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jeudi, 10 février 2011

Éducation : parti socialiste/MoDem, comparez...

Tiens, j'ai fait un truc rigolo et pas long : je me suis rendu sur la page de garde du parti socialiste histoire de voir la place que les Socialistes consacrent à l'éducation dans leur une. Bilan ? Zéro, les copains gauchistes...Même la grève des enseignants d'aujourd'hui n 'est pas signalée. Vous connaissez le proverbe ? Qui ne dit mot consent...

Côté MoDem, on trouve en haut de page une intervention de Jacqueline Gourault.

Bon, j'ai consulté la page des communiqués, alors : allons voir le PS. Zéro pointé pour les dix derniers communiqués. Voyons les dix suivants, alors : Nada, toujours rien sur les réductions drastiques de moyens...

Bon, allons voir les propositions du PS, à défaut : pensez-vous, Madame Michu ! Ils proposent d'adapter les rythmes scolaires ! du Châtel dans le texte, quoi...

Les vidéos du PS, alors ? Page 1 ? rien. Page 2 ? toujours rien. Cherchez pas aux pages suivantes : que des interventions d'élus plus ou moins inconnus, nada sur l'éducation. Caramba : raté !

Une intervention d'un responsable politique majeur sur l'éducation ? Allez cherche, rex, cherche mon bon toutou, cherche. Bon allez, Rex, reviens quoi, il fait nuit maintenant, t'as bien cherché, t'as pas trouvé, c'était une blague mon bon toutou : y'en avait pas de responsables socialistes qui parlaient d'éducation...

Pendant ce temps-là, Yahn Werhling dénonce les écrans de fumée, François Bayrou plaide pour la meilleure éducation du monde, éducation dont il fait le labourage et le pâturage de notre XXIème siècle dans ses voeux...bon, ça suffit ou je continue ?

12:19 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : école, modem, ps, bayrou, éducation |  Facebook | | |

Trop de profs, vraiment ?

Bah signale une grève dans l'Éducation Nationale, ce jeudi. Le genre d'évènements qui passe inaperçu dans la sphère médiatique. L'école est méthodiquement démantelée depuis des années, dans un grand silence sinon un grand soupir de satisfaction repue de la France toute entière...

Grâce à Fabrice qui l'a signalé sur twitter, je suis tombé sur un article de 20 minutes qui vaut son pesant de pépètes. Puisqu'il est de bon ton de dénoncer régulièrement le poids des fonctionnaires dans la dépense publique, le journal a enquêté et comparé avec d'autres pays de développement économique comparable. La France est en fait dans la moyenne.

Non, là où ça se gâte sérieusement, et j'espère que l'information va être relayée, c'est que la France a le taux d'encadrement le plus bas de tout l'OCDE pour les élèves ! Particulièrement dans le primaire et le supérieur, mais toutes les strates de son système éducatif sont touchées, évidemment.

Et devinez quel est l'âne qui veut augmenter le nombre d'élèves par classe dans le primaire ? A cela s'ajoute les rapports d'imbéciles patentés proclamés experts assurant avec autant de morgue que d'ignorance, sur la foi d'échantillons tronqués, que la baisse des effectifs dans les classes n'a pas d'impact sur les résultats scolaires...A se tordre de rire par terre si ces abrutis ne tenaient pas hélas le haut du pavé à l'heure actuelle. Quelques témoignages édifiants, comme celui qui figure sur le blogue de Yves Delahaie, élu démocrate lillois, achève de dresser le portrait d'une institution en perdition. Tiens, une démission de plus...

Et pendant ce temps, nonos Châtel (tiens, viens mon bon toutou, mords le bon nonos à son gentil maître de Nicolas...) nous abreuve de propositions à la noix : calcul mental, anglais à 3 ans, rythmes scolaires, autant de faux débats qui masquent l'anorexie forcée que Sarkozy, Châtel et consorts imposent à notre école. Et ça marche plutôt bien puisque même des blogueurs démocrates généralement pertinents, pourtant, tombent dans le panneau...

Un vieux proverbe français dit que «qui veut noyer son chien l'accuse d'avoir la rage»...

