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samedi, 10 septembre 2011

Taxer les allocs ?

Cherche connomètre de rechange : urgent après passage de Bruno Le Maire, concurrent direct de Frédéric Levebvre au doctorat ès connométrie.

Michel Mercier donnait tout récemment une interview au Progrès, et en le lisant, j'ai appris que Le Maire, après avoir chargé les cadres au chômage veut faire sa poll tax à la Thatcher en France. Il veut taxer les allocations familiales. En soi, je ne suis pas contre l'idée de taxer un certain nombre de revenus issus de la protection sociale. Mais pas les allocations familiales. Notre démogrpahie est notre survie. Taxer les allocs, c'est taxer l'avenir. La France est le seul pays d'Europe qui a une politique de la famille qui marche. Et Le Maire voudrait mettre ça par terre ?

Il faut dire que le brillant homme avait trouvé un rude concurrent avec Frédéric Lefebvre dont la dernière sortie consiste à expliquer que ce sont les jeunes qui sont responsables du chômage. Y'a trop de jeunes.

Il ferait mieux de se demander pourquoi, en France, on a une forte propension à se défier de l'énergie et des jeunes dans le boulot, parce qu'on n'aime pas donner leur chance aux jeunes premiers. 

J'ai adoré le style tout en rondeur de Michel Mercier pensant très fort ce que tout le monde doit penser dans la majorité : «m...ils ont encore balancé une grosse c....erie ces deux-là, comment je vais rattrapper le coup ?»

08:11 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : famille, jeunesse, chômage |  Facebook | | |

jeudi, 08 septembre 2011

Mais kiçonkons ! Ils s'en prennent aux cadres maintenant...

J'ai un peu laissé passer le traitement de l'info, mais je la reprends tout de même avec un peu de retard. J'aurais pas du écrire kiçonkon mais kilèkon, plutôt ! Bruno vient de faire exploser en vol le connomètre. Chapeau.

Mais ces mecs-là, est-ce qu'ils réfléchissent, parfois ? Faudrait qu'ils bossent dans la vraie vie, de temps en temps, plutôt que de vivre de la politique, cela leur ferait du bien et ça leur raffraîchirait les neurones.

Dernière idée géniale en date, revenir sur les conditions d'indemnisation des cadres au chômage. Le Maire trouve que la France est trop généreuse.

Andouille ! Si jamais les cadres décidaient de quitter l'assurance chômage et de créer leur propre caisse, tu pourrais aller pleurer ta mère, gars : ce sont eux qui cotisent le plus, et ils paient bien plus qu'ils ne récupèrent d'indemnités. En fait, on peut même dire qu'ils tiennent à bout de bras les autres.

Un cadre, c'est un mec qui travaille généralement au forfait, du moins dans le privé : pas d'horaires définis. Tous ces riches que des gens comme Hollande (apparatchik qui n'a jamais rien foutu d'autre que d'être élu ou dans les rouages de son parti) conspuent, ils bossent comme des brutes. 

Bon, moi, j'ai un petit métier : je ne gagne pas énorme, mais je ne suis pas non plus pauvre. Classe moyenne, quoi. Mais mes horaires sont relativement protégés. Je discutais une jour (en fait, il y a longtemps) avec un gars qui bossait chez Andersen Consulting du temps où cela ne s'appelait pas encore Accenture et je lui dis : tiens, tu sais, je gagne plus que toi. Il me regarde l'oeil torve (on sortait de deux heure trente de cours de karaté et on était séché) et interrogatif. Je continue alors : ben oui, j'ai rapporté ce que j'estime être ton salaire au nombre d'heures réelles que tu bosses, et j'ai une mauvaise nouvelle à t'annoncer ; je ne suis pas sûr que tu gagnes le SMIG...

Bon, évidemment, je n'ai pas compté ses primes. C'est vrai. Mais il faut bien comprendre un truc : aussi bien dans le privé que dans le public, quand tu commences à vraiment grimper les étages, tu le fais à la force du poignet. Tu peux être nommé chef par la grâce d'un potental local ou national, mais sous-chef, en règle général, tu t'es bien fait chier pour le devenir. Et ça continue pour le rester...

