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  • A l'aube de la république romaine, la dette, déjà...

    J'ai retrouvé sur le journal Le Post, grâce à un diligent auditeur de l'émission A vous de juger, le script de l'entretien d'Arlette Chabot avec Bayrou, Copé et Montebourg. Il y a une petite phrase de François Bayrou qui a attiré mon attention : il répond à Copé sur ce qu'il estime être le rôle du Président en France. Pour lui, un président doit défendre avant tout les plus faibles, et il ajoute, à Rome, il y avait un tribun de la plèbe. Cela me fait fortement penser à ce que j'ai écrit au mois d'août sur les tribuns et le centrisme tribunicien (ce qui m'avait valu tout de même, en plein mois d'août, 241 commentaires pour le second billet, et ce en deux à trois jours !!!).

    Du coup, j'ai repensé à la naissance de cette fonction politique à Rome, et notamment à ce qu'en avait dit Tite-Live, et je me suis souvenu des circonstances : on était en pleine crise du crédit ! Mais oui, tout à fait ! A cause des guerres, pas mal de citoyens romains s'étaient retrouvés endettés parce qu'ils avaient du laisser leurs champs, et que parfois, leurs domaines avaient été pillés par les troupes adverses. Du coup, ils avaient du emprunter et chemin-faisant, l'usure les avait réduits à un quasi-esclavage. Tite-Live évoque cela avec une technique très forte : il fait parler un ancien centurion romain. L'homme est couvert de plaies et se jette aux pieds des citoyens assemblés sur le forum. Le récit de ses mésaventures enflamme littéralement le peuple, et, comme le dit Tite-Live, «non iam foro se tumultus continet, sed passim totam urbem peruadit» (le tumulte ne se limite plus au forum, mais se répand de toutes parts dans toute la ville). C'est intéressant, comme formulation, et l'on n'en saisit pas toute la portée si l'on ignore ce que représente le forum pour les Romains. Le forum, c'est l'endroit où l'on traite des affaires économiques et politiques. Que Tite-Live dise texto que le tumulte ne se contient plus dans le forum, c'est qu'il y a un embrasement généralisé. Dans nos sociétés modernes, si les conflits débordent le champ politique, ils envahissent toute la société. On peut voir là une image ancienne applicable à notre monde moderne : forum pour le champ politique, urbs pour la société dans son ensemble. Or, Tite-Live insiste en précisant passim (çà et là) et totam (toute) : c'est un véritable quadrillage ! la colère qui enfle déborde et envahit les moindres recoins de la cité. C'est exactement ce qu'il pourrait se produire pour notre société mondiale si la crise tourne mal. Mais, revenons aux dettes.

    Ces pauvres gens qui sont endettés jusqu'au cou, Tite-Live les appelle des nexi. Nexus, en latin, cela veut dire lié, enchaîné. Liés, parce qu'ils ne sont pas encore esclaves, mais, sur le bon vouloir de leur prêteur, ils peuvent le devenir du jour au lendemain. Tout comme les États endettés aujourd'hui, tout comme les individus à la merci d'une créance.

    Et je trouve que Bayrou est bien dans le rôle d'un tribun, parce que justement, cette fonction-là n'est pas (plus ?) représentée en France. Ce sont des corps, et pas intermédiaires pour le compte, contrairement aux propositions de Marielle de Sarnez (elle en a encore reparlé dans le Talk du Figaro de cette semaine) qui dominent les strates du pouvoir en France, et, nulle part, le Tiers-État, pour reprendre le titre de l'ouvrage fameux de François Bayrou, ne peut s'y exprimer.

