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vendredi, 12 décembre 2008

Relance : la France va-t-elle trouver des prêteurs ?

Je reviens du blog Objectif liberté avec une grande inquiétude. A vrai dire, je me pose la même question que l'auteur du blog : tous ces plans de relance sont bien gentils, mais comment les gouvernements européens, dont la France à la situation financière dégradée vont-ils trouver de l'argent sur des marchés rendus très méfiants par la crise du crédit ? Or, j'apprends par Objectif Liberté que l'Allemagne, pays pourtant de bonne réputation, a eu toutes les peines du monde à lever un emprunt de 7 milliards d'euros ! Or d'après Objectif Liberté, les Allemands ne sont pas seuls à éprouver des difficultés. Les Hollandais aussi ! Et comme l'Amérique va également lancer son plan de relance, elle va à tous les coups chercher des capitaux. Je crains un encombrement fatal, et un service de la dette qui explosera littéralement, contraignant la France à des réductions budgétaires sans précédent.

Tout ceci va mal finir. Les différents gouvernements s'obstient à creuser les déficits depuis deux décennies. Seul Bayrou lors des présidentielles avait fait de la dette un objectif majeur. Nicolas Sarkozy s'est contenté d'en récupérer la thématique pour finalement continuer à creuser les déficits. Nous n'avons actuellement ni les moyens de faire des dépenses nouvelles ni ceux de consentir des crédits d'impôts supplémentaires. En réalité, comme le prône Jean Peyrelevade dans son livre Nicolas Sarkozy, l'erreur historique, pour retrouver des marges, il faudrait à la fois alourdir la fiscalité et réduire les dépenses. Comme je le disais hier, nous avons raté une occasion historique avec le pétrole.

On est mal...La France va finir comme l'Argentine il y a une dizaine d'années. Personne ne veut y croire parce que la France se prend pour un grand pays et se voit indéfiniment solvable, mais le marché des capitaux, faute de liquidités, pourrait bien finir par considérer les choses d'un tout autre oeil...

12:31 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : bayrou, emprunt, dette, france |  Facebook | | |

Commentaires

Il faut remercier tous les Fitoussi et autres grands économistes d'avoir répété depuis 15 ans, devant les caméras admiratives, que la dette n'était pas un problème et ne le serait jamais.

Écrit par : le gaulois | vendredi, 12 décembre 2008

Si ça peut vous rassurer, le fait que d'autres états tomberont sans doute avant nous devrait nous forcer à réagir. Le problème est: "comment" réagirons nous ?

Par contre, très clairement, un alourdissement de la fiscalité serait une catastrophe. Seule une réduction de la fiscalité marginale et une réduction encore plus importante des dépenses peut nous tirer du pétrin.

Écrit par : vincent | vendredi, 12 décembre 2008

On doit d'abord se poser la question de l'emploi des sommes levées. Or cela reste finalement très flou. Par conséquent je comprends que le système financier hésite à prêter.

C'est comme si je demandais de l'argent à mon banquier sans lui préciser ce que je veux en faire, ce que j'escompte comme retour sur investissement, etc.

En plus, si les financiers ont fait n'importe quoi ces dernières années, avec des produits financiers reposant sur du vent, on ne peut pas dire non plus que les pouvoirs publics soient de bons gestionnaires...

Alors, à qui peut-on faire confiance ? Je crois qu'il faut revenir à des choses simples. L'entreprise à taille humaine, un Etat qui garantit l'application des lois et une organisation du commerce qui impose comme préalable le respect de l'humain et de la nature.

Écrit par : Pierre | vendredi, 12 décembre 2008

Bonsoir,
d'un point de vue centriste et fédéraliste, le problème ne présente pas de difficultés majeures. Les jacobins ont endetté un Etat complètement pourri. Tant mieux ! Au prorata des ressources démographiques et économiques régionales, on "éclate" ce budget catastrophique en 22 budgets régionaux. Les différentes dettes régionales sont négociables. Une France fédérale (dans une Europe fédérale) correspond parfaitement à la sensibilité centriste.
A bientôt
Jung

Écrit par : JUNG Philippe | vendredi, 12 décembre 2008

Je suis d'accord avec le 1er commentaire
de "le gaulois", n'ai jamais compris l'"intérêt" des déficits (non sévèrement
contrôlés).

Je suis aussi d'accord aussi avec l'article,j'ai fait l'effort d'aller regarder sur internet quelques chiffres de notre économie, ils sont tous très nuls ceci en relatif,par rapport à l'Allemagne notamment.

De toute façon c'est comme ça depuis
mai 2007 où les seuls chiffres bons sont
des effets d'annonce qui correspondent
de moins en moins à la réalité.

Etant donné qu'il n'y a eu et qu'il n'
y a que peu d'investissements à moyen et
long termes réels pour des domaines plus
porteurs on ne récolte pas ce que l'on n'a pas semé.

Pas grave tout ça, il suffit de parler d'autre chose à la télé.

Écrit par : Chui Kalm | vendredi, 12 décembre 2008

@ Vincent
Ce serait une catastrophe si l'alourdissement touche les entreprises, pas si ce sont les foyers. Ensuite, la fiscalité peut être ciblée (alourdie d'un côté, allégée de l'autre) ; l'outil fiscal est un outil délicat mais très puissant que les pouvoirs politiques manipulent souvent très mal, particulièrement en France. Bien utilisé, il peut amener des avancées non négligeables.

Écrit par : L'hérétique | samedi, 13 décembre 2008

Bonjour à tous
Vous êtes dans une impasse financière et toutes vos tentatives de reprise en main tombent à l’eau.
On vous a refusé à la banque parce que votre crédit ne répond pas à leurs Normes? Vous rêvez de posséder votre propre maison, mais on vous à refusé un prêt hypothécaire à cause d'un crédit insuffisant? Vos affaires Se sont améliorées depuis une année. Vous aviez besoin d'argent pour augmenter votre activité. Que vous ayez eu des retards de paiement explicables, un surendettement, un divorce ou une perte d'emploi ou autres. Ceci n’est pas une situation sans solution car vous pourriez avoir une deuxième chance au crédit particulier. Je présente à votre demande des prêteurs qui sont disposés à réévaluer votre solution financière. Vous pouvez bénéficier du prêt allant de 500 € à 1. 780. 000 €.
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tel: 0788492907

Écrit par : veyratlachenal.stephanepierre | samedi, 29 novembre 2014

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