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jeudi, 17 juin 2010

L'autre match France-Mexique

Ce soir se joue le match France-Mexique. Nul doute qu'une grande partie de la France va le regarder. Mais, depuis cinq années, c'est une partie autrement plus redoutable qui se joue entre une petite française et le Mexique avec sa justice corrompue et malhonnête. Florence Cassez croupit dans une prison mexicaine depuis le mois de décembre 2005. Elle a été arrêtée pour des crimes qu'elle n'a pas commis. Son arrestation a été une mascarade. Des témoignages à charge ont été obtenus sous la torture. Pour flatter le nationalisme de ses concitoyens, le président Calderon a refusé de réexaminer l'affaire. Pas de doute qu'il en eût été autrement s'il se fût agi d'un cacique du parti au pouvoir.

Florence Cassez suit la coupe du monde de football. Elle parie sur une victoire des Bleus. Bleus bien arrogants (pas fichus de serrer une main en Afrique du Sud) et indifférents à une injustice pourtant avérée. Pour toucher du fric et sa le couler douce, il y a du monde au portillon. Mais quand il s'agit de se bouger pour une vraie cause, c'est le silence radio. Cela ne doit pas rapporter de fric.

Ah, évidemment, s'il y avait eu un contrat publicitaire, peut-être aurions-nous eu droit à quelques mots des joueurs de l'équipe de France...Ça aurait eu de la gueule, une équipe qui aurait affiché la photo de Florence Cassez sur son maillot avant de débuter le match. Mais avec nos mercenaires vendus au plus offrant, il ne faut pas trop y compter...

En tout cas, côté aztèque, c'est la débandade : des juristes mexicains commencent à réaliser qu'il y a eu anguille sous roche depuis les débuts de l'histoire, et au plus hauts sommets de l'État, on n'a qu'une trouille : ouvrir la boîte de Pandore. Et là, ça pourrait faire mal, parce qu'on réaliserait que Calderon qui vante la transition démocratique se paie la tête du monde. Police, justice, politique, il n'y a rien de démocratique au Mexique. Oh, ça, pour faire à grand renfort de médias un cas d'école de l'affaire Cassez, il y a eu du monde. Mais pour résoudre les cas atroces de mutilations, tortures et assassinats de centaines de femmes à Mexico, là, en revanche, nada. Et je pense que cela continue, d'ailleurs.

Évidemment, ailleurs, on commence à s'inquiéter : il pourrait y avoir d'autres Florence Cassez, et pas seulement des Françaises. Quand l'arbitraire règne en  maître, toutes les injustices, même les plus flagrantes, deviennent possibles.

 

mercredi, 16 juin 2010

Une torpille de la Corée du Nord ?

Le 16 mars dernier, une corvette sud-coréenne a coulé. La Corée du Sud a diligenté une enquête internationale et il semble, d'après les enquêteurs, que ce soit une torpille venue d'un sous-marin nord-coréen qui aurait coulé le navire sud-coréen.

Le modèle de la torpille a été identifié, et en principe, il équipe les sous-marins du régime communiste. Je n'ai aucune confiance en ce que peut dire la Corée du Nord. Ce régime est pathologique et l'exemple-type de ce que produit le communisme porté à son expression la plus parfaite. Néanmoins, je suis un peu surpris par cette affaire.

Certes, la corvette sud-coréenne évoluait dans des eaux controversées, que revendiquent les deux pays, mais, fondamentalement, je ne vois pas du tout l'intérêt de la Corée du Nord à provoquer un tel affrontement. Ce pays nie d'ailleurs farouchement toute implication dans l'accident et menace même la Corée du Sud de représailles militaires en cas d'une résolution du Conseil de Sécurité contre elle.

Il ne faut en aucun cas se laisser intimider par cet état-voyou, sinon, comme le font les racketteurs, il étendra et accentuera son chantage. Mais, ses dénégations méritent tout de même qu'on les écoute. La Corée du Sud ne veut pas que des experts nord-coréens se rendent sur les lieux. Ce serait pourtant nécessaire et intéressant d'entendre ce qu'ils ont à dire. Certains ont évoqué la possibilité d'une torpille humaine.

