Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 14 août 2010

Socialisme et libéralisme dans les bacs à sable

Passionnant d'observer de petits enfants dans les bacs à sable. S'y dessinent les grandes tendances philosophiques de la société dans laquelle nous vivons.

Il y a ceux qui prêtent au tout venant pelle et râteau, trottinette et petite poussette. Il y a ceux qui s'en emparent : les uns de force, les autres à la dérobée. Il y a ceux qui tournicotent autour des heureux possédants avec un regard d'envie (leurs frustrations d'enfance les conduiront-il au NPA ou au Front de Gauche ?).

S'il y a des prêteurs, il y a aussi des emprunteurs : les uns oublient de rendre, les autres deviennent prêteurs le lendemain.

Il y a ceux dont la main posée sur le camion garantit que l'objet est leur propriété. Certains refusent tout prêt, d'autres utilisent leurs biens comme monnaie d'échange, d'autres enfin les prêtent mais les suivent d'un regard qui vaut bien un fil invisible.

D'autres encore jettent un oeil suspicieux sur l'étranger (rassure-toi, lecteur, ils ne finiront pas forcément FN ni même sarkozyste...).

Plus rarement, de petits chefs cherchent déjà à imposer leur loi, tandis que des bandes pré-délinquantes essaient de semer la terreur, le tout sous l'oeil indifférent de leurs parents (devinez pour qui les baffes se perdent...).

 

08:36 Publié dans Insolite, Société | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : enfance, politique |  Facebook | | |

jeudi, 12 août 2010

Le Voyage...

 

Pour l'enfant, amoureux de cartes et d'estampes,
L'univers est égal à son vaste appétit.
Ah ! que le monde est grand à la clarté des lampes !
Aux yeux du souvenir que le monde est petit !

Un matin nous partons, le cerveau plein de flamme,
Le coeur gros de rancune et de désirs amers,
Et nous allons, suivant le rythme de la lame,
Berçant notre infini sur le fini des mers :

Les uns, joyeux de fuir une patrie infâme ;
D'autres, l'horreur de leurs berceaux, et quelques-uns,
Astrologues noyés dans les yeux d'une femme,
La Circé tyrannique aux dangereux parfums.

Pour n'être pas changés en bêtes, ils s'enivrent
D'espace et de lumière et de cieux embrasés ;
La glace qui les mord, les soleils qui les cuivrent,
Effacent lentement la marque des baisers.

Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent
Pour partir ; coeurs légers, semblables aux ballons,
De leur fatalité jamais ils ne s'écartent,
Et sans savoir pourquoi, disent toujours : Allons !

Ceux-là, dont les désirs ont la forme des nues,
Et qui rêvent, ainsi qu'un conscrit le canon,
De vastes voluptés, changeantes, inconnues,
Et dont l'esprit humain n'a jamais su le nom !

Charles Baudelaire, Fleurs du Mal, le voyage

Et voilà...l'heure est venue de partir quelque temps pour moi. J'ai programmé plusieurs notes jusqu'à mon retour. Nul ne devrait donc se sentir seul ici...

samedi, 07 août 2010

Baccalauréat, l'heure de la contestation...

On parfois le sentiment que notre génération s'interroge plus que les précédentes sur les finalités du bac, mais, à la fin du XIXème siècle, les débats ne sont pas tristes non plus...

C'est dans les années 1890 que la vague de contestation du baccalauréat atteint son sommet.

Devant la commission d'enquête parlementaire présidée par Alexandre Ribot, Gaston Boissier déclare en effet en janvier 1899 : « je vais finir ma déposition en vous parlant du baccalauréat ; c'est un sujet dont on parle beaucoup en ce moment et qui a une grande importance. Il est à la mode de dire du mal de cet examen ; pour des raisons différentes, il a contre lui tout le monde. Les élèves le trouvent trop fort, les professeurs le trouvent trop faible ; il inquiète ceux qui le passent, il ennuie ceux qui le font passer. C'est un ensemble de colères contre lesquelles on a grand peine à lutter ».

Les reproches sont en effet multiples : ils portent sur les sujets, qui peuvent déclencher à l'époque des réactions aussi violentes qu'elles le sont aujourd'hui. Le choix comme sujet d'examen de la déclaration d'amour de Phèdre à Hippolyte par la faculté des lettres de Toulouse en 1895 conduit ainsi à la mise en cause d'un baccalauréat « pornographe » au motif qu'il cultive là le spectacle d'une passion incestueuse sans y joindre les vertueuses protestations par lesquelles Hippolyte accueille cette déclaration.

