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lundi, 05 septembre 2011

Montebourg a perdu la raison...

Ben tiens, l'ami Unhuman a bien raison : ils nous gonflent avec leurs primaires à la noix. Cela dit, ce n'est tout de même pas inintéressant de considérer ce que chacun des candidats dit. 

Je vois qu'on a perdu la raison au point de soutenir un démondialisateur, chez Melclalex...

Bon, il a peu de chance, le Montebourg : il en est réduit à répondre aux tweets des blogueurs !... J'ai toutefois jeté un oeil sur son projet pour l'école .

Il y a un sacré paquet de choses qui me hérissent, notamment, la volonté d'unifier la totalité du système scolaire et de faire disparaître toute forme de particularités. Cela va pour ma part, tout à fait à l'inverse de ce que je pense : jusqu'à un certain degré, je suis favorable à l'individualisation des parcours (pas le soupe hypocrite et infâme que nous sert Nonos-pipo Châtel, mais bien un projet soucieux du développement de chaque individu).

La seule mention du socle commun dont Montebourg veut faire la pierre angulaire de son projet pédagogique me donne des boutons. Mais, à côté de cela, je reconnais une véritable volonté de sa part de proposer un véritable développement des savoirs culturels qu'il n'oublie pas, en tête desquels il place...le latin ! Eh oui, le latin, parce qu'il lui reconnaît un statut fondateur pour la société dans laquelle nous vivons. On ne saurait mieux dire, et je partage évidemment son avis sur le sujet.

Les enseignants feront toutefois une drôle de tronche en constatant que comme Châtel (mais aussi le MoDem), il est fermement décidé à allonger l'année scolaire d'au moins deux semaines.

Personnellement, ce qui m'horripile dans son projet, c'est la volonté affichée de contraindre les familles et leurs enfants à rentrer dans les cadres très rigides qu'il veut communs à tous. Plus moyen de choisir son école, plus de classes profilées, un rejet pathologique de toute forme d'excellence.

Bon, j'avoue, à la page 102, j'ai craqué. Je n'ai pas continué la lecture, ça devenait vraiment indigeste. Plus de 100 pages d'un projet d'un socialiste, faut avoir la dose d'aspirire et de spasfon pour tenir...

23:59 Publié dans Education, Politique | Lien permanent | Commentaires (35) | Tags : montebourg, école | |  Facebook | | | |

Commentaires

c'est toujours étrange les idées de Montebourg, au milieu de trucs complètement détonants, des points de bourgeoisie conservatrice comme l'enseignement du latin dans le chamboulement scolaire.

il paraît que cela frémit pour François Bayrou ? T'as les mêmes bruits ?

Écrit par : Disparitus | mardi, 06 septembre 2011

Salut Disp
Me dis pas que tu verses dans le bourdieusisme marxisant, toi, quand même ? c'est à peu près la seule pensée censée de son délire bolcho-égalitariste marxisant...
Pour Bayrou, je ne suis pas du tout au courant. Je sais juste que son livre a été bien accueilli.

Écrit par : l'hérétique | mardi, 06 septembre 2011

Montebourg (comme les autres socialistes) , c'est le pédagogisme dans toute sa splendeur.
Voir le blog de JP Briguelli:
http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2011/09/04/etat-d-urgence.html

Écrit par : RUZE Daniel | mardi, 06 septembre 2011

J'avoue ne pas avoir eu le courage d'entreprendre comme toi la lecture de son projet.
Ce que je trouve ahurissant c'est de parler de reformes à tout va (tout tronc commun, et puis zou tout individualise, et puis vive les formations techniques et re zou ha non il faut du general...) sans parler de l'objectif à atteindre...
je me permets un lien sur la question:
http://reflexion-citoyenne.over-blog.com/article-a-quoi-doit-servir-l-ecole-83058444.html

Écrit par : Irene Zlato | mardi, 06 septembre 2011

"Fais toutes les leçons que je donne, pas les actes que je fais", voilà ce qu'est tristement Arnaud Montebourg.

Bah, il fera une dizaine de % au primaire, se vendra pour être garde des sceaux, et puis voilà vive la politique...

