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dimanche, 05 septembre 2010

Et s'ils se démerdaient avec le CNED ?

Tiens, j'ai trouvé une excellente idée chez le Privilégié. Tout comme moi, il pense que les rodomontades des Chatel, Sarko & cie sur la sécurité dans les établissements scolaires sont du flan. Il a donc évoqué son quotidien et celui du département où il enseigne pour mettre en évidence l'opposition radicale et flagrante entre les faits et les discours. Sa note met notamment l'accent sur la question des exclusions. Et là, il conclut par une idée pas idiote du tout : pourquoi ne pas se contenter de proposer les cours du CNED à ceux qui se sont fait dégager des lycées en raison de leur comportement ? Après tout, l'instruction est un droit dans notre pays, mais pas nécessairement l'accueil dans les établissements scolaires. 

Celui qui a trop fait ch.. la communauté scolaire, eh bien il suffit de lui proposer les cours du CNED et que sa famille se débrouille avec cela ou qu'elle paie à prix d'or une inscription dans un établissement hors contrat, et basta...

20:05 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : exclusion, lycée |  Facebook | | |

jeudi, 02 septembre 2010

L'appel à la grève des syndicats enseignants : pourquoi ?

Par curiosité, je me suis demandé pourquoi les syndicats enseignants appelaient à la grève à la fois les 6 et 7 septembre. Le 7, c'est clair, c'est pour protester contre la réforme des retraites. Inutile et démagogique, à mon sens : seul le travail doit payer les retraites, la durée de vie s'allonge, la durée de travail doit s'allonger. Les syndicats font une énorme erreur de se battre là-dessus. Ils feraient bien mieux de se battre sur les conditions de travail, en fin de carrière, et, autant que possible, l'emploi des seniors : voilà les vrais enjeux. Mais bon, dans syndicat de gauche, il y a gauche, alors...

Mais pour le 6, c'est manifestement d'autres motivations qui ont poussé les syndicats enseignants. Pour être précis, j'ai cru comprendre qu'il s'agit en fait d'un appel exclusif de la FSU, la principale fédération de syndicats enseignants, et, plus particulièrement un appel du SNES. Du coup, je me suis rendu sur leur site, histoire de voir de quoi il retournait, et j'ai trouvé ce tract.

Le SNES dénonce les suppressions massives d'emploi, la mise à mal de la formation professionnelle, la réduction des horaires d'enseignement, la suppression du service d'orientation scolaire, la mise en place du socle de compétences (une c....erie pédagogolâtre qui n'a pas fini de faire parler d'elle).

Eh bien, pourtant de centre-droit, je suis en accord à 100% avec ces dénonciations. Par ailleurs, le SNES demande la fin de la réforme Châtel sur le lycée (en gros de l'éradication de la carte de formation, pour appeler un chat un chat).

Bayrou a raison de saquer Châtel. Bravo. Il défend bien l'école. Et, je pense qu'en effet, comme lui, la multiplicité des grèves finit par rendre illisibles les revendications des syndicats enseignants.

Cela dit, quand j'observe les mots d'ordre du SNES, difficile de ne pas donner raison à ce syndicat. Il y a, je trouve, dans la presse et la classe politique, une sorte de lieu commun qui consiste à ne voir dans les syndicats enseignants que le lieu du corporatisme le plus forcené. C'est un tantinet limité...

Plusieurs syndicats enseignants ont de vraies propositions pédagogiques, mais personne n'en fait état alors qu'elles existent et présentent de l'intérêt. On ne retient que les grèves.

Oh, le SNES récolte certainement à certains égards ce qu'il a semé à une époque, mais aujourd'hui, force est de constater qu'il est du bon côté de la barre et défend un modèle d'école dans lequel je me reconnais à peu près. 

Non, très franchement, je peux tout à fait comprendre que des enseignants soient en grève le 06 septembre...

lundi, 30 août 2010

insécurité : le double-jeu de Luc Châtel

S'il y en a bien un qui exsude l'hypocrisie, c'est bien Luc Châtel. On l'entend fanfaronner comme porte-parole du gouvernement à propos de la lutte contre l'insécurité, mais à porter deux casquettes, super-menteur oublie que comme Ministre de l'Éducation Nationale, il a donné consigne aux recteurs et aux chefs d'établissement de rendre les exclusions quasiment impossibles.

En somme, les délinquants qui polluent les établissements scolaires vont pouvoir prendre pension à demeure et faire tache d'huile sans plus avoir à craindre la moindre sanction.