    Mais pour revenir au crédit et aux dettes, je m'aperçois que l'histoire se répète, jamais sous la même forme, mais toujours avec la même trame. Rome s'en est finalement sortie, tout du moins, de cette crise-là, mais, les luttes sociales ont fini par l'abattre 450 ans plus tard. La différence, c'est qu'en 494 av J-C, Rome avait su innover en créant une nouvelle fonction politique et de nouvelles dispositions juridiques. Mais, à la veille de son effondrement politique sous les coups de boutoir assénés par des ambitieux de tout poil, à commencer par Jules César qui cherchait à cumuler tous les pouvoirs (tiens tiens...) c'est peut-être l'absence d'issue et d'innovations politiques qui ont finalement mis à bas la République.

    Sans être outre-mesure alarmiste, j'aperçois tout de même chez nous les prémisses inquiétants des ingréidents qui ont fait chuter la République romaine.

    Tite-Live n'a pas toujours donné des informations exactes (il faut imaginer qu'il décrit les premières révoltes à Rome presque 500 ans après les faits) mais ce qu'il rapporte, il le rapporte avec beaucoup de finesse. Et puis il un autre avantage conséquent : il a vécu l'effondrement de la République ! Il a vu donc jaucher le cycle de vie de la République Romaine et la répétition fatale des mêmes causes dans le temps. Ils pouvaient donc comparer les évènements. Certes, il s'en garde, et c'est tout à son honneur, on devine le souci d'objectivité qui est le sien, mais cela devait être certainement présent à son esprit, lui qui venait de vivre une très violente guerre civile...

  • Le mot Europe rassure les Français !

    Alors ça, c'est une bonne nouvelle. Je viens de le lire sur le blog de Jean-Pierre Jouyet, dans son message d'adieu (intitulé en fait Au revoir). Le mot Europe rassure les Français ! J'ai eu une confirmation grâce à un magazine luxembourgeois qui cite l'Institut Médiascopie. Europe, euro,eurogroupe,banque centrale européenne rassurent les Français. Dette, chômage, parachute doré sont anxiogènes. Je ne peux pas le dire, mais on est en plein dans le projet politique du Parti Démcorate Européen et du MoDem que j'expose ici depuis quelques temps. C'est une excellente nouvelle et un retournement de tendance inattendu. C'est le moment où jamais de renvoyer dans leurs cordes tous les nonistes de toujours. Si nous sommes protégés aujourd'hui, ce n'est pas grâce à eux. Je suis heureux que les Français se rendent compte du rôle de l'Europe pour eux.  Eurogroupe, cela résonne agréablement à leurs oreilles, et ce n'est pas sans évoquer le point d'orgue du projet démocrate : la solidarité. Devinez qui propose de renforcer l'eurogroupe ? Et voyez la place de l'idée de solidarité dans la déclaration de principe du Parti Démocrate Européen...

  • Les finances des États au bord du gouffre ?

    Je prie pour que le scénario catastrophe ne se produise pas, et je songe en mon for intérieur que jamais encore l'avertissement de François Bayrou sur notre dette n'avait pris tant de force qu'aujourd'hui. Bien sûr, Pébereau ou Christian Blanc avaient fait ce même constat dès 2005, mais seul Bayrou a osé en faire un thème de campagne, et quel thème !

    Je me demandais hier si la France allait trouver des prêteurs pour son plan de relance, constatant les difficultés des pays voisins. Or, je viens de lire dans Le Monde d'aujourd'hui que les USA ont peiné à trouver des acheteurs pour 28 milliards de dette à échéance de trois années. Jusqu'à il y a peu, les dettes des États étaient jugées par les marchés comme les investissements les plus sûrs. Mais ils commencent peut-être à les bouder. Or, si les acheteurs font la fine bouche devant les émissions américaines ou allemandes, que croyez-vous qu'ils vont faire avec les émissions françaises ? Accessoirement, s'il y a aujourd'hui une crise de liquidités, en croyant bien faire, les États pourraient assécher littéralement le marché des crédits, et faire grimper les taux sérieusement. Pour trouver preneurs les États vont devoir hausser leurs taux d'intérêt. Ce qui veut dire, pour la France, que nous allons payer encore plus cher et notre plan de relance, et nos déficits ordinaires. En fait, cela signifie tout simplement que nous ne pouvons plus nous permettre de déficits ordinaires.