Écrit par : falconhill | mardi, 06 septembre 2011

César, j'aimerais bien avoir ton avis sur deux points (tu en as peut-être déjà parlé dans un de tes nombreux billets sur ce sujet de l'éducation) :

- Quel est ton sentiment sur les prises de position de Brighelli ? Je vais très souvent lire son blog et ses billets génèrent systématiquement plusieurs centaines de commentaires mais souvent eux stériles. J'avoue que j'adhère à ses écrits. Je le trouve de bon sens et en effet très pédagogue tout en conservant cet esprit critique que l'on trouve chez toi. Et je suis donc contente qu'il ait rejoint le MoDem. Il sera d'ailleurs présent à l'UR (pour ceux qui sont intéressés, mon dernier billet contient des liens sur chacune des personnalités annoncées et donc sur lui...).

- Quel est le meilleur âge pour démarrer le latin ? En 6ème avec l'anglais ou en 4ème avec l'allemand ? L'allemand et le latin ayant des conjugaisons similaires, je trouve bien de les coupler. Cependant le latin demande énormément de travail personnel et il me semble que pour un enfant de 6ème qui doit d'abord s'habituer à un nouveau système scolaire (horaires et profs différents), ce n'est pas forcément profitable. Personnellement, ayant fait latin dès la 6ème, eh bien après avoir fait mes versions, je n'avais plus le temps d'apprendre mes leçons dans les autres matières ! J'en suis encore traumatisée... La preuve je t'en parle. ;-)

Écrit par : Françoise Boulanger | mardi, 06 septembre 2011

Ce ne serait pas absurde d'allonger l'année scolaire de deux semaines prises sur les grandes vacances. Les parents qui ont peu de vacances et peu de moyens ne savent pas quoi faire de toutes ces semaines de vacances, et les élèves ont tout oublié quand ils recommencent en septembre. Réduire la quantité de vacances tout en évitant à des collégiens indisciplinés d'être censé se concentrer de 8h30 à 17h n'est pas forcément une mauvaise idée

Écrit par : adrien | mardi, 06 septembre 2011

je suis plutôt approche alain touraine en socio, t'inquiètes !, FB = 6 % pour le moment au premier tour, autant que Boorloo, whaaarff

Écrit par : Disparitus | mardi, 06 septembre 2011

je suis plutôt approche alain touraine en socio, t'inquiètes !, FB = 6 % pour le moment au premier tour, autant que Boorloo, whaaarff

Écrit par : Disparitus | mardi, 06 septembre 2011

Cher monsieur,
Merci tout d'abord de vous intéresser à nos propositions sur l'école.
Je voudrais ensuite réagir à l'un de vos commentaires. Vous dites que vous ne partagez pas la volonté que semble avoir selon vous Arnaud Montebourg "... de contraindre les familles et leurs enfants à rentrer dans les cadres très rigides qu'il veut communs à tous. Plus moyen de choisir son école, plus de classes profilées, un rejet pathologique de toute forme d'excellence".
Je ne partage bien sûr pas votre analyse puisque Arnaud Montebourg s'efforce tout le long du texte (excusez moi, mais il me semble que vous ne l'avez pas lu dans sa totalité) de montrer que la justice est la condition de la réussite d'un système éducatif. Il est stipulé dans son livre "Mon projet pour l'école de la nouvelle France" que les familles pourront choisir l'école de leurs enfants(libre choix régulé), qu'il y aura une augmentation des cours dédoublés où les enseignants pourront pratiquer la pédagogie différenciée afin de permettre notamment aux meilleurs d'aller plus loin et aux autres de revenir (ou aller différemment) sur leurs difficultés. Il y a au contraire dans le projet de Montebourg une place très importante, et sans commune mesure avec ce qu'il y a actuellement, à l'approche différenciée des élèves. Sans oublier tous les ateliers culturels et sportifs (les élèves auront le choix entre plusieurs options) qui leurs seront proposés.
Par contre, nous assumons la mixité. Nous la préconisons même. En effet, toutes les études montrent que tout collectif (une Nation, un établissement, une classe) a intérêt à la mixité. Celle-ci permet d'élever le niveau du collectif. De plus, l'école est pour nous le lieu où les enfants, quels que soit leur milieu, aprennent à se connaître et à travailler ensemble. C'est le lieu de la construction de la culture commune.
Bien cordialement
Maya Akkari
Enseignante
Coordinatrice du groupe des experts en éducation d'Arnaud Montebourg

Écrit par : Maya Akkari | mardi, 06 septembre 2011

Aaaah, pouvoir choisir l'ecole de son enfant! Ca c'est important!