Il faudrait être absolument certain que la Corée du Nord est impliquée. Je n'imagine pas la Corée du Sud monter de toutes pièces une falsification des faits ; en revanche, la détermination de la Corée du Nord est étrange. Il serait bon de ne pas exclure radicalement un quiproquo.

J'avoue que je cherche une explication rationnelle que je ne trouve pas. Rien sur le sujet chez l'Alliance géostratégique. Je ne crois pas à la théorie du complot exposée par un rédacteur d'AgoraVox, mais ses observations sur la dite torpille sont intéressantes. A vrai dire, j'ai moi-même pensé assez vite à une mine. Là où la thèse de notre complotiste ne tient pas, c'est que je n'imagine pas un seul instant une enquête internationale trompée (ou complice !) par des falsifications. Et puis son relais par des sites et blogs gauchistes, altermondialistes, marxistes & cie ne m'inspire vraiment pas confiance ; c'est une technique éprouvée au sein de ces milieux politiques , et de manière générale chez toutes les familles de révisionnistes.

Ce pourrait aussi être une vengeance, puisque sur ces eux contestées, un navire nord-coréen avait été touché, il y a un an, mais si c'était le cas, la Corée du Nord la revendiquerait certainement. Les observations d'Olivier Kempf, bien que courtes, me semblent aussi de bon sens. On ne comprend pas pourquoi la Corée du Nord qui a actuellement intérêt au statu quo viendrait chercher l'affrontement.

J'avoue que je suis perplexe, et...preneur d'éléments d'analyse et d'information.

lundi, 14 juin 2010

Afrique du Sud, le naufrage...

C'est opportunément que la blogueuse Écho politique vient pointer le doigt sur le bilan de l'Afrique du Sud de l'ANC. Que penser d'un pays dont un quart de la population masculine reconnaît "pratiquer" très tôt et massivement le viol. Dans quel état de déliquescence sans nom se trouve un pays qui se réclame de la démocratie quand il en est à admettre de tels crimes par incapacité à l'endiguer ? Comment continuer à vanter un modèle où le viol ne relève plus d'une criminalité marginale mais devient un véritable phénomène de société ? Un journaliste du Mail and Guardian a ainsi écrit récemment qu'une Sud-Africaine avait désormais plus de chance de se faire violer que d'apprendre à lire...

Il a toujours été très tendance et bon pour l'image de se montrer aux côtés de Nelson Mandela tant il incarnait la lutte pour l'égalité et la liberté. En réalité, Nelson Mandela a été un pacifiste courageux, un militant des droits de l'homme résolu, mais politiquement, une fois au pouvoir, un chef inconsistant et sans vision d'ensemble, incapable de faire front face à la corruption croissante au point qu'elle en a touché jusqu'à sa propre épouse.

L'Afrique du Sud, depuis la fin de l'apartheid a vu sa population s'appauvrir considérablement. Les Sud-Africains ont certes gagné la liberté, mais, sous la férule d'un parti communiste borné, l'ANC, leur bien-être a régressé.

Je n'ai jamais eu de sympathie pour les politiques de discrimination positive, et je les combats dans mon propre pays. En Afrique du Sud, dogmatiquement et idéologiquement appliquées, elles ont eu des conséquences désastreuses. Plutôt que de tout miser sur l'éducation, l'ANC au pouvoir depuis bientôt 20 ans a préféré imposer à tous les échelons de pouvoir des individus sur le seul critère de la couleur de peau. On peut aisément imaginer que le militantisme et les opinions conformes aux vues de l'ANC ont contribué à placer des individus à la solde de ce parti partout. Très libérale en matière de droits de l'homme, l'Afrique du Sud dirigée par l'ANC n'a jamais jugé que la sécurité étaient l'un des premiers d'entre eux. Ce pays bat donc des records de criminalité. Il a ainsi fait fuir un million de fermiers blancs, mais également des travailleurs d'autres pays africains qui escomptaient gagner mieux leur vie dans ce pays. A vrai dire, avec un taux de chômage qui frise les 40% de la population, des infrastructures dégradées (autoroutes défoncées, centrales électriques en panne), une corruption généralisée, on voit mal ce que ce pays a à offrir.