Bref, il ne faut peut-être pas s'étonner de voir une profession faire grève à intervalles réguliers depuis 3-4 ans. Je n'y vois pas le mécontentement d'une caste de privilégiés, mais plutôt une alerte de gros temps sans précédent sur notre école : tous les voyants sont au rouge, et personne ne semble en avoir pour autant pris la mesure...

Je ne puis que renvoyer aux propositions du MoDem et de François Bayrou, seuls à l'ouvrir à l'heure actuelle, pour défendre l'école : il faut sanctuariser les moyens alloués à l'école.

mardi, 08 février 2011

Générations futures (MoDem)

J'aime beaucoup le message que Bayrou et le MoDem adressent à la jeunesse de notre pays. J'y retrouve tous les thèmes qui me sont chers, ou presque.

- le remboursement de la dette , 1er budget de l'État, et croix des générations futures

- sanctuarisation des moyens de l'Éducation Nationale

- écologie positive et réaliste, compatible avec l'économie (c'est le rôle des les politiques que de les rendre compatibles)

- relocalisation des productions industrielles, artisanales, agricoles et de service, fers de lance d'une nouvelle politique de l'emploi



CLIP EXPRESSION DIRECTE - GENERATIONS FUTURES
envoyé par mouvementdemocrate. - L'info internationale vidéo.

samedi, 05 février 2011

L'homme, l'enfant, le frigidaire et la télévision

Un commentaire récent de Christian Romain, visiteur occasionnel de mon blogue, sur les rapports de l'enfant et de la télévision me paraît si pertinent que j'ai décidé de le publier. Le voici :

Votre article me rappelle un texte de Cavanna dans "Charlie Hebdo", fin des années 70. Il écrivait (je cite de mémoire) : "L'Homme est la plus noble conquête du Con. Regardez la télé. Il en faut, de l'intelligence, pour inventer la télé ! Eh bien, l'Homme invente la télé et le Con l'utilise pour les émissions de Guy Lux. Et au final, c'est toujours le Con qui gagne." Le même raisonnement vaut peu ou prou pour la voiture, l'ordinateur (ah, les jeux vidéo "Shoot 'em all" !) et Internet...

Pour les rapports TV/enfants : personnellement, j'ai éduqué mes mômes sur ce principe "On ne regarde pas la télé, mais quelque chose à la télé". Et je leur expliquait qu'on emploie la télé un peu comme le réfrigérateur, qu'on ouvre pour y prendre quelque chose et dans lequel on ne se rue pas a priori pour voir si par hasard il n'y aurait pas quelque chose dedans qui nous ferait envie. Bon, je ne dis pas que ça a marché à 100%, mais ils ont tout de même développé un rapport un peu distancié vis à vis de la TV. Et quand je vois qu'un nombre croissant de parents installent un poste dans la chambre de leurs mômes dès l'âge de 10 ou 11 ans (plus de 12% en 2006 !), voire avant, je frémis.

11:09 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : télévision |  Facebook | | |

Le Diable se planque dans la télévision ?

Je suis assez impatient de lire le livre de Michel Desmurget, TV Lobotomie. Je l'écoutais vendredi midi sur France info, à l'en croire, la télévision est le cinquième cavalier de l'Apocalypse, ou presque...

Un livre à peu près similaire était paru en juin dernier, le Téléviathan. A vrai dire, les intérêts économiques qui se trouvent derrière la télévision sont tellement puissants que j'imagine bien qu'ils n'ont aucun intérêt à voir les effets de la télévision remis en question.

Un étude constatait récemment que les adolescents désertaient les écrans de télévision ... pour mieux se retrouver derrière ceux des ordinateurs, sur des jeux ou sur Internet.

A titre personnel, je n'ai pas une très bonne opinion de la télévision, particulièrement des séries qui y sont programmées et des animateurs plus vulgaires, grossiers et orduriers les uns que les autres.

Fondamentalement, le problème n'est pas tant la télévision que le contenu qu'on y met, et force est de constater qu'à l'heure actuelle, c'est la déchetterie à ciel ouvert.

