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jeudi, 01 septembre 2011

Qu'est-ce que le kung-fu ?

Le saviez-vous ? Le championnat du monde de kung-fu aura lieu à Ankara en Turquie du 06 au 15 octobre 2011. Mais au fait, c'est quoi le kung-fu ? On recoupe, en réalité, des pratiques très diverses sous ce vocable, même si l'on admet que ces pratiques ont une histoire et des bases communes. La République Populaire de Chine, après s'être initialement méfiée d'une pratique qui échappait à son contrôle politique, a entrepris d'en rationnaliser les principaux aspects. C'est ainsi qu'est né, par opposition au kung-fu traditionnel, le kung-fu moderne ou kung-fu wu shu.

Il existe en kung-fu plusieurs styles : si leur nombre demeure modéré en kung-fu wushu (moderne) il y en a une telle profusion en kung-fu traditionnel que bien rares sont les individus capables de seulement tous les nommer.

En kung-fu moderne (celui que l'on pratique dans les compétitions internationales), il existe deux grands styles : le Chang Quan (style du nord) et le Nan Quan (style du sud) le premier étant plus esthétique et plus pratiqué que le second, davantage "martial".

L'un et l'autre assemblent des morceaux de plusieurs taolus (série de figures de combat) traditionnels, généralement animaliers. Certains animaux sont caractéristiques d'un des deux grands styles : par exemple, on ne trouve de postures de tigres que dans les styles du sud.

Disons que le Chang Quan est une synthèse des styles du nord, et le Nan Quan une synthèse des styles du sud.

Parmi les styles du sud, certains sont connus, comme le wing-chun (style pratique par Bruce Lee), d'autres nettement moins comme le Hung Gar qui sert pourtant largement de base au taolu moderne et stylisé du Nan Quan.

A côté des deux principaux taolus, il existe des taolus animaliers : serpent, panthère, grue, tigre ou encore mante religieuse (que l'on associe même parfois à une école de kung-fu). On peut trouver des taos animaliers aussi bien dans les styles traditionnels du nord que ceux du sud. Ainsi, en le tao du serpent du sud et celui du nord, il y a des différences importantes, par exemple.

Il convient d'observer que Nan Quan et Chang Quan comportent non seulement des pratiques à mains nues, mais également des pratiques avec armes.

Au niveau international, le kung-fu orienté vers le combat, donc assez pauvre d'un point de vue esthétique, s'appelle le Sanda. En Chine, on le considère comme une discipline à part entière, mais dans les compétitions internationales, il figure au même titre que les autres pratiques de kung-fu moderne. A Ankara, en octobre, il y aura des combats de sanda (que les Chinois appelle SanShou).

Il se trouve que je suis en contact avec l'un des membres de l'équipe de France de Kung-fu sélectionné pour ce championnat international. J'espère donc bien pouvoir communiquer des résultats en avant-première. 

L'année dernière, les championnats s'étaient déroulés en Chine, au mois de décembre. Deux filles y avaient particulièrement brillé en remportant chacune une médaille d'argent.

Tout doucement, le kung-fu gagne sa place en France, même si cela demeure difficile pour ses pratiquants : il n'y a pas de kung-fu professionnel, et donc, pas d'indemnités pour nos compétiteurs. Tout juste touche-t-il une prime s'ils remportent une médaille, mais dans des proportions infiniment moindres qu'en football, rugby ou judo.

Pour le Béotien, il est difficile de se retrouver dans la profusion des écoles et des styles. Une manière simple de se repérer consiste à vérifier si la pratique choisie est moderne ou traditionnelle. Seule la première fait l'objet d'une codification commune de pays en pays. La Chine a d'ailleurs avalisé la séparation entre kung-fu moderne et kung-fu traditionnel en créant deux fédérations distinctes.

mercredi, 24 août 2011

Quel procès de merde...!