Et en parlant d'immigration, Johanesburg, capitale de la Nation Arc-en-ciel, comme on dit chez les bisounours, a vu de véritables pogroms anti-immigrés se produire, de véritables émeutes, en réalité.

Le silence des élites intellectuelles, médiatiques et politiques européennes, qui préfèrent se faire photographier avec Nelson Mandela et vanter la société multi-culturelle sud-africaine, est à cet égard saisissant devant la faillite de l'ANC.

Tout espoir n'est toutefois pas perdu. L'opposition libérale, qui n'a eu de cesse de dénoncer les carences du pouvoir en matière de santé, d'éducation et de criminalité, progresse. L'Alliance Démocratique, qui est également membre de l'Alliance Mondiale pour la Démocratie (à laquelle adhère le MoDem) s'est élargie. Issue d'abord de l'opposition démocratique blanche, elle a su se renouveler et est devenue peu à peu une véritable alternative multiraciale et démocratique. Elle conquiert peu à peu les voix de la bourgeoisie noire modérée, lassée des dérives de l'ANC et de sa démagogie.

En 2009, elle est parvenue à conquérir une province contre l'ANC qui les détenait toutes jusqu'à alors.

L'ardoise que va laisser la Coupe du Monde de Football dans un pays qui a d'autres chats à fouetter n'est pas prête d'arranger les affaires de l'ANC. L'opposition intransigeante de l'Alliance Démocratique lui vaut toujours plus d'audience. L'avenir dira si elle parviendra ou non à écarter l'ANC du pouvoir et à mettre ainsi fin à une gestion désastreuse du pays arc-en-ciel...

vendredi, 04 juin 2010

Le ciment de Gaza, Israël et la flotille...

Je vais encore en ajouter une couche sur la flotille de Gaza, mais je suis tellement exaspéré par la désinformation galopante qui touche cette affaire que c'est une nécessité. J'entendais ce midi sur France-Info un long plaidoyer pour la fameuse flotille soit-disant humanitaire ; et l'individu qui témoignait précisait qu'il y avait à Gaza pléthore de bâtisses non finies ou pas reconstruites en raison de la pénurie de ciment. Du ciment, on a appris qu'Israël en contrôlait étroitement l'importation à Gaza. Avec ce reportage, le bon peuple ne va pas manquer de se dire que ces "salauds" d'Israéliens affament le petit peuple palestinien et font tout pour lui rendre la vie dure. Personne ne va se demander pourquoi, évidemment, Israël porte tant d'attention à un matériau de construction. Eh bien j'ai eu la curiosité de le savoir, et c'est Manu d'Avec nos gueules qui le dévoile : le ciment en question est réquisitionné par le Hamas dès qu'il arrive, et utilisé alors pour étayer les tunnels. Non les tunnels de contrebande pour le marché noir, mais ceux qui servent à faire transiter de l'armement...

Un second navire fait route vers Gaza, avec l'unique et même obsession : forcer le blocus de Gaza. Pas délivrer de l'aide humanitaire, qu'on se le dise bien, mais forcer ce blocus. Le Ministère des Affaires étrangères israélien a donc communiqué et voici son message :

Message de Yossi Gal,
Directeur général du Ministère des affaires étrangères israélien, relatif au navire Rachel Corie en route vers Gaza


Nous n'avons aucune envie de confrontation. Nous n'avons aucune envie d'aborder ce navire. Si le navire décide d'arrimer au port d'Ashdod, nous assurerons alors son arrivée dans la sécurité et ne l'aborderons pas.
Israël est préparé à recevoir le navire et à décharger ses contenus.
Après une inspection afin de vérifier qu'aucunes armes ni matériels de guerre ne sont à bord, nous sommes préparés à livrer tous les biens à Gaza.
Les membres d'une représentation populaire à bord et les ONG impliquées pourront accompagner les biens aux points de passage.
Nous travaillerons avec l'ONU et les organisations internationales pour assurer que tous les biens sont utilisés au profit des habitants de Gaza
.

