Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 01 septembre 2011

La meilleure éducation du monde ?

Bien qu'ayant disposé très tôt du 2012, État d'urgence de François Bayrou, j'ai choisi de ne commenter, dans mon billet précédent, que les seules propositions économiques de l'auteur.

A vrai dire, ce que j'ai retenu comme principale mesure, dans le livre, c'est celle de constituer des classes parallèlles à l'école primaire et peut-être au collège. Des classes de rattrappage en somme. Il existe à ma connaissance, un dispositif relativement proche en collège : on appelle cela des classe-relais. Je ne sais pas quelles sont exactement les intentions de Bayrou, mais j'ai pour ma part une certitude : ce ne sont que des dispositifs établis dans la durée qui peuvent fonctionner. Quand il s'agit de rescolariser et de remettre à niveau un jeune en difficulté, ce n'est pas en 3 mois qu'on le fait, mais minimum en deux ans. L'actuel dispositif ne prévoit pas plus de trois mois de présence continue. Comme tout ce qui est fait depuis près de 15 ans maintenant dans l'Éducation Nationale, c'est de la poudre aux yeux.

François Bayrou se veut un pragmatique absolu en évacuant la querelle des méthodes pédagogiques, mais admet tout de même l'existence d'une indiscutable baisse du niveau d'exigence et d'un jargon toujours plus jargonnant dans l'élaboration des programmes scolaires. Il propose donc de promouvoir la détection des enseignants qui réussissent. Cela avait fait tiquer sérieusement mon amie Isabelle dans l'un de ses commentaires, et j'avoue moi aussi ma perplexité : QUI va décréter qu'un enseignant est bon ou non ? Et en vertu de quels critères ? Que sont des bons résultats ?

Pour revenir aux pédagogies, je pense que la querelle n'est pas close. François Bayrou reproche à Gilles de Robien d'avoir aboli par décret l'usage de la méthode globale pour apprendre la lecture. Je ne le suis pas dans cette pensée. Je pense que parfois, pour initier un mouvement, il faut trancher dans le vif. La méthode globale à grande échelle était une projection idéologique. Gilles de Robien a bien fait d'ordonner sa fin, et encore a-t-il eu bien du mal à faire l'admettre tant la morgue et la vanité des mandarins du pédagogisme et de leurs alliés ne connaissent pas de limites.

Même si Bayrou met en avant quelques principes simples et de bon sens (scolarités parallèles pour les décrocheurs) à mettre en place, il évacue à mon sens une bonne partie des querelles qui fâchent. 

J'aurais pourtant aimé retrouver dans son projet éducatif la pertinence d'un propos comme celui de Natacha Polony, pour citer mon égérie favorite ou plus simplement le Bayrou de 2007 : exit l'exigence d'excellence ?

A côté de cela, Bayrou fait aussi preuve d'un courage certain au moment où il est de bon ton de tirer sur l'ambulance. On le sait, l'UMP et le PS (à mots couverts pour ce dernier) crèvent d'envie de revoir le statut des enseignants datant de 1950 et tout particulièrement leur temps de service ! De ce point de vue, Bayrou ne cède pas à la doxa commune et prend vigoureusement la défense des enseignants en mettant en avant tout ce que peuvent constituer comme somme de travail la préparation des cours, la correction des évaluations et plus généralement les divers à-côtés qui constituent le quotidien de l'enseignant ordinaire.

In fine, à la lecture de la 2ème partie du livre, mon sentiment est mitigé. Si Bayrou veut redevenir aussi convaincant qu'il a pu l'être en 2007 dans son domaine, m'est avis qu'il va lui falloir sérieusement étoffer ses propositions, et puis, parce que je le crois nécessaire, prendre parti sur des terrains certes glissants mais inévitables.

17:03 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (48) | Tags : bayrou, école |  Facebook | | |

mardi, 26 juillet 2011

Visionnaires...

Je viens de prendre connaissance chez Marianne des dernières notes sur l'école de Brighelli et de Bah? ; Brighelli renvoie à un écrit de l'association Sauvez les Lettres de 2003.

Rien à dire. Ils ont été visionnaires (Sauvez les lettres, je veux dire). Ce qui impressionne quand on considère la chose, c'est qu'on croit régulièrement avoir touché le fond puis on se rend compte que non, on n'a pas fini de repousser les limites.

Il y a trois axes qui devraient guider toute perspective pour l'Éducation Nationale.

a) s'appuyer sur deux piliers : l'excellence et la remédiation. 

Les pédagogols et les adeptes du benchmarking, de la compétence et autres conneries ont réussi à flinguer la remédiation en proposant toujours plus de merde et de ludique aux "apprenants". Mais maintenant, ils rêvent de dégommer aussi l'excellence. 