Il est toujours davantage interdit d'interdire dans l'école sarkozyste de Luc Châtel. Trop drôle la scène de la levée d'élèves à l'entrée de l'enseignant rejouée pourtant tant de fois sous les ministères successifs.

S'il y a bien quelque chose qui m'horripile, c'est quand j'ai l'impression qu'un ministre prend le citoyen ordinaire que je suis pour un débile. Je ne vous raconte pas comment je suis horripilé depuis trois ans...

Comme d'habitude, du bla-bla, des moulinets de bras et rien derrière.

Moi, j'en reviens encore et toujours à l'excellent programme de Bayrou en 2007. Pourquoi y renoncerais-je alors que tout y demeure plus que jamais valable ? Sur l'éducation, il a tout compris.

J'ai déjà montré comment Châtel & cie détricotent l'école de Bayrou avec leurs réformes successives.

Bref, on le sait : par collège et/ou lycée , il y a entre 20 et 40 individus qui créent de vrais problèmes et concentrent à eux seuls entre 50 et 75% de tous les problèmes de discipline, d'incivilités et de délinquance. Il suffirait de les placer dans des centres adaptés pour que les établissements scolaires retrouvent la sérénité nécessaire à leur bonne marche. C'est ce que proposait entre autres Bayrou et que gauche et droite se gardent bien de reprendre alors que c'est l'évidence même.

Châtel & co nous bourrent le mou avec leurs réformes à la noix. En réglant les dysfonctionnements générés par les perturbateurs récidivistes, souvent violents, on résoudrait une bonne part des insolubles équations dont les pontes tentent de trouver l'inconnue depuis un moment.

Un exemple simple : comment un enseignant pourrait-il s'occuper en particulier d'un élève en difficulté s'il doit conserver un angle de vue lui garantissant de pouvoir se mettre à l'abri d'un jet de projectile ? S'il doit garder un oeil de lynx rivé sur deux ou trois pré-délinquants déterminés à lui pourrir l'existence (ainsi que celle' de leurs camarades) ?

On commencerait par cette simple mesure de bon sens que l'on aurait franchi déjà un pas important voire déterminant...

lundi, 09 août 2010

Descoings nul en arithmétique ?

Je le tiens d'une source en principe bien informée, il semble que le sieur Descoings, l'égérie de tous les ânes qui se prennent pour de grands réformateurs de notre école s'apprête à déclarer la chose suivante :

«Les lycéens qui réussissent, ceux qui, par exemple, sont en S et ont choisi allemand et grec ancien, se battent pour conserver ce qu’ils ont. C’est légitime. Mais du point de vue de l’intérêt général, et alors que les moyens ne sont pas illimités, il est temps de se demander s’il est plus utile que, dans un lycée donné, cinq élèves puissent faire du grec ou que des centaines puissent bénéficier d’une aide pour faire leurs devoirs

La méthode Descoings est assez symptomatique du sarkozisme triomphant, et on comprend que ces deux-là s'entendent bien, elle consiste à opposer les gens entre eux.

Il n'y a rien de pire qu'un système éducatif, du moins dans un régime de type républicain comme le nôtre, qui détruit ses voies d'excellence et s'attaque à la culture.

Ce qui m'inquiète davantage, c'est l'état de la fibre arithmétique du sieur Descoings, s'il confirme bien ces propos, cela va de soi.

Cinq élèves qui étudient le grec ancien dans un lycée, cela doit donner approximativement entre 70 et 100 heures sur une année.

Le sieur Descoings qui ne sait décidément pas compter a un problème avec le programme de primaire où l'on apprend la division. Ah, pardon : peut-être escompte-t-il offrir quelques minutes de soutien par an à ses centaines d'élèves...Inquiétant quand on songe que l'individu avait été chargé de mission auprès de Jack Lang, en 1992 et 1993, des questions budgétaires de l'Éducation Nationale. C'est resté, chez lui, une obsession.

Il n'en est pas à son coup d'essai le sieur Descoings : j'ai un autre scoop relatant ses difficultés avec les divisions. Été 1992, les étudiants du prestigieux IEP sont partis en vacances l'esprit tranquille : la règle en vigueur pour décrocher le diplôme de l'IEP est alors d'obtenir la moyenne sur la deuxième et la troisième année d'études cumulées. Peu importent les résultats sur une année ou l'autre (enfin, pas tout à fait, n'exagérons pas, il y avait tout de même des notes éliminatoires), ce qu'il faut, c'est trouver le compte à l'issue des deux années.