Epilogue du procès DSK. Facile à résumer : si vous êtes une femme immigrée, que vous avez fait des pieds et des mains pour gagner la terre promise (l'Amérique) y compris au prix de déclarations incertaines, que vous ne savez pas vraiment gérer vos comptes bancaires et que vous laissez de membres de votre famille ou de votre communauté le faire, eh bien vous n'avez pas intérêt à vous faire violer. En effet, si tel est le cas, on considérera que vous êtes automatiquement une menteuse, non sur la foi des faits mais sur celle de votre passé.

Mention particulière à cet abruti de BHL déclarant à qui veut l'entendre que Nafissatou est victime d'un viol symbolique de son avocat. Ok, BHL, on a compris que DSK est ton copain, pas la peine de la ramener. 

Pauvre Kenneth Thompson. En voilà un qui aura eu du courage jusqu'au bout. Que ce soit en Amérique ou en France, la justice est vraiment une justice de m...Une parodie de justice.

En tout cas, pour ma part, j'enregistre avec attention les réactions à ce jugement; je saurai m'en souvenir dans les urnes et sur ce blogue.

01:11 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (39) | Tags : dsk, nafissatou diallo |  Facebook | | |

mardi, 05 juillet 2011

Mais qu'attendent-ils pour sortir les matraques et les flash-balls ????

J'avoue partager la stupéfaction de Hashtable (mon affreux libéral favori) : à Champigny, de la racaille se croit tout permis, une fois de plus et s'en prend à un commissariat parce que la police a décidé de mettre fin aux divers traffics qui pourrissent la cité.

Mais qu'est-ce qu'ils attendent pour leur coller le nombre de coups de matraque nécessaires dans la gueule pour les calmer ? Au flash-ball, hein, si c'est moins risqué, y'a pas de problème.

On vit dans un monde hallucinant. Ce serait des jeunes désoeuvrés. Ah ouais. Quelques tirs de taser bien ajustés devraient en principe permettre de remettre tout ça à l'oeuvre, si c'est juste le problème.

Hashtable a bien raison : dans la presse, ce sont toujours des jeunes, des adolescents, des désoeuvrés, et cetera...Ben non, c'est de la racaille qui ne comprend qu'un message : la force brute. 

Alors, c'est simple et pas intellectuel du tout : il suffit de l'employer sans modération, de coffrer tout ça et de ne pas donner des peines d'intérêt général, mais de la prison ferme avec des mises à l'épreuve à ma sortie. Au premier pet de travers, retour à la case prison avec doublement de la peine.

Voilà, c'est tout, et c'est simple.

00:23 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (30) | Tags : champigny |  Facebook | | |

mardi, 14 juin 2011

Ah AH AH : les geeks canabinoïdes se prennent vraiment pour le centre du monde !

Tiens, j'ai bien rigolé en lisant tous les commentaires de mon dernier billet sur la fumette. Il s'agissait pour moi d'approuver pleinement les propos de Nora Berra sur le canabis, s'indignant de la pression médiatique pour tenter de faire passer sa consommation comme normale.

Sérieux, quand on parcourt la flopée de commentaires qui suit mon billet, on a l'impression que la France entière est pour la légalisation du canabis. Sacré internet, tiens, sacrés geeks, technotrons et autres internetoïdes...! Ils sont persuadés qu'ils représentent l'opinion de la France.

En fait, pour savoir ce que pensent les gens, il ne faut surtout pas s'appuyer sur ce qu'il se dit sur Internet. Je me suis demandé comment j'en étais arrivé à près de 90  commentaires sur la fumette. J'ai compris : c'est Marianne2 qui a trouvé le truc pour se défausser de ses lumpen-commentateurs en fermant les commentaires chez eux sur les billets des blogueurs associés. Du coup, ils se reportent sur le blogue source...

Le problème, c'est que plus de 90% des Français sont contre la légalisation du canabis. Mieux encore : 47% des consommateurs étaient contre en juin 2010, en hausse contre 30% en 2002...

Le geek technotron, amateur de fumette et joueur de MMORPG ou autre jeu de rôle en ligne l'a dans le baba. Il a beau faire comme s'il était d'un autre temps de s'opposer à la légalisation du canabis, tordre la réalité dans tous les sens, expliquer que la lutte contre la drogue est un échec et qu'il faut donc la légaliser, le bon peuple de Gaule est désespérément têtu et obstiné et ne partage pas les positions décadentes et déliquescentes des geeks technotronisés et canabinoïdisés...