L'inconvénient, c'est que l'intérêt bien compris a horreur du vide : admettons que l'on légifère pour interdire les débordements télévisuels incessants, on peut être à peu près certain que la m... que l'on nous sert trouvera un débouché ailleurs : sur internet, par exemple.

La seule issue, c'est la responsabilité des parents, mais elle est un peu illusoire. Et puis on se doute bien que les chaînes télévisées se garderont bien de faire de la publicité à ceux qui dénoncent leurs méfaits. 

Pourtant, des chaînes de qualité, c'est possible : la Cinquième, Arte, entre autres, le prouvent largement, et à plus d'un égard.

Mais la télévision, au final, ne fait jamais que refléter l'état de notre société : un univers en apparence doucereux, en réalité impitoyable. Jusque dans les émissions de variétés, la Télévision sanctifie l'apparence, la force, la loi de la jungle, les apitoiements compassionnels en lieu et place de la pensée, bref, toute la saloperie qui déferle sur notre conscience collective.

mardi, 01 février 2011

Châtel organise la guerre civile à l'école

Je voulais revenir une fois encore sur la manière de procéder de Luc Châtel (celui-là, je l'ai dans le pif). Elle est symptomatique du sarkozysme en action.

Châtel, je l'ai dit à plusieurs reprises, démolit consciencieusement notre école républicaine en l'étouffant par compression. Empêcher les collèges et lycées de fonctionner est une garantie d'organiser une fuite vers l'école privée, guère mieux lotie, au demeurant. En France, l'école privée est quasi-publique, sauf quand elle est hors-contrat. Ah, le hors-contrat, le rêve américain de Châtel et Sarkozy...

Mais revenons à nos moutons. Question : pourquoi Luc Châtel vient-il d'annoncer que les chefs d'établissement méritants recevraient des primes ? Réponse : parce qu'il les a chargés d'organiser la pénurie. En réalité, les chefs d'établissement ne sont nullement responsables de cette pénurie. Ils ne font que redistribuer, intelligemment ou non, les moyens dont ils disposent. En faisant son annonce, Châtel est assuré de détourner l'ire des enseignants contre leurs principaux et proviseurs. Bien joué, Tullius Castelus Detritus (voir la Zizanie de Gosciny pour comprendre l'allusion) ! 

Ah, Châtel et les calculs. Tiens, c'est une section académique du SNES, un syndicat enseignant, qui illustre assez bien les connaissances mathématiques de Châtel : il ne connaît que la soustraction. Chez eux, par exemple, cela donne : 

Rentrée Versailles 2011 : le théorème de Chatel => Élèves plus 1159 = Emplois moins 493

Ça, c'est du calcul mental, hein, mon Luc ? Tiens, un nonos, allez, allez, attrape, mon bon toutou à son Nicolas ! 

Méthode sarkozyste en action  : on dresse les citoyens les uns contre les autres. Ça marche à tous les coups, ou presque. Roms, juges, étrangers, chefs d'établissement, on trouve toujours un coupable en sarkozie. C'est cette manière de faire insupportable que n'a cessé de dénoncer, en vain, Bayrou pendant toute la campagne présidentielle de 2007. C'est là le danger qu'il avait perçu pour la France. Un Président devrait être un pont entre les hommes, Sarkozy est une frontière barbelée. Et ses sbires aussi.

L'école ne semble guère faire recette dans l'opposition. Le Front National s'en moque comme de la dernière guigne, et à vrai dire, lisez son programme (Le FN juge l'école dépensière, ce qui en dit long sur l'attention qu'il compte porter à l'éducation ; son programme annonce d'ailleurs clairement des réductions d'effectifs !), en fait, ce qu'il pourrait reprocher à Sarkozy, ce n'est de ne pas aller encore plus loin dans la casse de l'Éducation Nationale. Au PS, on demeure sans voix. Seul le MoDem a réagi par la voix de son porte-parole, Yann Wehrling, qui a parfaitement senti l'entourloupe

Ce ministre est très inventif. Il nous annonce des mesures qui peuvent être intéressantes, comme l'apprentissage de l'anglais dès le plus jeune âge ou celles visant à la cohérence des matières scientifiques...Mais il y a aussi le contexte dans lequel s'inscrivent ces mesures, celui de la réduction des postes. Il y aura quand même, à la rentrée 2011, près de 8.967 postes en moins.