Mais voilà que notre directeur-adjoint de l'IEP de l'époque, un certain Richard Descoings, se pique de numération, de diviseurs et de dividendes, et décrète unilatéralement que désormais, il faudra la moyenne à chaque année. Le problème, c'est qu'il prend cette décision au beau milieu de l'été et l'applique rétro-activement à tous les étudiants qui ont obtenu ou non la moyenne à la deuxième ou la troisième année.

Il y a eu comme un surplus de redoublements imprévus, cette année-là...Le sieur Descoings aime bien les divisions, mais les divisions ne l'aiment pas. J'ai compris, en fait, en cherchant sur son blogue des éléments puisqu'il reconnaît lui-même ses carences dans ce domaine :

Un premier couac retentissant : j’ai été viré de Louis-le-Grand, ma professeure principale, en mathématiques, estimant que j’étais « totalement dépourvu d’esprit de synthèse et incapable de suivre la classe supérieure ». Ce fut un soulagement ; j’étais non seulement nul en math-physique-chimie, mais j’étais aussi malheureux comme les pierres.

Bon, en physique, je n'ai pas d'éléments pour juger, mais en mathématiques, je confirme : il est vraiment mauvais.

Reste à savoir pourquoi il professe une telle haine pour l'humanisme classique. Je crois que l'on trouve des éléments de réponse avec cette remarquable enquête réalisée par Mediapart à l'automne 2009 sur le système science-po. Le commenter dépasse l'objet de cet article, mais, à l'évidence, il y a chez Descoings, une véritable fascination  pour la modèle universitaire américain. Plus encore, c'est toute la logique en vigueur outre Atlantique qui séduit, comme tant d'autres intellectuels et hauts technocrates français, le directeur de l'IEP. Le vieil humanisme européen, n'a plus place dans le monde parfait et managerial de Descoings. America is beautiful and that's all folks...

mercredi, 07 juillet 2010

Enfants humiliés, cuisinier humilié ?

Elle en fait couler de l'encre, l'affaire des enfants de Venansault "humiliés" par un personnel de la cantine de la commune. Beaucoup d'encre, mais toujours dans le même sens : l'indignation générale envers ce cuisinier auquel des parents menacent de faire un procès et dont ils réclament la démission.

Sauf qu'entre les lignes, on comprend d'autres choses : ici et là, on évoque un permis à points mis en place pendant l'année, des élèves de plus en plus "turbulents"..."turbulents" ? Au point même que le personnel de restauration se soit senti humilié tout au long de l'année.

Il faudrait pouvoir les claquer ces parents qui veulent coller un procès à ce cuisinier mais qui ont béni de leurs remontrances sans doute affectueuses (et encore : si remontrances il y a eu !)  l'attitude infecte de leurs chéris.

Quand tout le monde braie dans le même sens, mon sentiment naturel est de penser qu'il y a anguille sous roche. Je pressens que l'année scolaire n'a pas été de tout repos pour ce cuisinier. Bien sûr, sa réaction est sans doute excessive, mais...combien d'humiliations répétées a-t-il subi pour en arriver là, avec l'imprimatur des familles de ces élèves ?

Et puis on comprend aussi, toujours entre les lignes, que les faits tels qu'ils ont été rapportés ont été grossis. Les journaux se sont empressés de titrer sur l'humiliation des enfants, laissant entendre qu'ils devaient ramper , et cetera. Bref, à les entendre, on aurait cru à un bizutage dans l'armée de conscription d'il y a 40 ans. Excessif aussi, sans doute, cette manière toute orientée de répliquer jusqu'à l'écœurement une histoire dont on n'a pas contrôlé la véracité...

Bon, heureusement, on peut avoir une idée de la vérité grâce au témoignage d'une mère d'un des enfants scolarisés dans cette école et fréquentant cette cantine, Florence Bonnamy. Elle l'a publié en commentaire chez le Figaro, je la copie ici :

On ne parle pas du personnel qui durant toute l'année scolaire a subi des humiliations par certains élèves qui malgré des exclusions, des avertissements n'ont pratiquement pas changé de comportement. La punition n'est peut-être pas appropriée mais le personnel est à bout et tout çà ne serait pas arrivé si les parents prenaient leurs responsabilités et apprenaient à leurs enfants ce que veut dire le mot RESPECT. Mes enfants sont dans cette cantine et s'ils avaient fait subir le quart de ce qu'à subi le personnel cette année, j'aurais honte de porter plainte contre le personnel qui rappelons-le, est là pour gérer une cantine et non pas pour éduquer des enfants. Chacun son rôle. Nous avons une cantine géniale avec des repas que beaucoup nous envient et tout çà va porter préjudice aux autres enfants. Merci à tout le personnel de vous occuper de nos enfants chaque jour afin de leur apporter une alimentation saine et équilibrée.

