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vendredi, 30 septembre 2011

Prof, pourquoi aimes-tu à ce point te faire entuber par la gauche ?

C'est amusant les témoignages d'enseignants ici et là sur leurs intentions de vote à l'élection présidentielle. Soit c'est de l'intox, soit ils ont la mémoire courte, les profs.

Voyons, regardons ce que leur promettent les différents candidats (potentiels) de la gauche :

Alors les Socialistes, c'est simple, on peut les classer en deux catégories : il y a ceux qui le disent tout bas, et ceux qui le disent tout haut, mais en somme on retrouve les fondamentaux suivants :

- revoir le statut des profs datant de 1950 et leurs missions avec. Traduction : augmenter le temps de service des enseignants (Valls, Royal et Montebourg n'hésitant pas à revendiquer les 35 heures pour les enseignants) et diminuer le temps de leurs congés (qui leur servent d'ailleurs souvent pour partie à travailler). Tout le reste est du pipeau. 

On le sait très bien, la France n'a plus de sous. Elle ne pourra pas embaucher des enseignants en plus. Au mieux, des assistants d'éducation et quelques contractuels. Les 60 000 embauches de Hollande, ce serait en gros quelque chose de ce type. Elle n'aura pas non plus les moyens d'augmenter les salaires des enseignants. Toute augmentation du temps de travail se fera donc à salaire constant. En revanche, le pédagogisme triomphant s'imposera plus que jamais (il s'est très bien accomodé de Châtel) et le règne de la compétence et de l'apprenant battra son plein (il suffit d'écouter ou de lire ce que disent les exprts ès éducation des commissions socialistes).

Il y a des profs naïfs qui s'imaginent qu'ils trouveront dans leur monde utopique où tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes des établissements où ils pourront travailler leurs 35 heures. Ah, dans les profs abusés, j'ai du oublier ceux qui sont masochistes...

Côté Verts, il y a Meirieu qui déclare être favorable à une refonte du statut des enseignants (il l'a dit dans Le Monde) et Gabriel Cohn-Bendit qui vomit les enseignants. Comme le pédagogisme est partout (David Vincent, reviens, ILS sont de retour !!!), il s'est bien sûr inflitré de longue date chez des Verts particulièrement consentants pour la chose.

Côté NPA, soit on est instituteur ou enseignant dans un lycée professionnel de cité, et, dans ce cas, le fer de lance du Grand Soir, soit on est compromis avec la petite et grande bourgeoisie, et le tribunal révolutionnaire vous attend...

Soyons honnête : je crois que Mélenchon, à gauche, est à peu près le seul qui soit honnête avec les étudiants et ne prévoie pas de les faire trimer davantage sans le moindre kopeck de rémunération supplémentaire. Enfin, je le crois, je n'en suis pas certain, je n'ai pas rejeté un coup d'oeil sur les propositions du Front de Gauche depuis un moment.

Guère de différences avec l'UMP, au final, à quelques postes d'enseignants près. 

Voyons, prof, réfléchis deux instants : tu veux vraiment à ce point ta mort ?

Quel est le seul individu crédible, parmi les candidats à l'élection présidentielle, qui a toujours pris ta défense et n'essaie de pas de t'entuber pendant que tu as le dos tourné ? C'est Bayrou, évidemment.

Le seul à reconnaître les difficultés de ton métier dans son État d'urgence, le seul à remettre au coeur de l'enseignement la transmission des savoirs et l'exigence d'excellence, le seul, enfin, à se préoccuper de ton environnement immédiat autrement que par des promesses creuses, puisqu'il prévoit de rétablir avant toutes choses la paix civile dans les classes  pour qu'elles puissent fonctionner.

Prof, je sais que tu n'en peux plus de Sarkozy, et je te comprends, moi aussi. Cela doit-il pour autant altérer ton jugement à ce point ? Ce qui doit advenir adviendra. Je t'invite seulement à prendre connaissance des propositions de François Bayrou pour toi.

Cet homme-là ne cherche pas à récupérer ta voix, il croit en l'école. Laisse-toi une chance et prends le temps d'examiner soigneusement ce qu'il te dit et ce qu'il te promet, et tu verras qu'il représente ton seul espoir crédible...

