est-ce qu'une situation de crise pour une marque ? Une inflation de contenus critiques sur un produit ou sur la société qui le commercialise. Billets, commentaires sur les forums spécialisés, sur facebook, sur twitter, sur les blogues sont autant d'avatars de cette inflation. Les auteurs établissent une typologie précise des différentes sortes de crises et de leur origine, puis proposent d'y répondre de manière adaptée.

Il y a quelques principes de base à respecter en situation de crise, et Edouard Fillias et Alexandre Villeneuve en dressent les contours :

empathie, réaction puis explication, voilà la Sainte-Trinité de la stratégie de crise. Triangle d'or que Cora a clairement ignoré.

Sur le fond de l'affaire, il y a déjà une erreur de ressources humaines : licencier une employée sous-payée pour un ticket trouvé, c'est une faute de management assez grave. Cora aurait pu réagir intelligemment si ses dirigeants avaient pris le temps d'écouter et d'analyser les avis qui s'exprimaient sur la Toile. En fait, Cora ne dispose pas de département qui s'occupe de son identité numérique, cela me paraît clair. Il y a des petites start-up qui sont de bon conseil dans ce domaine, Image & stratégie, dans laquelle oeuvre Edouard Fillias en est une. A défaut, se reporter au moins à son livre.

Cora mérite de figurer dans un addendum à l'ouvrage parce que sa réaction illustre à merveille tout ce que l'auteur déconseille de faire...

Au lieu de prendre acte de son erreur et de communiquer sur l'erreur de management de manière habile en tentant de démontrer qu'il s'agit d'un épiphénomène malheureux et regrettable, Cora a tenté une vulgaire opération de propagande. Conséquence, elle a généré un second buzz négatif sur son compte et elle s'est enfoncée encore davantage.

Comme l'observe Edouard Fillias, l'inconvénient d'Internet, pour une marque sujette à des buzz négatifs, c'est qu'on y conserve et archive tout. De ce fait, une polémique devient très facilement une marque au fer rouge dont la cicatrice se rouvre à intervalles réguliers.

L'identité numérique s'étale dans la longueur du temps et de la Toile, au contraire de l'identité réelle dans les médias traditionnels. Quand le mal est fait, il peut être corrigé, mais il est irrémédiable.

Gérer une e-réputation, c'est tout un métier...

Je me faisais d'ailleurs une remarque, en passant : certaines sociétés s'occupent de gérer l'e-reputation d'une marque, c'est à dire, finalement, assurent une sorte de veille préventive et défensive, tandis que d'autres, au contraire, sont profondément engagées dans la manipulation habile de l'opinion à coups de rumeurs propagées et de lobbying. En apparence, les deux métiers se recoupent, mais dans la pratique, ce sont deux activités assez différentes. Image et Stratégie appartient à la première catégorie, Edelman à la seconde. 

mardi, 01 novembre 2011

Nafissatou a sauvé la France et...les Socialistes !

Quand j'y pense, tout de même, et que je vois le tombereau de boue qui environne DSK, j'imagine ce qu'il se fût passé s'il eût été le candidat socialiste pour l'élection présidentielle ou pire encore, le président de la France. Je comprends, maintenant, pourquoi à l'UMP, on disait qu'on disposait de bombes nucléaires en cas de candidature DSK.

On devrait lui décerner la légion d'honneur et la citoyenneté française, à Nafissatou, pour le service immense qu'elle a rendu à notre pays. Sans oublier Tristane Banon qui a été la première à avoir le courage de rompre l'omerta.

Vous imaginez un second tour DSK-Marine Le pen et des révélations tombant à ce moment ? Je n'aurais pas aimé être socialiste ce jour-là...

Les DSK, les Berlusconi, les Jacob Zuma, ces gens-là, je ne peux pas les voir en peinture.

Moi, je crois que la France a vraiment besoin de sobriété, d'honnêteté et de retenue.