Tiens, je viens de prendre connaissance de cette information via une commentatrice du blogue :

"18h10
Le 7e bateau approche de Gaza
Le cargo Rachel Corrie, affrété par une organisation irlandaise pour acheminer de l'aide humanitaire à la bande de Gaza, se rapproche de la zone où a eu lieu l'assaut israélien lundi contre le reste de la "flottille de la liberté". Il devrait arriver dans ce secteur d'ici samedi. 

La quinzaine de militants pro-palestiniens à bord, dont Mairead Maguire, prix Nobel de la paix 1976, ont redit leur intention de forcer le blocus, tout en précisant qu'ils n'opposeraient aucune résistance en cas d'attaque des commandos israéliens. Ils ont également estimé acceptable l'éventualité que le cargo soit contrôlé par les Nations unies ou par un organisme indépendant pour vérifier qu'il ne transporte aucun matériel dangereux.

Le MV Rachel Corrie faisait à l'origine partie de la flottille arraisonnée lundi matin. Mais, en raison d'un problème technique et de sa lenteur, il a mis beaucoup plus de temps pour arriver en vue de Gaza.
"
http://lci.tf1.fr/filnews/monde/le-7e-bateau-approche-de-...

Voyons, si les protagonistes de cette histoire sont vraiment honnêtes, il devrait être possible de converger, non ? Il va, évidemment, de soi, que ce n'est pas l'ONU de décider ce qui peut entrer ou non dans les eaux territoriales d'Israël, mais en revanche, contrôler ce qui est convoyé et également son emploi, ça peut être intéressant ; à condition de ne pas faire les innocents en refusant d'admettre qu'un produit aussi anodin que du soda est susceptible d'entrer dans la composition d'un explosif, évidemment... Et puis, au fait, il faut qu'il y ait des partenaires pour négocier ; très intéressant de découvrir qui se trouvait vraiment dans la flotille de Gaza...C'était la flotille des Frères Musulmans, en somme, organisation radicale connue pour sa proximité avec les éléments les plus fanatiques et douteux de l'Islam...

mercredi, 02 juin 2010

A quoi joue Erdogan ?

Je ne suis pas très loin de penser comme Manu et voulait d'ailleurs publier un billet en ce sens ce matin. Il y a un jeu très trouble de la Turquie dans l'affaire de la flotille de Gaza. Dans l'absolu, je n'avais jusqu'ici pas une trop mauvaise opinion d'Erdogan. Si je le trouve démagogue et populiste sur la scène internationale, à l'intérieur de la Turquie, l'économie décolle, les libertés civiles et politiques (à ce qu'il m'a semblé) progressent, la parole se libère. Sans lui donner un blanc-seing, et contre toute attente, force est de reconnaître que la venue de l'AKP a plutôt constitué un progrès pour les Turcs et les minorités en Turquie.

Mais à l'extérieur, moi qui suis l'un des rares Français favorables à l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, je suis en train de raviser mon jugement. Parce qu'in fine, toute cette flotille, elle venait d'où ? De Turquie ! Le gouvernement turc connaissait parfaitement la destination et les véritables buts de l'IHH. Il connaissait ses liens avec le Hamas et savait que les six navires empruntaient précisément la route qui avait précédemment servi à livrer des armes au  Hamas.

Je n'aime pas du tout les méthodes du Hamas. Je n'aime pas l'absence de respect pour la vie humaine de ce mouvement, et je n'aime pas son idéologie intégriste. Mais force est aussi de lui reconnaître qu'il n'a jamais cherché à exporter ce conflit en dehors de la Palestine ou d'Israël, et qu'ensuite, qu'il cherche à se fournir des armes, est, si je puis dire, de bonne guerre.