Commentaires

Parce que tu ne les fais pas ces 35 H ? Moi, j'en fais plus et je rêve de ne faire que 35h, au sein de mon établissement, parce qu'en ZEP, c'est déjà presque une réalité, en vrai, mais dans de mauvaises conditions et sans la paye qui va avec...Ce n'est pas naïf. Utopique, oui, mais pas naïf...Et ce n'est pas maso de vouloir bosser moins et rentrer chez soi, le soir, l'esprit libre et sans copies à corriger jusqu'à minuit...Et aussi pouvoir rivaliser avec le mec de l'industrie ("que son statut ne protège pas", comme dirait l'autre). 35h effectif.

Mais il est vrai que tous les profs ne sont pas égaux devant le travail : tu es prof de sport ? ^_^

Écrit par : CC | vendredi, 30 septembre 2011

Salut CC,
Non, je ne suis pas prof et oui, je suis au 35 heures. J'ai du respect pour les profs, alors ça me navre de les voir se faire avoir par la gauche.
Bien sûr qu'il y a des profs très investis qui font largement plus de 35 heures, mais que crois-tu ? Si tu restes 35 heures dans ton établissement, bien évidemment, on te trouvera du travail supplémentaire à faire : surveillances, réunions, et cetera, et tu auras toujours tes préparations à faire. Cela dit, si tu aimes à ce point ton bâtiment scolaire demande un logement de fonction dedans...

Écrit par : l'hérétique | vendredi, 30 septembre 2011

"on te trouvera du travail supplémentaire à faire : surveillances, réunions, et cetera, et tu auras toujours tes préparations à faire."

Mais on fait déjà tout ça...Simplement, les années où j'ai un emploi du temps à trous (ce qui arrive souvent) je me rends compte que j'emmène beaucoup moins de boulot à la maison, que je collabore plus avec mes collègues et que je connais mieux les élèves...Bref : je fais mieux mon boulot que quand je rentre chez moi sitôt mes heures de cours terminées...

Et puis, peut-être que je suis maso, mais je suis présidente du FSE, je siège au CA et dans diverses commissions, je participe à l'amicale...Bref, je reste sur mon lieu de travail, parce que j'aime, non pas le lieu, mais mon travail...C'est un crime ? Quand on signe pour être fonctionnaire, on doit devenir une feignasse ?

:)

Écrit par : CC | vendredi, 30 septembre 2011

Pd lol de ce com du style carte de visite...
Rhalala

Écrit par : Martine | vendredi, 30 septembre 2011

"Côté NPA, soit on est instituteur ou enseignant dans un lycée professionnel de cité, et, dans ce cas, le fer de lance du Grand Soir, soit on est compromis avec la petite et grande bourgeoisie, et le tribunal révolutionnaire vous attend..."

C'est quoi ces bêtises???

"Soyons honnête : je crois que Mélenchon, à gauche, est à peu près le seul qui soit honnête avec les étudiants et ne prévoie pas de les faire trimer davantage sans le moindre kopeck de rémunération supplémentaire."

Avec les étudiants ou les enseignants? Parce que Mélenchon, c'est quand-même l'ancien ministre responsable du démantèlement des lycées pro et de la soumission de l'enseignement professionnel aux désidératas du patronat...

Écrit par : toto | vendredi, 30 septembre 2011

@CC
C'est bien de s'investir, évidemment, mais cela devrait rester à la libre appréciation de chacun. Je suppose que ceux qui choisissent d'être profs le font aussi pour la liberté d'organisation que leur permet ce métier.
@toto
c'est une exagération outrancière comme nous seuls, nous autres droitiers, sommes capables d'en produire :-)
Pour Mélenchon, tu peux m'en dire plus ? Que veux-tu dire par là ?

Écrit par : l'hérétique | vendredi, 30 septembre 2011

Ceux qui choisissent d'être prof pour juillet et août ? Super le cliché ! On ne choisit pas le métier pour ça, ou alors, on est très malheureux...

La liberté d'organisation, c'est les copies à corriger le dimanche ? En réalité, bien peu de profs aiment corriger des copies le dimanche...

Écrit par : CC | vendredi, 30 septembre 2011

@CC
tsss tsss, mais tu vas me doubler sur ma droite, si tu continues :-)

Écrit par : l'hérétique | vendredi, 30 septembre 2011

@ L'hérétique : c'est de l'agit-prop pour centriste en mal de fait majoritaire, votre affaire !