On est seul sur internet, mais dans la réalité, pas celle de votre écran d'ordinateur, 90% des Français sont d'accord avec vous, en dépit des glapissements de la bien-pensance libertaire. Tiens, ça fait plaisir de se le dire, ça.

vendredi, 10 juin 2011

Mariage gay ? Peu ou pas de sens.

Chaque sensibilité politique a son stock de chiffons rouges. A gauche, on adore agiter celui du mariage homosexuel avec l'espoir de voir la droite ruer dans les brancards. Il devient alors très pratique de glapir à la réaction.

Il y a, dans cette histoire, maldonne. Le mariage prend sa source dans la famille, et, à l'origine, le mariage a pour objectif la famille. Sauf adoption, les homosexuels ne peuvent pas fonder de famille. Il paraît donc assez peu cohérent qu'ils puissent se marier.

Mais en France, comme l'État se mêle de tout, il a jugé bon d'accorder un certain nombre d'avantages en termes de succession et de fiscalité aux jeunes mariés. 

S'il paraît fondé d'aider les familles, car la natalité est un objectif fondamental d'un État (en tout cas, comme le nôtre que la dénatalité a guetté à plusieurs reprises ces deux derniers siècles) se mêler de ce que les gens s'aiment ou pas me paraît plus discutable.

Dans tous les cas de figure, il est équitable de faire une règle égale pour tous. Si l'État décide qu'il favorise ceux qui veulent vivre ensemble et fonder un foyer (mais pas nécessairement une famille) il ne doit pas distinguer les mariages hétérosexuels des mariages homosexuels, et, dans ce cas, comme le proposait hier Bayrou lors de son tweetinterview, établissons une union civique pour tous.

A vrai dire, je pense que nous devrions aller plus loin : l'État devrait laisser le mariage aux religions et à l'appréciation individuelle, et se contenter, quant à lui, de l'aspect juridique et contractuel lors d'une union civile. Ainsi, chaque union deviendrait un simple contrat de droit privé.

Le mariage civil qui est une invention moderne, destinée à supplanter l'influence de l'église n'a plus lieu d'être. Place aux unions civiles et laissons les individus déterminer eux-mêmes les modalités de leur mariage ou non.

Si nous conservons en droit la notion de mariage, alors elle doit être associée à la famille exclusivement en fournissant un cadre social et légal au développement de la cellule familiale.

17:39 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (46) | Tags : homosexualité, mariage |  Facebook | | |

Ils rêvent de fumette...

Pas mieux que Nora Berra en ce qui concerne la légalisation du canabis : je crois qu'elle a fait le tour de la chose.

On les entend, à gauche et les chez les Verts, glapir à la répression inutile contre les gentils fumeurs de canabis. Mais le canabis est une drogue, pas un apéritif convivial comme certains chez les Verts aimeraient le faire accroire. 

Ajouter que la pénalisation du canabis favorise les trafics en tout genre comme jadis la Prohibition aux USA dans les années 30, c'est l'archétype de l'argument imbécile et démago (spécieux, comme le dit Nora Berra, c'est encore trop gentil).

Le propre du délinquant, c'est de franchir la limite qui sépare légalité et illégalité. Repoussez la limite et le délinquant ajoutera les pas nécessaires pour la franchir à nouveau. Il faut vraiment être c... comme un vert pour s'imaginer que les gentils délinquants vendeurs de hasch vont cesser leur trafic du jour au lendemain. Si on légalise le hasch, eh bien ils vendront de la coke, et c'est tout. 

Bref, comme l'expliquait à juste titre Marielle de Sarnez tout récemment, il faut distinguer les vendeurs des consommateurs de canabis et soigner les seconds, car, qu'on se le dise bien, en dépit des glapissements des adeptes écologisés de la fumette, fumer du canabis (consommer un psychotrope, quoi) n'est pas une attitude normale.