A côté de ça, il y a évidemment des gens très modestes qui bossent aussi comme des fous. J'ai des exemples déments qui me viennent à l'esprit. Dans mon village d'origine, je connais deux ouvrières agricoles (des voisines) qui bossent depuis toujours ou presque. Elles ont commencé à travailler aux champs à l'âge de 14 ans. Cela fait presque 50 ans qu'elles se crèvent la paillasse à aller trimer en se levant à 4 heures du matin pour aller arracher des bottes de carotte ou des pommes de terre, cueillir des haricots et cetera...Le montant de leur retraite ? 450 euros. Non non, je ne blague pas. On ne vit pas avec 450 euros. En fait, on ne survit pas non plus. Coup de pot, leur maison est à elles. Oui, mais avec 450 euros, on ne peut payer ni les charges ni le médecin ni tellement d'autres dépenses...

Autre exemple qui me vient à l'esprit : encore une femme. Cumul de handicaps : éloignement géographique. Elle vient de la Nièvre pour travailler à Paris et subit toutes les grèves et les pannes de la SNCF et de la RATP. Lever 4 heures du matin, retour 8 heures du soir pour une société de prestation de services à la personne. En ce moment, elle a de sacrés ennuis de santé : une tension qui fait le yoyo et puis le coeur qui se serre. Débuts d'infarctus. Si par malheur elle s'arrête de bosser, elle est foutue. L'indemnisation de l'assurance maladie ne lui permet pas de payer son loyer, ses impôts et sa nourriture. Il ne lui est donc possible que de mourir à la tâche. C'est dégueulasse. Je sais. Moi aussi ça me fout les boules. 

Je disais tout ça pour rappeler qu'il n'y a pas que les cadres et que je ne me suis pas lancé dans un panygérique exclusif de la bourgeoisie de notre pays.

Je note cependant que ceux qui gueulent le plus contre les cadres sont souvent ceux qui en foutent le moins. Et puis c'est toujours plus sympa, comme le dit le Faucon, d'aller taper la niche du voisin que la sienne.

Bref, c'était une mauvaise idée (une de plus) de l'entourage de Sarkozy. C'est peut-être leur conversion à un trait fameux de notre Batave nationale (oups, j'ai dérapé) en 2007, vous savez, le "moi j'aime pas les riches"...Y'avait un blogue parodique, mais il s'est arrêté de publier, sniff...Mas bon, allez savoir pourquoi, j'ai bien l'impression d'avoir trouvé qui le tenait :-D 

Bon, fantôme de h16, qu'est-ce que t'attends pour te remettre au boulot, espèce de feinéant, sale riche, vil koulak capitaliste ! Cadre !

dimanche, 04 septembre 2011

Délire souverainiste et questions de sécurité

Sur la recommandation de Mirabelle, j'ai téléchargé une fiction parue chez Rue89 cet été et je l'ai lue. François Marty, son auteur, imagine les 18 prochains mois dans la sphère politique. Indéniablement, il écrit bien, et certaines de ses hypothèses me paraissent (hélas !) très vraisemblables : par exemple la probabilité qu'un incident grave impliquant des délinquants, de préférence issus de l'immigration ou immigrés, à quelques encâblures du premier tour de la présidentielle, ait lieu, c'est un scénario très concevable. La victoire imprévue de Martine Aubry sur François Hollande à la primaire socialiste, très pensable aussi. Les évènements ne suivent pas toujours exactement ce que sondages et médias disent ou veulent...

La totalité de l'ouvrage est écrit sur un ton ironique et caustique et on rit aux éclats à plusieurs reprises à sa lecture.

Toutefois, plusieurs ingrédients gâchent l'ensemble : 

- les scores que prête l'auteur au premier tour de la présidentielle, car ils ne sont pas vraisemblables. On n'imagine pas Martine Aubry qualifiée pour un second tour avec 13% et Nicolas Sarkozy avec 12.5%, pendant que Marine Le Pen caracolerait en tête avec près de 25%. Admettons les score de la dernière mais pas celui des deux premiers.

- les options politiques de fond de l'auteur qui rêve d'un coup d'état militaire, d'un gouvernement d'union nationale avec entre autres Marine Le pen et le NPA aux commandes au même titre que les autres forces politiques, mais qui en exclut le MoDem et Bayrou (!!!!!!), une sortie de l'euro et l'établissement de barrières protectionnistes.

