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samedi, 01 octobre 2011

Mademoiselle, c'est bien mais...pas dans les formulaires !

Je vais prendre l'Nicolas et l'Faucon à contre-pied, mais si...si, si, je juge pour ma part légitime de demander à ce que la mention "mademoiselle" ne figure plus dans les formulaires administratifs et assimilés. Cette mention donne une information qui relève de la vie privée et n'a à figurer nulle part. C'est grosso modo ce que fait valoir Olympe et elle a raison.

Ce n'est pas parce que ce n'est pas une avancée majeure pour la cause des femmes de demander énergiquement à ce que la mention disparaisse qu'elle devrait être pour autant illégitime. Je trouve l'argument spécieux, d'autant qu'on pourrait l'appliquer à bien d'autres sujets.

Bref, sans faire de l'agit-prop, je me contenterai de rejoindre Polluxe qui titre "Osez Madame" et, tant que j'y suis, les images choisies par Olympe m'ont donné une idée simple : quand un formulaire contient les mentions Madame/Monsieur/Mademoiselle, on pourrait prendre l'habitude de rayer systématiquement "mademoiselle", par mesure prophylactique. Ça ne mange pas de pain et ça permet de replacer les choses à leur valeur exacte.

J'ai encore un élément à ajouter pour conclure : l'Nicolas dit que ce genre de combats décridibilisent les femmes. Non. Ce n'est pas le fait de réclamer une application élémentaire du droit de chaque individu à disposer de sa vie privée, qui pourrait miner le féminisme mais plutôt la manière de le faire.

Bref, il n'y a pas de sots combats quand il s'agit de faire valoir une liberté individuelle, et, comme je l'ai déjà écrit ici, je pressens, en mon for intérieur, qu'il y a un lien consustantiel entre la liberté des femmes et la Liberté avec un grand L...

vendredi, 30 septembre 2011

Prof, pourquoi aimes-tu à ce point te faire entuber par la gauche ?

C'est amusant les témoignages d'enseignants ici et là sur leurs intentions de vote à l'élection présidentielle. Soit c'est de l'intox, soit ils ont la mémoire courte, les profs.

Voyons, regardons ce que leur promettent les différents candidats (potentiels) de la gauche :

Alors les Socialistes, c'est simple, on peut les classer en deux catégories : il y a ceux qui le disent tout bas, et ceux qui le disent tout haut, mais en somme on retrouve les fondamentaux suivants :

- revoir le statut des profs datant de 1950 et leurs missions avec. Traduction : augmenter le temps de service des enseignants (Valls, Royal et Montebourg n'hésitant pas à revendiquer les 35 heures pour les enseignants) et diminuer le temps de leurs congés (qui leur servent d'ailleurs souvent pour partie à travailler). Tout le reste est du pipeau. 

On le sait très bien, la France n'a plus de sous. Elle ne pourra pas embaucher des enseignants en plus. Au mieux, des assistants d'éducation et quelques contractuels. Les 60 000 embauches de Hollande, ce serait en gros quelque chose de ce type. Elle n'aura pas non plus les moyens d'augmenter les salaires des enseignants. Toute augmentation du temps de travail se fera donc à salaire constant. En revanche, le pédagogisme triomphant s'imposera plus que jamais (il s'est très bien accomodé de Châtel) et le règne de la compétence et de l'apprenant battra son plein (il suffit d'écouter ou de lire ce que disent les exprts ès éducation des commissions socialistes).

Il y a des profs naïfs qui s'imaginent qu'ils trouveront dans leur monde utopique où tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes des établissements où ils pourront travailler leurs 35 heures. Ah, dans les profs abusés, j'ai du oublier ceux qui sont masochistes...

Côté Verts, il y a Meirieu qui déclare être favorable à une refonte du statut des enseignants (il l'a dit dans Le Monde) et Gabriel Cohn-Bendit qui vomit les enseignants. Comme le pédagogisme est partout (David Vincent, reviens, ILS sont de retour !!!), il s'est bien sûr inflitré de longue date chez des Verts particulièrement consentants pour la chose.