Merci à elle et chapeau pour son courage, celui d'avoir brisé la loi du silence, de la bonne conscience et du bêlement général !

08:04 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : venansault, école, cantine |  Facebook | | |

mardi, 06 juillet 2010

Apprends à gérer le pain dans la gueule et le coup de schlasse dans le bide...

Pas mieux que Sylvie Tassin, militante MoDem de la Loire-Atlantique. Contre le violence scolaire, l'institution ne propose plus que des soins palliatifs comme si l'école était un malade dont elle refusait de soigner l'affection de longue durée.

L'idée géniale qui agite les formateurs et spécialistes en sciences ès éducation, depuis deux ou trois ans, c'est de proposer des formations aux enseignants pour leur apprendre à «gérer les conflits».

Notre école se meurt de sa démagogie comme un mauvais cholestérol, prélude à l'arrêt cardiaque final après en avoir bouché toutes les artères.

C'est le règne de la périphrase, de l'euphémisme et de la litote. Le jargon a remplacé partout la nuance et le propos incisif. Sos Éducation exagère à peine lorsqu'il se moque des pédagogues qui noient les agressions les plus dures dans l'appellation d'origine incontrôlée "conflit socio-cognitif".

L'exemple de la Suède cité par Sylvie Tassin est édifiant : cultissime objet d'admiration des pédagogolâtres gaulois, elle dispense depuis peu, avec l'école de police, une formation alliant cours de droit et...techniques d'auto-défense !!! Oui, vous avez bien lu, amis lecteurs, des cours d'auto-défense dispensés par la police.

Je jugerais fort plaisant que les pédagogolâtres qui tiennent depuis trop longtemps la formation et les rouages de l'Éducation Nationale proposent aux enseignants des cours de karaté, kung-fu, savate, boxe thaï, et, allez, soyons fous : des tournois d'ultimate fighting !

C'est comique le réveil de la Suède : à partir du mois de juillet, il va y avoir des sanctions disciplinaires contre les fauteurs de trouble. Ah. Avant, il n'y en avait pas, alors ?

20% des enseignants suédois se rendent sur leur lieu de travail avec la peur au ventre. Je suis convaincu que la proportion est comparable en France, simplement, cela ne se fait pas de le dire...

09:39 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : école, violence |  Facebook | | |

mercredi, 30 juin 2010

La femme en version DNB (Brevet des collèges)

Décidément, c'est marrant comme on ne se refait pas, dans notre société encore patriarcale, et ce, jusque dans ce temple de l'égalité que se veut l'Éducation Nationale. Il y avait mardi matin dans l'Académie de Versailles une épreuve de français du Brevet des Collèges. D'après mes informations, un texte de Colette dans lequel une mère se fâche avec son fils (un petit de quelques années) parce que ce dernier est venu lui annoncer que sa petite soeur s'était probablement noyée (en fait, elle avait disparu derrière un tas de sable). Mon objet n'est pas de faire l'analyse littéraire du texte (les Vrilles de la Vigne, en baie de somme), encore que cela serait certainement intéressant.

Non, ce qui est édifiant, c'est le sujet de rédaction qui a été donné aux collégiens :

«un peu plus tard, le père rejoint sa famille à la plage. Un dialogue s'engage entre les trois personnages : la mère explique à son époux ce qui vient de se passer ; Jojo proteste ; le père tente de les réconcilier. Écrivez le dialogue».

Dans le texte, en fait, la mère lit un livre, et elle est surprise, évidemment, par l'interpellation de son petit. L'enfant, logique et naïf, voit dans la noyade la cause de la disparition de sa soeur. La mère, quant à elle, juge l'enfant sévèrement en raison son insensibilité apparente. Elle médite alors sur l'abîme qui sépare le jeune enfant, encore sauvage, de l'adulte, civilisé. C'est sommairement ce qu'il y a dans le texte.

Je sais que l'on va me dire que je chipote, que je tire le sujet par les cheveux, mais tant pis : je dis ce que je pense. Lisons bien le sujet : que comprenons-nous ? que la mère crée le conflit et que le père apporte l'harmonie. Mieux, non seulement il apporte l'harmonie, mais en plus il arbitre le conflit.

