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vendredi, 22 juillet 2011

Rigueur, la quadrature du cerle

La nécessité fut longue à prendre le chemin des esprits, mais je pense qu'il commence à s'établir clairement que nous n'avons plus le choix : nous devons proposer des budgets à l'équilibre. Les Socialistes ont intégré cette nécessité mais ils comptent y faire face en chargeant la mule au maximum, c'est à dire en accroissant significativement l'impôt. L'actuel gouvernement, quant à lui, cherche à faire des économies, tout en envisageant de nouvelles taxes.

Dans la période critique que nous vivons, il serait, je le crois, catastrophique de réagir par panique plutôt que par raison. Il ne s'agit pas de trouver à tout prix des gisements d'économies à faire sans plus se soucier de leur origine. C'est une erreur grave, et j'ai le sentiment que pas mal afficionados de la dette tombent dans ce travers.

Il faut à mon avis d'abord définir ce qui est important, prioritaire et ne pas pour autant verser dans un utilitarisme étroit. Sur ce point, il me semble que le MoDem a engagé une véritable réflexion depuis un temps certain, même s'il n'a pour l'instant pas fourni de chiffres, seul engagement qui permette de se faire une idée précise de la sauce à laquelle nous serons mangés...

La grande difficulté, c'est de réussir à faire des économies sans casser la croissance, sans anéantir les indispensables tremplins de secours qui seront nécessaires pour enrayer la chute à venir des futurs déclassés.

Je ne pense pas qu'il faille faire des économies à tout prix partout. En revanche, là où il n'y a pas priorité, aucune hésitation à sabrer.

J'ai deux exemples en tête :

Les associations reçoivent des subventions conséquentes de l'État et des collectivités : directement et indirectement via le crédit d'impôt. Est-ce le rôle d'un État de prendre en charge les dépenses d'une association ? Je ne le crois vraiment pas et je préfère le modèle du Charity Business à l'anglo-saxonne. Je ne sais pas combien coûtent exactement toutes les associations à l'État et aux collectivités locales, mais à mon avis, cher.

Un exemple avec SOS-racisme qui vient d'organiser un concert sur le champ de mars le 14 juillet normal : d'après le Journal Officiel, 64% des sommes que perçoit cette association proviennent de financements publics. J'imagine qu'elle n'est pas la seule dans le cas. Sans considérer l'utilité ou non de cette association, je ne trouve pas normal ni acceptable qu'elle ne vive que de subsides publics.

La fonction publique bénéficie de l'action d'organismes de formation continue. En temps de crise, pour des fonctionnaires dont l'emploi est assuré, à moins que ces derniers envisagent clairement une reconversion, est-ce une nécessité absolue de dépenser des sommes importantes dans de la formation continue ? Je ne le crois pas. Je pense particulièrement à l'enseignement, où, véritable usine à gaz, elle ne sert quasiment à rien si ce n'est à alimenter des officines qui vivent sur le dos de la bête ou encore à ne pas placer d'élèves devant certains enseignants.

Et quitte à évoquer la formation, je demande à voir la pertinence des sommes dépensées pour la formation initiale des agents de l'État : on sait, que dans l'Éducation Nationale, elles financent essentiellement les délires d'idéologues de tout poil dont raffolent les diverses bureaucraties  du Mammouth. 

En matière d'éducation, à mes yeux, ce qui est important, c'est de garantir la qualité de l'enseignement (ne pas remplacer des titulaires de diplômes de concours par des contractuels à la petite semaine, par exemple), la diversité de l'offre éducative (ne pas supprimer à tout va options et langues vivantes "rares"), assurer un encadrement de qualité dans les établissements scolaires, des conditions d'études satisfaisantes (pas de violences, pas d'incivilités, du matériel et des manuels quand ils sont nécessaires) et voilà. Le reste...

Il faudrait examiner poste par poste budgétaire l'essentiel et le superflu. Je suis convaincu qu'on doit pouvoir trouver ainsi plusieurs secteurs dans lesquels des économies radicales sont possibles, tout le temps, du moins, que nous serons déficitaires.

Il en va très vraisemblablement de même pour les diverses niches fiscales et aides d'État : quel bilan pour le RMI ? Pour le RSA ?