Côté NPA, soit on est instituteur ou enseignant dans un lycée professionnel de cité, et, dans ce cas, le fer de lance du Grand Soir, soit on est compromis avec la petite et grande bourgeoisie, et le tribunal révolutionnaire vous attend...

Soyons honnête : je crois que Mélenchon, à gauche, est à peu près le seul qui soit honnête avec les étudiants et ne prévoie pas de les faire trimer davantage sans le moindre kopeck de rémunération supplémentaire. Enfin, je le crois, je n'en suis pas certain, je n'ai pas rejeté un coup d'oeil sur les propositions du Front de Gauche depuis un moment.

Guère de différences avec l'UMP, au final, à quelques postes d'enseignants près. 

Voyons, prof, réfléchis deux instants : tu veux vraiment à ce point ta mort ?

Quel est le seul individu crédible, parmi les candidats à l'élection présidentielle, qui a toujours pris ta défense et n'essaie de pas de t'entuber pendant que tu as le dos tourné ? C'est Bayrou, évidemment.

Le seul à reconnaître les difficultés de ton métier dans son État d'urgence, le seul à remettre au coeur de l'enseignement la transmission des savoirs et l'exigence d'excellence, le seul, enfin, à se préoccuper de ton environnement immédiat autrement que par des promesses creuses, puisqu'il prévoit de rétablir avant toutes choses la paix civile dans les classes  pour qu'elles puissent fonctionner.

Prof, je sais que tu n'en peux plus de Sarkozy, et je te comprends, moi aussi. Cela doit-il pour autant altérer ton jugement à ce point ? Ce qui doit advenir adviendra. Je t'invite seulement à prendre connaissance des propositions de François Bayrou pour toi.

Cet homme-là ne cherche pas à récupérer ta voix, il croit en l'école. Laisse-toi une chance et prends le temps d'examiner soigneusement ce qu'il te dit et ce qu'il te promet, et tu verras qu'il représente ton seul espoir crédible...

lundi, 26 septembre 2011

Alors comme ça il devait y avoir pénurie de main d'oeuvre ?...

Je me souviens encore des articles d'idées que l'on trouvait dans plusieurs magazines et journaux de gauche il y a encore trois à quatre ans. L'immigration de travail y apparaissait comme un phénomène inéluctable en raison du vieillissement de l'Europe et des besoins croissants en main d'oeuvre. Ah oui.

Sauf qu'aujourd'hui, l'OIT (Organisation Internationale du Travail) tire la sonnette d'alarme. Ce sont des dizaines de millions d'emploi qui sont menacés de disparition dans les années à venir, dans les seuls pays du G20. Et elle observe justement qu'une part croissante de ceux qui ont un emploi l'ont sous un statut précaire.

A côté de cela, comme je l'ai observé récemment, il ne faut pas confondre l'immigration de travail et la recherche désespérée d'un petit job par les étudiants étrangers. Cela ne frappe pas Guéant plus que cela.

Autant je pense qu'il ne faut pas avoir trop d'états d'âme avec l'immigration irrégulière, autant les étrangers qui viennent étudier ici devraient être protégés, et d'ailleurs, ils sont en règle.

Après, si beaucoup d'étudiants étrangers viennent en France, c'est très certainement aussi parce que nous avons réduit notre présence partout à l'étranger. Il serait bien plus astucieux que nos grandes écoles développent des antennes un peu partout dans le monde, et pas seulement des programmes d'échanges avec les super "high-schools" chères au sieur Descoings.

Si ces antennes existaient, elles auraient bien sûr vocation à se mettre en relation avec les entreprises locales ou avec les entreprises françaises produisant à l'étranger.

Cela suppose une véritable diplomatie culturelle pour promouvoir la francophonie. Autant dire qu'on est loi, voire très loin, du compte depuis fort longtemps.

samedi, 24 septembre 2011

Application aussi c.... que guéantesque du containment...

S'il y en a bien un qui mérite la palme de la mesure la plus débile, ces derniers temps, c'est Guéant. Guéant, comme son chefaillon, est déterminé à montrer avec force moulinets de bras que la France lutte activement contre l'immigration.