Nous soupçonnons M. Chatel de créer un écran de fumée pour cacher cette réalité de coupes budgétaires qui aboutira immanquablement à un recul de l'école en France. Moins d'enseignants, c'est une plus mauvaise Éducation nationale, alors que l'on constate un recul de la maîtrise du français lui-même. Nous ne voulons pas être dupes de ces annonces qui enrobent et dissimulent cette logique de coupes budgétaires qui remplace toute réflexion sur l'Éducation nationale.

Ouf. Merci, Yann. Y'a quand même quelqu'un qui l'ouvre, dans le silence assourdissant de la classe politique quand l'actualité évoque nos collèges et nos lycées. Que deviendrons nos enfants ? 

 

lundi, 31 janvier 2011

École, Apolalypse now...

Tuba mirum spargens sonum
per sepúlcra regiónum,
coget omnes ante thronum.
Mors stupébit et Natúra,
cum resúrget creatúra,
judicánti responsúra.
La trompette répand étonnamment ses sons,
parmi les sépulcres de tous pays,
rassemblant tous les hommes devant le trône.
La Mort sera stupéfaite, comme la Nature,
quand ressuscitera la créature,
pour être jugée d'après ses réponses.

Partout dans les académies françaises, les dotations horaires des établissements scolaires du secondaire parviennent aux chefs d'établissement les uns après les autres. Les chefs d'établissement ne dormiront pas, ces prochaines nuits. Châtel a beau faire feu de tout bois et nous faire entendre son joli petit air de flûtiau, qui sur le calcul, qui sur l'anglais, qui sur les primes des principaux et proviseurs, la réalité est têtue, elle nous rattrape.

De réductions d'effectifs en réductions d'effectifs, désormais, les équipes pédagogiques vont être confrontées à des choix impossibles : en effet, la saignée est telle que dans la plupart des collèges d'un département comme celui des Hauts de Seine, par exemple, si les collèges conservent leurs structures actuelles, ils seront contraints de fonctionner  de 35 à 40 élèves par classe. Même en sabrant options, petits groupes, heures de soutien et tous les petits à côté que le collège peut encore offrir, le compte n'y sera toujours pas. Les échos reçus des autres départements indiquent que la situation n'y est guère meilleure.

Le toutou de Grenelle est déterminé à obtenir le bon nonos de son gentil maître. Ancien DRH, le licenciement, c'est sa spécialité, il s'y connaît. Supprimer des postes, c'est tout un art, mon bon maître.

S'il fallait une preuve éclatante que ce gouvernement conduit notre école dans un mur sans équivalent, elle est très simple à trouver : la taille des salles de classe ! Même dans les collèges vénérables, les salles de classe ne dépassent pas 30, à la rigueur 31 à 32 places. Dans les collèges modernes, les salles sont prévus pour 28 élèves maximum. Quand des départements dotent des établissements en matériel informatique, ils le font demi-classe par demi-classe, c'est à dire par lots de 12 à 14 appareils en moyenne.

Les salles ne prévoient donc pas de contenir plus de 30 élèves par classe, y compris dans les anciens collèges. La chansonnette sur l'air de "moi on était 40", ça ne marche pas, «l'archéologie» des lieux elle-même prouve le contraire...

Il y a donc bien là la preuve que le gouvernement actuel crée dans le système secondaire une situation qui ne s'était jamais produite jusque là. Rien de semblable, pour être clair, depuis plus d'un demi-siècle. Si ce n'est plus. 

On comprend mieux les récentes «études» des deux dernières années assurant que les réductions d'effectifs dans les classes n'apportaient rien en termes de résultats. Il s'agissait de préparer le terrain à la compression du Mammouth. 

Allez, un peu plus d'un an encore à tenir. Vivement mai 2012...