L'aléa de l'épreuve est également souligné : on s'interroge beaucoup sur la possibilité de mettre en place un contrôle continu ou de tenir compte, à tout le moins, du passé scolaire de l'élève, afin de réparer d'éventuels accidents. De même, la question de l'organisation d'un examen interne à chaque établissement se pose.

Enfin, et de manière plus générale encore, nombreux sont ceux qui s'interrogent sur le sens d'un baccalauréat délivré par un enseignement supérieur dont les exigences apparaissent de plus en plus déconnectées de celles du secondaire. La difficulté excessive du baccalauréat est ainsi mise en cause.

Celle-ci apparaît de plus en plus illégitime pour deux raisons principales :

- elle est liée au choix des humanités classiques comme mode de sélection, choix dont la légitimité est à présent largement mise en doute ;

- l'accès au baccalauréat étant le vecteur principal de toute élévation sociale, sa difficulté excessive apparaît pour certains comme le signe d'une volonté d'empêcher de plus fréquentes progressions.

Les années 1890 sont donc celles où le baccalauréat se voit reprocher de n'être plus qu'un signe de distinction et où la figure des malheureux « recalés » devient l'incarnation vivante de ce reproche.

12:13 Publié dans Insolite | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : baccalauréat, école |  Facebook | | |

jeudi, 05 août 2010

Pauvres Roms...

Il y a quelque chose qui me frappe, dans l'attaque de Nicolas Sarkozy contre les Roms, c'est qu'elle dénote une ignorance crasse. L'incident qui a provoqué son ire, si j'ai bien compris, c'est celui de Saint-Aignan. Or, à Saint-Aignan, les désordres ont été le fait de Gitans. Les Gitans appartiennent certes à la communauté Rom, mais, sans vouloir être offensant, et puisque Sarkozy attaque sur ce terrain là, ils sont certainement "Français" depuis bien plus longtemps que Nicolas Sarkozy.

Or, à ce que j'ai compris, ceux qui vont payer les pots cassés, cela va être les Roms européens, notamment de Roumanie et de Bulgarie, qui ne sont pour rien dans cette histoire.

Cette histoire est ridicule à plus d'un titre : si 50 Bretons cassent un MacDonald quelque part en Bretagne, vais-je dire que les Bretons génèrent des désordres ?

Je suis, pour ma part, très fier d'appartenir à un regroupement de partis européens, l'ADLE, qui compte précisément une euro-députée hongroise rom : Mme Viktória Mohácsi.

Il est bien possible qu'il y ait des heurts entre Roms nomades et populations sédentaires, particulièrement dans les campagnes mais c'est oublier que cette rivalité est plusieurs fois séculaire. Longtemps, sous l'Ancien Régime, les Roms furent accueillis avec faveur par les seigneurs, parfois par les villes, en raison de leurs talents de danseurs, de dresseurs, d'acrobates et de musiciens. Protection relative, toutefois : Louis XIV donna l'ordre d'envoyer tous les "Bohémiens" aux galères, de raser leurs femmes et de placer leurs enfants placés dans des hospices. Oui, Louis XIV, ce "grand roi" que l'on continue à célébrer dans nos manuels alors qu'il fut l'un des pires fléaux qui frappa notre pays.

L'histoire des Roms, c'est aussi une résistance acharnée à la volonté politique de vouloir à tout prix les sédentariser. Nos États modernes ne sont absolument pas conçus pour favoriser l'itinérance.

Mais peut-être le sang "hongrois" de Nicolas Sarkozy le conduit-il à voir dans les Roms l'une des principales causes de nos maux, tout comme le parti d'extrême-droite Jobbik en Hongrie ?

Je l'avais déjà dit, mais sans en faire un billet spécifique : en fait, je n'ai pas du tout, mais alors vraiment pas du tout aimé la stigmatisation de la population Rom par Nicolas Sarkozy. Ce n'est pas un thème caractéristique de la droite, mais de l'extrême-droite, et encore ; en France, le FN ne s'est jamais particulièrement intéressé aux Roms à ma connaissance. Sarkozy a donc fait pire.

C'est d'un minable consommé.

Bien sûr, pas question de sombrer dans l'angélisme : j'ai déjà eu maille à partir avec des Roms à un feu rouge ; ils voulaient m'imposer le "nettoyage" de ma vitre contre "rétribution" et avait entouré à cinq mon automobile. Agaçant. Depuis, je ne supporte pas que l'on s'approche de ma vitre. Mais combien de fois aussi, je suis demeuré interdit et émerveillé par les interprétations des musiciens roms, eux qui enchantent les couloirs et les rues de la capitale ? Qui songe que les fameux Zingaro sont une grande famille de Roms dont le nom est célèbre à travers le monde entier ?