    Je n'ose même pas imaginer ce qu'il va se produire dans un état comme la Grèce. Le laxisme budgétaire (mais pas seulement, on peut lire à cet effet l'excellent entretien du Figaro avec Takis Théodoropoulos) y a été tel que ce ne sera plus une explosion sociale, mais un basculement de grande ampleur que l'on peut craindre là-bas.

    Le mélange explosif du crédit facile et de l'endettement des États risque de mettre le feu pas seulement au système financier international mais à l'économie mondiale. Et personne ne devrait s'en réjouir ou le souhaiter : ils seront les premiers à payer cash une telle explosion.

  • J'ai la trouille pour l'industrie automobile !

    Plus j'entends l'information, et plus je fais même le sentiment de Carlos Ghosn : les scénarii les plus fous deviennent, hélas, possibles. Ce qui m'effraie, c'est que les équipementiers sont touchés aussi. A preuve la fermeture d'une usine par Plastic Omnium au Havre. La baisse des taux directeurs de la BCE ne doit pas faire illusion.Tant qu'il n'y aura pas une amélioration de la circulation des liquidités, il restera difficile d'emprunter.

    Ce qui m'effraie, c'est l'effet domino : l'industrie automobile fait travailler nombre de sous-traitants. En admettant que les grands constructeurs parviennent à sauver leur peau, à l'issue de la crise, que restera-t-il des sous-traitants ? Nous risquons de voir s'accélérer le processus de désindustrialisation qui touche la France avec de nombreuses délocalisations à la clef.

    Clairement, tout plan de sauvetage doit intégrer les deux bouts de la chaîne. Je ne sais pas comment cela peut se faire exactement, mais, je suis convaincu de l'absolue nécessité de le faire. Je sais que l'État a prévu d'engager 100 millions d'euros, aux côtés de PSA et Renault (100 millions chacun) mais cela suffira-t-il ? Quant à la prime à la casse, on peut craindre un effet boomerang désastreux quand elle prendra fin.

  • Le PDE veut une voix européenne unique

    Je continue à diffuser en exclusivité la feuille de route du Parti Démocrate Européen, à la suite de son congrès des 4 et 5 décembre derniers. Je rappelle que le MoDem est membre fondateur du PDE et que sa création s'est faite à l'initiative, principalement, de François Bayrou, Francesco Rutelli (Margarita) et Marielle de Sarnez.


    Une nouvelle gouvernance mondiale

    La crise financière a condamné l'organisation du monde issue de la fin de la guerre froide et définitivement mis en évidence la nécessité d’un plus d’Europe et d’une véritable gouvernance démocratique et sociale de la mondialisation.

    Nouvel ordre mondial, nouveau leadership.

    Nous devrons donc proposer un nouveau leadership entre partenaires égaux, grâce à une approche internationale plus ouverte de la part des Etats-Unis sous la présidence de Barack Obama, et tenant aussi compte du fait que de nouveaux acteurs mondiaux sont déjà apparus, comme la Chine, l’Inde ou le Brésil, et que de nouvelles intégrations régionales se profilent en Asie, en Afrique et en Amérique Latine.

    Pour ce qui est de la scène internationale, à commencer par le  G8, il faudra  résoudre le problème de la fragmentation européenne. Aujourd’hui les Européens préfèrent le nombre : des quotas séparés au Fonds monétaire international pour les différents membres de la zone euro, quatre gouvernements plus la Commission Européenne au G8, et maintenant au G20, avec comme résultat visible l'étalage de leur division au lieu d'exploiter pleinement le potentiel de l’intégration pourtant déjà engagée.  Il faut au contraire se donner les moyens de  l’influence, par une représentation unifiée de la zone euro au sein du Fonds monétaire international et allant rapidement vers une voix européenne unique au  G8, comme dans les autres forums et organisations internationales.