- la réduction de Bayrou à un vélléitaire prétentieux et "anxieux". Clairement, l'auteur en veut à François et finalement, son livre relève en fait de la satire plutôt que de la politique fiction. A sa lecture, moi, j'ai surtout vu ce que l'auteur SOUHAITAIT qu'il se produise...

Alors, oui, mon pote, en effet, ce n'est pas le dans code génétique d'un parti centriste et démocratique comme le nôtre que de rejoindre un gouvernement issu d'un coup d'état militaire, et contrairement à ce que tu écris, je n'imagine même pas Bayrou ou Marielle de Sarnez pouvoir penser y participer.

Cela dit, François Marty met à mon sens le doigt sur l'un des thèmes de campagne qui risque fort de ressurgir : la sécurité. Son coup d'état militaire provient d'un embrasement des cités.

Les partis ont tout intérêt à prévoir ce qu'ils vont proposer aux Français dans ce domaine. Actuellement, on trouve l'UMP et Sarkozy, pas crédibles et vélléitaires (concomittance de moulinets, baisses d'effectifs dans la police et hausse de la délinquance), le PS qui essaie de rattrapper le coup (promesses d'Aubry sur la sécurité) mais que leur idéologie laxiste disqualifie, les verts et l'extrême-gauche libertaires et ultra-laxistes et enfin le Front National favorable à une répression brutale.

Il existe un créneau sur lequel aucun parti ne se positionne, c'est l'affirmation de l'efficacité de la répression, mais d'une répression intelligente.

Je suis à peu près convaincu que ce concept (que je vais prochainement théoriser) pourrait faire mouche à condition de s'en emparer. Dès, aujourd'hui, que je parle de répression, on me répond prévention, réinsertion et cetera...C'est un peu comme le mot réforme dans l'éducation nationale, je ne supporte plus d'entendre parler de prévention. En résumé, pour moi, prévention a pris le sens de laxiste, et toutes les forces politiques qui mettent en avant la prévention s'apprêtent à mener une politique de sécurité laxiste, c'est évident.

Cela ne sert à rien de participer à des marches silencieuses pour protester contre les actes odieux, inqualifiables, criminels et cetera...C'est du pipeau. Ce ne sont pas des marches ou des condamnations indignées qu'il faut aux Français, face à la racaille.

Ce qu'il faut, ce sont des policiers et des gendarmes plus nombreux, mieux armés, et avec une lattitude d'intervention étendue : on leur tire dessus ? Il faut pouvoir répliquer à l'arme à feu et n'avoir aucune hésitation. La racaille n'en a pas. Le taser doit pouvoir être généralisé dans les affrontements de cité. Il faut coffrer tous ceux qui menacent les juges lors des procès et accueillent de justes verdicts par des beuglements et des promesses de revanche. Quand un délinquant a péri dans l'exercice de sa délinquance, il ne faut pas adopter une posture gênée face aux émeutes possibles de la racaille, mais bien au contraire les réprimer avec toute la brutalité nécessaire et ne pas craindre l'escalade. Viendra un moment où l'émeute cessera faute de combattants.

Ensuite, au niveau de la justice, il faut se montrer expéditif, à l'image de ce qu'a parfaitement compris David Cameron en Angleterre. Pas de quartier pour tous les actes de délinquance. Ceci suppose évidemment de doter les prisons de moyens supplémentaires, de séparer une bonne fois pour toutes la délinquance ordinaire de la délinquance violente et de permettre à tous les prisonniers qui le souhaitent de disposer d'une cellule individuelle fût-elle très petite.

Enfin, il ne faut surtout pas de laisser impressionner par les diverses ligues de "droits" de toutes sortes et pas davantage par les condamnations issues des commissions de technocrates boboisés de Bruxelles.

Si le MoDem développait le concept de répression intelligente, bien sûr, les cadres sup bien à l'abri dans leur cottage douillet pourraient risquer de déserter notre parti, mais à côté de cela, toute la classe moyenne, qui elle n'a pas d'autres choix que de subir la délinquance, nous ferait un tout autre accueil.

L'exercice difficile, c'est de bien se dissocier du Front National. Mais le principe semble clair : ne pas faire porter le chapeauà l'immigration comme s'entête à le faire le Front National, et surtout, donner à cette politique les moyens d'être réalisée. Jamais le FN n'affectera des fonds à la justice et aux prisons, parce que dans son idéologie, ce parti estime qu'il suffit d'entasser les délinquants dans des trous à rat et qu'on est encore trop bons envers eux en leur autorisant la télévision.

