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vendredi, 21 septembre 2012

L'étude sur les rats et les OGM est-elle faisandée ?

Je l'avoue, j'ai eu la flemme de faire la recherche moi-même parce que je me doutais que mon affreux libéral favori, h16, s'y collerait. Bingo, j'ai gagné !

Moi, cette histoire de rats cancéreux après consommation d'OGM m'a semblé tout de suite suspecte même si je n'ai pas davantage confiance dans les données de Monsanto. Pourquoi près de la moitié d'une population de rats développerait subitement des cancers après avoir consommé du maïs transgénique alors que des millions d'animaux le font depuis plusieurs années sans qu'aucun éleveur n'ait relevé quoi que ce soit de notable ?

Pourquoi ? Eh bien mon affreux libéral favori (ah, le vil suppôt du Grand Capital !) a trouvé le pot aux roses : parce que l'espèce de rats choisie par les auteurs de l'étude développe spontanément des taux de cancers mammaires de près de 45% par exemple ?...Moi, je dis ça comme ça, hein...

Comme h16, je me suis étonné de ne disposer d'aucune informationb sur les rats qui n'avaient rien mangé de transgénique : nada, nitchevo, nique nidouille, nothing. je serais curieux de savoir s'ils ont développé des tumeurs, eux aussi ou non...

Dans cette histoire, il y a beaucoup de bruit, une profusion d'hyperboles de toutes sortes dans la communication médiatique mais pas grand chose pour ne pas dire rien de concret en termes de protocole scientifique.

Entendons-nous : je me méfie des OGM car j'ignore les conséquences de leur consommation sur le long terme et je me défie des conséquences de l'appât du gain sur la manipulation du génome ; de là à verser dans une hystérie qui ne dit pas son nom...C'est la version écolo de l'Innocence des OGM ou quoi, cette histoire ?...

11:34 Publié dans écologie, Société | Lien permanent | Commentaires (24) | Tags : ogm, rat, maïs |  Facebook | | |

jeudi, 18 mars 2010

Jean Lassalle, le rat des villes et le rat des champs...

De longue date, j'ai toujours entendu Jean Lassalle défendre la ruralité et en faire l'une de ses priorités : défendre les espaces ruraux, ce n'est pas en faire des réserves d'Indiens, comme il l'a écrit dans la Parole Donnée, mais bien au contraire, promouvoir des plans ambitieux de développement économique en zone rurale. Ceci explique que cette priorité figure en tête d'affiche dans son projet. Dans la Parole donnée, il évoque le rôle de ceux qui restent dans ces zones, passeurs du futur permettant la transmission de savoir-faire multi-séculaires. Berger lui-même, il évoque dans son ouvrage les spécificités de ce métier que l'école ne peut apprendre : c'est un contact intuitif avec les bêtes, hérité des générations précédentes, qui permet au berger de prendre en permanence la température de son troupeau.

Cette inquiétude n'est pas née de la campagne pour les régionales : ses questions au gouvernement en rendent compte de longue date. En novembre 2008, il s'inquiétait, par lettre des conséquences du Grenelle de l'environnement sur la désertification des campagnes.

Depuis Jean de la Fontaine avec son Rat des villes et son Rat des champs, c'est un lieu commun d'opposer villes et campagnes. Les espaces ruraux sont pourtant l'avenir des villes, et non seulement des lieux de villégiature ou de pèlerinages écolo pour urbains en mal d'authenticité  qui cherchent à se ressourcer.

Non, les campagnes sont l'oxygène de demain à condition de préserver l'humanité d'un danger très inquiétant à long terme : l'exode rural. Jean Lassalle écrit ainsi dans le dernier chapitre de la Parole donnée les mots suivants :

C'est un raz de marée qui, d'après les prévisions des experts, aura balayé dans les quinze ans à venir les trois quarts du monde des campagnes au profit des villes. [...] Dans les vingt ans à venir 70% des individus de la planète devraient alors vivre sur 20 à 30% du territoire. Les villes de 40 à 50 millions d'habitants seront devenues monnaie courante. Et comme ces villes ont été conçues pour fonctionner avec cinq millions d'habitants et non dix fois plus, rien ne marchera.

Tous les systèmes d'eau, de gaz, d'électricité, la voirie, les égoûts, les postes et les télécommunications, qui dans l'intervalle auront été privatisés, seront réservés aux riches qui vivront enfermés dans de nouvelles forteresses. Le monde reviendra alors à une situation primitive, sauf que les miséreux découvriront à la télévision des images de rêve, des situations mirifiques auxquelles ils sauront que jamais eux ni leurs enfants n'accéderont.

Vision apocalyptique qui est déjà une réalité dans de nombreuses villes du monde, et dont les germes sont présents avec des banlieues et des zones péri-urbaines de plus en plus pauvres au fur et à mesure que les métropoles grossissent.

Finalement, il est tentant de conclure avec l'autre Jean (celui de la Fontaine) de la manière suivante :

C’est assez, dit le Rustique ;
Demain vous viendrez chez moy :
Ce n’est pas que je me pique
De tous vos festins de Roy.

Mais rien ne me vient interrompre ;
Je mange tout à loisir.
Adieu donc, fy du plaisir
Que la crainte peut corrompre.