Il y a tout de même deux choses qui m'inquiètent :

a) pour l'instant, aucun gouvernement n'est parvenu à réduire la dette de la France depuis qu'elle existe et je ne suis même pas sûr qu'il y en ait un qui ait essayé.

b) nous entrons en période électorale majeure (législatives et présidentielles) période propice aux propositions et promesses de cadeaux aussi farfelues que coûteuses...

Commentaires

très bon article....car il pose bien les problèmes donc les difficultés( énormes ...) a résoudre

-en 2007 l'UDF prévoyait le retour à l'équilibre budgétaire sur 3 ans, combien faudra-t-il d'années cette fois-ci vu l'ampleur des déficits pour le faire?

-il faudra certes faire des économies. toutes les associations ne sont pas inutiles et certaines font le travail que devrait faire l'état. deux exemples parmi d'autres :les missions locales, les restos du coeur.

-depuis 2002 l'UMP a fait 100 milliards de réductions d'impôts, on s'aperçoit que c'est une connerie( cf le modèle suicidaire américain), et qu'il faudra forcément (pas que les socialos) les augmenter : faire des économies ne suffira pas....

- A quoi cela sert-il de différencier taxes et impôts? ce sont des prélèvements qui proviennent de la même poche.....

- l'hérétique oublie une chose c'est que l'UE est la première économie du monde, que pour s'en sortir il faudra que tout le monde rame dans le même sens . Il ne faut plus avoir deux logiques( principe de cohérence) qui souvent s'opposent, une Allemande, une française.

-pour les gouvernements il faudra de la visibilité, donc il faudra plus de régulation au niveau des marchés.

-de plus sur le problème de la dette ne faut-il pas avoir a la fois un consensus national et européen(principe de solidarité rigoureux à mettre en place) pour mettre des plans sur 5, 10, 15 ans afin que les alternances ne viennent pas réduire les efforts faits?

-le choix des priorités doit être l'enjeu de la présidentielle et devront être sérieusement débattus

-pour imposer des efforts aux peuples deux exemples sont a suivre celui du Canada et de la Suède. Les politiques afin de montrer l'exemple ont fait de gros efforts en réduisant leur train de vie( électrochoc nécessaire). ça devra faire partie des débats lors de la présidentielle.

-pourquoi ne pas donner plus de pouvoir a la cour des comptes comme c'est le cas au sein de l'UE?

-Il faudra sans doute supprimer les départementS (pour causes de doublon) et diminuer le nombre de région afin qu'elles soient plus conccurentielles sur le plan international

-etc.....

Écrit par : Europium | vendredi, 22 juillet 2011

la plupart des mesures proposées par Europium sont pleines de bon sens.

Écrit par : Le Parisien Liberal | vendredi, 22 juillet 2011

Pour réduire la dette tout en réduisant les prelevements obligatoires, c'est simple, il faut tout simplement
- supprimer de la depense publique : privatisation de tout ce qui n'est pas du domaine régalien (hopitaux, enseignement, culture)
- mutualiser au niveau federal Européen (avec les pays vraiment désireux de construire une Europe fédérale de régions) l'armée, la justice, la diplomatie
- rationaliser l'aide sociale : revenu universel en lieu et place de toutes les aides existantes
- payer les gens au salaire complet http://www.salairecomplet.com/, pour qu'ils se rendent vraiment compte, en faisant eux meme un cheque, de ce que coute le systeme de protection sociale, mis en concurrence en toute transparence

Tant qu'on a pas recrée un excedent budgetaire, pas de réduction de dette possible. Il faut donc massivement réduire les dépenses publiques.

Écrit par : Le Parisien Liberal | vendredi, 22 juillet 2011

Voici un article et des commentaires intéressants. J'abonde dans le sens de l'Hérétique avec une nuance : les associations doivent trouver leurs modes de financement mais elles doivent pour certaines perdurer car elles sont plus efficace que l'état ou les collectivités et occupent des fonctions délaissées par le marché.
Le charity business ok je dirais même que ce principe pourrait remplacer l'ISF: l' état défini quelques projets ou investissements qui seraient réalisés par l'apport des plus fortunés. Ce serait plus valorisant qu'un impôt punission.
Enfin privatiser l'école et l'hôpital risquerait d'accentuer l'accession à la qualité en tout point du territoire. Fédéraliser la justice ? Je ne sais pas mais créer un serpent fiscale européen sans doute.