Bref, ce n'est pas le Hamas en soi qu'il faut accuser. Le Hamas estime faire de la résistance (avec des méthodes dégueulasses, néanmoins) et il essaie de se procurer du matériel militaire en conséquence. Rien que de normal. Non, le fond du problème, c'est l'attitude de la Turquie qui le sait et laisse faire.

L'AKP est un parti islamiste. Chassez le naturel, il revient au galop, c'est plus fort que lui. L'exercice du pouvoir l'a démocratisé, mais le vieux fond intégriste ressurgit au premier appât.

Qu'aurait fait l'Europe si la Turquie eût été membre de l'Union ? Nous autres, Européens, aurions été dans de beaux draps, placés dans une situation inconfortable et mis devant le fait accompli !

Erdogan a tout faux. Ses manoeuvres auront finalement enfoncé la crédibilité de la Turquie, et, comme on finira bien par parler du rôle de ce pays, mis en porte à faux ceux qui sont favorables à son intégration en Europe (du coup, je ne sais plus si j'en suis...).

mardi, 01 juin 2010

Flotille de Gaza, réaction de Marielle de Sarnez

Je voudrais m'assurer d'éviter tout quiproquo. Les deux derniers billets que j'ai publiés sur la flotille de Gaza représentent mon opinion personnelle, et non celle du MoDem. Je relève toutefois que dans la sphère politique, Marielle de Sarnez qui s'est exprimée, a fait preuve de mesure en évitant de stigmatiser frontalement les acteurs de ce drame. Parménide, lecteur occasionnel de ce blogue, me signale l'entretien que Marielle de Sarnez a donné au site Oumma.com. Par souci d'équité, je reproduis donc le communiqué de Marielle.

Suite à l'attaque israélienne des navires humanitaires destinés à la bande de Gaza, Marielle de Sarnez, députée européenne et vice-présidente du Mouvement Démocrate, a réagi  lundi sur la radio RCF. 

Elle a jugé cet acte "terrible", et comme "une tragédie qui s'ajoute à celles qui ont lieu depuis 62 ans". 

Marielle de Sarnez a rappelé que "ces bateaux transportaient de l'aide humanitaire pour reconstruire Gaza", ajoutant que la marine israélienne aurait dû faire son travail en amont pour laisser passer" ces navires.

Marielle de Sarnez a aussi réclamé à nouveau la levée immédiate du blocus de la bande de Gaza par Israël, car selon elle "ce n'est pas une issue". 

"Le peuple de Gaza veut vivre, exporter ses produits, faire grandir et éduquer ses enfants. Les Etats-Unis, L'Union européenne, les 27 Etats membres, doivent réagir" a encore ajouté Marielle de Sarnez, rappelant que "seulement deux ministres des affaires étrangères des 27 Etats membres sont venus à Gaza". 

"Si on n'intervient pas maintenant, on n'interviendra jamais" affirme ainsi Marielle de Sarnez. 

Rappelant qu'elle s'est déplacée dans les Territoires palestiniens et notamment à Gaza, Marielle de Sarnez a rappelé que "les Palestiniens veulent un Etat et un avenir". 

"Cela a duré 62 ans et cela a trop duré !", a-t-elle conclu.

lundi, 31 mai 2010

Gentils pacifistes pro-palestiniens contre méchants soldats israéliens...

Aucun état n'est traité par les médias mondiaux comme l'est l'État d'Israël. Le plus ridicule est de lire çà et là que la presse et les médias seraient à la solde d'Israël et contrôlés par les Juifs. Si cela devait être le cas, autant dire qu'ils seraient particulièrement mal payés de retour. En tout cas, pour ce qui concerne la "gentille" association "humanitaire" free Gaza, voyez comment ses militants tapent à coups de barre de fer sur les soldats israéliens venus les arraisonner...Pas étonnant que Tsahal soit revenue en force à l'arme lourde ensuite. Bien entendu, vous ne verrez pas cette vidéo dans les médias traditionnels, ni à la télévision, ni dans la presse, ni sur Internet.