C'est clair que quand j'oppose un Bayrou d'un côté avec son attachement à la terre et son bon sens paysan, et les Fouquets et Carlton d'un Sarkozy ou d'un DSK de l'autre, il n'y a pas photo : quel soulagement de pouvoir apporter sa voix à un homme de bien !

23:04 Publié dans Insolite, Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : bayrou, dsk |  Facebook | | |

jeudi, 20 octobre 2011

Mixité sociale, l'hypocrisie !

Il y a des mots qui me provoquent des éruptions de boutons, comme certains de mes lecteurs n'ont certainement pas manqué de s'en apercevoir au fil de leurs lectures ici. La "mixité sociale" en fait partie.

Je trouve de ce point de vue très éclairante la situation au siège d'Orange à Saint-Denis. Poussés, sans doute, par les possibilités de "développement" et de croissance, mais aussi par la perspective de se faire mousser à peu de frais en prenant leur part de "mixité sociale", les dirigeants d'Orange ont eu il y a quelques années la brillantissime idée de déplacer à Saint-Denis leur siège qui se trouvait avant dans le XIIIème arrondissement de Paris.

Ainsi, les cadres qui travaillaient à Paris ont fait connaissance avec la racaille et la délinquance qui caractérisent le département le plus criminogène de France. Les agressions se multiplient, évidemment, et, du coup, les cadres locaux se font porter pâles, refusant de venir au siège et encore plus d'y garer leurs véhicules.

Le bon sentiment dégoûlinant (particulièrement à gauche, mais il a contaminé la droite de longue date) s'imagine qu'il suffit de mélanger les gens pour créer de la mixité sociale, comme ils disent. Ça, c'est un truc de la gauche d'adorer le mélange, le brassage, le mixage, le multi et tutti quanti.

Moi, ce que je dis, c'est que la mixité sociale, ça commence par un bon coup de matraque dans la gueule de la racaille.

Commencez par sécuriser les quartiers qui craignent, n'ayez pas peur de taper et d'envoyer qui il faut  au gnouf le temps qu'il faut, et les entreprises pourront s'installer. 

A défaut, adaptez au moins l'entreprise que vous implantez à la population locale : c'était particulièrement idiot de transplanter le siège à Saint-Denis. Il eût mieux valu créer un centre d'appel et réaliser des embauches sur place, plutôt que de trimballer les cadres sur toutes les lignes de métro et les routes du nord de Paris (ça fait de la circulation en plus !). Et même si le siège du XIIIème devenait étroit, eh bien il fallait faire appel à des architectes d'intérieurs, gens astucieux s'il en est pour aménager des espaces restreints, et les cadres d'Orange se seraient un peu serrés, et voilà...

Mais non, à Orange qui est devenue experte en management de merde, on a encore voulu faire les beaux et complaire à la doxa ambiante. On a aussi calculé petit en espérant des économies, en s'installant à Saint-Denis (tiens, je vous parie que cela leur coûte plus cher que d'être resté à Paris). Résultat des courses, leur bâtiment flambant neuf va bientôt ressembler à un désert.

Ben oui : vous savez ce qu'Orange conseille désormais à ses cadres ? De télétravailler à distance, et de se déplacer en petits groupes. MDR, comme on dit en langage SMS, ou encore LOL.

On fait fort dans la téléphonie : devinez qui compte faire la même chose ? SFR, à partir de 2013. Ce qui est comique, ce sont les déclarations ronflantes, toujours dans le concept évidemment, des architectes du projet : Jean-Paul Viguier, le concepteur de la chose, voit sa future horreur comme la métaphore d'un arbre. 

Zarma, nardenmoken, les fils de p... on va leur dépouiller leur arbre de tous ses fruits dès qu'ils vont mettre les pieds dans le hall de la nouvelle cage d'escalier : z'y va les bolos* !

NDLR : bolos signifie en langage de la racaille "bouffon", "valet" ou encore "personne d'apparence faible et sans dépense que l'on peut facilement dépouiller ou gruger".