14:25 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : collèges, école |  Facebook | | |

samedi, 29 janvier 2011

Les contre-feux de Luc Châtel

Luc Châtel, en bon DRH spécialisé en licenciements qu'il est, excelle à allumer de nouveaux feux chaque fois qu'il prépare de nouveaux sales coups contre l'Éducation Nationale. Pas mal joué, le coup de l'anglais après les rythmes scolaires. Hop, on lance le débat juste au moment où les dotations parviennent dans les collèges partout en France. Il se trouve que j'ai quelques remontées. Les syndicats d'enseignants sont affolés, les enseignants sont verts de rage et les chefs d'établissement ne dorment plus. Les classes de 30 enfants et plus vont devenir la norme partout. Mais notre caporal-chef a l'oeil : il a prévu de quoi les motiver, ses petits soldats. Les primes ! Hop, encore un contre-feu. Bien entendu, et contrairement aux mensonges éhontés de Châtel, dont les collèges sont le dernier souci, les réductions d'effectifs touchent désormais les taux d'encadrement, sans parler des disciplines optionnelles qui vont servir de variables d'ajustement ,langues anciennes  en particulier. Même dans les établissements autrefois prestigieux, l'on songe à supprimer l'enseignement du grec , ravalant toute honte bue ce qui fit autrefois la gloire des lieux.

Châtel et Sarkozy laisseront un champ de ruines à leurs successeurs. Ceux qui sont déjà là s'en vont, les autres ne veulent plus venir. Dans le privé, on explose aussi...Le collège, plus encore que les autres degrés, est le cible prioritaire des deux compères. C'est lui qui a vocation à s'effondrer le premier. Il y a eu une autre époque où l'école se portait mieux, où les moyens attribués étaient en hausse, les enseignants consultés et les familles avec une satisfaction croissante...A cette époque là, le Ministre de l'Éducation Nationale était un certain François Bayrou...

 

08:20 Publié dans Education, Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : châtel, bayrou |  Facebook | | |

jeudi, 20 janvier 2011

Lycéen immolé : la racaille «m'a tuer».

Le malheureux lycéen qui s'est immolé en début de semaine a frappé les imaginations. On s'est complu, çà et là, à établir un parallèle avec les évènements de Tunisie. La vérité est bien plus prosaïque que cela. Ce pauvre môme est, à mon sens, d'abord la victime d'une institution qui fait semblant de regarder ailleurs quand il y a de la violence en son sein, je parle de l'école, et ensuite de la racaille qui fait encore et toujours régner la terreur en toute impunité. Je recopie ici intégralement le communiqué de Christophe Madrolle, secrétaire général du MoDem et surtout, Marseillais : 

"C'est avec émotion que je pense aujourd'hui à cet adolescent et à ses proches. Je souhaite leur adresser mes pensées chaleureuses et mon espoir de le voir rétabli au plus vite. Au delà du drame humain, c'est bien l'institution scolaire et l'abandon de plus en plus marqué des enfants qui doit appeler tous les politiques attachés à l'École à réagir. 

Cet adolescent était à la dérive depuis plus d'un an avec des résultats scolaires en chute libre et des difficultés familiales connues. Par ailleurs, il était racketté depuis plusieurs mois avec des vols à répétition. Malgré ces signaux de détresse évidents et une situation visiblement connu de tous, l’Institution scolaire n’a pas su détecter le désarroi et la douleur de cet enfant, ni le prendre en charge

Ce n’est pas ici les responsables de l’établissement qu’il faut blâmer mais la politique comptable du gouvernement qui depuis plus d’une décennie réduit jour après jour le nombre d’adultes qualifiés et formés dans les établissements, laissant les enfants et les adolescents de plus en plus isolés et à l’abandon. Lorsqu’on enlève des adultes dans les établissements, c’est la loi de la cour de récréation qui devient la règle, et celle-ci ne peut être ni un modèle d’éducation, ni une organisation souhaitable pour protéger et guider les enfants. 