Sauf que: l'analyse (methode regressive) des donnees statistiques montre que le choix de l'etablissement scolaire n'a auncune incidence sur la reussite scolaire. C'est tres bien resume dans Freakonomics (Steven D. Levitt et Stephen J. Dubner).

Bien a vous

Tryphon T.

PS : qualifier quelqu'un de "bolcho-égalitariste marxisant" en dit plus sur celui qui emet cette sentence que celui qui en est la cible (un peu comme l'eternel invective "fasciste", qui coupe court a tout debat argumente).

Écrit par : professeurtournesol | mardi, 06 septembre 2011

Coucou Falcon,
Hummm, une rentrée en beauté chez vous :DDDDDD
Un énorme merci pour ce fou rire
@L' hérétique,
Preuve est faite que certaines initiatives mises en place par des établissements scolaires connaissants des problèmes spécifiques il y a xxxxannées sont récupérées et parfois déformées à des fins électoralistes et finissent par constituer "Le programme"!
Quand ces initiatives et la connaissance en résultant devraient etre partagées en permanence de profs à profs.
Je suis pour la liberté pédagogique des enseignants et le partage de leurs connaisssances.

Écrit par : Martine | mardi, 06 septembre 2011

@professeur tournesol
Tiens, un disciple de Muchielli...
Il y a les analyses statistiques et puis il y a la réalité. Il n'y a pas de statistique fine.
Tenez, par exemple, je parie que vos modèles statistiques ne font pas la différence entre un bac+5 issu d'une faculté (n'importe laquelle) et un bac+5 issu d'une école d"'ingénieur ou d'une fac d'élite de type Dauphine ou Assas.
Les recruteurs font bien sûr cette différence. Mais les sociologues statisticiens expliqueront que venu d'une école ou d'une autre, tel ou tel enfant arrive jusqu'à bac+5 sans précisions...

Écrit par : l'hérétique | mardi, 06 septembre 2011

@Mayya Akari
Nous n'avons pas du lire la même chose. Montebourg précise très clairement sa volonté de rétablir la carte scolaire partout. De quel choix libre parlez-vous dans ces conditions ?

Écrit par : l'hérétique | mardi, 06 septembre 2011

Dans le monde moderne d'aujourd'hui, l'éducation proposée à nos enfants doit s'adapter à l'évolution de notre société. Nous avons à notre disposition des outils pédagogiques puissants et qui peuvent être gratuits grâce à internet; encore faut-il que le ministère de l'éducation nationale mettre en place ces cours depuis le primaire jusqu'aux études supérieures; ceux-ci viendraient renforcer les cours des enseignants. Des conseils de tout ordre (éducation morale, éducation civique, le vivre ensemble etc..) complèteraient ces enseignements....une méthode:
Fournir aux familles modeste un ordinateur dédié à chaque enfant avec accés gratuit aux sites éducatifs agréés par l'éducation nationale. Chaque élève de façon inter-active pourrait interroger les enseignants spécialisés à cet E-learning. Ce dispositif renforcerait l'égalité des chances pour nos jeunes
Cet enseignement créé et géré par l'éducation nationale, peut être une réponse à nos problèmes éducatifs.

Écrit par : Dandut | mardi, 06 septembre 2011

"disciple"... ? Cette tendance assez forte en sciences sociales a categoriser les gens dans des "ecoles" m'exaspere profondement. Pour tou vous dire, Muchielli je m'en tamponne un peu. Son analyse, si elle ne manque pas de pertinence, est un peu trop blablateuse a mon gout, et est nettement moins scientifique que celle de Lewitt.