Écrit par : Jourdan | vendredi, 30 septembre 2011

@Jourdan
ah ? Pourquoi ?

Écrit par : l'hérétique | samedi, 01 octobre 2011

Tiens, encore là chui la...Un des semeurs de désordre et zizanie d'antan!
Qui n'a jamais mis le moindre bout de ses orteils sur le terrain, n'est-il pas pathétique? :o)))

Écrit par : Martine | samedi, 01 octobre 2011

Je ne sais pas de quel côté politique doit se situer l'expérience...

Écrit par : CC | samedi, 01 octobre 2011

Pour confirmer ce qu'écrit l'Hérétique , on peut écouter Bruno Julliard , le grand chef de l'éducation au parti socialiste : http://www.wat.tv/video/bruno-julliard-est-invite-38gkt_2exyh_.html

Écrit par : RUZE Daniel | samedi, 01 octobre 2011

Appliquer les 35h au prof moi je veux bien. J'en fais déjà bien plus. Et dans cette hypothèse, il faut inclure dans les 35 h, les réunions parents-profs, les réunions de disciplines, les conseils de classes, les réunions pédagogiques en tout genre, la correction des copies dans l'établissement, correction des examens, les rdv avec les familles, le temps de formation,etc. Au final, je ne suis pas certain que cela soit un gain pour l'Etat.

Je te rappelle que les services de 18 heures de cours équivaut aux 39 h et que les profs n'ont pas été bénéficiaires de la réforme des 35 h. Raccourcir les vacances oui pourquoi pas pour s'adapter aux rythmes biologiques des enfants (ineptie française en Europe) mais cela ne pourra se faire qu'avec une augmentation des salaires car je te rappelle que les profs ne sont payés que sur 10 mois même si la mensualisation introduite dans les années 60 a réparti la rémunération sur 12.

Écrit par : orange sanguine | samedi, 01 octobre 2011

@Orange sanguine : +10000 ! :)

Écrit par : CC | samedi, 01 octobre 2011

@orange sanguine
ben t'as plus qu'à voter socialiste...

Écrit par : l'hérétique | samedi, 01 octobre 2011

Mais nan... Orange sanguine rime avec coquine ;)) Elle vient de démontrer le caractère irréalisable/iste des propositions faites à notre gauche,il suffit d'associer une calculatrice à son commentaire et quelques outils d'architecte, voili voila voilou.

Écrit par : Martine | samedi, 01 octobre 2011

@ L"hérétique : voter socialiste ??? non mais t'as fumé ou quoi ? Le PS et Jospin ont commis une erreur historique en 1997 : créer des postes de profs supplémentaires alors que la tendance du nombre d'élèves était à la baisse au lieu d'augmenter les salaires. Tu n'as pas du louper le dernier rapport de l'OCDE sur ce sujet. Quelque soit le Gouvernement qui voudra revoir le Statut des profs, ce rapport fera plus que contre-poids : c'est un argument de choc et, indépendant de tout corporatisme, qui vait son pesant de cacahouète.
Ensuite, ce sera un choix de volonté politique et budgétaire. Mieux vaut-il augmenter les salaires des enseignants en contre partie d'une réforme de leur statut et des objectifs à atteindre notammment à la sortie du primaire, ou plutôt donner 600 millions d'Euro par exemple au Maroc pour nous acheter le TGV alors que ce pays manque cruellement d'Hopitaux, de médecins formés, d'écoles avec un taux d'analphabétisation important.
je remarque que François Bayrou n'a jamais déclaré vouloir revenir sur les + de 60 000 suppressions de postes mais de sanctuariser les moyens attribués à lécole par une loi de programmation. Comme la réforme loupée des retraites de Juppé en 1995, on va regretter que Allègre n'ait pu mettre en place la déconcentration du système éducatif car une partie de nos problèmes, c'est surtout la mauvaise répartition des moyens.