Moi, je crois qu'il faut humaniser les prisons : humaniser les prisons, ce n'est pas se montrer laxiste, mais donner les moyens à ceux qui y sont de trouver le chemin de la rédemption. C'est aussi parier sur un programme de rééducation assez autoritaire des prisonniers, sur la base d'un accès "forcé" à la culture et à la réflexion. Mon sentiment est qu'il ne faut pas investir sur les délinquants les plus violents et pervers. Ceux-là, le gnouf à vie avec le nombre de coups de matraque nécessaires quand ils s'agitent me paraît bien suffisant. Mais pour les autres, notamment les non-violents, j'ai l'intime conviction qu'une rééducation est possible. 

En somme, la volet d'une répression réussie, c'est la rééducation qui y est associée.

Olivier Henno le monsieur Sécurité du MoDem entrevoit les réorganisations techniques nécessaires pour qu'une politique de sécurité fonctionne. Sa critique est juste quand il met en exergue que ce ne sont pas des "coups" qui définissent une politique de sécurité, mais un programme de long-terme.

Il ui reste à définir clairement ce qu'il appelle une action ferme en continu. Je suis par exemple plus que dubitatif quand Olivier Henno croit qu'on règlera les problèmes de sécurité uniquement avec une pilier éducatif. Comme beaucoup d'acteurs politiques, il semble ne pas avoir compris que ce n'est pas le volet éducatif qui pèche, mais bien le volet répressif. C'est ce dernier qui ne marche pas. Non parce que la répression porte en elle-même les germes de son propre échec, comme le pense toute la gauche libertaire entre autres, contaminant désormais toute la classe politique, mais parce qu'elle est tout simplement mal conçue, manque de moyens et n'est pas déterminée !

Bref, j'aimerais ne plus entendre parler systématiquement d'éducation à chaque acte de délinquance et nettement plus de répression. Pas seulement entendre, mais voir, et constater ses effets.

jeudi, 01 septembre 2011

Qu'est-ce que le kung-fu ?

Le saviez-vous ? Le championnat du monde de kung-fu aura lieu à Ankara en Turquie du 06 au 15 octobre 2011. Mais au fait, c'est quoi le kung-fu ? On recoupe, en réalité, des pratiques très diverses sous ce vocable, même si l'on admet que ces pratiques ont une histoire et des bases communes. La République Populaire de Chine, après s'être initialement méfiée d'une pratique qui échappait à son contrôle politique, a entrepris d'en rationnaliser les principaux aspects. C'est ainsi qu'est né, par opposition au kung-fu traditionnel, le kung-fu moderne ou kung-fu wu shu.

Il existe en kung-fu plusieurs styles : si leur nombre demeure modéré en kung-fu wushu (moderne) il y en a une telle profusion en kung-fu traditionnel que bien rares sont les individus capables de seulement tous les nommer.

En kung-fu moderne (celui que l'on pratique dans les compétitions internationales), il existe deux grands styles : le Chang Quan (style du nord) et le Nan Quan (style du sud) le premier étant plus esthétique et plus pratiqué que le second, davantage "martial".

L'un et l'autre assemblent des morceaux de plusieurs taolus (série de figures de combat) traditionnels, généralement animaliers. Certains animaux sont caractéristiques d'un des deux grands styles : par exemple, on ne trouve de postures de tigres que dans les styles du sud.

Disons que le Chang Quan est une synthèse des styles du nord, et le Nan Quan une synthèse des styles du sud.

Parmi les styles du sud, certains sont connus, comme le wing-chun (style pratique par Bruce Lee), d'autres nettement moins comme le Hung Gar qui sert pourtant largement de base au taolu moderne et stylisé du Nan Quan.

A côté des deux principaux taolus, il existe des taolus animaliers : serpent, panthère, grue, tigre ou encore mante religieuse (que l'on associe même parfois à une école de kung-fu). On peut trouver des taos animaliers aussi bien dans les styles traditionnels du nord que ceux du sud. Ainsi, en le tao du serpent du sud et celui du nord, il y a des différences importantes, par exemple.

Il convient d'observer que Nan Quan et Chang Quan comportent non seulement des pratiques à mains nues, mais également des pratiques avec armes.