Comprenons-nous bien : il faut qu'Israël soit le méchant en toutes circonstances. Aucun autre état ne provoque de telles levées de boucliers lorsqu'une de ses confrontations débouche sur des morts. Partout en Afrique, en Iran, en Chine, en Afghanistan, en Irak, en Syrie, au Liban, en Indonésie, des hommes et des femmes périssent par dizaines, par centaines, par milliers, et même parfois par millions (Rwanda, Soudan) sans que les médias internationaux ne s'en émeuvent outre mesure sauf par de rares articles. Ne parlons même pas des activistes, alter-mondialistes, verts-gauchistes, communistes et nationalistes qui trouvent là l'occasion rêvée d'expurger leur haine du Juif sous le masque de l'anti-sionisme. Anti-sionisme ? Et pourquoi n'y aurait-il pas un anti-kurdisme ? un anti-kabylisme ? un anti-cherokeeisme, un anti-inuitisme ? un anti-Corsisme ? un anti-Tibétanisme ? Je pourrais en trouver des minorités qui cherchent à se regrouper...parfois sur le territoire d'autres nations, au passage. Entend-on alors une levée de boucliers des "pacifistes" et défenseurs de droits de l'homme ? Non. Rien. Un grand silence plane. Quelques voix isolées pour faire bonne figure, mais croyez-bien qu'on fera inifiniment moins de bruit que lorsqu'il s'agit de condamner Israël, le Satan de leurs bonnes consciences perverses.

Je n'avalise pas la politique d'Israël. La politique idiote, suicidaire et inique de colonisation de la partie est de Jérusalem et d'une partie de la Palestine est la garantie de réunir tous les ingrédients pour préparer les cocktails les plus explosifs. Cette politique ne fait pas pour autant d'Israël le seul comptable de tous les heurts. Loin de là. La propagande palestinienne haineuse, relayée par certains pays arabes et/ou musulmans, sans compter la gauche de la gauche, l'extrême-gauche et l'extrême-droite qui y voient l'occasion de lutter à la fois contre la démocratie libérale et contre les USA en plus d'assouvir leurs penchants anti-sémites à peu de frais, favorise plus que largement l'incompréhension mutuelle, la haine et la vengeance aveugle. Au demeurant, il y a bien plus de pacifistes israéliens partisans d'une amitié entre les deux peuples que de pacifistes palestiniens de la même veine. Ils existent peut-être, mais, s'ils devaient se manifester, ils seraient maltraités, torturés et liquidés et/ou lynchés.

Au moment où je mets cette vidéo en ligne, elle n'a été vue que 309 fois. Des milliers de fois moins, j'imagine, que les vidéos que les "pacifistes" pro-palestiniens ont préparé. D'ailleurs, peut-on être pacifiste et pro-quelque chose ? Le parti de la paix n'est certainement pas celui du parti pris, ce que rappelait avec sagesse Alain Lamassoure ce midi sur France-Info. Je recommande à cet égard son édito du 29 mai, emprunt d'une grande lucidité.

 

23:14 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (35) | Tags : israël, free gaza, gaza |  Facebook | | |

Convoi pour Gaza : ne l'ont-ils pas cherché ?

Bon, je me demande si je ne devrais pas fermer les commentaires sur mon blogue par mesure de prophylaxie. Je lis la presse et constate une condamnation unanime ou presque d'Israël après que ce dernier ait intercepté une flotille qui s'apprêtait à aborder à Gaza en passant par ses eaux territoriales.

Je constate également un usage disproportionné de conditionnels dans les compte-rendus et les titres si bien que je trouve qu'il n'y a pas moyen d'y voir clair, les déclarations les plus fantaisistes circulant dans la sphère médiatique.

Je constate aussi que l'on présente la flotille comme un groupe de doux pacifistes, ce qui est totalement faux : il y a là une organisation notoirement anti-israélienne avec des militants du Hamas qui ont juré la destruction d'Israël.

Entre deux lignes, on apprend également qu'Israël avait averti que Tsahal ne laisserait pas passer les bateaux, et que les "pacifistes" n'en sont pas à leur coup d'essai.