J'ai bien aimé la réaction de Manuel Valls après l'annonce des premières mesures de Sarkozy :

Les gens du voyage travaillent pour la plupart et sont des compatriotes. On est en train, une nouvelle fois, de réveiller cette peur qui existe et qui est ancestrale à l'égard des gens du voyage, c'est tout à fait insupportable, ces problèmes doivent échapper à la caricature.

Bien dit et pas mieux.

15:26 Publié dans Insolite, Société | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : roms, sarkozy |  Facebook | | |

mercredi, 04 août 2010

Qui veut la peau de Woerth ?

Quand chaque jour qui passe apporte son lot de nouvelles, toujours à charge, contre le même individu, je finis par m'étonner.

Depuis le début des révélations qui frappent Woerth, je pense que c'est bien fait pour lui, non parce que je le soupçonne de malhonnêteté, mais parce que cela lui apprendre à cumuler deux statuts qui devraient être incompatibles.

Il n'en reste pas moins que l'enchaînement des accusations qui se succèdent commence à me paraître foncièrement louche.

Dans toutes ces histoires, ce qui me frappe, c'est qu'aucun fait précis n'a pu être établi clairement contre Woerth. La presse va de témoignages en témoignages, sans, d'ailleurs, que je l'accuse, car c'est à Woerth de se justifier, compte-tenu de sa double-casquette, mais aucun élément réellement à charge ne tient pour l'instant la route, au moins d'un point de vue judiciaire.

Ce qui me frappe à chaque fois, c'est qu'au coeur de ces accusations, il y a surtout des conflits d'intérêts entre héritiers, individus qui me font passablement penser aux crabes du panier essayant de pincer l'antenne de l'autre pour pousser sa pince plus loin...

Il y a eu un recours gracieux dans cette histoire. Le recours gracieux est une procédure normale dans notre droit fiscal, et les Français sont certainement plus d'un à l'exercer. Il va de soi que pour les très gros montants, ce n'est plus l'agent fiscal, mais le Ministre qui arbitre. Il est donc dans son rôle en agissant ainsi.

Si j'ai bien compris ce qu'il s'est produit, les droits perçus initialement sur la succession de César l'ont été sur la foi d'un inventaire que lui-même a dressé. Sauf qu'in fine, il est apparu que l'inventaire et la quantité des oeuvre ne coïncidaient pas. Il y avait moins d'oeuvres. Dans ces conditions, l'administration fiscale a remboursé le trop perçu.

Ça va finir par retomber sur la g... de tous ceux qui à un titre ou à un autre peuvent être un jour ou l'autre en délicatesse avec les impôts (retards, trop perçus, erreurs, et cetera...).

En tout cas, les moulinets de Libération ne m'ont absolument pas convaincus. La seule chose dont je commence à être convaincu, c'est qu'il y a quelqu'un qui en veut à Woerth...

Orthographe certifiée conforme...

On certifiait conforme les appellations, jusque là, en France, pour de nombreux produits du terroir. La nouveauté, désormais, c'est la certification de l'orthographe !

Des entreprises, des universités publiques et privées, des chambres de commerce et des instituts de formation (et même un cabinet d'orthodontie ! Mais pourquoi, au fait ???) se sont associés, en France et en Belgique  pour soutenir la certification Voltaire. Tout le monde connaît le TOEFL, en anglais, assurant la bonne maîtrise de cette langue. Eh bien désormais, faites figurer sur votre CV la certification voltaire, assurant vos qualités rédactionnelles et orthographiques.

La certification est constituée pour environ 65% de règles grammaticales, 15% de règles sémantiques, 15% de règles lexicales, et pour 5% de règles syntaxiques. À quelques exceptions près, elle s’attache aux difficultés pas ou mal gérées par les correcteurs orthographiques.

Une équipe d'experts a élaboré les règles sur lesquelles fonctionnent les règles. On trouve en son sein Bruno Dewaele, agrégé de lettres modernes et champion du monde d'orthographe en titre.

L'examen comprend aussi une petite dictée de quelques lignes (seulement ???). Le score de la Certification Voltaire est compris entre 0 et 1000 points. Les scores obtenus permettent d’appréhender quelles aptitudes sont acquises.