J'ai été stupéfié après la publication des enquêtes PISA qu'il n'y ait personne dans la presse spécialisée pour observer que le niveau de nos meilleurs élèves baissait aussi. Si la France n'était déjà plus capable d'offrir de vraies perspectives aux plus faibles, au moins avait-elle conservé cette qualité d'être capable de former des élites. On aurait pu au moins s'en réjouir, mais cela gêne les pédagogols, tout imprégnés de marxisme qu'ils sont, et les libéraux en peau de lapin parce que tout ce qui n'a pas une utilité immédiate doit être écarté. Or, il se trouve que l'excellence ne se bâtit pas sur l'utile mais au contraire sur le "superflu". C'est même là sa marque de fabrique. Il me semblait pourtant qu'il y avait dans le libéralisme un idéal de développement personnel, or, quand on examine de près le programme éducatif des libéraux français, c'est à pleurer : du pédagogol dans le texte. La seule chose, c'est qu'ils veulent introduire la concurrence entre les écoles et même dans le recrutement des profs (pas forcément une mauvaise idée, d'ailleurs, ce dernier point : les choses se passeraient bien mieux dans les écoles, collèges et lycées si chefs d'établissement et enseignants se choisissaient les uns les autres). Je lis donc chez eux les mêmes conneries qu'ailleurs.

b) assurer des conditions d'enseignement et d'instruction optimales pour le plus grand nombre.

Ceci suppose un recrutement de qualité pas les contrats à la c... de Châtel et encore moins la masterisation qui est une vaste fumisterie, mais aussi un environnement favorable. L'environnement favorable, c'est dégager des établissements scolaires les éléments qui en empêchent le fonctionnement normal. Il faudra évidemment trouver un parcours adapté pour les dits éléments, allant du centre éducatif à la prison pour mineurs en bonne et due forme avec suivi judiciaire si nécessaire.

c) permettre la diversité et l'innovation sans étranglement par les moyens

Jusqu'à un certain point, les établissements devraient être libres de définir leur pédagogie et même de personnaliser l'enseignement des discplines selon les profils d'élève. Il faudrait d'ailleurs sortir du "tout école". L'école ne valorise que certaines qualités seulement et abrase tout le reste. Le collège "unique" ne doit donc plus être le lieu exclusif de l'instruction. Les centres d'apprentis les plus performants doivent devenir des labels de qualité, ce qui suppose d'avoir aussi un oeil sur les formateurs. On ne devrait pas pouvoir s'improviser formateur dans un CFA et un tel statut devrait faire l'objet d'un concours spécifique.

Les projets d'établissement sont de la fumisterie en l'état, mais si on laissait une vraie liberté aux établissements, ils pourraient devenir le fer de lance de cette diversité. Cela suppose évidemment de ne pas étrangler les collèges et les lycées en leur retirant des moyens puis de venir la bouche en coeur expliquer à leurs équipes qu'elles sont libres.

La diversité, c'est aussi le maintien d'une grande diversité d'enseignements, à commencer, comme l'observait Sauver les lettres, par l'allemand, le latin et le grec, qui sont les lieux traditionnels de la rigueur de et l'excellence.

J'avais au départ un 4ème axe en tête, mais pas moyen de m'en rappeler. Tant pis, ce sera pour un autre billet. Et puis de toutes façons, je radote largement, je dis à peu près toujours les mêmes choses ici...

17:51 Publié dans Education, Politique | Lien permanent | Commentaires (39) | Tags : école |  Facebook | | |

vendredi, 22 juillet 2011

Rigueur, la quadrature du cerle

La nécessité fut longue à prendre le chemin des esprits, mais je pense qu'il commence à s'établir clairement que nous n'avons plus le choix : nous devons proposer des budgets à l'équilibre. Les Socialistes ont intégré cette nécessité mais ils comptent y faire face en chargeant la mule au maximum, c'est à dire en accroissant significativement l'impôt. L'actuel gouvernement, quant à lui, cherche à faire des économies, tout en envisageant de nouvelles taxes.

Dans la période critique que nous vivons, il serait, je le crois, catastrophique de réagir par panique plutôt que par raison. Il ne s'agit pas de trouver à tout prix des gisements d'économies à faire sans plus se soucier de leur origine. C'est une erreur grave, et j'ai le sentiment que pas mal afficionados de la dette tombent dans ce travers.

Il faut à mon avis d'abord définir ce qui est important, prioritaire et ne pas pour autant verser dans un utilitarisme étroit. Sur ce point, il me semble que le MoDem a engagé une véritable réflexion depuis un temps certain, même s'il n'a pour l'instant pas fourni de chiffres, seul engagement qui permette de se faire une idée précise de la sauce à laquelle nous serons mangés...

La grande difficulté, c'est de réussir à faire des économies sans casser la croissance, sans anéantir les indispensables tremplins de secours qui seront nécessaires pour enrayer la chute à venir des futurs déclassés.