Seulement voilà : cet imbécile abruti individu intellectuellement défaillant a donné des ordres, et comme on connaît la propension naturelle de l'administration française à obéir aux ordres les plus cons, fussent-ils absurdes jusqu'à l'entropie, elle les applique à la lettre.

Donc, actuellement, il faut refouler de l'étranger. Résultat des courses, on fait chier autant que faire se peut en France actuellement les étudiants étrangers. Soumis à une politique du chiffre discrétionnaire, du jour au lendemain, ils peuvent se voir refuser l'autorisation de rester sur notre territoire ou encore de travailler. 

Et l'administration française, elle s'y connaît en tracasseries, quand on la flatte dans le sens du poil.

On est même en-deçà de l'immigration choisie : s'il y a bien une catégorie d'étrangers qu'il faudrait aider, protéger, câliner (allez, je me lâche, surtout les jolies étrangères, en fait), ce sont bien les étudiants. Ils représentent l'élite mondiale de demain. Ce sont eux qui porteront en ambassade notre culture, notre langue, nos valeurs.

Et qu'est-ce qu'on fait connement à l'heure actuelle ? Eh bien on les emmerde au maximum. Le témoignage de Marie-Sandrine Shgerri, chroniqueuse du Point est tout à fait édifiant.

En ensuite, on va pleurer parce que les élites mondiales partiront se former en Amérique. Merci, Guéant (et son adjudant chef Sarkozy...) ! Bravo la diplomatie culturelle et la promotion de la francophonie. Je parie que ce n'est même pas par Air-France qu'il les renvoie en charters, ces pauvres étudiants, en plus.

C'est insupportable, car cela signifie que nous humilions continuellement les individus cultivés et francophiles venus de l'étranger à cause des mesures débiles de Guéant. Ce n'est pas cette immigration-là qui est gênante, abruti demeuré pauvre c... type !...

mercredi, 21 septembre 2011

Troy Davis, il a fait quoi exactement ?

Je suis avec attention toute l'affaire Troy Davis. Pour moi, il n'y a pas à balancer, on ne peut pas condamner à mort un individu sur des éléments aussi minces que ceux qui sont avancés par la cour de justice géorgienne (USA). Pas de souci là-dessus.

En revanche, je ne sais pas si je m'associe à la campagne "nous sommes tous des Troy Davis" : le problème, c'est que je ne parviens pas à savoir ce qu'il a fait ou non. J'ai lu qu'à l'origine, il avait été aperçu par un policier en train de tabasser un SDF avec un copain (celui-là même qui l'a ensuite dénoncé). C'est ce que relaient beaucoup de médias. Il aurait même reconnu avoir participé à l'agression dont l'objet était de racketter le SDF...

Mais j'ai trouvé ailleurs qu'il avait nié être présent sur les lieux la nuit du crime, ce qui l'exonérerait forcément de l'agression contre le SDF.

Moi, j'aime bien connaître qui je soutiens. Pour Hank Skinner, par exemple, il y a un dossier exemplaire et très clair. Il ne fait pour moi pas l'ombre d'un doute qu'il est innocent. Son exécution serait un assassinat, et on se demande exactement quelles sont les motivations de la justice américaine pour refuser de procéder à des tests ADN, demandés par Hank Skinner lui-même.

Mais pour Troy Davis, pas moyen de trouver un dossier. Rien. Même chez Amnesty International, généralement pourtant bien informé. Comprenons-nous bien, bien que jugeant révoltante cette condamnation, je ne mettrais pas la même énergie à soutenir l'agresseur sauvage d'un SDF sans défense et un type 100% innocent qui n'a rien à se reprocher. C'est tout.

mardi, 13 septembre 2011

Un gros enc... a mis au point une application i-phone antisémite

Bon, je ne pouvais pas écrire enculé dans le titre ça n'aurait pas passé les filtres de hautetfort. En revanche, dans le corps du message, c'est possible.