Au niveau international, le kung-fu orienté vers le combat, donc assez pauvre d'un point de vue esthétique, s'appelle le Sanda. En Chine, on le considère comme une discipline à part entière, mais dans les compétitions internationales, il figure au même titre que les autres pratiques de kung-fu moderne. A Ankara, en octobre, il y aura des combats de sanda (que les Chinois appelle SanShou).

Il se trouve que je suis en contact avec l'un des membres de l'équipe de France de Kung-fu sélectionné pour ce championnat international. J'espère donc bien pouvoir communiquer des résultats en avant-première. 

L'année dernière, les championnats s'étaient déroulés en Chine, au mois de décembre. Deux filles y avaient particulièrement brillé en remportant chacune une médaille d'argent.

Tout doucement, le kung-fu gagne sa place en France, même si cela demeure difficile pour ses pratiquants : il n'y a pas de kung-fu professionnel, et donc, pas d'indemnités pour nos compétiteurs. Tout juste touche-t-il une prime s'ils remportent une médaille, mais dans des proportions infiniment moindres qu'en football, rugby ou judo.

Pour le Béotien, il est difficile de se retrouver dans la profusion des écoles et des styles. Une manière simple de se repérer consiste à vérifier si la pratique choisie est moderne ou traditionnelle. Seule la première fait l'objet d'une codification commune de pays en pays. La Chine a d'ailleurs avalisé la séparation entre kung-fu moderne et kung-fu traditionnel en créant deux fédérations distinctes.

mercredi, 24 août 2011

Quel procès de merde...!

Epilogue du procès DSK. Facile à résumer : si vous êtes une femme immigrée, que vous avez fait des pieds et des mains pour gagner la terre promise (l'Amérique) y compris au prix de déclarations incertaines, que vous ne savez pas vraiment gérer vos comptes bancaires et que vous laissez de membres de votre famille ou de votre communauté le faire, eh bien vous n'avez pas intérêt à vous faire violer. En effet, si tel est le cas, on considérera que vous êtes automatiquement une menteuse, non sur la foi des faits mais sur celle de votre passé.

Mention particulière à cet abruti de BHL déclarant à qui veut l'entendre que Nafissatou est victime d'un viol symbolique de son avocat. Ok, BHL, on a compris que DSK est ton copain, pas la peine de la ramener. 

Pauvre Kenneth Thompson. En voilà un qui aura eu du courage jusqu'au bout. Que ce soit en Amérique ou en France, la justice est vraiment une justice de m...Une parodie de justice.

En tout cas, pour ma part, j'enregistre avec attention les réactions à ce jugement; je saurai m'en souvenir dans les urnes et sur ce blogue.

01:11 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (39) | Tags : dsk, nafissatou diallo |  Facebook | | |

mardi, 05 juillet 2011

Mais qu'attendent-ils pour sortir les matraques et les flash-balls ????

J'avoue partager la stupéfaction de Hashtable (mon affreux libéral favori) : à Champigny, de la racaille se croit tout permis, une fois de plus et s'en prend à un commissariat parce que la police a décidé de mettre fin aux divers traffics qui pourrissent la cité.

Mais qu'est-ce qu'ils attendent pour leur coller le nombre de coups de matraque nécessaires dans la gueule pour les calmer ? Au flash-ball, hein, si c'est moins risqué, y'a pas de problème.

On vit dans un monde hallucinant. Ce serait des jeunes désoeuvrés. Ah ouais. Quelques tirs de taser bien ajustés devraient en principe permettre de remettre tout ça à l'oeuvre, si c'est juste le problème.

Hashtable a bien raison : dans la presse, ce sont toujours des jeunes, des adolescents, des désoeuvrés, et cetera...Ben non, c'est de la racaille qui ne comprend qu'un message : la force brute. 

Alors, c'est simple et pas intellectuel du tout : il suffit de l'employer sans modération, de coffrer tout ça et de ne pas donner des peines d'intérêt général, mais de la prison ferme avec des mises à l'épreuve à ma sortie. Au premier pet de travers, retour à la case prison avec doublement de la peine.

Voilà, c'est tout, et c'est simple.

00:23 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (30) | Tags : champigny |  Facebook | | |

mardi, 14 juin 2011

Ah AH AH : les geeks canabinoïdes se prennent vraiment pour le centre du monde !