Écrit par : raison pure | vendredi, 22 juillet 2011

Entièrement d'accord avec Europium, sauf pour la question des départements, car là je ne suis pas totalement convaincue. Je préfèrerais une solution plus souple.
Certaines associations jouent un rôle indispensable, et je suis très attachée à l'idéal d'une France solidaire, idéal mis à mal depuis quelques années.
Ce ne serait que symbolique, je le sais, mais je propose de limiter rigoureusement les salaires et autres avantages des grands patrons. Dans une période de crise, il y a des comportements qui sont radicalement indécents.

Écrit par : Monique | vendredi, 22 juillet 2011

Plutôt que de "charity business", il vaudrait mieux parler de "social business".

Voir la conférence de Martin Hirsch à HEC à ce sujet.

http://www.youtube.com/watch?v=2s88aeFWeL4

Écrit par : JF le démocrate | vendredi, 22 juillet 2011

Après avoir lu le texte de l'Hérétique et les commentaires je suis amer, très amer. Je constate qu'après avoir lu séquentiellement les différents commentaires pour lesquels les arguments me semblent justifiés que celui qui suit apporte d'autres arguments remettant parfois en question quelques principes des précédents par des idées nouvelles toutes aussi valables.
Finalement je me retrouve avec l'envie d'agir mais sans savoir si j'ai tord ou raison.

Écrit par : Jacques Berthe | samedi, 23 juillet 2011

Privatiser l'école et les hôpitaux ? C'est une plaisanterie ?
A moins que vous ayez envie de faire moins que Dominique Voynet aux dernières présidentielles...?
En revanche, d'un point de vue structurel, je ne trouve pas normal que tout le poids du budget de la Caf soit portés uniquement par les patrons. Remplacer l'URSSAF par une TVA sociale, je trouvais que c'était une idée intéressante. A condition que les prix ne changent pas. Ce qui devrait pouvoir se négocier. Après tout, ça arrangerait autant les patrons que les employés (allègement des charges, créations d'emplois ou hausse des salaires, amélioration du pouvoir d'achat...)
Fusion départements-régions.
Charity business pour les assos, c'est une très bonne idée. J'y avais déjà pensé pour la réhabilitation des quartiers, la culture, et ça revient à la même chose.
Faire en sorte que les boîtes comme Total payent des impôts, enfin, ce serait un minimum.
Récupérer les 100 milliards d'impôts abandonnés par Sarkozy. Traquer les niches fiscales.
Attention avec le rsa. Il ne faut pas le réduire d'un centime. C'est déjà ultra-maigre.

Écrit par : Jeannette | samedi, 23 juillet 2011

envie de faire moins que Dominique Voynet aux dernières présidentielles...?

==> 1. dites nous où on fait des écononomies alors
2. on peut effectivement continuer à dire aux gens ce qu'ils veulent entendre, que tout va continuer comme avant, et attendre simplement que ce soit Moody's ou S&P qui décident du programme économique quand l'endettement sera devenu excessif.

A vous de choisir ...

Écrit par : Le Parisien Liberal | samedi, 23 juillet 2011

On reproche encore aujourd'hui à Bayrou ses prises de position pourtant légitimes sur l'école privée à l'époque où il était ministre de l'éducation. Les français ne sont pas prêts à entendre ce genre de discours. Vous touchez là à une valeur essentielle dans le coeur des gens, l'école publique, gratuite, l'école de la République...
Rappelez vous le tollé immédiat, instantané, lorsqu'un autre ministre de l'Education nationale a parlé de décentralisation. Alors que la décentralisation, ça a été la clef du succès de l'éducation suédoise ou norvégienne (excusez moi, je ne me souviens plus). Autonomie des établissements, droit de renvoi des enseignants pas assez performants, hausse du salaire des enseignants, choix libre des méthodes...Une éducation 2 fois plus performante que la notre au niveau du nombre de diplômés bac+2 sortants.
La décentralisation, les français n'ont pas voulu en entendre parler. Alors que c'était une proposition intelligente.
Les français sont très conservateurs, ne l'oubliez pas.
Et puis comment associer la privatisation et la gratuité ?

Écrit par : Jeannette | samedi, 23 juillet 2011

@ Jeannette :

L'enseignement gratuit pour tous est un acquis social. On ne confit pas le social à des entreprises. C'est la même chose pour la santé et la culture.
Tout cela ne peut décemment pas dépendre du bon vouloir d'une société.