Laurent a été beaucoup plus soft que moi, il s'est contenté de parler de connerie. C'est lui qui vient de lever le lièvre. Un enculé de sa race, donc, disais-je, a créé une application qui s'appelle "juif ou pas juif" : l'application marche pour i-phone et est payante. Un jour, il faudrait peut-être qu'Apple commence à se soucier des services qu'il laisse à disposition sur son mobile.

Je cite Laurent, voici les fonctionnalités de l'application :

"- Recherche avec juste une partie du Nom, avec résultats instantanés.
- Voir toutes les personnalités d'une catégorie, triées par nationalité.
- Découvrez qui sont les Juifs les plus populaires du moment !
- Mode aléatoire pour découvrir une nouvelle personnalité juive.
- Liens direct vers Wikipedia pour en apprendre plus sur une personnalité.
- Recherche de la filmographie des acteurs ou réalisateurs avec Allociné.
- Recherche d'images avec Bing.
- Des données mises à jour constamment pour éviter au maximum les erreurs.
- Rajoutez votre Nom dans le "Hall of Fame" en trouvant des erreurs ou des personnes manquantes !
- En bonus : une collection de faits étonnants ou amusants sur les Juifs dans le monde."

Ça pue clairement le super-gros facho, genre qui va se recueillir sur le bunker d'Hitler à Berlin ou qui adore se filmer en uniforme de furhër.

Ça pourrait aussi être un islamiste, j'y ai pensé, mais le mode opératoire ressemble tout de même drôlement plus au facho bien de chez nous. Les fachos de chez nous adorent la délation et tous les stratagèmes adjacents. Faire des listes, ça leur rappelle le bon temps de la Gestapo.

Bon, comme le fric va quelque part, ça doit être possible de retrouver les fumiers qui ont mis au point cette petite plaisanterie. En étant de bonne humeur on doit pouvoir se contenter de les signaler aux autorités compétentes, en étant de mauvaise humeur, si on trouve leurs coordonnées, à un mouvement du genre la Ligue de Défense Juive. Bon, après, faudra recoller les morceaux avant de les juger, évidemment...

Cela dit, faudrait peut-être pas non plus en rester là avec Apple : un bon gros buzz là-dessus, pour rappeler à la firme de Steve Jobs ses obligations éthiques. 

Ah, pour conclure, je ne sais pas où Laurent est allé chercher cette histoire de communautarisme anglo-saxon : comme je l'ai dit, ça sent plutôt son gros Protocole des Sages de Sion à la sauce nazifiante, ce machin...

MAJ : Bon, apparemment, je me suis ramassé. C'est Laurent qui a eu du flair. Il y avait des niveaux de neuneuisme que je ne pensais pas pouvoir être atteints. Ben si. C'est un jeune ingénieur juif qui a créé l'application. Mèkilékon II, le retour. Je vais me lancer dans la production de connomètre, ça se bouscule au portillon, en ce moment...

30 000 places de prison, oui, mais pour quoi faire ?

Décidément, comme l'observait récemment un militant MoDem sur un réseau social, en ce début de pré-campagne présidentielle, la machine à promesses est de retour...

Ainsi, Nicolas Sarkozy promet de construire de nouvelles prisons et d'y ouvrir 30 000 places. Tiens, allez savoir pourquoi, cela me fait penser aux 75 000 postes dans les écoles de François Hollande.

Même méthode. On promet des moyens d'abord, et on envisage, seulement après de réfléchir à ce que l'on veut faire. 

Sarkozy pèche exactement par le même travers que Hollande. Au lieu de définir d'abord une politique se sécurité (j'ai commencé à théoriser ici le concept de répression intelligente), il s'agite, et devant la menace frontiste, s'essaie à nouveau à tirer de vieilles ficelles.

L'encadrement militaire des délinquants est tout simplement ridicule. Je trouvais stupide cette idée de Ségolène Royal et je n'ai pas changé d'avis depuis que Monsieur Sarkozy se l'est réapproprié. Mélange des genres sans queue ni tête : ce n'est absolument pas le rôle de l'armée de s'occuper des délinquants. Il est donc ridicule de lui confier une mission qui n'a rien à voir avec son engagement. Je subodore d'ailleurs que les officiers seraient tout sauf ravis à l'idée de se voir confier une tâche aussi éloignée de ses fondamentaux.