Tiens, j'ai bien rigolé en lisant tous les commentaires de mon dernier billet sur la fumette. Il s'agissait pour moi d'approuver pleinement les propos de Nora Berra sur le canabis, s'indignant de la pression médiatique pour tenter de faire passer sa consommation comme normale.

Sérieux, quand on parcourt la flopée de commentaires qui suit mon billet, on a l'impression que la France entière est pour la légalisation du canabis. Sacré internet, tiens, sacrés geeks, technotrons et autres internetoïdes...! Ils sont persuadés qu'ils représentent l'opinion de la France.

En fait, pour savoir ce que pensent les gens, il ne faut surtout pas s'appuyer sur ce qu'il se dit sur Internet. Je me suis demandé comment j'en étais arrivé à près de 90  commentaires sur la fumette. J'ai compris : c'est Marianne2 qui a trouvé le truc pour se défausser de ses lumpen-commentateurs en fermant les commentaires chez eux sur les billets des blogueurs associés. Du coup, ils se reportent sur le blogue source...

Le problème, c'est que plus de 90% des Français sont contre la légalisation du canabis. Mieux encore : 47% des consommateurs étaient contre en juin 2010, en hausse contre 30% en 2002...

Le geek technotron, amateur de fumette et joueur de MMORPG ou autre jeu de rôle en ligne l'a dans le baba. Il a beau faire comme s'il était d'un autre temps de s'opposer à la légalisation du canabis, tordre la réalité dans tous les sens, expliquer que la lutte contre la drogue est un échec et qu'il faut donc la légaliser, le bon peuple de Gaule est désespérément têtu et obstiné et ne partage pas les positions décadentes et déliquescentes des geeks technotronisés et canabinoïdisés...

On est seul sur internet, mais dans la réalité, pas celle de votre écran d'ordinateur, 90% des Français sont d'accord avec vous, en dépit des glapissements de la bien-pensance libertaire. Tiens, ça fait plaisir de se le dire, ça.

vendredi, 10 juin 2011

Mariage gay ? Peu ou pas de sens.

Chaque sensibilité politique a son stock de chiffons rouges. A gauche, on adore agiter celui du mariage homosexuel avec l'espoir de voir la droite ruer dans les brancards. Il devient alors très pratique de glapir à la réaction.

Il y a, dans cette histoire, maldonne. Le mariage prend sa source dans la famille, et, à l'origine, le mariage a pour objectif la famille. Sauf adoption, les homosexuels ne peuvent pas fonder de famille. Il paraît donc assez peu cohérent qu'ils puissent se marier.

Mais en France, comme l'État se mêle de tout, il a jugé bon d'accorder un certain nombre d'avantages en termes de succession et de fiscalité aux jeunes mariés. 

S'il paraît fondé d'aider les familles, car la natalité est un objectif fondamental d'un État (en tout cas, comme le nôtre que la dénatalité a guetté à plusieurs reprises ces deux derniers siècles) se mêler de ce que les gens s'aiment ou pas me paraît plus discutable.

Dans tous les cas de figure, il est équitable de faire une règle égale pour tous. Si l'État décide qu'il favorise ceux qui veulent vivre ensemble et fonder un foyer (mais pas nécessairement une famille) il ne doit pas distinguer les mariages hétérosexuels des mariages homosexuels, et, dans ce cas, comme le proposait hier Bayrou lors de son tweetinterview, établissons une union civique pour tous.

A vrai dire, je pense que nous devrions aller plus loin : l'État devrait laisser le mariage aux religions et à l'appréciation individuelle, et se contenter, quant à lui, de l'aspect juridique et contractuel lors d'une union civile. Ainsi, chaque union deviendrait un simple contrat de droit privé.

Le mariage civil qui est une invention moderne, destinée à supplanter l'influence de l'église n'a plus lieu d'être. Place aux unions civiles et laissons les individus déterminer eux-mêmes les modalités de leur mariage ou non.

Si nous conservons en droit la notion de mariage, alors elle doit être associée à la famille exclusivement en fournissant un cadre social et légal au développement de la cellule familiale.

17:39 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (46) | Tags : homosexualité, mariage |  Facebook | | |

Ils rêvent de fumette...

Pas mieux que Nora Berra en ce qui concerne la légalisation du canabis : je crois qu'elle a fait le tour de la chose.