Comment être sûr de garder la qualité du service quand le but de ceux qui le gère est de rentrer de l'argent ?


Si on veut imposer des mesures de restrictions aux français, la première chose à faire serait de faire la chasse aux dépenses inutiles.
Quand on voit que Sarko prend des long courriers à 20 000€ l'heure de vol pour aller à Bruxelles alors qu'il faut 1h30 en TGV y a de quoi ce poser des questions ...

Écrit par : skunker | dimanche, 24 juillet 2011

@ Skunker

Oui, je suis bien d'accord avec vous.
Pour le TGV aussi. Ca coûte cher le standing...

Écrit par : Jeannette | dimanche, 24 juillet 2011

Je suis parfaitement en accord avec la base de votre raisonnement, mais je me permettrais d'aller un peu plus loin dans les exemples d'économies:

1) Vous parlez de la formation des agents du public, je parlerais de la formation tout cour. Regardez le fonctionnement du DIF (droit individuel à la formation) et vous comprendrez que nous ferions de sérieuses économies si nous version directement l'argent aux salariés, à charge pour eux de l'utiliser; plutôt que sous une forme de crédit ouvert auprès de je ne sais quel organisme d'état, mais qui nécessite l'accord de l'employeur pour être utilisé. Je suis informaticien. Si demain je veut utiliser mon DIF pour devenir maçon, je le peut d'après la loi, mais dans les fait mon employeur peut s'y opposer.

2) Je n'ai rien contre la culture en général et contre les artistes en particulier; mais en temps de crise, je pense que l'on peut purement et simplement supprimer le ministère de la culture, son budget, ses agents, et tous les budgets dit "culturel" des régions, départements, et mairies. Je pense notamment aux FRAC: http://www.objectifliberte.fr/2007/08/lart-contempora.html la vidéo de l'article me semble éclairante sur les économies réalisables.

3) Je pense que l'on pourrait remplacer avantageusement le ministère de l'agriculture par un secrétariat d'état, vu le peu de personnes qu'il représente et le fait qu'aujourd'hui les subventions de la PAC ne sont plus de sont fait.

4) Il me semble urgent de supprimer les ministères suivants et toutes les places qui en dépendent :
- Ministère des sports (y'a déjà les fédérations).
- Ministère de la ville (y'a pas déjà assez des conseils municipaux?).
- Ministère des solidarités (y'en a plusieurs?) et de la cohésion sociale.
- Ministère de la culture et de la communication (déjà dit, mais c'est une priorité quand on voit le résultat de la "culture d'état").
- Fusion ministère de l'éducation nationale (rebaptisé instruction publique) et du ministère de l'enseignement supérieur.
- Fusion du ministère de la recherche avec ceux de l'écologie, du développement durable, et de l'industrie (tout cela va ensemble).
- suppression de tout ce qui ressemble à un ministère du logement, de l'aménagement du territoire, etc ... il y a déjà les régions, les départements, et les communes, communautés de communes, etc pour gérer cela.

Déjà, là, on devrait pouvoir avoir un vrai gouvernement resserré sur 10 ministres maxi.

Dans un second temps, je verrais bien une petite révolution consistant à doter les établissement d'enseignement, non pas en heure de prof, mais en euros sonnant et trébuchants. A charge pour les directeurs de ces établissement de recruter les profs, gérer le budget et la formation des personnels, etc ... L'état s'occupant de superviser uniquement pour éviter les dérapages.

Déjà, sans parler du second temps, on est sur 60 à 80 milliards d'économie. ça ne bouche pas le trou (les coupes sombre devront donc continuer) mais au moins, ça bouche le déficit primaire (hors intérêt des dettes passés) ce qui évite d'aggraver encore la situation.

Évidement, j'entends déjà les critiques : "mais vous vous rendez compte, c'est de la destruction du service public, etc ...".
Je dirais simplement que la faillite qui vient sera encore moins regardante dans les coupes de budgets et les licenciements sauvage de fonctionnaires.