J'entends souvent parler de service citoyen pour les délinquants : s'il faut surveiller chacun d'entre eux cela va coûter des yeux à la tête.

Cela dit dans les annonces de Sarkozy, il y a aussi des choses positives : cela me paraît le bon sens le plus élémentaire de séparer les éléments dangereux (délinquants récidivistes, criminels) des individus ne présentant pas de dangerosité.

Revenons aux 30 000 places supplémentaires : Nicolas Sarkozy prévoit-il des gardiens et surveillants en nombre suffisants pour pouvoir les gérer ces 30 000 places ? Et quid des suivis judiciaires et des moyens pour que les peines puissent être rapidement appliquées ?

Bref, je ne le redirais jamais assez : il faut d'abord penser la politique que l'on veut mener sur toute la longueur de sa chaîne, et ensuite lui affecter les moyens nécessaires, sachant, une nouvelle fois, qu'en période de vaches maigres comme la nôtre, il y aura des arbitrages dans le budget de l'État...

18:17 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : sarkozy, prison |  Facebook | | |

samedi, 10 septembre 2011

Taxer les allocs ?

Cherche connomètre de rechange : urgent après passage de Bruno Le Maire, concurrent direct de Frédéric Levebvre au doctorat ès connométrie.

Michel Mercier donnait tout récemment une interview au Progrès, et en le lisant, j'ai appris que Le Maire, après avoir chargé les cadres au chômage veut faire sa poll tax à la Thatcher en France. Il veut taxer les allocations familiales. En soi, je ne suis pas contre l'idée de taxer un certain nombre de revenus issus de la protection sociale. Mais pas les allocations familiales. Notre démogrpahie est notre survie. Taxer les allocs, c'est taxer l'avenir. La France est le seul pays d'Europe qui a une politique de la famille qui marche. Et Le Maire voudrait mettre ça par terre ?

Il faut dire que le brillant homme avait trouvé un rude concurrent avec Frédéric Lefebvre dont la dernière sortie consiste à expliquer que ce sont les jeunes qui sont responsables du chômage. Y'a trop de jeunes.

Il ferait mieux de se demander pourquoi, en France, on a une forte propension à se défier de l'énergie et des jeunes dans le boulot, parce qu'on n'aime pas donner leur chance aux jeunes premiers. 

J'ai adoré le style tout en rondeur de Michel Mercier pensant très fort ce que tout le monde doit penser dans la majorité : «m...ils ont encore balancé une grosse c....erie ces deux-là, comment je vais rattrapper le coup ?»

08:11 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : famille, jeunesse, chômage |  Facebook | | |

jeudi, 08 septembre 2011

Mais kiçonkons ! Ils s'en prennent aux cadres maintenant...

J'ai un peu laissé passer le traitement de l'info, mais je la reprends tout de même avec un peu de retard. J'aurais pas du écrire kiçonkon mais kilèkon, plutôt ! Bruno vient de faire exploser en vol le connomètre. Chapeau.

Mais ces mecs-là, est-ce qu'ils réfléchissent, parfois ? Faudrait qu'ils bossent dans la vraie vie, de temps en temps, plutôt que de vivre de la politique, cela leur ferait du bien et ça leur raffraîchirait les neurones.

Dernière idée géniale en date, revenir sur les conditions d'indemnisation des cadres au chômage. Le Maire trouve que la France est trop généreuse.

Andouille ! Si jamais les cadres décidaient de quitter l'assurance chômage et de créer leur propre caisse, tu pourrais aller pleurer ta mère, gars : ce sont eux qui cotisent le plus, et ils paient bien plus qu'ils ne récupèrent d'indemnités. En fait, on peut même dire qu'ils tiennent à bout de bras les autres.

Un cadre, c'est un mec qui travaille généralement au forfait, du moins dans le privé : pas d'horaires définis. Tous ces riches que des gens comme Hollande (apparatchik qui n'a jamais rien foutu d'autre que d'être élu ou dans les rouages de son parti) conspuent, ils bossent comme des brutes. 