Sans negliger le ressenti, je fais infiniment plus confiance aux stats, quand elles sont bien faites et bien analysees (et non, on ne fait pas dire ce qu'on veut aux chiffres - mais c'est ce qu'on fait croire a une population majoritairement analphabete mathématique). Les stats auxquelles je me refere concernent les resultats scolaire dans le primaire et le secondaire (la meilleure etude a ce sujet a ete faite a Chicago, dans des conditions ideales pour isoler certaines variables, mais il y en a eu plein ailleurs dans le monde).

"les sociologues statisticiens expliqueront que venu d'une école ou d'une autre, tel ou tel enfant arrive jusqu'à bac+5 sans précisions..."

Il me semble que votre billet, ainsi que mon commentaire, concernait l'ecole (i.e. primaire+secondaire). Vous pouvez toujours faire diversion en me parlant des bac+5 et du probleme dela dualite GE/universite, ca n'est pas le sujet.

Non, les statistiques montrent que l'ecole dans laquel un eleve se trouve n'apas d'influence sur ses resultats a des examens communs a plusieurs ecoles (BAC, examens d'entree dans un etablissement du secondaire ou du superieur aux US, etc...).

Voici les facteurs qui comptent :
1. le niveau educatif de la mere.
2. les revenus du foyer.
3. la structure familiale.
4. (a l'ecole primaire) la langue parle a la maison.

Vous etes libre de refuser d'admettre que la Terre est ronde sous pretexte que ce sont des atronomes mathematiciens (ou sont-ce des sociologues statisticien) qui l'affirment.

Quand des faits objectif se presentent a vous et ne correspondent pas a votre vision de monde, vous avez essentiellement deux options : affiner votre vision du monde (ca n'implique absolument pas d'en changer radicalement, peut-etre simplement de nuancer humblement votre point de vue), ou nier les faits. Vous etes en droit de choisir cette seconde option.

Deux dernieres precisions :
1. l'auteur que je citais n'est pas sociologue mais economiste.
2.si les sociologues et economistes francais prenaient un peu plus au serieux les stats, les debats d'experts ressembleraient peut-etre a autre chose que des discussions de blog ou de comptoir. Malheureusement nous vivons dans un pays qui a erige la culture litteraireen modele absolu de la connaissance (a tel point que citait une connerie d'un auteur connu est un argument plus recevable qu'un expose argumente et factuel).

Écrit par : professeurtournesol | mardi, 06 septembre 2011

@Dandut : votre candeur est touchante mais on ne resoud pas les problemes educatifs avec des gadgets technologiques. Les NTIC c'est tres bien, mais ca n'est pas le Graal (et surtout, ca ne dispense de reflechir a QUOI enseigner, COMMENT, POURQUOI, etc...).

Écrit par : professeurtournesol | mardi, 06 septembre 2011

@Dandut
Croire que l'informatique et les moyens "modernes" permettront de résoudre les difficultés de l'éducation nationale me semble relever d'une douce illusion!
Dans son dernier livre , Natacha Polony "le pire est de plus en plus sûr", met bien en évidence les mécanismes cachés auxquels est soumise l'éducation nationale . Il s'agit bien d'une casse organisée.
Une petite histoire pour illustrer mon propos : un homme avait 3 fils et il demande aux trois :"Combien font 1+3 ? le premier répond : 5 , le second également répond 5, le troisième répond : 4 . Le père sort son révolver et tue le 3eme fils . Le premier s'inquiète et demande : pourquoi as tu fais cela père , n'est-ce pas lui qui a raison ? oui répond le père....il en sait trop ! "

Écrit par : RUZE Daniel | mardi, 06 septembre 2011

@l'hérétique :

quand la responsable "éducation" du projet d' A.Montebourg vient répondre longuement, je trouve que la moindre des corrections serait de ne pas faire 2 fautes dans son nom, d'autant que vous faites la promotion d'une éducation rigoureuse, où chacun a son Bled....

Écrit par : militant PS | mardi, 06 septembre 2011

Je n'ai pas à répondre au socialiste qui critique l'Hérétique . Je me permets toutefois de faire une observation : Ce lecteur socialiste ne doit pas vous lire très souvent, sinon il serait (comme moi) admiratif par le niveau et la qualité de vos articles cher Hérétique .
En tout cas , voilà au parti socialiste un très bon donneur de leçons . Qu'il lise donc JP Briguelli (http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2011/09/04/etat-d-urgence.html) sur son blog qui dans son dernier article n'hésite pas à présenter les socialistes comme les fossoyeurs de l'éducation nationale , tout comme l'est la droite actuellement.
Quand j'écoute Julliard (il fut pourtant un temps où j'ai milité au parti socialiste), il me donne une poussée d'urticaire!!