Écrit par : sam00 | dimanche, 24 juillet 2011

@sam00
Sur la formation, je vous suis, mais pas du tout pour le reste. Je pense à des économies ciblées et vous, vous voulez tout éradiquer ! Le Ministère de la Culture, c'est aussi les musées. On peut faire le tri dans ses missions sans pour autant le supprimer.
Doter les établissements scolaires en moyens financiers est l'assurance de voir apparaître des contractuels nullissimes e mal formés payés au lance-pierre. Pire laisser le chef d'établissement gérer son établissement comme il l'entend, c'est lui octroyer des pouvoirs discrétionnaires : quand on considère la proportion invraisemblable de carriéristes dans le tas, c'est suicidaire.
Une américanisation rampante du secondaire dont on voit les dégâts aux USA. Hors de question.
Il faut faire des économies à tout prix, mais pas n'importe comment, pas par idéologie et pas sans se soucier de ce qu'il adviendra en passant au bulldozer. Je préfère un rasage fin et précis (ce qui suppose évidemment de se creuser la tête...)

Écrit par : l'hérétique | dimanche, 24 juillet 2011

@l'hérétique:

Je comprend parfaitement que vous ne soyez pas d'accord avec moi, c'est l'essence même du débat. Et en tant que maitre de ce lieu, je vous trouve déjà bien tolérant d'accepter ma prose ... et surtout mon orthographe et ma grammaire hasardeuse (c'est un défaut que je travaille à corriger depuis le primaire).

Aussi, c'est avec plaisir que je vais revenir sur votre commentaire:

Déjà, sur la formation, nous sommes d'accord ... imaginez déjà la petite révolution que cela représenterait dans le pays ... peu de citoyens font usage de leur DIF, et encore moins en connaisse les subtilités (encore de l'argent pas perdu pour tout le monde: suivez mon regard et trouvez qui sont les gestionnaires du pactole).

Maintenant passons aux choses plus ... comment dirons nous ... plus chatouilleuses:

"Le ministère de la culture, c'est aussi les musées" ... j'ajouterais qu'il me semble que c'est aussi les monuments historiques, et encore bien d'autres choses.
Sauf que, les monuments historiques ne sont pas entretenus (sauf grâce à l'aide du privé), les musées sont pour la plupart déficitaires (ce qui en dit long sur l'intérêt général de nos concitoyens pour l'art), et les collections de "tableaux" achetés par l'état et les collectivités locales sont entreposées dans des hangars au lieu d'être exposées au public.

Pour faire simple, financer avec l'argent du contribuable des lieux où personne ne va et des collections que personne ne verra jamais; j'aimerais que l'on m'explique où est l'intérêt général dans tout cela. Pour ce qui est de l'intérêt de certains, là par contre je le vois bien.

J'aimerais aussi savoir comment on peut avoir un ministère de l'agriculture et seulement un secrétariat d'état au tourisme quand le second représente dix fois plus d'emplois que le premier. Une idée? Le pouvoir de nuisance peut-être?

Je passe sur le résultat de plus de 35ans de politiques de la ville, du logement, de la solidarité, des sports, etc. Les résultats sont facilement consultables par tous les citoyens de ce pays.
Pour le logement et la ville notamment! l suffit d'être célibataire sans enfant et de gagner un peu trop bien sa vie (genre 1500euro/mois net ce qui n'est pas extrême) pour se retrouver en difficulté de logement dans toutes les villes de France. Si ça c'est un résultat honorable, je pense que nous n'en souffrirons pas de supprimer les ministères, fonctionnaires, PLU, et autres inventions correspondantes.
Cela sans parler des équipements sportifs indigents, de la solidarité assurée par les dons (restau du coeur, etc) ...

Maintenant venons en à l'éducation:
D'abord, en quoi est-ce le rôle de l'état d'éduquer? instruire, je veut bien! mais éduquer?

Vous allez penser que je joue sur les mots. Mais les mots ont un sens! L'éducation c'est le rôle des parents. L'état ne devrait se substituer aux parents pour ce rôle que dans des cas exceptionnels.

Par contre, instruire, cela fait longtemps que nous avons abandonné.
Pour avoir enseigné les sciences à l'université, j'en sais quelque chose!
Des étudiants de première année n'ayant même pas les bases de mathématique pour ne serais-ce que d'aborder les sciences, j'en ai vu! et je me suis fait taper sur les doigts quand je leur ai fait des cours de rattrapage de math (rupture de l'égalité devant l'examen, toussa).