Bon, moi, j'ai un petit métier : je ne gagne pas énorme, mais je ne suis pas non plus pauvre. Classe moyenne, quoi. Mais mes horaires sont relativement protégés. Je discutais une jour (en fait, il y a longtemps) avec un gars qui bossait chez Andersen Consulting du temps où cela ne s'appelait pas encore Accenture et je lui dis : tiens, tu sais, je gagne plus que toi. Il me regarde l'oeil torve (on sortait de deux heure trente de cours de karaté et on était séché) et interrogatif. Je continue alors : ben oui, j'ai rapporté ce que j'estime être ton salaire au nombre d'heures réelles que tu bosses, et j'ai une mauvaise nouvelle à t'annoncer ; je ne suis pas sûr que tu gagnes le SMIG...

Bon, évidemment, je n'ai pas compté ses primes. C'est vrai. Mais il faut bien comprendre un truc : aussi bien dans le privé que dans le public, quand tu commences à vraiment grimper les étages, tu le fais à la force du poignet. Tu peux être nommé chef par la grâce d'un potental local ou national, mais sous-chef, en règle général, tu t'es bien fait chier pour le devenir. Et ça continue pour le rester...

A côté de ça, il y a évidemment des gens très modestes qui bossent aussi comme des fous. J'ai des exemples déments qui me viennent à l'esprit. Dans mon village d'origine, je connais deux ouvrières agricoles (des voisines) qui bossent depuis toujours ou presque. Elles ont commencé à travailler aux champs à l'âge de 14 ans. Cela fait presque 50 ans qu'elles se crèvent la paillasse à aller trimer en se levant à 4 heures du matin pour aller arracher des bottes de carotte ou des pommes de terre, cueillir des haricots et cetera...Le montant de leur retraite ? 450 euros. Non non, je ne blague pas. On ne vit pas avec 450 euros. En fait, on ne survit pas non plus. Coup de pot, leur maison est à elles. Oui, mais avec 450 euros, on ne peut payer ni les charges ni le médecin ni tellement d'autres dépenses...

Autre exemple qui me vient à l'esprit : encore une femme. Cumul de handicaps : éloignement géographique. Elle vient de la Nièvre pour travailler à Paris et subit toutes les grèves et les pannes de la SNCF et de la RATP. Lever 4 heures du matin, retour 8 heures du soir pour une société de prestation de services à la personne. En ce moment, elle a de sacrés ennuis de santé : une tension qui fait le yoyo et puis le coeur qui se serre. Débuts d'infarctus. Si par malheur elle s'arrête de bosser, elle est foutue. L'indemnisation de l'assurance maladie ne lui permet pas de payer son loyer, ses impôts et sa nourriture. Il ne lui est donc possible que de mourir à la tâche. C'est dégueulasse. Je sais. Moi aussi ça me fout les boules. 

Je disais tout ça pour rappeler qu'il n'y a pas que les cadres et que je ne me suis pas lancé dans un panygérique exclusif de la bourgeoisie de notre pays.

Je note cependant que ceux qui gueulent le plus contre les cadres sont souvent ceux qui en foutent le moins. Et puis c'est toujours plus sympa, comme le dit le Faucon, d'aller taper la niche du voisin que la sienne.

Bref, c'était une mauvaise idée (une de plus) de l'entourage de Sarkozy. C'est peut-être leur conversion à un trait fameux de notre Batave nationale (oups, j'ai dérapé) en 2007, vous savez, le "moi j'aime pas les riches"...Y'avait un blogue parodique, mais il s'est arrêté de publier, sniff...Mas bon, allez savoir pourquoi, j'ai bien l'impression d'avoir trouvé qui le tenait :-D 

Bon, fantôme de h16, qu'est-ce que t'attends pour te remettre au boulot, espèce de feinéant, sale riche, vil koulak capitaliste ! Cadre !