Je ne pense pas qu'il faille faire des économies à tout prix partout. En revanche, là où il n'y a pas priorité, aucune hésitation à sabrer.

J'ai deux exemples en tête :

Les associations reçoivent des subventions conséquentes de l'État et des collectivités : directement et indirectement via le crédit d'impôt. Est-ce le rôle d'un État de prendre en charge les dépenses d'une association ? Je ne le crois vraiment pas et je préfère le modèle du Charity Business à l'anglo-saxonne. Je ne sais pas combien coûtent exactement toutes les associations à l'État et aux collectivités locales, mais à mon avis, cher.

Un exemple avec SOS-racisme qui vient d'organiser un concert sur le champ de mars le 14 juillet normal : d'après le Journal Officiel, 64% des sommes que perçoit cette association proviennent de financements publics. J'imagine qu'elle n'est pas la seule dans le cas. Sans considérer l'utilité ou non de cette association, je ne trouve pas normal ni acceptable qu'elle ne vive que de subsides publics.

La fonction publique bénéficie de l'action d'organismes de formation continue. En temps de crise, pour des fonctionnaires dont l'emploi est assuré, à moins que ces derniers envisagent clairement une reconversion, est-ce une nécessité absolue de dépenser des sommes importantes dans de la formation continue ? Je ne le crois pas. Je pense particulièrement à l'enseignement, où, véritable usine à gaz, elle ne sert quasiment à rien si ce n'est à alimenter des officines qui vivent sur le dos de la bête ou encore à ne pas placer d'élèves devant certains enseignants.

Et quitte à évoquer la formation, je demande à voir la pertinence des sommes dépensées pour la formation initiale des agents de l'État : on sait, que dans l'Éducation Nationale, elles financent essentiellement les délires d'idéologues de tout poil dont raffolent les diverses bureaucraties  du Mammouth. 

En matière d'éducation, à mes yeux, ce qui est important, c'est de garantir la qualité de l'enseignement (ne pas remplacer des titulaires de diplômes de concours par des contractuels à la petite semaine, par exemple), la diversité de l'offre éducative (ne pas supprimer à tout va options et langues vivantes "rares"), assurer un encadrement de qualité dans les établissements scolaires, des conditions d'études satisfaisantes (pas de violences, pas d'incivilités, du matériel et des manuels quand ils sont nécessaires) et voilà. Le reste...

Il faudrait examiner poste par poste budgétaire l'essentiel et le superflu. Je suis convaincu qu'on doit pouvoir trouver ainsi plusieurs secteurs dans lesquels des économies radicales sont possibles, tout le temps, du moins, que nous serons déficitaires.

Il en va très vraisemblablement de même pour les diverses niches fiscales et aides d'État : quel bilan pour le RMI ? Pour le RSA ?

Il y a tout de même deux choses qui m'inquiètent :

a) pour l'instant, aucun gouvernement n'est parvenu à réduire la dette de la France depuis qu'elle existe et je ne suis même pas sûr qu'il y en ait un qui ait essayé.

b) nous entrons en période électorale majeure (législatives et présidentielles) période propice aux propositions et promesses de cadeaux aussi farfelues que coûteuses...

lundi, 04 juillet 2011

Rapport sur les rythmes scolaires, rapport à la c..

Il y a des rapports tellement inutiles qu'on n'a pas envie de les lire. Le stupide rapport sur les rythmes scolaires en fait partie. Encore une entourloupe dans laquelle l'opinion va tomber les deux pieds joints.

On appelle ça une diversion. Franchement, pour qui prend le temps de la réflexion, le niveau scolaire s'effondre continûment depuis 20 ans. Qui croit que ce serait la faute des rythmes scolaires ? Débile. Il y avait des grandes vacances plus longues et pas moins de cours il y a trente ans, et la situation n'était pas aussi calamiteuse.

En revanche, comme l'a fait observer à juste titre le SNES (un syndicat enseignant que l'on qualifie volontiers de corporatiste mais qui n'en a pas moins des vues pédagogiques - pas toujours heureuses, il est vrai - ) il y a de cela quelques années, en trente ans, un élève de seconde de 2006 aura eu 800 heures de moins d'enseignement de français que son prédécesseur de l'année 1976 (je crois que c'est un constat fait en 2006). 

En revanche, de l'éducation citoyenne complètement inopérante, ça on a : inopérante ? Ça, c'est clair, au moins ! Violences et incivilités n'ont cessé de croître à mesure qu'on demandait aux écoliers et collégiens de prendre leurs baskets et d'être citoyens.

Ce qui m'exaspère, c'est de voir PS, MoDem et UMP converger vers l'écran de fumée. Je subodore fortement qu'il ne doit pas en aller autrement des positions des autres partis. Voir Meirieu prendre une place prépondétante chez les Verts est un signe inquiétant.