Alors le système à l'américaine est effectivement loin d'être parfait, mais le système à la Française étant au fond de la fosse des mariannes, il n'est plus temps de discourir sur la meilleure solution, mais de commencer à changer profondément les choses.

Enfin, et je cesserais ici mon commentaire car je ne voudrais pas abuser de l'hospitalité que vous m'accordez:

Il n'y a que trois façons de résoudre un déficit budgétaire (sans parler des dettes passées) et se sont les même pour un état ou pour un ménage:
1) augmenter les recettes.
2) baisser les dépenses.
3) combiner les deux méthodes précédentes.

Maintenant, nous avons un déficit de l'ordre de 140milliards par an (sans compter les déficits des régimes sociaux (SECU, retraites, etc), ni ceux des régions, départements, mairies, organismes publics et parapublic, entreprises publiques, etc).

Comment faisons-nous 140 milliards d'économies par an? sur un budget de l'état de l'ordre de 350 milliards (oui oui, nous avons bien un déficit de plus de 30% du budget)?

Moi, j'ai comme dans l'idée que l'on économise pas des sommes pareilles en comptant les trombones, en économisant le papier, en trouvant des solutions négociées, etc ...

Réduire le salaire des députés et sénateurs? pourquoi pas! mais c'est une paille.
Réduire leur nombre? Ah! voilà qui est plus intéressant, mais qui osera réduire le nombre de députés de 577 à 100 par exemple (un par département environ)?

Nous devons faire des économies à hauteur d'un tiers (en gros) du budget de l'état. Comment faisons-nous?

Reste la solution d'augmenter taxes et impôts.
C'est de façon certaine la solution qui sera choisie.
Le résultat évidement ne sera pas à la hauteur de l'enjeu car au delà de 50% de prélèvements (et nous y sommes déjà même pour le smicard), les citoyens se réfugient dans l'économie souterraine réduisant d'autant les rentrées fiscales (voir Laffer et les données historiques, hors dictatures).

Mais je prend ici le pari qu'aucun changement ne se produira d'ici la présidentielle, et que quelque soit le nouveau (ou la nouvelle) président (présidente), le résultat sera 2 à 3 points de TVA supplémentaires, ainsi que 2 à 3 points de CSG supplémentaires.

Le résultat restant le même, la faillite au bout du chemin à force de tergiversation sur les coupes budgétaires à effectuer.

J'espère avoir tord et trouver un jour un contradicteur pouvant m'exposer la martingale subtile permettant de nous en sortir.

Écrit par : sam00 | dimanche, 24 juillet 2011

je crois rêver ... ce ne sont plus des propositions du centre ça, mais de droite dure !
remettre en question le RSA ? mais c'est justement grâce à cette charité que la droite a pu continuer à entuber le peuple !
tu retires le RSA, et les gens n'auront vraiment plus rien à perdre de tout aller casser ...

Écrit par : Mirabelle | dimanche, 24 juillet 2011

Je ne souhaite pas passer de 577 députés à 100, cela réduirait encore davantage la diversité politique et concentrerait davantage les pouvoirs.
En revanche, je suis pour la disparition des départements comme collectivités et leur fusion avec la région ainsi que des élections au scrutin proportionnel pour ces dernières.

Dans les banques, le contrôle de gestion, c'est justement de compter aussi les trombones...

Pour une large partie, je suis en accord avec vous (politique de la ville, et cetera) mais pas pour l'agriculture, secteur hautement stratégique.
Et pour les musées, j'ai failli faire un bond en vous lisant. ce sont surtout les oeuvres d'art qui coûtent de plus en plus cher. En réalité, les musées sont de plus en plus visités, de même que les monuments historiques. De toutes façons, ce ne sont sans doute pas eux qui coûtent le plus cher.
En revanche, je suis d'accord pour que l'on cesse de financer les concerts des chanteurs de variété, les diverses manifestations de toutes sortes et cetera, et surtout, toute une série d'associations qui ne survivent qu'en parasitant les deniers publics.

Écrit par : l'hérétique | dimanche, 24 juillet 2011

@Mirabelle
en fait, Jegoun n'a pas tout à fait tort : on ne peut le retirer qu'en proposant du travail à la place et en permettant aux gens de vivre de leur travail...