Il y a, à mon avis, une vision de la femme qui s'exprime dans le sujet. Et sur un texte intéressant comme celui-là, qui interroge sur la notion de responsabilité, qui permet vraisemblablement plusieurs niveaux de lecture, ça me scie que les huiles de l'Éducation Nationale n'aient trouvé comme matière à réflexion pour nos jeunes âmes que ce tissu de  banalités empreint d'idées préconçues.

Je sais : le Diable vient se nicher jusque dans le détail...

22:51 Publié dans Education, Société | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : dnb, femme |  Facebook | | |

mardi, 29 juin 2010

Meurtre barbare sur l'A13, le syndrôme

Révulsant, la lecture des sociologues de salon lorsqu'ils justifient la violence dans les cités. Ils trouvent toujours à l'origine des exactions de la racaille des causes sociales. La société est toujours trop sécuritaire. Il faut l'entendre Laurent Muchielli, expliquant que les habitants de Villiers le Bel sont victimes de la politique sécuritaire. Non, en fait, c'est mieux de leur laisser le champ libre, bien sûr.

Ce qui me frappe, dans le crime qui s'est produit sur l'A13, c'est que ce sont, une fois de plus, des voyous issus des cités. En la circonstance, les Mureaux. Toujours des crapules connues pour des faits de violence. Et toujours de la racaille dehors. Tout comme le délinquant relâché immédiatement par les CRS à Belleville. Tout comme les agresseurs du Parc Astérix.

Seul un rapport d'autorité peut avoir raison de la délinquance. Seule la répression systématique peut représenter une véritable barrière à son développement.

Le fossé va se creuser, une fois de plus, entre des bien-pensants, des élites, des journalistes qui vont hurler au loup, nique la police, aux causes sociales de la criminalité sans admettre une bonne fois pour toutes que  le lumpen et le prolétariat, ce n'est pas la même chose.

Un père de famille tabassé à mort par de la vermine, parce que ce n'est pas autre chose que de la vermine. Sous les yeux de la famille, de la mère,de l'épouse, frappées elles aussi.

Il faut un grand procès, des condamnations très lourdes, de toute la bande. Une fois encore, aucun d'entre eux ne doit s'en tirer indemne. La présence, en la circonstance, ne peut être qualifiée de passive, quand bien même certains membres n'auraient pas porté de coups. C'est le règne de la terreur. Le niveau le plus inférieur de la civilisation. Et que l'on ne parle pas de barbares, en réalité, la barbarie n'est qu'une vue de l'esprit en termes historiques. Les peuples ont toujours eu des lois. Les peuples sont politiques, policés au sens où l'entend Aristote. Il existe, malheureusement, des individus qui veulent s'abolir des lois qui valent pour tous, qui veulent faire des autres des untermeschen qui doivent baisser les yeux et se taire devant eux. Pas de pitié, pas de compassion, mais les châtiments les plus stricts et sévères pour ceux-là.

La vermine ne veut tolérer aucune autorité. Il faut lui démontrer que l'autorité est la plus forte, que la loi positive l'emporte sur celle de la jungle, et que la limite prochaine de leur espace vital sera, je l'espère, les barreaux d'une prison.

lundi, 28 juin 2010

Des classes à trente ? T'as du retard, mon bon Châtel...

Je m'étais promis de me renseigner pour vérifier si la réalité ne dépassait pas déjà la fiction, le jour où la presse a laissé filtrer que Luc Châtel prévoyait des classes à trente élèves dans les écoles et lycées pour faire encore plus d'économies (tiens ça paiera les fraudes fiscales des huiles...).

Bingo : Châtel a du retard. L'Académie de Paris a eu la riche et transparente idée de faire figurer sur les fiches récapitulatives des des collèges et lycées de son site le document "constat de rentrée. Il suffit de cliquer sur la carte inter-active, et hop, on a les données principales de chaque établissement scolaire parisien. Pratique. Du coup, j'ai commencé à consulter les fiches de quelques collèges. Le croirez-vous ?

Collège La Fontaine, niveau 6ème : 31.3 élèves par classe. Non, non, vous ne rêvez pas. Encore mieux : 32.7 au niveau 4ème ! Non non, vous n'avez pas fumé le câble de votre ordinateur. Ah oui, j'ai compris : c'est un établissement qui a plein de sections "chinois". Alors ils se sont dits, à l'éducation nationale, "ben, des Chinois, y'en a plein, et ils sont habitués à être serrés, hein"...?