Les voilà tous devenus afficionados des rythmes scolaires. Ridicule. D'autant plus ridicule qu'en réalité, et les études sérieuses de chronobiologie le confirment, les enfants n'ont pas tous les mêmes rythmes biologiques. Certains sont attentifs le matin, d'autres en fin de journée, c'est aussi fonction de leur éducation et des rythmes propres à leurs foyers.

C'est comique de voir la presse parler des "experts". Ah oui, les experts ès comités Théodule. Ce sont les mêmes imbéciles dont les préconisation coulent notre école depuis trente ans. Après avoir acumulé échecs sur échecs, ils ont trouvé une nouvelle antienne.

Il y a des réformes à faire à l'école, mais certainement pas celle-là. Il faudrait déjà en finir avec le vieux principe marxiste d'un enfant scientifiquement éducable (d'où croyez-vous que viennent les "sciences de l'éducation") et surtout, d'un système unique pour tous.

Le plus ridicule de la chose c'est de voir la saupoudrage de la fameuse aide individualisée. Artifice qui permet surtout de faire sauter des heures d'enseignement.

Mais ce qui me fait enrager, personnellement, c'est la reprise de ces thèmes débiles par le MoDem. Je suis rentré à l'UDF en 2006 pour son discours radicalement différent de celui des autres partis dans tous les domaines, à commencer par l'éducation et la dette.

Je me souviens encore de Bayrou défendant les voies d'excellence partout, défendant l'enseignement du grec et du latin jusque dans le plus petit collège rural, proposant de dynamiter le collège unique. Tout ça pour donner le programme du MoDem sur l'éducation, sorte de pâle copie de celui du PS, et publier le stupide livret sur la jeunesse. Entre autres conneries monumentales, on y lit ce catéchisme pédago-socialo-jospiniste bien appris :

Nous appelons à une évolution progressive de l’Education nationale. Trop d’importance est aujourd'hui attachée aux contenus, trop peu à l’élève destiné à les recevoir. La pédagogie doit être renforcée et non pas de plus en plus absente de la formation des enseignants. Nous estimons que nous ne pouvons plus concevoir l’enseignement comme la rencontre d’un professeur avec une classe recevant un cours magistral. Nous considérons l’apprentissage comme une relation nécessaire entre l’éducateur et l’élève. Une vision des choses, non pas nouvelle, mais à laquelle il nous semble important de redonner sens. C’est ainsi que nous pourrons espérer une éducation qui n’instille pas la concurrence, le classement et la division entre bons et mauvais, mais une éducation de la coopération, de la solidarité, une édu- cation à la paix.

Putain, je suis vraiment dégoûté. Je ne suis pas venu à l'UDF pour ça. On peut aussi proposer de créer l'école des bisounours, tant qu'on y est. Et puis le constat est d'une mauvaise foi exemplaire. C'est l'absence d'attachement aux contenus, bien au contraire, qui flingue les élèves en difficulté, tas d'andouilles. C'est l'absence d'ordre et de structure qui les touche en priorité. Alors la fin du cours magistral...comme s'il restait des cours magistraux aujourd'hui. Tiens, vous connaissez le proverbe ? Qui veut tuer son chien affirme qu'il a la rage...

Franchement, je ne sais plus où aller. Je vais devenir un SPF. Un sans parti fixe. La nullité est partout.

Et vous François (Bayrou) ? Vous laissez dire toutes ces conneries sans réagir ? Vous approuvez cette merde-là ? Si c'est le cas, vous ne concevez pas l'abîme de désarroi et d'amertume dans lesquels je suis plongé. Je ne vous ai pas suivi, vous, pour ça. Non, vraiment pas pour en arriver là.

Je vais vous dire, en fait, je n'ai plus envie de bloguer depuis un moment. Plus envie de défendre l'orange depuis votre satané programme humaniste qui est venu tout gâcher. J'aurais pu penser que ce n'était qu'un faux pas. Hélas, je vois très régulièrement votre shadow cabinet en reprendre les points les plus irritants avec force communiqués...

18:23 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (65) |  Facebook | | |

dimanche, 12 juin 2011

Idées sur l'école, de l'UMP au MoDem.

J'ai pris connaissance d'une proposition de l'UMP assez intéressante (pour une fois) sur les collèges, ces jours derniers : séparer élèves de sixième/cinquième et élèves de 4ème/3ème. En soi, le principe est bon, mais le problème, c'est la faisabilité. L'UMP voudrait réserver des établissements aux deux premiers niveaux et d'autres aux deux suivants. Impossible à gérer en emplois du temps, temps de service des enseignants, et cetera. En outre, je trouve parfaitement démago et idiot de se servir de cette idée pour en faire un instrument de mixité sociale. Ils m'énervent avec leur mixité sociale, les uns et les autres. Je l'ai déjà dit, ils n'ont qu'à proposer de l'excellence partout, mais comme actuellement, le mot d'ordre, c'est d'acheter le ban et l'arrière-ban pédagogolâtre en banalisant ses idées en échange de son silence sur la raréfaction des moyens...l'excellence, on peut se la carrer là où je pense.