Moi, je n'ai pas envie de voir déferler sur la France le tourisme de la fumette, et encore moins de croiser dans la rue des zombies imbéciles et/ou atteints venant chercher béatement leur dose quotidienne de paradis artificiel. 

Le plus comique, c'est que les plus "culturés" de nos amis de la fumette invoquent parfois Charles Baudelaire comme caution de leur obsession, en raison du thème de son essai les Paradis artificiels. Je l'ai lu (et relu) ce livre : Baudelaire y démonte sans conteste le lien supposé entre création poétique et drogues. Mieux, il y décrit les grotesques simagrées qui animent les faces abêties du fumeur de haschich.

Je crois que le mieux, c'est finalement de laisser la parole à mon poète favori, sa conclusion est édifiante : 

Mais le lendemain ! le terrible lendemain ! tous les organes relâchés, fatigués, les nerfs détendus, les titillantes envies de pleurer, l'impossibilité de s'appliquer à un travail suivi, vous enseignent cruellement que vous avez joué un jeu défendu. La hideuse nature, dépouillée de son illumination de la veille, ressemble aux mélancoliques débris d'une fête.

La volonté surtout est attaquée, de toutes les facultés la plus précieuse. On dit, et c'est presque vrai, que cette substance ne cause aucun mal physique, aucun mal grave, du moins. Mais peut-on affirmer qu'un homme incapable d'action, et propre seulement aux rêves, se porterait vraiment bien, quand même tous ses membres seraient en bon état? Or, nous connaissons assez la nature humaine pour savoir qu'un homme qui peut, avec une cuillerée de confiture, se procurer instantanément tous les biens du ciel et de la terre, n'en gagnera jamais la millième partie par le travail. Se figure-t-on un état dont tous les citoyens s'enivreraient de haschisch? Quels citoyens! quels guerriers! quels législateurs!

jeudi, 02 juin 2011

Je n'aurais pas aimé connaître Joffrin sous l'Occupation...

Joffrin vient de faire exploser le connomètre. La machine est hors d'usage. Imaginez que cet abruti a déclaré, à la suite des révélations de Luc Ferry, qu'il n'aurait pas aimé connaître ce dernier sous l'Occupation.

Ah. C'est donc mieux de celer la vérité avec la complicité de tout le landernau médiatico-politique dont Monsieur Joffrin est si friand ?

Alain Juppé a finalement bien raison : ce qu'on peut reprocher à Luc Ferry, c'est de bavasser dans la presse plutôt que de saisir la justice.

A vrai dire, si l'on procède par élimination...Avant 2002, Ministre de l'Éducation Nationale, habitué de Marrakech...Qui cela peut être ?

Jean-François Kahn (j'espère qu'il ne va pas faire une nouvelle Kôahnnerie) assure que ce n'est pas Jack Lang mais que tout le monde sait. Eh bien qu'il parle, bon sang, parce que dans ces conditions, l'étau se resserre, et en lançant une telle affirmation, il fait planer le doute sur les ministres précédents. Donc si il sait, que la justice le saisisse au même titre que Luc Ferry. 

Bref que tous ces gens-là parlent.

mercredi, 01 juin 2011

L'effet papillon appliqué aux retraites...

On sait ce qu'est l'effet papillon : un battement d'aile de papillon à Paris provoque quelques jours après une tornade à San Francisco. 

En politique, on trouve des phénomènes similaires. C'est ce que Xerbias appelle l'effet de cliquet.

Tenez, imaginez une discussion dans un café entre un communiste et un socialiste au lendemain des législatives de 1978. Ils l'ont mauvaise, nos deux gauchos ; songez donc : la gauche est majoritaire en voix, mais la droite giscardienne l'a emporté. Tout ça parce que cocos et socialos ne se sont pas entendus. 

Alors germe une lumineuse idée : un programme commun ! Et dans le dit programme, on baissera l'âge de la retraite de 65 à 60 ans. Voilà, ça, cela se déroule il y a 40 ans. Et maintenant, notre système de retraites, conçu à la Libération pour une retraite à 65 ans se casse la figure parce qu'il n'y a plus de financement suffisant pour en assurer la pérénité. Sauf que si l'âge légal de départ à la retraite était resté à 65 ans, à l'heure actuelle, il se porterait à merveille.