Collège Janson de Sailly, niveau 3ème : 30.3 élèves par classe. Yess, plus on est de fous, plus on rit ! Oui, parce que Janson a un projet spécifique pour les élèves en difficulté, avec des classes spécialement aménagées avec des horaires de français renforcés. Il accueille aussi des enfants intellectuellement précoces mais en décrochage. Donc, on s'est dit, à l'EN, que le mieux, c'était de les entasser, parce qu'on rigole plus à plusieurs.

Collège Jean-Baptiste Say, niveau 4ème : 30.2 élèves par classe. Eh, oh, ce n'est pas parce que Jean-Baptiste Say est l'un des pères du libéralisme qu'il faut charger le dos de la bête, d'autant que je me suis laissé dire que le libéralisme n'était pas exactement la politique suivie par notre république "reprochable"...

Collège Molière, niveaux 4ème et 3ème, respectivement 30 et 30.4 élèves par classe. Ils jouent l'Avare, là-bas ?

Bon, je vous épargne les autres niveaux frisant, dans le meilleur des cas le 28 en score plancher et fleurant bon le 29 et des décimales pour le reste (tiens, 29.8 pour Jean-Baptiste Say au niveau 6ème : pas grave, avec les classes à trente dans les écoles primaires, ils vont être habitués, les bambins locaux...).

Alors, évidemment, si la norme devient 30, je tiens le pari qu'on aura entre 35 et 40 dans ces établissements-là.

Tiens, je l'avais signalé, mais voilà en exclusivité, conçue et imaginée par mon confrère démocrate Orange Démocratique la salle de classe du futur. Astucieux, non ?

 

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D'après mon congénère blogueur, elle peut accueillir 322 élèves. Qui est-ce qui va être content ? Ça va être Châtel...

 

samedi, 19 juin 2010

Superpuissance des États-Unis ? (sujet d'histoire 2010)

Sympa, finalement, le bac ; c'est un occasion de plonger dans des réflexions intéressantes. Au bac S, il y avait un sujet savoureux : « La superpuissance des Etats-Unis et ses manifestations dans l’espace mondial ». Bon, je ne suis pas vraiment qualifié pour tenter de traiter un tel sujet, mais une chose me saute aux yeux, dans ce domaine, c'est l'évidence du paradoxe que vivent les USA.

Première puissance, militaire, politique, économique et culturelle, copiés partout sur la planète, aimés ou détestés, leur pouvoir se manifeste aux quatre coins de la planète, mais jamais de manière univoque.

Ainsi, dans le domaine géopolitique, l'absence de contre-poids a généré une multitude de conflits régionaux sur lesquels, faute d'effet de balancier, il est difficile d'exercer des actions efficaces.

Première puissance économique, mais pays le plus endetté du monde et dont la dette ne repose que sur l'équilibre d'une terreur : premiers acheteurs de la planète, l'économie de leurs créanciers dépend de leur consommation. C'est bien la raison pour laquelle la Chine, qui regorge de bons du trésor américain se garde bien d'en agiter la revente comme autant d'épouvantails.

Première puissance culturelle, mais ceux-là même qui portent des jeans dans nombre de pays du Moyen-Orient brûlent dans le même élan le drapeau américain.

Première puissance idéologique, mais, dans le monde entier, libéralisme et capitalisme qui sont les deux mamelles auxquelles se nourrit l'Amérique sont battus en brèche.

Ce serait long de faire une dissertation sur le sujet, mais pour ma part, je n'aurais jamais évoqué les manifestations de la super-puissance américaine sans signaler systématiquement les réactions qu'elle engendre.

Partout le monde entier attend les USA, et leur reproche soit une inaction soit un surcroît d'activité politique, économique, militaire ou culturelle.

La Superpuissance américaine ne peut se permettre d'être neutre ou en repos, et en même temps, le moindre de ses mouvements excite la moitié de la planète...

In fine, c'est la capacité à survivre à ces contradictions et à les gérer qui fait des USA une super-puissance qui a survécu jusqu'à nos jours. La voie est pourtant étroite, et près du Capitole, il y a la roche tarpéienne. Sans ennemi de prédilection, il est plus difficile de faire son chemin.

Quand Athènes est tombé, la puissance de Sparte qui avait frappé la Grèce pendant un siècle ne mit pas trente ans à tomber.