Écrit par : RUZE Daniel | mardi, 06 septembre 2011

Nous n'avons pas du lire la même chose. Montebourg précise très clairement sa volonté de rétablir la carte scolaire partout. De quel choix libre parlez-vous dans ces conditions ?

Sauf que dans la réalité, dans la vrai vie si vous préférez, et si la carte scolaire aurait effectivement été supprimée, il est impossible de ce faire (comment prévoir le nombre d'enseignants nécessaires dans un établissement scolaire sans connaître le nombre d'élèves demandant dérogation, comment agrandir la taille du collège ou du nombre de ses salles de classe lorsqu'un collège fait l'objet d'un nombre important de demandes ?)

On en arrive même à l'aberration inverse : refus du collège d'accueillir des élèves faisant pourtant effectivement partie de leur secteur, puisque ayant accepté un trop grand nombre de dérogations.

Écrit par : Maurice | mardi, 06 septembre 2011

@Militant socialiste:

Alors heing, respect pour les cartes de visite ??!!! :o))

Mince alors!
http://tatoufaux.com/?Les-noms-propres-n-ont-pas-d

"Ce que l’on sait avec certitude, c’est que les nouvelles technologies n’activent pas les mêmes régions du cerveau que les livres. Il évolue, de la même façon qu’il avait révélé des capacités nouvelles lorsqu’on est passé de l’oral à l’écrit. Que foutaient nos neurones avant l’invention de l’écriture ? Les facultés cognitives et imaginatives ne sont pas stables chez l’homme, et c’est très intéressant."

dixit un académicien: M Serres

Écrit par : Martine | mardi, 06 septembre 2011

@ RUZE Daniel et l'hérétique : vous lirez à la page 102 du livre "Mon projet pour l'école de la nouvelle France" d'Arnaud Montebourg qu'il y propose d'instaurer "un choix régulé des établissements scolaires". Il y a donc liberté, mais régulée afin de garantir la mixité. Pour en comprendre le fonctionnement, je vous invite à lire les pages 103 et 104.
@ Tryphon : toutes les analyses statistiques (Duru Bella, Van Zanten, Mons) prouvent que le paramètre le plus important pour qu'une Nation élève le niveau scolaire de ses enfants est la mixité. Le modèle de carte scolaire dit du "libre choix régulé" semble être celui qui garantisse le plus de mixité et le moins inégalitaire.
Bien cordialement
Maya Akkari

Écrit par : Maya Akkari | mardi, 06 septembre 2011

@Maya Akkari
Cela revient quasiment au système en vigueur actuellement, mais en pire. Il n'existe déjà pas beaucoup de chances pour un élève d'un département limitrophe de Paris d'intégrer un grand établissement scolaire parisien, mais avec votre réforme, ce sera impossible. Au demeurant, il faudra m'expliquer son utilité puisque vous avez l'intention d'unifier tous les établissements scolaires en éradiquant toutes leurs spécificités ? Si tous les établissements scolaires sont semblables, quel intérêt de donner le choix ? (j'ai lu avec attention les pages 103 et 104...)
Pour ma part, je ne souhaite pas une société qui garantisse l'égalitarisme généralisé mais des opportunités d'ascension pour tous.
La mixité sociale est une utopie qui n'a jamais existé. Mais comme les nouvelles pédagogies ont saboté de longue date l'école, elles ont repris à leur compte cette vieille lune gaulliste (Olivier Guichard usa du terme le premier) pour ne pas avoir à rendre des comptes.
L'école de la 3ème république, et même celle de la 4ème n'était certainement pas socialement mixte. Très loin de là, même. Mais elle permettait l'ascension sociale.
Alors que l'on cesse de nous bassiner avec la mixité sociale. C'est l'arbre qui cache la forêt, une imposture pratique qui évite d'aborder les questions gênantes.