    Une voix européenne unique sera davantage écoutée au moment où seront jetées les bases d’une nouvelle gouvernance financière mondiale.

    Ainsi croîtra notre influence, et nous porterons la preuve de notre authentique volonté à inclure pleinement les nouvelles puissances, aujourd’hui insuffisamment représentées et fort méfiantes envers le système de Bretton Woods devenu vétuste.

    Il nous faudra aussi entreprendre des efforts démultipliés pour défendre nos valeurs, nos principes et notre modèle dans un monde où il n’y a plus de connexions, ni d'automatisme entre croissance économique et démocratie libérale, où de nouveaux États ayant des modèles politiques très différents et bien moins démocratiques que nous, comme la Chine ou la Russie se sont affirmés comme nouveaux acteurs économiques mondiaux.

    Il nous faut enfin offrir des garanties adéquates à la dimension sociale ; une nouvelle stratégie s’impose, qui assure la compatibilité entre la promotion de normes de protection des travailleurs, la gouvernance sociale et les exigences de croissance des pays en développement.

    L’Union Européenne dans son ensemble a construit un modèle de règles et de participation des partenaires sociaux qui dans ses principes de base représente un modèle valable pour commencer à rééquilibrer le décalage qui persiste entre la mondialisation économique et l’affirmation des droits sociaux fondamentaux.

  • Relance : la France va-t-elle trouver des prêteurs ?

    Je reviens du blog Objectif liberté avec une grande inquiétude. A vrai dire, je me pose la même question que l'auteur du blog : tous ces plans de relance sont bien gentils, mais comment les gouvernements européens, dont la France à la situation financière dégradée vont-ils trouver de l'argent sur des marchés rendus très méfiants par la crise du crédit ? Or, j'apprends par Objectif Liberté que l'Allemagne, pays pourtant de bonne réputation, a eu toutes les peines du monde à lever un emprunt de 7 milliards d'euros ! Or d'après Objectif Liberté, les Allemands ne sont pas seuls à éprouver des difficultés. Les Hollandais aussi ! Et comme l'Amérique va également lancer son plan de relance, elle va à tous les coups chercher des capitaux. Je crains un encombrement fatal, et un service de la dette qui explosera littéralement, contraignant la France à des réductions budgétaires sans précédent.

    Tout ceci va mal finir. Les différents gouvernements s'obstient à creuser les déficits depuis deux décennies. Seul Bayrou lors des présidentielles avait fait de la dette un objectif majeur. Nicolas Sarkozy s'est contenté d'en récupérer la thématique pour finalement continuer à creuser les déficits. Nous n'avons actuellement ni les moyens de faire des dépenses nouvelles ni ceux de consentir des crédits d'impôts supplémentaires. En réalité, comme le prône Jean Peyrelevade dans son livre Nicolas Sarkozy, l'erreur historique, pour retrouver des marges, il faudrait à la fois alourdir la fiscalité et réduire les dépenses. Comme je le disais hier, nous avons raté une occasion historique avec le pétrole.

    On est mal...La France va finir comme l'Argentine il y a une dizaine d'années. Personne ne veut y croire parce que la France se prend pour un grand pays et se voit indéfiniment solvable, mais le marché des capitaux, faute de liquidités, pourrait bien finir par considérer les choses d'un tout autre oeil...