dimanche, 04 septembre 2011

Délire souverainiste et questions de sécurité

Sur la recommandation de Mirabelle, j'ai téléchargé une fiction parue chez Rue89 cet été et je l'ai lue. François Marty, son auteur, imagine les 18 prochains mois dans la sphère politique. Indéniablement, il écrit bien, et certaines de ses hypothèses me paraissent (hélas !) très vraisemblables : par exemple la probabilité qu'un incident grave impliquant des délinquants, de préférence issus de l'immigration ou immigrés, à quelques encâblures du premier tour de la présidentielle, ait lieu, c'est un scénario très concevable. La victoire imprévue de Martine Aubry sur François Hollande à la primaire socialiste, très pensable aussi. Les évènements ne suivent pas toujours exactement ce que sondages et médias disent ou veulent...

La totalité de l'ouvrage est écrit sur un ton ironique et caustique et on rit aux éclats à plusieurs reprises à sa lecture.

Toutefois, plusieurs ingrédients gâchent l'ensemble : 

- les scores que prête l'auteur au premier tour de la présidentielle, car ils ne sont pas vraisemblables. On n'imagine pas Martine Aubry qualifiée pour un second tour avec 13% et Nicolas Sarkozy avec 12.5%, pendant que Marine Le Pen caracolerait en tête avec près de 25%. Admettons les score de la dernière mais pas celui des deux premiers.

- les options politiques de fond de l'auteur qui rêve d'un coup d'état militaire, d'un gouvernement d'union nationale avec entre autres Marine Le pen et le NPA aux commandes au même titre que les autres forces politiques, mais qui en exclut le MoDem et Bayrou (!!!!!!), une sortie de l'euro et l'établissement de barrières protectionnistes.

- la réduction de Bayrou à un vélléitaire prétentieux et "anxieux". Clairement, l'auteur en veut à François et finalement, son livre relève en fait de la satire plutôt que de la politique fiction. A sa lecture, moi, j'ai surtout vu ce que l'auteur SOUHAITAIT qu'il se produise...

Alors, oui, mon pote, en effet, ce n'est pas le dans code génétique d'un parti centriste et démocratique comme le nôtre que de rejoindre un gouvernement issu d'un coup d'état militaire, et contrairement à ce que tu écris, je n'imagine même pas Bayrou ou Marielle de Sarnez pouvoir penser y participer.

Cela dit, François Marty met à mon sens le doigt sur l'un des thèmes de campagne qui risque fort de ressurgir : la sécurité. Son coup d'état militaire provient d'un embrasement des cités.

Les partis ont tout intérêt à prévoir ce qu'ils vont proposer aux Français dans ce domaine. Actuellement, on trouve l'UMP et Sarkozy, pas crédibles et vélléitaires (concomittance de moulinets, baisses d'effectifs dans la police et hausse de la délinquance), le PS qui essaie de rattrapper le coup (promesses d'Aubry sur la sécurité) mais que leur idéologie laxiste disqualifie, les verts et l'extrême-gauche libertaires et ultra-laxistes et enfin le Front National favorable à une répression brutale.

Il existe un créneau sur lequel aucun parti ne se positionne, c'est l'affirmation de l'efficacité de la répression, mais d'une répression intelligente.

Je suis à peu près convaincu que ce concept (que je vais prochainement théoriser) pourrait faire mouche à condition de s'en emparer. Dès, aujourd'hui, que je parle de répression, on me répond prévention, réinsertion et cetera...C'est un peu comme le mot réforme dans l'éducation nationale, je ne supporte plus d'entendre parler de prévention. En résumé, pour moi, prévention a pris le sens de laxiste, et toutes les forces politiques qui mettent en avant la prévention s'apprêtent à mener une politique de sécurité laxiste, c'est évident.

Cela ne sert à rien de participer à des marches silencieuses pour protester contre les actes odieux, inqualifiables, criminels et cetera...C'est du pipeau. Ce ne sont pas des marches ou des condamnations indignées qu'il faut aux Français, face à la racaille.