Écrit par : orangasanguine | samedi, 01 octobre 2011

@ L'hérétique : parce que François Bayrou ne sera pas élu président en 2012. On fera bien sûr monter les enchères avec les jeux statistiques des intentions de vote, et comme le disait excellemment le politologue Roland Cayrol, de même qu'il y a un "temps socialiste" dans cette campagne, il y aura un "temps centriste" où le cavalier blanc de la politique apparaîtra sous ses meilleurs atours; mais cela ne change rien au problème. Le modem et son leader ne possèdent pas de réservoir électoral suffisant pour devenir la formation stratégique de la future majorité présidentielle (qui sera très probablement socialiste). Le maillage territorial des élus du modem est par ailleurs bien trop ténu pour pouvoir infléchir sensiblement sur les grandes échéances électorales. Vous savez peut être au dépens de quel parti le modem a perdu son affaire depuis les européennes de 2008, une dégradation de ses positions électorales qui n'a cessé de se confirmer avec les élections régionale et sénatoriale. Le modem a perdu toute lisibilité politique dans le paysage politique français et il paraît bien difficile de reconquérir les positions de 2007. Bien sûr, Bayrou dit de bonnes choses et des vérités d'évidence sur son projet éducatif, tout peut arriver en politique, et rien n'empêche dans les faits un bon candidat d'avoir de bonnes idées. Mais Bayrou président, vous y croyez, vous ?

Écrit par : Jourdan | samedi, 01 octobre 2011

@orange sanguine
Mieux vaut ne pas toucher à leur statut tant qu'on n'a pas les moyens de financer une éventuelle réforme.
Le mérite du programme de Bayrou est d'être clair et de ne pas se perdre en fioritures.
Il n'y est pas question de réforme du statut des enseignants, au contraire, Bayrou en dénonce l'entourloupe flagrante, mais de quelques mesures de bon sens :
- scolarités parallèles, exigence et voies d'excellence, absence d'idéologie.

Écrit par : L'hérétique | samedi, 01 octobre 2011

M.Jourdan, vous avez oublié les municipales me demande bien pourquoi... rhalala :o)))
@L 'hérétique,
Pas faux mais cela m'empeche aucunement qu'il puisse y avoir réflexion sur ce thème.;)

Écrit par : Martine | samedi, 01 octobre 2011

Mais quelle pédagogie ? Quelle pédagogie ? Là est la question. Tu rejettes la pédagogie, mais il y en a des milliers, dont certaines sont parfaitement contradictoires.

Il n'y a pas UNE pédagogie. Comme il n'y a pas "LA" femme (Bayrou pan sur le bec par Isabelle Alonzo chez Ruquier) mais LES femmes.

Il y a LES pédagogies : nuance à ne pas oublier.

Pour reprendre ton billet : dans ces 35 heures, certains programmes demandent que le travail supplémentaire (préparation de cours, de devoirs, correction de copies, recevoir les parents...) s'effectue à l'école. Je pense que cela peut être suggéré si ça arrange les professeurs. Mais ne doit pas être imposé.

La France n'a plus de sous. Mais elle dépense des milliards chaque année dans le redoublement, dans les hôpitaux de jour, les instituts médicaux éducatifs. Pourquoi n'investirait-elle pas cet argent dans l'inclusion scolaire ? Le budget est calculé (on l'a fait) : ça revient moins cher. Et dans les classes REELLEMENT inclusives, les enfants intégrants comme les enfants intégrés ne connaissent plus l'échec scolaire. C'est fini. 0 %. Le redoublement est devenu caduc. Et aucun enfant ne sort de primaire sans savoir lire écrire calculer. Et sans avoir la moyenne, vu que dans mon pays, ils redoublent s'ils ne l'ont pas, voire plus (55% pour l'école de mon fils, certaines montent à 60, 65 % pour les élitistes).

Mais St Bayrou nous sauvera : il suffit au professeur d'annoncer qu'il est le représentant de l'Éducation Nationale, et les problèmes seront réglés par ce prestigieux mot de passe... Il suffisait d'y penser.

Écrit par : Isabelle Resplendino | samedi, 01 octobre 2011

@l'hérétique : "Pour Mélenchon, tu peux m'en dire plus ? Que veux-tu dire par là ?"

Je fais référence au bilan de Mélenchon comme secrétaire d’État à l'enseignement professionnel (gouvernement Jospin). Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il n'y a pas laissé un très bon souvenir...

Ceci dit, Bayrou non plus! :P

Écrit par : toto | dimanche, 02 octobre 2011

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