Écrit par : l'hérétique | dimanche, 24 juillet 2011

"-Il faudra sans doute supprimer les départementS (pour causes de doublon) et diminuer le nombre de région afin qu'elles soient plus conccurentielles sur le plan international"
Je ne suis pas en harmonie sur ce thème.
Pour la simple raison que cela peut générer des poussées "identitaires" exacerbées.

"payer les gens au salaire complet http://www.salairecomplet.com/, pour qu'ils se rendent vraiment compte, en faisant eux meme un cheque, de ce que coute le systeme de protection sociale, mis en concurrence en toute transparence"
Ne vois aucune économie sur ce thème, je dirai plutot sur ce sujet: que les échanges salaires/actions figurent sur les feuilles de salaires, et qu'ils aient donc lieu par voie de conséquence après déductions des différentes cotisations sociales, ce qui n'est pas le cas actuellement.

Écrit par : Martine | dimanche, 24 juillet 2011

Eh vouais, ils échappent aux cotisations sociales,(trou dans des caisses) font chuter le niveau d'imposition et sont parfois "assurés" d'un niveau de rentabilité par l'état de surcroit...
Rien dévoilé des contributions des commissions :) j' avais déjà abordé ce thème il y a longtemps ici et ailleurs, ne fais que répéter, il parait que pédagogiquement parlant cela est important de répéter !:o))

Écrit par : Martine | dimanche, 24 juillet 2011

SamOO a dit :

"Dans un second temps, je verrais bien une petite révolution consistant à doter les établissement d'enseignement, non pas en heure de prof, mais en euros sonnant et trébuchants. A charge pour les directeurs de ces établissement de recruter les profs, gérer le budget et la formation des personnels, etc ... L'état s'occupant de superviser uniquement pour éviter les dérapages."

C'est à peu près la méthode utilisée dans ce fameux pays nordique dont je ne me souviens plus si c'est la Norvège, ou la Suède (...le Danemark??...).
Ils ont appelé ça "décentralisation". Le gouvernement donne une ligne de programme, et vérifie les résultats. Pas de carte scolaire, on peut envoyer son enfant à l'autre bout du pays, les établissements étant généralement pourvus d'internats.
Au directeur d'employer les bons enseignants, sinon, il voit son école désertée, déclassée, et perdra donc du budget. Il peut renvoyer les profs. Le salaire des enseignants a été augmenté, en raison de la qualité de leur travail global.
Et contrairement à ce que craint l'hérétique, ça a créé une compétitivité dans la qualité entre tous ces établissements, et porté ce pays sur la plus haute marche du podium européen en matière d'éducation.

Écrit par : Jeannette | dimanche, 24 juillet 2011

Oups... La Finlande, finalement...

"La Finlande a obtenu les meilleurs résultats de l'étude PISA comparant les compétences scolaires des élèves de 15 ans dans 32 pays de l'OCDE. Tous les élèves suivent la même filière de base durant neuf ans. Les élèves en difficulté reçoivent une aide ciblée. L'intégration l'emporte sur la sélection.
Autonomes, les écoles marient fantaisie et souplesse avec un sens aigu des responsabilités. Le professionnalisme des maîtres est une vertu cardinale. L'évaluation généralisée des résultats poursuit deux buts: corriger les faiblesses et élever la qualité moyenne du système éducatif national."
Et coûte moins cher que le système français. Jusqu'à l'université. Après, un peu plus cher.

Écrit par : Jeannette | dimanche, 24 juillet 2011

Yep...La Finlande non assujetie aux flux migratoires extrèmes.
Sinon des liens pour prouver certains de vos "dire" seraient souhaitables.
Merci

Écrit par : Martine | dimanche, 24 juillet 2011

Je vous pose cette question, car vos propos ne "collent pas" avec ceux d'une amie Finlandaise qui m'a toujours dit que le budget éducation coutait très cher aux parents, pas récent...Alors, ne substerait-il que de l'enseignement privé? Ou serait-il si important qu'il fasse la différence dans les études Pisa?

Écrit par : Martine | dimanche, 24 juillet 2011

@Martine

Infos remontent à un dossier spécial de l'Express que j'ai lu il y a 5 ans, au moins. Me souviens des chiffres OCDE cités :
population Bac+2 minimum avec diplôme par classe d'âge :
France 38%. Pologne 70%. Finlande 80 ou 85%, comme Nouvelle Zélande.
A l'époque, ils ne citaient pas la Corée.
Il y avait un gros dossier sur le fonctionnement finlandais, qui m'avait marqué.
L'info Pisa, copié-collé sur 1er site trouvé en tapant "système scolaire finlandais"...