Positif, je propose une amélioration à l'idée de l'UMP : séparer en effet jeunes pré-adolescents et adolescents par les horaires de cours et de cantines, tout simplement. Récréations différentes, heures de demi-pension différentes également, et on obtient ainsi une part du résultat voulu. Ce n'est pas de la tarte à organiser, mais, en tout cas, tout de même plus simple que de prévoir des établissements spécifiques. Enfin, ne soyons pas négatifs, l'idée va être testée à Meaux : on verra bien ce que cela donnera, à condition que l'on parvienne à obtenir des données finales pas trop faisandées, évidemment.

M'enfin, au moins, l'idée de l'UMP était intéressante. Il en va tout autrement des déclarations du MoDem ce week-end. Je ne sais pas qui signe les communiqués à propos de l'éducation, mais j'aimerais bien le savoir. Il y a dans le tas, c'est sûr, un enragé/une enragée de la chronobiologie. La grande idée (à la c..) du moment, ce sont les rythmes scolaires.

Donc, voilà, je récapitule : le MoDem veut donc faire travailler plus ces fainéants d'instituteurs, parce que vous comprenez, les journées scolaires sont trop longues mais l'année scolaire est trop courte.

Débile.

Admettons que l'année scolaire soit plus longue : que vont devenir les élèves livrés à eux-mêmes lorsqque les cours s'arrêteront, disons, à 13h00 ? Des activités l'après-midi ? Financées avec quel argent alors que l'Éducation Nationale manque déjà cruellement de moyens ? En payant davantage les enseignants ? Ah, c'est réaliste de dire plus d'enseignants davantage payés alors que nous savons que nos déficits nous laissent une marge de manoeuvre très modérée ?

Et puis ce qui est imbécile au possible, c'est que les enfants ne seront pas moins fatigués au mois de juin parce qu'ils auront eu d'autres activités, même si elles ne sont pas scolaires ; la différence c'est qu'ils devront travailler trois semaines de plus. Ils ne seront donc pas davantage reposés, c'est parfaitement illusoire. En revanche, au risque de me répéter, puisque j'ai déjà fait le calcul, rien qu'en temps de déplacement, les enseignants seront au minimum perdants de 10 jours gratis.

Et puis à la limite, je m'en fous. Je trouve qu'il y a des choses autrement plus importantes et intéressantes à dire et à faire sur l'école que de faire des rythmes scolaires l'alpha et l'oméga de la pensée démocrate.

Je ne parle même pas de l'expression "collèges hors les murs" qui renvoie à la pure doxa socialo-pédagogolâtrisante. Tiens, t'en veux un collège hors-les-murs ? Eh bien lis le bilan

Je ne sais pas, moi, réhabilitons la maison de correction, plutôt. Ça va bien, un temps, le politiquement correct. Je ne suis pas venu à l'UDF pour ça.

Alors, moi, je commence à en avoir assez de lire conneries sur conneries du parti dont je suis adhérent. Ras la casquette. Entre les déclarations purement posturales, les non-idées et les essartz recyclés de propositions de gauche, je commence à en avoir ma claque de ce parti, moi. Je soutiendrai Bayrou jusqu'au bout parce que j'ai de l'estime pour lui, mais je vais sérieusement songer à mettre les voiles entre la présidentielle et les législatives pour échouer, d'ailleurs, je ne sais pas trop où...

00:27 Publié dans Education, Politique | Lien permanent | Commentaires (61) | Tags : modem, école, ump, collège |  Facebook | | |

vendredi, 29 avril 2011

La FFF ne fait pas de discrimination, elle veut juste alimenter les bleus...

Médiapart cherche à faire des coups en lançant de grosses polémiques, et, du coup, ne fait plus de l'information. Médiapart affirme qu'il y a des consignes pour pratiquer des discriminations au niveau des centres de formation de l'équipe de France.

Ce sont les journalistes du quotidien Le Monde, Thomas Baïetto, Noé Gandillot et Camille Maestracci qui donnent les explications exactes. Pour le coup, je décerne un bon point à ce quotidien qui a fait un très bon travail d'investigation.

Le problème est très simple : il existe en France beaucoup de bi-nationaux, notamment du Maghreb et de l'Afrique noire. Or, de plus en plus d'entre eux choisissent, après une formation de qualité en France, d'aller jouer dans les équipes nationales de leur pays d'origine. Résultats des courses, la FFF met sur la touche des candidats motivés souvent plus enracinés dans l'histoire de leur pays.