  • Essence du libéralisme et clivages

    L'étiquette libérale, dans notre pays, donne souvent lieu à des quiproquos fameux, plusieurs tendances politiques se réclamant du libéralisme. La droite se réclame, dans l'ensemble du libéralisme, mais, la gauche rétorque qu'elle ne reçoit que le libéralisme politique. La cause en est que jusqu'à fort tard au XIXème siècle, il n'y a pas d'oppositions notables entre les libéraux de gauche et les libéraux de droite. Encore aujourd'hui, on cite volontiers tant à gauche qu'à droite Tocqueville et Montesquieu. Les choses vont sérieusement se gâter avec l'apparition du positivisme. Le rationnalisme intrinsèque du positivisme et la conviction qu'il puisse s'appliquer intégralement aux choses humaines, va générer un clivage notable entre libéraux de gauche et de droite. En effet, dès lors que la raison est applicable à toutes les choses humaines, rien n'empêche de faire de ces dernières l'objet d'expérimentations, et , par suite, d'expérimentations reproductibles. Sur cette base, on peut donc établir des sciences humaines. On peut dire qu'elles sont apparues avec le positivisme.

    Je poursuis (très lentement...mais sûrement !) ma lecture de la synthèse de Thierry Aimar sur l'école autrichienne d'économie. Cette école est majeure dans notre début de siècle, parce qu'elle a largement inspiré les politiques économiques de plusieurs grands pays, dont les USA, pendant les 40 dernières années, et parce que les recherches et thèses de ses plus grands représentants représentent un tournant sans précédent dans le libéralisme. En particulier, les deux grands Anciens que sont Mises et Menger récusent catégoriquement toute forme de physiologisme social. Ils utilisent certes l'outil logique, mais uniquement pour étudier l'entendement humain et ses catégories logiques. Ainsi, si des individus comme Mises et Menger en viennent à l'économie, c'est pour avoir d'abord étudié les sciences sociales. D'une certaine manière, on peut même dire que l'économie est une science sociale de droite. Tout comme la sociologie, toute empreinte de positivisme, est une science sociale de gauche.

    L'objectif d'un Menger, c'est de reconstituer le processus par lequel des comportements et des stratégies individuels aboutissent à des phénomènes collectifs complexes. La sociologie moderne commence très exactement aux antipodes de cette approche, puisqu'elle considère en premier les comportements collectifs.

    Il y a donc là une vision de l'être humain qui sépare radicalement la droite et la gauche. Et, c'est l'individu qui est au centre de ce clivage. La droite tend à faire confiance naturellement aux forces vives de l'individu, alors que la gauche, sans nécessairement s'en défier, ne le croit pas capable d'affronter le monde sans assistance. Les deux points de vue peuvent bien sûr se défendre, et, aujourd'hui, les idées de gauche et de droite se sont suffisamment inter-pénétrées pour être intégrées dans le positionnement politique et des partis de droite, et des partis de gauche. Il n'en reste pas moins que la nuance persiste.

    Mon cheminement personnel est assez significatif de ce clivage et de ce mélange. Je suis parti à gauche, et aujourd'hui, je me retrouve au centre-droit. Toutefois, au plus fort de mon engagement à gauche, j'ai toujours ressenti une gêne, comme si je ne parvenais pas à me convaincre du dogme socialiste pourtant maintes fois récité. Il tient à très peu de choses que je n'ai pas rejoint les JDS (Jeunesses Démocrates Sociales) à 20 ans : personne à l'autre bout du fil, tout simplement.

    La conscience est étrange : elle réagit d'autant plus fortement qu'elle pressent que l'esprit est altéré. Je n'ai jamais eu autant de "mauvaises pensées" qu'au tant où je mettais le cap à gauche. Les pensées droitières émergaient avec d'autant plus de force à la surface que je ne parvenais plus à les contrôler au point de choquer la "gauchitude" qui se trouvait à mon contact immédiat.

    Toutefois, mon obédience libérale demeure modérée. A cet égard, la Nouvelle UDF, métamorpjosée par la suite en MoDem,  et Bayrou ont été un cas d'école assez intéressant. L'UDF était un parti libéral. Le MoDem, sur le fond, est aussi un parti libéral. Sauf que l'UDF était un parti libéral de droite, alors que le MoDem est plutôt un parti libéral de gauche. De centre-gauche, certes, mais plutôt à gauche, quoi qu'on en dise. Mais vraiment libéral aussi. Je veux dire par là que le libéralisme du Mouvement Démocrate n'est pas un libéralisme de pacotille comme celui de Delanoë.