Écrit par : Jeannette | dimanche, 24 juillet 2011

@Jeanette,
Merci beaucoup :) je crains cependant que mes questions "im-pertinantes" restent sans réponses... ;o))

Écrit par : Martine | dimanche, 24 juillet 2011

@Martine,

beaucoup d'explications sur Wikipédia système éducatif finlandais.
"Les enseignements primaire et secondaire sont financés par la collectivité ; la cantine y est gratuite."
Ainsi que les frais de transport au delà de 5 km. Egalement les fournitures scolaires.
Pas de frais d'inscription pour l'université.
D'après ce que j'ai compris, ils ont du réduire les places à l'université, parce qu'ils manquaient d'ouvriers qualifiés, plombiers, techniciens...

Écrit par : Jeannette | lundi, 25 juillet 2011

Bonne soirée Jeannette, que la nuit vous soit douce avec des rèves en couleur? :DDD

Écrit par : Martine | lundi, 25 juillet 2011

l'hérétique écrit
"Je ne souhaite pas passer de 577 députés à 100, cela réduirait encore davantage la diversité politique et concentrerait davantage les pouvoirs."

évidemment 100 députés ça serait trop peu, mais 400 députés( sans possibilité de cumul)élus a la proportionnelle ça suffirait. comme je l'ai écrit plus haut, afin de faire passer certaines réformes les élites devront montrer l'exemple et cela passera par quelques électrochocs. Je suis aussi pour passer a une VI ème république car la V adaptée en son temps ne l'est plus actuellement...

ce qui me gonfle actuellement c'est d'entendre la gauche et la droite dire de concert et assumer qu'ils ont fait autant de déficits mais que malgré tout ils ont la solution.... Tous les députés qui sont en place depuis 20 ou 30 ans devraient dégager car ils ont failli en votant des budget perpétuellement en déficit et je ne vois pas pourquoi ils seraient légitimes pour prendre des décisions radicales dans le futur......

Écrit par : Europium | lundi, 25 juillet 2011

Bonsoir,
vous écrivez "Est-ce le rôle d'un État de prendre en charge les dépenses d'une association".
Dirigeant d'association, j'estime que le travail de terrains de nos bénévoles en matière d'éducation, de lien social,etc...remédie ( à notre petit niveau) aux carences de l'Etat. Ses subventions sont sans commune mesure avec les économies de traitement de fonctionnaires ainsi réalisées!

Écrit par : BOUTIN | lundi, 25 juillet 2011

Il y a association et association, n'est-ce pas? Les "tetes" de certaines assos percoivent des revenus qui échappent à toutes cotisations...Sur le terrain effectivement les bénévoles.

Écrit par : Martine | lundi, 25 juillet 2011

@Boutin
La domaine social mérite en effet une attention particulière. Toutefois, je pense que c'est plutôt le rôle des communes et non de l'État d'examiner si une association est de nature à recevoir ou non une subvention municipale.

Écrit par : l'hérétique | lundi, 25 juillet 2011

Je voulais juste revenir ici sur la question des associations ... parce que je pense qu'il ne faut pas faire de généralités. Pour être moi même dans des assos de protection animale (non, pas la spa, blindée de fric et gérée par des glands), les subventions sont rarissimes et quand elles existent, ce sont vraiment des broutilles. nous ne survivons qu'avec des dons et notre porte-monnaie perso ... il faut donner de sa personne, organiser des vide-greniers, vendre des produits etc... et on nous fait payer sur tout la TVA, elle n'est pas récupérable ! Presque 20% sur les factures vétos, les médocs etc... c'est dégueulasse ! Nous assumons un service public, et nous sommes traités comme des cochons de payeurs ...merci bien! mais comme tu peux le constater, en la matière il y a les assos et les assos !
comme beaucoup de choses actuellement, hélas !

Écrit par : Mirabelle | vendredi, 29 juillet 2011

Réduire les deficits est une douce utopie
tous les politiques sont pour
mais une fois au pouvoir, ils trouvent de bonnes raisons de dépenser l'argent qu'ils n'ont pas

Écrit par : Jean-Luc | mercredi, 03 août 2011

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