On les entend, à gauche et les chez les Verts, glapir à la répression inutile contre les gentils fumeurs de canabis. Mais le canabis est une drogue, pas un apéritif convivial comme certains chez les Verts aimeraient le faire accroire. 

Ajouter que la pénalisation du canabis favorise les trafics en tout genre comme jadis la Prohibition aux USA dans les années 30, c'est l'archétype de l'argument imbécile et démago (spécieux, comme le dit Nora Berra, c'est encore trop gentil).

Le propre du délinquant, c'est de franchir la limite qui sépare légalité et illégalité. Repoussez la limite et le délinquant ajoutera les pas nécessaires pour la franchir à nouveau. Il faut vraiment être c... comme un vert pour s'imaginer que les gentils délinquants vendeurs de hasch vont cesser leur trafic du jour au lendemain. Si on légalise le hasch, eh bien ils vendront de la coke, et c'est tout. 

Bref, comme l'expliquait à juste titre Marielle de Sarnez tout récemment, il faut distinguer les vendeurs des consommateurs de canabis et soigner les seconds, car, qu'on se le dise bien, en dépit des glapissements des adeptes écologisés de la fumette, fumer du canabis (consommer un psychotrope, quoi) n'est pas une attitude normale.

Moi, je n'ai pas envie de voir déferler sur la France le tourisme de la fumette, et encore moins de croiser dans la rue des zombies imbéciles et/ou atteints venant chercher béatement leur dose quotidienne de paradis artificiel. 

Le plus comique, c'est que les plus "culturés" de nos amis de la fumette invoquent parfois Charles Baudelaire comme caution de leur obsession, en raison du thème de son essai les Paradis artificiels. Je l'ai lu (et relu) ce livre : Baudelaire y démonte sans conteste le lien supposé entre création poétique et drogues. Mieux, il y décrit les grotesques simagrées qui animent les faces abêties du fumeur de haschich.

Je crois que le mieux, c'est finalement de laisser la parole à mon poète favori, sa conclusion est édifiante : 

Mais le lendemain ! le terrible lendemain ! tous les organes relâchés, fatigués, les nerfs détendus, les titillantes envies de pleurer, l'impossibilité de s'appliquer à un travail suivi, vous enseignent cruellement que vous avez joué un jeu défendu. La hideuse nature, dépouillée de son illumination de la veille, ressemble aux mélancoliques débris d'une fête.

La volonté surtout est attaquée, de toutes les facultés la plus précieuse. On dit, et c'est presque vrai, que cette substance ne cause aucun mal physique, aucun mal grave, du moins. Mais peut-on affirmer qu'un homme incapable d'action, et propre seulement aux rêves, se porterait vraiment bien, quand même tous ses membres seraient en bon état? Or, nous connaissons assez la nature humaine pour savoir qu'un homme qui peut, avec une cuillerée de confiture, se procurer instantanément tous les biens du ciel et de la terre, n'en gagnera jamais la millième partie par le travail. Se figure-t-on un état dont tous les citoyens s'enivreraient de haschisch? Quels citoyens! quels guerriers! quels législateurs!

jeudi, 02 juin 2011

Je n'aurais pas aimé connaître Joffrin sous l'Occupation...

Joffrin vient de faire exploser le connomètre. La machine est hors d'usage. Imaginez que cet abruti a déclaré, à la suite des révélations de Luc Ferry, qu'il n'aurait pas aimé connaître ce dernier sous l'Occupation.

Ah. C'est donc mieux de celer la vérité avec la complicité de tout le landernau médiatico-politique dont Monsieur Joffrin est si friand ?

Alain Juppé a finalement bien raison : ce qu'on peut reprocher à Luc Ferry, c'est de bavasser dans la presse plutôt que de saisir la justice.

A vrai dire, si l'on procède par élimination...Avant 2002, Ministre de l'Éducation Nationale, habitué de Marrakech...Qui cela peut être ?

Jean-François Kahn (j'espère qu'il ne va pas faire une nouvelle Kôahnnerie) assure que ce n'est pas Jack Lang mais que tout le monde sait. Eh bien qu'il parle, bon sang, parce que dans ces conditions, l'étau se resserre, et en lançant une telle affirmation, il fait planer le doute sur les ministres précédents. Donc si il sait, que la justice le saisisse au même titre que Luc Ferry. 

Bref que tous ces gens-là parlent.