À titre de référence, un score de 300 points qualifiera un candidat qui n’aura pas de difficultés majeures à rédiger un texte simple ; un score de 500 points qualifiera un candidat qui connaît et applique les règles de l’orthographe d’un français courant ; le candidat qui aura obtenu 700 points disposera d’une très bonne maîtrise des règles orthographiques, des exceptions, des nuances grammaticales ; il est un référent en matière d’orthographe dans les écrits professionnels et pourra utilement relire ceux de ses collègues qui ont un doute ; avec 900 points, le candidat est un expert !

Pas mal non ?

Sur le marché de l'emploi, ça ne rigole plus : les DRH en ont ras la casquette des tocards incapables d'écrire plus de trois lignes sans les truffer de fautes ! Du coup, l'orthographe est devenue un critère de recrutement parce qu'elle apparaît comme un gage de rigueur.

Pour le compte, je regrette de ne pas trouver dans la liste quelques institutions prestigieuses, comme la Sorbonne ; elles ratent le coche sur ce coup-là.

Bref, j'ai intérêt à m'entraîner, moi, si je veux décrocher un titre.

P.S : Merci à mipmip pour l'information d'origine !

vendredi, 30 juillet 2010

Huit bébés tués, c'est de la folie !

Huit bébés assassinés à la naissance à Vilers le Tertre. Quelle horreur ! Quand j'apprends par la presse ce genre de nouvelles, j'ai l'impression d'encaisser un 35 tonnes dans la face.

Terrible aussi pour les deux filles aînées de la coupable des meurtres. Il s'agit d'une aide-soignante, mère de deux grandes filles de 20 ans. Comment pour elles, ne pas désormais devoir affronter la lancinante interrogation du "pourquoi pas nous " ? Sa forte corpulence lui a permis de dissimuler ses grossesses, jusqu'à son mari, charpentier et conseiller municipal, qui ne s'est rendu compte de rien.

J'ai écouté ce qu'en dit le psychiatre Roland Coutanceau sur France-info, et mon intuition personnelle m'amène à ressentir quelque chose d'assez similaire à son analyse.

La grossesse n'est pas seulement un phénomène physique. C'est également un processus psychique et psychologique. Le foetus, l'enfant à naître, grandit dans l'esprit en même temps qu'il se développe dans le corps. Cette femme, comme d'autres, hélas, avant elle, a vécu une grossesse physique, à l'évidence, mais pas de grossesse mentale avec les huit enfants qu'elle a tués.

C'est la distorsion entre les deux grossesses qui serait susceptible d'avoir provoqué un choc psychologique fort chez cette femme. Faute d'admettre la réalité mentale de ces enfants, elle les tués. Elle les a tués physiquement parce qu'elle les avait déjà tués mentalement.

Je cite souvent Maria Montessori pour sa vision extraordinaire de l'enfant, embryon spirituel qui se développe suivant le plan secret et miraculeux de sa propre nature. L'absence totale de conscience de la présence de cet embryon-là, voilà qui explique, hélas, l'absence de sentiments et de barrières de la meurtrière.

Pour prendre conscience de ses actes, il va lui falloir retracer les chemins complets de ces huit vies. La condamnation judiciaire est probablement la première étape, fût-elle pour elle la prison à vie.

jeudi, 29 juillet 2010

L'orthographe

Pas moyen d'écrire une note sans coller une faute d'orthographe, au moins au premier jet. Désespérant. Si je ne rouvre pas mes notes, régulièrement, je les vois comporter des fautes, généralement d'accord, çà et là. Les fautes lexicales, c'est beaucoup plus rare. A vrai dire, très maigre consolation, je ne suis sans doute pas le seul. Tenez, prenez le site d'orthographe le plus relayé pour faire des dictées (que j'utilise abondamment pour entraîner mon aîné), ladictee.fr : jetez un oeil aux dictées de CM1, et, particulièrement, sur la correction du troisième texte sur les habits neufs de l'empereur (dictée n°19). Je vous le donne dans le mille, il y a une faute dans la correction..."et l'empereur voulu (!) la voir" à la place de "et l'empereur voulut la voir".

Je me demande ce qu'il faut comme qualités exactement pour ne pas faire d'erreurs d'orthographe. J'ai l'impression que c'est une question d'attention portée au texte, d'observation et de continuité dans la tâche d'écriture. Lire énormément ne suffit pas. Cela permet peut-être d'assurer l'orthographe lexicale, mais pas l'orthographe grammaticale.