La FFF étudie donc plusieurs pistes pour remédier à ce fâcheux phénomène. Modifier le recrutement des centres de formation est l'une d'entre elles. Le mieux, pour avoir tous les éléments du problème, c'est de lire l'article du monde, complet, précis et pertinent.

Ça se dégrade de plus en plus à Médiapart...

mercredi, 27 avril 2011

Le lycée

Le lycée est l'objet des attentions les plus néfastes des experts ès éducation et des comptables du gouvernement :  les premiers y voient un  nouveau et  magnifique terrain de jeu pour leurs expériences délirantes, les seconds un gisement d'économies intarissable.

J'avais, en août dernier, cherché à montrer comment les pouvoirs publics actuels, au même titre que leurs prédécesseurs socialistes, détricotaient peu à peu l'école de Bayrou.

Je me propose donc de soumettre ici quelques vues à la sagacité de mes lecteurs, particulièrement ceux qui travailleraient dans la commission éducation du MoDem. Ces vues complèteront celles que j'ai exprimées précédemment.

La rationnalisation et l'utilitarisme ambiant, dont on trouve les pires laudateurs jusqu'aux sommets de nos plus belles institutions scolaires (songeons aux rêves de high-school du sieur Descoings et à son mépris pour la diversité des options au lycée) me paraissent les deux cancers qui rongent par excellence notre système scolaire.

Il est possible de garantir dans les lycées une véritable diversité sans devoir mettre la main à la poche excessivement. Je suis convaincu que les nouvelles technologies permettent un enseignement mutualisé de qualité, à condition qu'il soit pour l'essentiel synchrone, c'est à dire en temps réel. Les conversations instantanées, la visio-conférence, les métavers me paraissent autant de plate-formes susceptibles de réunir des élèves de plusieurs lycées avec un enseignant quand ils sont en trop petit nombre pour maintenir ou créer une option ou un enseignement rare dans un lycée. Ceci suppose que les Proviseurs et les Rectorats traitent autrement que par le mépris ces solutions alternatives, en formant une escouade d'enseignants capables d'intervenir et de dispenser leur savoir sur ces plate-formes. Enseignants qu'il convient de payer en heures supplémentaires ou même en heures-poste pour ce travail ; quant aux élèves, évaluations et résultats devraient évidemment être intégrés dans les bulletins scolaires, dans un tel cas de figure.

Dans la constitution des filières, il en manque une qui associe les humanités et les sciences. Le résultat idiot de la spécialisation excessive des filières, c'est que les élèves un tant soit peu lettrés désertent la filière littéraire et se dirigent vers la filière scientifique. On ne peut relever les lettres sans leur donner un label de qualité.

De mon temps, il existait un bac rare mais très prisé : le bac E. Il associait à haut niveau la technologie et les sciences et a offert à la France des techniciens supérieurs de très grande qualité. 

On pourrait envisager sa reconstitution, qui me semble pertinente, et un assemblage à peu près similaire pour la première L. Évidemment, on ne saurait se contenter d'un saupoudrage.

Voici comment je conçois les horaires de cette première littéraire et scientifique :

Lettres : 6 heures. Mathématiques : 6 heures. LV1 : 3 heures. Histoire : 3 heures.  LV2/Latin/Grec/Arts : 3 heures. Enseignement obligatoire :  3 heures à choisir dans LV2/LV3/Arts/Latin/Grec.

Enfin, toutes les premières (et les terminales) devraient conserver la possibilité d'offrir deux disciplines optionnelles. Ceci peut se faire par des regroupements de classe optionnel/spécialité obligatoire et par l'enseignement à distance que j'évoquais (pour les langues vivantes, les labo de langues sont sous-utilisés, par exemple) ci-dessus.

Enfin, il faudrait réintégrer le temps dévoué aux TPE dans les disciplines tout en conservant l'esprit du TPE, c'est à dire une recherche personnelle dans un domaine précis. Simplement, cette recherche se ferait dans un cadre disciplinaire.

lundi, 11 avril 2011

Education : idées non plus explosives mais nucléaires...

Pour finaliser mes propositions de la veille, il me reste à porter le coup de grâce. Pour ma part, je ne cherche pas une école organisée autour des adminsitrations, mais autour des hommes, des femmes et des enfants.

Le recrutement et le système de rémunération actuel sont des archaïsmes. S'il me paraît nécessaire de conserver des grilles pour assurer une protection aux enseignants, chaque chef d'établissement devrait pouvoir disposer d'une enveloppe variable d'heures supplémentaires à distribuer. Et une enveloppe conséquente. 