     

  • Pétrole, l'occasion manquée

    Le baril de pétrole a vu son prix chuter lourdement depuis quelques mois. Quand j'y réfléchis, je me dis que notre gouvernement, mais il n'est pas le seul, les autres gouvernements européens aussi, a raté une occasion historique. Puisque les Français, et plus généralement les Européens, avaient pris acte du prix du pétrole, il eût été intelligent d'augmenter les taxes à proportion de ce que le prix des carburants redescendaient. De cette manière, les États auraient pu constituer rapidement et à peu de frais une cagnotte de bonne taille.

    Avec cette cagnotte, on pouvait alors investir pour sauter le pas décisif qui nous permettrait de basculer d'une énergie fossile à une énergie verte, en tout cas, moins polluant. C'est d'ailleurs ce que François Bayrou proposait dans sa conférence de presse samedi dernier. Étant donné les montants importants des factures énergétiques, on pouvait espérer ainsi collecter plusieurs milliards d'euros en très peu de temps. En effet, entre un baril de pétrole à 200 dollars, et un baril à 60 dollars, il y a une marge phénoménale qu'il eût convenu d'exploiter.

    Dommage...

  • Hello, Mister President, wikio, c'est bien ?

    Marilyn.jpgHello, Mister President ! Je ne résiste pas à l'envie de souhaiter la bienvenue à Mister Président Sarkozy :-) En effet, depuis le mois d'avril dernier, la Présidence de la République ne s'est pas connectée moins de 10 fois (si ce n'est plus, je n'ai plus le compte exact) sur mon blog. Bien sûr, je subodore qu'il s'agit vraisemblablement d'un conseilller, voire d'un conseiller d'un conseiller, ou, qui sait, mieux encore, d'un dissident installé entre les murs de la ligne adverse :-)

    Comme les connexions de la Présidence viennent presque toujours par le top blog politique de Wikio, j'en déduis que le conseiller technique de la Présidence suit avec une grande attention ce classement.

    Donc, Mister President, si vous désirez des précisions sur les billets (à l'exception de mon billet sur Jean Sarkozy il y a quelques mois, la Présidence ne s'est connectée que sur la page d'accueil) n'hésitez pas à me poser des questions dans les commentaires voire par courrier privé :-D

    Tant que j'y suis, je salue aussi l'Assemblée Nationale, le Sénat, la Commission européenne, le Parlement Européen, le Ministère de l'Intérieur, la Mairie de Paris (dès que j'évoque de près Saint-Bertrand de l'impôt à deux chiffres) entre autres. "viendez viendez", mes bons amis, vous êtes tous les bienvenus :-) et tant d'autres institutions dont il serait fastidieux de citer la liste ici.

    Tant que je n'ai ni le FBI, ni la CIA ni le KGB qui viennent sur mon blog, je ne m'inquiète tout de même pas trop :-)

    C'est incroyable la diversité des réseaux d'origine qui se connectent ici. Bon, cela dit, il ne faut pas non plus fantasmer. Par exemple, en provenance du Ministère de l'Intérieur, la connexion se fait généralement à l'heure du déjeuner. C'est donc probablement quelqu'un qui prend sa pause à ce moment-là, ce qui est bien légitime, et surfe pour s'informer. Le Parlement Européen a tellement de fonctionnaires que ce peut être n'importe qui qui se connecte, et tout est à peu près de cet acabit, sauf, sans doute, l'Assemblée Nationale, le Sénat et la Présidence. Pour les deux premiers, ce sont soit les parlementaires, soit leurs assistants, et pour la Présidence, c'est une volonté évidente d'essayer de distinguer les blogs dits "influents" ou recelant de l'information stratégique et non disponible ailleurs.