Nous ne pouvons plus accepter que des postes de psychologues, d’infirmières scolaires, de personnels encadrant, de surveillants soient chaque jour supprimés tant l’absence d’adultes dans les établissements est un signal d’abandon pour les enfants dont les conséquences, nous le voyons aujourd’hui à Marseille, peuvent être dramatiques. 

Même quand un État doit agir pour la réduction des déficits publics, il ne peut sacrifier ainsi son École, ses enfants et son avenir." 

Quitus à Christophe Madrolle quant à ses observations sur l'école, mais cela ne s'arrête pas là à mes yeux : l'insupportable, c'est que la racaille prenne les commandes dans presque tous établissements scolaires sans aucune réaction de la justice ni de la police.

mardi, 04 janvier 2011

Valls à côté de la plaque

Quand j'ai vu l'ampleur que prenaient les propos de Valls sur les 35 heures, et notamment l'indignation généralisée dans la blogoboule de gauche (Rimbus, l'Nicolas, l'Intoxitude entre autres), ça a été vachement tentant d'aller leur porter la contradiction, juste pour le plaisir, quoi.

Mais bon, faut être honnête, et pour une fois la left blogoboulle a réagi avec des chiffres. En France, les 35 heures n'ont plus aucune signification, et depuis longtemps. Les Français travaillent 38 heures en moyenne, comme l'a relevé l'Rimbus ; par ailleurs le Français est particulièrement productif. 

Les divers dispositifs ont vidé depuis longtemps les 35 heures de leur essence (il n'y a plus que dans les hôpitaux où ils foutent la grouille).

Balle au centre voudrait voir dans le programme de Bayrou pour 2012 la suppression des 35 heures. Pas moi. Franchement, dès lors que les 35 heures n'empêchent plus les Français de travailler plus s'ils en ont envie, on s'en tape. Je me vois mal demander à ces malheureux cadres déjà au forfait d'en plus renoncer à leurs RTT. Faut pas déconner non plus. Par ailleurs, gain économique de la mesure ? Nada. Bref, on use de la salive pour rien en en parlant.

Meilcour (ex-Versac) qui s'informe généralement toujours au plus près des choses dont il parle, a lu le dernier livre de Valls et pris connaissance de ses propositions économiques. Franchement, pas mieux que lui : nihil novi sub sole. Pas une idée neuve là-dedans. Ce n'est pas avec ça qu'on va redresser la barre. 

J'aime bien Valls, généralement, sur plein de sujets, il a raison de l'ouvrir, mais sur l'économie, pour l'instant, on ne peut pas dire qu'il soit fameux. J'invite à lire complètement le billet de Meilcour pour savoir ce que j'en pense sur le fond (tiens, particulièrement la décentralisation : moi aussi je pense qu'elle s'est mal faite, et que ses coûts astronomiques et incontrôlés mériteraient une re-centralisation finalement plus efficace jusqu'à nouvel ordre...).

Pour répondre à Balle au Centre, on ferait mieux, au MoDem, de se concentrer sur l'emploi et l'industrie. Moi, je suis toujours à la recherche d'une idée géniale sur la relocalisation. J'en étais resté au recyclage, mais bon, modeste blogueur, je suis tout sauf expert dans le domaine industriel, alors il ne faut pas trop compter sur moi pour faire avancer le schmilblick...

Pour en rajouter une louche (pauvre Balle au Centre) ses oreilles électroniques vont siffler, je trouveque ses deux mesures combinent le pire de la gauche et de la droite : suppression des 35 heures = mesure de droite qui n'apporte rien, limitation des salaires = mesure gauchiste qui décourage l'initiative privée. Je lui donne juste quitus sur la suppression conjointe du Bouclier fiscal et de l'ISF à condition que nos finances publiques puissent le supporter. Bayrou a longtemps été favorable à la suppression de l'ISF, mais s'il s'est montré bien plus timoré ces derniers temps sur le sujet, c'est qu'il a bien vu que cela ne tenait plus la route avec nos déficits. Arthuis lui-même, y a temporairement renoncé. La seule solution, ce serait ce que proposait Bayrou en 2007, qui reste actuel, un impôt sur le patrimoine avec des taux très doux, mais sans niches fiscales et touchant une base bien plus large.