Ce qu'il faut, ce sont des policiers et des gendarmes plus nombreux, mieux armés, et avec une lattitude d'intervention étendue : on leur tire dessus ? Il faut pouvoir répliquer à l'arme à feu et n'avoir aucune hésitation. La racaille n'en a pas. Le taser doit pouvoir être généralisé dans les affrontements de cité. Il faut coffrer tous ceux qui menacent les juges lors des procès et accueillent de justes verdicts par des beuglements et des promesses de revanche. Quand un délinquant a péri dans l'exercice de sa délinquance, il ne faut pas adopter une posture gênée face aux émeutes possibles de la racaille, mais bien au contraire les réprimer avec toute la brutalité nécessaire et ne pas craindre l'escalade. Viendra un moment où l'émeute cessera faute de combattants.

Ensuite, au niveau de la justice, il faut se montrer expéditif, à l'image de ce qu'a parfaitement compris David Cameron en Angleterre. Pas de quartier pour tous les actes de délinquance. Ceci suppose évidemment de doter les prisons de moyens supplémentaires, de séparer une bonne fois pour toutes la délinquance ordinaire de la délinquance violente et de permettre à tous les prisonniers qui le souhaitent de disposer d'une cellule individuelle fût-elle très petite.

Enfin, il ne faut surtout pas de laisser impressionner par les diverses ligues de "droits" de toutes sortes et pas davantage par les condamnations issues des commissions de technocrates boboisés de Bruxelles.

Si le MoDem développait le concept de répression intelligente, bien sûr, les cadres sup bien à l'abri dans leur cottage douillet pourraient risquer de déserter notre parti, mais à côté de cela, toute la classe moyenne, qui elle n'a pas d'autres choix que de subir la délinquance, nous ferait un tout autre accueil.

L'exercice difficile, c'est de bien se dissocier du Front National. Mais le principe semble clair : ne pas faire porter le chapeauà l'immigration comme s'entête à le faire le Front National, et surtout, donner à cette politique les moyens d'être réalisée. Jamais le FN n'affectera des fonds à la justice et aux prisons, parce que dans son idéologie, ce parti estime qu'il suffit d'entasser les délinquants dans des trous à rat et qu'on est encore trop bons envers eux en leur autorisant la télévision.

Moi, je crois qu'il faut humaniser les prisons : humaniser les prisons, ce n'est pas se montrer laxiste, mais donner les moyens à ceux qui y sont de trouver le chemin de la rédemption. C'est aussi parier sur un programme de rééducation assez autoritaire des prisonniers, sur la base d'un accès "forcé" à la culture et à la réflexion. Mon sentiment est qu'il ne faut pas investir sur les délinquants les plus violents et pervers. Ceux-là, le gnouf à vie avec le nombre de coups de matraque nécessaires quand ils s'agitent me paraît bien suffisant. Mais pour les autres, notamment les non-violents, j'ai l'intime conviction qu'une rééducation est possible. 

En somme, la volet d'une répression réussie, c'est la rééducation qui y est associée.

Olivier Henno le monsieur Sécurité du MoDem entrevoit les réorganisations techniques nécessaires pour qu'une politique de sécurité fonctionne. Sa critique est juste quand il met en exergue que ce ne sont pas des "coups" qui définissent une politique de sécurité, mais un programme de long-terme.

Il ui reste à définir clairement ce qu'il appelle une action ferme en continu. Je suis par exemple plus que dubitatif quand Olivier Henno croit qu'on règlera les problèmes de sécurité uniquement avec une pilier éducatif. Comme beaucoup d'acteurs politiques, il semble ne pas avoir compris que ce n'est pas le volet éducatif qui pèche, mais bien le volet répressif. C'est ce dernier qui ne marche pas. Non parce que la répression porte en elle-même les germes de son propre échec, comme le pense toute la gauche libertaire entre autres, contaminant désormais toute la classe politique, mais parce qu'elle est tout simplement mal conçue, manque de moyens et n'est pas déterminée !

Bref, j'aimerais ne plus entendre parler systématiquement d'éducation à chaque acte de délinquance et nettement plus de répression. Pas seulement entendre, mais voir, et constater ses effets.