La force de dissuasion d'Israël cela a toujours été que ce pays faisait de ce qu'il avait dit qu'il ferait. Les activistes anti-israéliens ne pouvaient ignorer que l'armée d'Israël interviendrait s'ils tentaient de passer en force les eaux territoriales d'Israël.

Ils ont donc sciemment cherché à faire des victimes pour pouvoir disposer de martyrs à montrer à l'opinion publique mondiale Pourquoi ont-ils pris le risque de faire des victimes dans ces conditions ? J'ai également compris des bribes d'information dont je dispose que les soldats israéliens avaient été attaqués à l'arme blanche.

J'attends d'en savoir plus, mais j'ai comme une défiance quand je vois semblable levée de boucliers, toujours dans le sens de la faute d'Israël. Pourtant, pas un Etat au monde ne tolérerait les agissements des dits "pacifistes" à l'égard de son territoire.

Stratégiquement, Israël marche sur un fil étroit : il doit affronter des adversaires qui ne reculent devant aucune provocation pour lui nuire. Le décryptage de Jean-Marie Hosatte à Jérusalem pour le Point me semble à cet égard très perspicace.

Cela dit et pour conclure : la diplomatie israélienne est vraiment nullissime. Elle tombe dans le panneau à tous les coups. La doctrine de défense d'Israël devrait tout de même inclure un minimum son image et l'opinion publique mondiale. Je parie qu'on va trouver d'ici peu des vidéos de l'assaut, qui, comme par hasard, présenteront l'assaut israélien sous son jour le pire.

La technique est rôdée : s'il existe des tireurs du côté de Free Gaza, la prétendue organisation humanitaire, personne n'en saura jamais rien, car des photos de leurs tirs s'il y en a eu, personne n'aura pu en faire. Facile, en revanche, de prévoir les appareils-photo pour prendre des clichés d'Israël attaquant.

Il faudrait un jour que l'état d'Israël commence à penser à ce genre de procédés et trouve des moyens des les contourner ; là, il me fait l'effet du taureau devant lequel on agite un chiffon rouge et qui fonce tête baissée. Dans les arènes, cela s'appelle de la corrida et cela finit par la mort du taureau, au bout d'un moment, en dépit de sa puissance supérieure au torero...A méditer...

[EDIT] Lectures complémentaires :

La flotille humanitaire (avec nos gueules)

Ippon (Authueil)

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mardi, 25 mai 2010

Eh, le Mossad, faudrait s'occuper de Facebook...

C'est vraiment une merde, Facebook. Déjà que ça ne respecte rien ni personne, dévoilant à tout va les données privées, stigmatisant à l'insu ou au vu et su de tous tout un chacun, ça devient en plus une plaie pour les services secrets des États. C'est par un compte twitter de veille technologique fort utile, @ordineo que je l'apprends : Tsahal n'est décidément plus ce qu'elle était...

babe.jpgces futés du Hezbollah ont imaginé de prospecter du renseignement du côté des militaires en service via une belle à la généreuse poitrine. La dénommée Reut Zukerman aurait ainsi pompé une foultitude de renseignements auprès de militaires de réserve, mais aussi de gradés : horaires de garde, mots de passe, lancements d'opération, et cetera... M'est avis que ça va chauffer en Israël, après un coup comme celui-là. Quant au Hezbollah, ça a beau être des intégristes, dès qu'il s'agit d'être pragmatique, finies les bonnes résolutions religieuses...

D'une certaine manière, c'est rassurant : quand une organisation politico-religieuse commence à utiliser ce genre de stratagèmes, c'est aussi le signe qu'elle se laïcise...

Tiens, c'est Antonin qui va être content, je vais en profiter pour embrayer et parler de Movim : Movim, c'est un projet qui vise à mettre en place un projet de réseau social entièrement libre. Cocorico, les Français sont en pointe sur le sujet. Côté éthique, cela changera de Facebook qui balance à tout va les informations privées à votre insu. En fait, bien qu'utilisateur, j'ai décidé d'entrer en guerre contre cette plate-forme, quintessence de la nocuité pour ses utilisateurs. J'y reste, faute de mieux, pour l'instant, mais comme un agent double opérerait à l'intérieur des frontières de l'ennemi.