En fait, j'ai l'impression qu'on écrit sans fautes un texte comme on range et nettoie bien une chambre, sans laisser de poussières sur le sol ni d'objets qui traîneraient en surface. Est-ce qu'il faut s'occuper du nettoyage chez soi tous les jours pour s'exercer ? C'est bien possible. Les processus mentaux en oeuvre pour assurer la correction de l'orthographe sont multiples. Il faut penser au moins intuitivement les relations justes entre les mots, de la même manière que l'oeil infaillible ajuste la taille de la boîte ou de l'objet à la place qui demeure dans l'étagère. Finalement, c'est une question de sens de l'observation.

On écrit aussi quand on a une vision claire des acteurs que l'on met en scène. Qui agit, qui fait l'action, comment se caractérise-t-elle ? A ce moment-là, seulement, on peut appliquer le genre et le nombre.

Après, la conscience claire des catégories grammaticales permet certainement d'éviter des confusions de nature entre les mots, et donc de désinences à appliquer.

Enfin, la connaissance des conjugaisons parachève une orthographe sûre.

Dans tous les cas de figure, ce sont, je le crois, à peu près toujours les mêmes fautes que l'on commet. C'est donc par l'entraînement régulier que l'on peut espérer acquérir les automatismes adéquats.

lundi, 26 juillet 2010

Vaccin contre l'hépatite B et sclérose en plaques

Mon sentiment dans bien des choses de la vie, c'est de penser qu'il n'y a pas de fumée sans feu, même s'il convient d'analyser et d'interpréter correctement la prévalence du feu en question.

GSK (un laboratoire pharmaceutique) vient d'être condamné à la suite d'un long procès de 10 années. Une adolescente qui avait reçu une injection d'Engerix B en 1997 (il s'agissait d'un rappel) avait alors développé une sclérose en plaques quelques mois après.

Quand je pense au nombre de fois où les divers pédiatres et les médecins m'ont incité à faire vacciner mes enfants avec ce vaccin et à mes refus réitérés...J'ai bien eu raison. Sauf qu'une vraie connasse, et je pèse mes mots, a fait acheter à ma compagne un vaccin qui contenait la dose contre l'hépatite B pour ma petite dernière sans nous en informer. Je l'ai appris par la pédiatre suivante (dès le départ, je n'avais pas du tout aimé cette sale bonne femme). Vaccinée contre notre gré avec un vaccin controversé. J'ai vraiment eu la haine. Mais j'ai ses coordonnées à celle-là, et mieux vaut pour elle que jamais je n'aie de souci avec ma petite dernière.

Ah, ça, pour nous dire des "mais non mais non mais non, intoxication, consultez les statistiques, pas de lien entre le vaccin et la sclérose en plaques", ils ont été forts les professionnels de santé.

Ok, bon, je sais relativiser : le cas est peut-être rare. Il n'empêche qu'il est non-nul, et d'ailleurs, une étude de l'Assistance Publique des Hôpitaux de Paris a conclu en septembre 2008 à un risque faible.

La sclérose en plaques est une horreur. Pas envie de faire prendre ce risque à mes enfants, moi, et pourtant, je ne rechigne pas à la vaccination en règle générale.

La F1, c'est un sport d'équipe ou un sport individuel ?

Lors du dernier grand prix d'Allemagne, Massa qui menait la course a laissé passer Alonso sur injonction de son écurie, Ferrari. Ce faisant, la Scuderia a commis deux infractions : primo, il est désormais interdit aux écuries de communiquer avec ses pilotes pendant une course, secondo, on peut subodorer que c'est un tantinet anti-sportif de favoriser un de ses pilotes (Alonso se trouvait juste derrière Massa) parce qu'il est mieux placé au classement général.

En fait, c'est ce dernier point qui est à discuter : le fond de la question, c'est de déterminer le statut du pilote de formule 1. Une équipe est-elle un collectif qui élabore une stratégie et à laquelle tous les procédés sont autorisés dans ces conditions, ou bien est-elle juste constituée d'individualités dont les résultats sont purement sommatifs ?

S'il y a un débat sportif à lancer, au sein de la F1, c'est à mon avis celui-là. En attendant, Ferrari s'est déjà vue infliger 100 000 dollars d'amende et elle est convoquée devant le conseil de la FIA qui pourrait lui infliger une sanction bien plus lourde.

Ironie du sort, le patron de la FIA est Jean Todt, or, en son temps, et avant que le règlement ne l'interdise (en 2002), il avait donné des consignes à Rubens Barichello, en grand prix, pour que ce dernier s'efface devant Michael Schumacher...

10:13 Publié dans Insolite, Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : sport, f1, massa, alonso, ferrari |  Facebook | | |