Mais, pour éviter des effets d'aubaine et la constitution de chefferies, cette enveloppe ne devrait pas être discrétionnaire. Dans ma proposition, cette enveloppe serait assortie d'un contrôle sévère par les Conseils d'Administration, voire par les Conseils pédagogiques s'ils existent et la nature du travail que ces heures récompenseraient définie.

On devrait au sein des administrations, particulièrement des établissements scolaires, laisser davantage les individus se choisir les uns les autres. Partager des vues convergentes sur l'avenir des enfants que nous leur confions me paraît un atout au sein des équipes enseignantes. Les chefs d'établissement devraient donc pouvoir recruter jusqu'à 50% de leur équipe enseignante et administrative. Cela suppose également une certaine stabilité dans leur poste et donc qu'on cesse avec la noria des principaux et des proviseurs, puisqu'il paraît qu'on leur recommande de ne pas dépasser 6 années dans leur poste. Conseil particulièrement idiot. Si un établissement marche bien, il n'y a pas de raisons de changer une équipe gagnante. Un tel pouvoir devrait néanmoins être assorti de moyens d'en contrôler la pertinence, afin, là encore, d'éviter des effets de chefferie. Le Conseil d'Administration me paraît l' organisme décisionnaire ad hoc pour ce faire. 

Il ne me restera plus qu'à traiter la question des contenus et des méthodes dans un prochain billet et quelques questions annexes dans le suivant. 

Pour m'amuser, je comparerai ensuite mes propositions avec celles des partis qui ont annoncé les leur, histoire de voir ce que cela donne...A commencer par le MoDem...

11:19 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : modem, éducation, école |  Facebook | | |

dimanche, 10 avril 2011

Education, quelques idées simples mais explosives...

Puisqu'au MoDem on ne dépasse pas le niveau de la déclaration d'intention, je me suis remémoré ce vieil adage de Benjamin Franklin «aide-toi toi-même, le ciel t'aidera», et je me suis lancé. 

Voici donc quelques propositions simples et CONCRÈTES, elles, au moins pour mon propre parti.

Quand on parle d'éducation en France, on évoque toujours les moyens, comme s'ils étaient l'alpha et l'oméga de toute politique éducative. Bien sûr, les conditions d'enseignement sont l'une des clefs de la réussite scolaire, mais certainement pas la seule. 

Les choix pédagogiques et didactiques, l'atmosphère dans les écoles, collèges et lycées, l'offre éducative, la part laissée aux initiatives individuelles et aux expérimentations (pas forcément innovantes) constituent à mon avis autant de facettes de la réussite.

Dans les mesures les plus simples, il me semble qu'il faudrait avant toutes choses rétablir dans l'éducation la confiance dans la capacité des individus à prendre en mains leur destin.

Liberté pédagogique pour les enseignants, avec quelques grandes lignes générales pour fixer les programmes, et un engagement à se fixer des objectifs cohérents (savoir lire un texte, maîtriser la numération et les opérations simples, pouvoir écrire un texte sous la dictée, rédiger un texte simple, disposer de tels ou tels éléments de culture et cetera...).

Individualisation des parcours :  un collège plus proche du lycée que de l'école primaire. Temps d'enseignement à peu près équivalent pour tout le monde, hors options (classes européennes, classes bilangues, latin et grec, langues régionales), mais avec des répartitions à la carte. Un élève en difficulté dans les matières fondamentales pourrait par exemple sur 27 heures de cours, en concentrer près de 20 en français et mathématiques. Les classes pourraient alors être constituées selon ces besoins et permettre des remises à niveau efficaces. De tels choix supposent de faire voler en éclats l'actuel collège unique et toute son organisation.

Autonomie des établissements scolaires. Autonomie, pas étranglement. S'il agit d'asphyxier financièrement chaque établissement scolaire en expliquant à son personnal qu'il a la choix d'organiser sa pénurie, évidemment, c'est se moquer foncièrement du monde.

Garantir l'atmosphère de travail : Bayrou avait estimé en 2007 qu'il y avait une quarantaine d'individus par établissements scolaires qui en pourrissaient l'atmosphère. Il faut rétablir une vraie discipline, c'est à dire autoriser autant de conseils de discipline que nécessaires et ouvrir des établissements spécialisés pour corriger la trajectoire des élèves qui posent de vrais problèmes. De tels établissements doivent mettre en place de vrais dispositifs de fermeté, avec personnels à l'appui, et avoir les moyens médicaux de pouvoir suivre de jeunes personnes dans un état psychique parfois inquiétant (cela va de suicidaire au pervers...). Les doter d'un psychiatre et d'un psychologue au moins, grassement payés, serait évidemment un préalable.