Bon, Movim n'en est qu'au stade du développement, mais je crois que toutes les bonnes volontés y sont les bienvenues. Espérons que nous saurons, le moment venu, écraser l'infâme (©Voltaire).

17:45 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : facebook, movim |  Facebook | | |

dimanche, 16 mai 2010

Culture et Soft-power, la démission de Terra Nova

C''est l'oeil effaré et le faciès épouvanté que je sors d'une visite du site de Terra Nova : je viens d'y lire une analyse de Frédéric Martel sur la fin du soft-power européen, qui, si elle ne laisse pas d'être brillante conclut et suggère très exactement aux antipodes de l'idée que je me fais de la culture. J'y retrouve très exactement ce qui se dit, au sein de la gauche progressiste, sur la culture depuis près de trois décennies : une dénonciation de la culture élitiste française. A vrai dire, jusqu'à peu, il s'agissait de dénoncer un vecteur de reproduction sociale au nom d'un bourdieusisme bien compris, mais, cette fois, la critique s'est faite plus subtile, elle a changé son fusil d'épaule.

Frédéric Martel constate (à raison) les pertes d'influence française et européenne dans l'industrie culturelle (bouh, quel vilain oxymore !) ; il en attribue la cause d'une part à l'émergence d'une concurrence de plus en plus rude, d'autre part au vieillissement de nos populations qui freine la créativité (en somme, les vieux débris sont forcément peu créatifs, version re-masterisée du jeunisme progressiste) et enfin (et surtout, car c'est là où se porte le coup de grâce), l'absence d'adaptabilité de la vieille culture européenne aux temps de la mondialisation et du tout numérique.

Allons bon : aux poubelles de l'histoire l'humanisme occidental ! Non, aujourd'hui, pour regagner en soft-power, il faut être world-fashion, c'est à dire multi-culturel, d'ailleurs, à en croire Frédéric Martel, c'est ce qui porte le modèle américain qui écrase tous les autres.

Nous autres Européens, nous préoccuperions trop de l'offre culturelle et pas assez de la demande. Panem et Circenses, oui, voilà la solution à notre perte d'influence dans le monde. Du pain et des jeux non sous l'égide de petits producteurs indépendants, mais plutôt sous celle de grosses maisons, industries de masse capables de rivaliser avec les Hollywood, Bollywood et autres acteurs du marché de la culture mondialisée.

Si j'agrée l'organisation pensée par Frédéric Martel, c'est à dire une agence culturelle digne de nom et des bureaux dans les plus grandes capitales à la tête desquels on ne retrouverait pas des nominations qui seraient le fruits de compromis politiques et d'une courtisanerie effrénée, je diverge fondamentalement du modèle idéologique auquel il se réfère.

La question n'est pas de distinguer artificiellement une culture d'élite et une culture de masse, mais plutôt de déterminer les conditions dans lesquelles une démocratisation de la culture est possible.

Interrogeons le fond : qu'est-ce qu'une culture élitiste ? Est-ce que c'est élitiste d'assister à une représentation d'une pièce de Sophocle ? On pourrait le penser, et pourtant, c'était l'une des occupations les plus populaires des Athéniens du temps de Périclès ? Est-ce élitiste de contempler gravement les frises de la Cathédrale de Chartres en interrogeant leur signification ? Là encore, on pourrait le penser, et pourtant, c'était la TF1 cathodico-catholique de tout un peuple qui ne savait ni lire ni écrire, au Moyen-âge pour accéder au sacré et au spirituel.

In fine, il ne s'agit pas d'exclure notre culture européenne, mais de trouver plutôt les moyens de la revisiter : c'est ce que firent les Romains avec les Grecs, et l'on peut dire qu'ils en prolongèrent diablement et durablement le soft-power.