  • Chaîne de l'inculture

    Tiens, une chaîne de blogs rigolote et atypique, pour une fois. Il faut cette fois d'étaler son inculture, et c'est Rubin Sfadj qui m'a tagué...

    Il s'agit de mettre en évidence ses lacunes dans les domaines suivants : Cinéma, Livres, Géographie, Mathématiques, Cuisine.

    Pour le cinéma, cela ne va pas être difficile, je suis d'une ignorance crasse : je ne retiens quasiment aucun nom de réalisateurs ni d'acteurs, ou, tout du moins, avec peine, même pour les films les plus célèbres. Bon, je sais tout de même que Bourvil et de Funès jouent dans la Grande Vadrouille. Mais, par exemple, pour Autant en emporte le vent, je ne suis même pas sûr de pouvoir citer le réalisateur. Je n'ose d'ailleurs aucune hypothèse de peur de me couvrir de ridicule. J'ai le vague souvenir de Claude Autant-Lara mais je me plante sans doute. Je sais aussi qu'il y a di Caprio dans Titanic, mais je ne me souviens d'aucun des noms des acteurs ni de Star Wars ni du Seigneur des Anneaux, deux films culte à l'exception d'Harrison Ford pour les épisodes 4,5 et 6 du premier. Je sais que l'acteur qui joue Légolas joue aussi dans Troie, mais pas moyen de me souvenir de son nom.

    Pour les livres, j'avoue que je suis très peu voire pas du tout la littérature moderne. Je suis incapable de citer ne serait-ce qu'un seul Goncourt passé ou présent. Quand je tente d'ailleurs d'ouvrir une page de ce qui s'écrit aujourd'hui dans le roman, la poésie ou le théâtre, les trois quarts du temps, je réprime avec peine un long baillement...J'exclus en revanche de ce champ les essais politiques et économiques, sauf quand ils sont marxistes (waaaââh, oulah, je baille, moi, il faut que j'aille me coucher).

    En géographie, j'ai une assez bonne culture générale. Donc pas de lacunes flagrantes dans l'ensemble, sauf si l'on commence à me demander de situer les différents bassins industriels au Japon ou si l'on me demande d'évoquer la production industrielle du temps de l'URSS.

    En mathématiques, c'est assez facile de me coincer. Je n'ai jamais compris les satanés saloperies de bordell de merde de putains de chiasses de suites. Je ne parle même pas de la géométrie dans l'espace : la plus sûre manière pour quelqu'un de retrouver son chemin, c'est de prendre la direction inverse de celle que j'indique. Sens de l'orientation proche du zéro absolu...

    En cuisine, la dernière fois que j'ai tenté de faire un gâteau, on a cru chez moi que j'avais acheté une éponge de couleur : la chose avait gonflé démesurément (moi et les mesures...) et, posée sur un liquide, l'absorbait comme un pachyderme qui n'aurait pas bu pendant trois jours... Maintenant, s'il ne s'agit que de déposer un délicieux filet d'huile d'olive sur un accomodement de légumes frais, accompagnés d'un zeste de citron et de quelques pincées de sel, tout va bien...

    Maintenant, il faut que je trouve quelques individus à taguer...Bon, je vais prendre des pointures :

    1.Quindi

    2.Démocratie sans frontières

    3. Marianne République

    4. Bob

    Cela va être intéressant de mélanger cette chaîne au coeur de deux réseaux, le réseau LHC auprès duquel ma candidature toute récente a été acceptée, et la blogosphère MoDem dont je fais aussi partie. J'ai collé dans le tas le plus fameux des blogs néocentristes à l'heure actuelle. Je n'ai pas osé ajouter de blogs LHC, j'y suis encore bien trop nouveau pour me permettre d'interpeler des blogs que je découvre (j'en suivais toutefois déjà quelques uns depuis quelques temps).