Accueillir la différence, à commencer par les enfants handicapés, en leur assurant bienveillance, assistance et protection. Une blogueuse centriste a écrit à ce sujet un projet aussi incisif que complet qu'elle a intitulé le projet Wolfgang. Le principe de base en est assez simple : il consiste à inclure dans une classe ordinaire des profils atypiques en dotant la classe d'un second enseignant spécialisé, présent en même temps que l'enseignant principal. Les écoles concernées se verraient en outre dotées d'un personnel médico-éducatif spécifique (orthophoniste, psychomotricien, psychologue). Isabelle qui n'oublie rien a aussi fait les comptes : une telle école coûte bien moins cher que les lourdes prises en charge en hôpital de jour comme cela se produit à maintes reprises actuellement en France.

Le lycée de Bayrou marchait plutôt assez bien, en dépit de quelques travers. Sarkozy, Châtel, Descoings le foutent en l'air. 

Rétablir les filières actuelles dans leurs droits, prévoir la possibilité d'ouvrir toutes les options et spécialités à chaque tronc, développer les lycées professionnels en les associant aux entreprises autant que faire se peut. Créer de véritables liens entre lycées professionnels et licences professionnelles en université en organisant des échanges, et, pourquoi pas, en offrant la possibilité de valider des certificats professionnels valables pour l'université dès le lycée, particulièrement quand ils sanctionnent un savoir-faire acquis en alternance. Bref, associer étroitement lycées professionnels, universités et entreprises.

Repenser l'orientation et le lien entre filières générales au lycée et licences techniques et professionnelles en université ; l'Université souffre d'un trop plein d'étudiants généralistes. On pourrait allonger d'un an BTS et IUT pour les conformer au standard LMD et leur donner équivalence d'une licence pro ad hoc. Il faut prévoir de diriger bien plus de bacheliers issus des bacs généraux vers ces formations techniques, tout en prenant garde de ne pas marcher sur les pieds des lycées professionnels. On pourrait rétablir un distinguo subtil qui a existé longtemps dans l'enseignement français en différenciant des licences techniques et des licences professionnelles.

Pour ce premier billet, j'ai fait dans la catégorie "mange pas de pain", mais j'ai quelques autres idées à faire valoir.

07:45 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : centre, éducation, modem |  Facebook | | |

mardi, 01 mars 2011

60% de défection à un concours d'enseignant

L'externalisation de l'école est proche : viendra bientôt le jour radieux où les cours de langue et de littérature globish seront externalisés dans un camp de déportés chinois, quelque par du côté de Shangaï. Pour le français langue vivante 2, on se contentera de mettre en place des cours de conversations téléphoniques avec le Sénégal ou le Maroc, sous le haut-patronnage de France Telecom.

De fait, en France, il y aura eu comme un problème avec le recrutement des enseignants. Jugez donc : j'avais fait déjà remarquer, en décembre, que le nombre de candidats au concours du CAPES s'effondrait. Il y a encore mieux : du côté des instituteurs et institutrices (professeurs des écoles en nov'langue), c'est le début de la fin. Dans un département de l'Académie de Versailles, ce sont tout simplement 60% des concurrents qui ne se sont pas présentés aux épreuves du concours

Ils ont fait défection.

Autre information : souvenez-vous, on avait réformé à grands concours de sonnerie de trompettes la formation des jeunes enseignants. Tout frais émoulus du concours, et toc, dans le secondaire, lâché dans les jungles urbaines du 93 (et encore, dans la jungle, les animaux n'attaquent que lorsqu'ils ont faim) 18 heures par semaines.

Il paraît qu'il y a eu tellement de démissions et de dépressions avec arrêts de travail que les ânes bâtés qui s'étaient vantés et réjouis de leur réforme imbécile vont se trouver contraints de revenir en arrière. Désormais, les jeunes profs ne seraient plus lâché que toutes les deux semaines face à leurs ouailles. Ils suivraient en alternance une formation théorique (aïe, alerte au retour des pédagogols qui vont certainement tenter de truster le créneau !).

Bon, je pose une question aussi innocente que bête : qui va s'occuper des élèves pendant les périodes de deux semaines où ils seront en formation théorique ?

Et ce pauvre privilégié qui me demande de préparer 2012 en déterminant l'objectif principal du système éducatif français...

Réponse en quelques mots : primaire et secondaire, défaire toutes les connereries qui ont été faites depuis près de 40 ans. Rien que ça, déjà, y'a du boulot.

Univsersité : concilier la professionnnalistation des études et la culture. Laisser très ouverte et large l'offre de formation, mais l'assortir systématiquement de modules professionnels pour assurer de vrais débouchés en termes d'emplois, développer l'alternance. 

En dehors de formations vraiment très spécialisées, je pense que de nombreuses filières de faculté et de grandes écoles permettent d'assurer une grande part des emplois dans la plupart des domaines. Édouard Leclerc a suivi des études littéraires, et le voilà pourtant à la tête d'une des plus puissantes chaînes de distribution de France, voire d'Europe.

17:46 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (26) | Tags : école |  Facebook | | |