Très bon ce concombre...

concombre.jpgJe ne vois pas ce qu'on lui reproche, moi, à ce concombre. Excellent et goûteux comme tout.

Le mieux, en termes de légumes, c'est finalement de s'approvisionner en local, donc, en somme, achetez du concombre français.

J'ai simplement deux observations : ce n'est pas la première fois que des légumes espagnols sont mis à l'index en raison de risques sanitaires, primo, et, secondo, à force de faire du hard discount sur la nourriture, on finit par économiser aussi sur l'hygiène. Or, l'Allemagne est justement une spécialiste du discount alimentaire. On paie de la merde, on finit par en manger, et pas seulement au figuré.

In fine, on n'a pas encore identifié la source réelle de la bactérie e.coli, mais en revanche, on peut tabler sur une rupture de la chaîne de l'hygiène dans le stockage et la distribution de ce légume.

Dans l'immédiat, en tout cas, bien se laver les mains et éplucher toutes les crudités, même s'il n'est pas dit qu'elles y soient pour quelque chose dans la contamination.

vendredi, 27 mai 2011

Ils nous font ch... avec la sécurité routière...

J'ai lu l'intervention de Yanh Werhling sur les radars, intervention qui m'a suprêmement agacé. Peu de choses ne me hérissent davantage que lorsque je vois mon parti verser dans le politiquement correct dégoûlinant.

En somme, ce qu'il dit, c'est qu'il aurait fallu ne pas placer de panneaux de signalement pour les radars dès l'origine.

Cette sorte de jeu de chat et de la souris m'exaspère. Le but, c'est de réduire les accidents ou de piéger les citoyens. De toutes façons, les mecs qui roulent sans permis ou qui sont ivres, ils n'en ont rien à f... des panneaux d'avertissement ou non. Mais pour l'écrasante majorité des citoyens, des détecteurs de vitesse pédagogiques, c'est efficace.

Ce qui m'énerve, c'est que l'on va voir disparaître bêtement (bêtement, au fait, ou au contraire cyniquement ?) des panneaux avertisseurs en ville et sur les autoroutes, là où il y a le plus de trafic, alors même que 85% des tués en voiture le sont en rase-campagne (chiffres de la sécurité routière) !!!

Mais bon, comme le but est de choper le maximum de personnes pour remplir les caisses de l'État sur le dos du mouton automobiliste...

Dommage que l'on ne dispose pas de statistiques fines sur les accidents de la route. Je trouve particulièrement stupide la remarque de Werhling sur les système embarqués (au passage, ce que je ne comprends pas, c'est que Bayrou semble dire exactement le contraire) : ceux qui utilisent des coyotes, à mon avis, ce ne sont pas ceux-là qui ont des accidents. Le simple fait d'utiliser ces systèmes prouvent qu'ils font preuve d'une vraie vigilance et qu'ils considèrent les contrôles et les questions de sécurité routière. Si l'on place aux endroits stratégiques, donc dangereux, les radars, on peut être sûr qu'ils ralentiront à ces endroits-là puisqu'ils chercheront à repérer les radars. Or, en principe, le but, c'est surtout de mettre fin aux accidents là où ils se produisent.

Werhling propose de brider les moteurs à 130km/h. C'est idiot, une fois de plus. Le problème, ce n'est la vitesse, mais les conditions de circulation et l'endroit où l'on roule à grande vitesse.

160km/h sur une ligne droite sur l'autoroute, ce n'est pas ça qui provoque un accident. En revanche, 100km/h n'importe où dans une ville, oui. Donc, on pourra brider tout ce que l'on voudra les moteurs, cela ne changera pas les données du problème.

Une petite remarque encore : en Allemagne, la baisse des accidents de la route de 2005 à 2008 a été de 32,7%, et en France de 33% (chiffres INSEE). Pourtant, pas de bridage des moteurs ni de limitation des vitesses sur les autoroutes là-bas, donc, ce n'est pas le problème.