Écrit par : l'hérétique | mardi, 06 septembre 2011

"Bon, j'avoue, à la page 102, j'ai craqué. Je n'ai pas continué la lecture, ça devenait vraiment indigeste."
pour votre billet la première page suffit pour atteindre l'indigestion
bref aussi indigeste toi que lui

Écrit par : leo solo | mercredi, 07 septembre 2011

A ecouter les generations precedentes, je pense que la mixité sociale a existé justement - et pas seulement a l'école d'ailleurs.
L'école de la Republique naissante, celle des hussards noirs qui a terminé l'alphabétisation du pays, elle était mixte, au moins pour tout le primaire.
Mais depuis une quarantaine d'années, c'est le grand déclin, avec quelques jalons comme la création des ZEP-ZS, puis la fin de la carte scolaire.
Je suis entierement d'accord que la mixité dans les classes et le tronc commun n'est pas tenable au dela d'un certain niveau (d'apres mon experience, vers la 5e, a la louche), mais la mixité peut encore se vivre au niveau d'un etablissement scolaire, avec profit pour tout le monde, profs comme eleves.
Enfin, pour Montebourg, il y a probablement plus interessant dans son projet: c'est le seul a poser la question du protectionnisme au PS...

Écrit par : demos | mercredi, 07 septembre 2011

D'accord avec vous Demos, en particulier sur le niveau (5eme) au delà duquel le tronc commun n'est que difficilement envisageable.

C'est pour cela qu'il me semblerait plus judicieux d'envisager la fusion école-collège pour les classes de 6e et 5e, alors que les élèves de 4e et 3e seraient plutôt intégrés aux lycées.

Sinon, il faut absolument lire dans le projet de Montebourg, la préface de Jean-Pierre Obin. Elle est tout à fait remarquable de justesse. On pourrait même reprocher à A.Montebourg de ne pas être allé au bout de la réflexion engagée par J-P.Obin.

Écrit par : Maurice | mercredi, 07 septembre 2011

D'accord avec vous Demos, en particulier sur le niveau (5eme) au delà duquel le tronc commun n'est que difficilement envisageable.

C'est pour cela qu'il me semblerait plus judicieux d'envisager la fusion école-collège pour les classes de 6e et 5e, alors que les élèves de 4e et 3e seraient plutôt intégrés aux lycées.

Sinon, il faut absolument lire dans le projet de Montebourg, la préface de Jean-Pierre Obin. Elle est tout à fait remarquable de justesse. On pourrait même reprocher à A.Montebourg de ne pas être allé au bout de la réflexion engagée par J-P.Obin.

Écrit par : Maurice | mercredi, 07 septembre 2011

@Maya Akkari

au risque d'etre un peu brutal, les chercheurs que vous citez me semblent dans la plus pure tradition (francaise, mais pas seulement) des etudes verbeuses et descriptives.

Écrit par : professeurtournesol | jeudi, 08 septembre 2011

Sinon, le reste de l'interview c'est du pur socialiste dégoûlinant dans le texte avec toute la doxa pédagogiste sur les élèves en difficulté (complexés et victimes) et la violence scolaire (imaginaire selon eux...).

Écrit par : l'hérétique | jeudi, 08 septembre 2011

En entretien avec Agnès Van Zanten datant de 2001.
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/college-unique/agnes-van-zanten.shtml
Intéressant de voir qu'elle finit par concéder que les classes hétérogènes ne profitent pas forcément aux élèves les plus à l'aise et que les études là-dessus ne sont pas concordantes.
En outre, elle admet qu'une classe fortement hétérogène pose problème...

Écrit par : l'hérétique | jeudi, 08 septembre 2011

La recherche a évolué depuis 10 ans. Lire à ce sujet le dernier livre d'Agnès Van Zanten et de Jean-Pierre Obin "La carte scolaire".
Notez qu'elle dit bien dans l'interview que vous mettez en lien que les élèves en difficulté ne tirent aucun bénéfice scolaire à être regroupés dans une même classe. Elle dit bien également, ainsi que nous le stipulons dans notre texte, que l’État n'a jamais vraiment donné les moyens de la gestion de la massification. Dans notre texte nous proposons des dispositifs de différenciation : un quart du temps scolaire en demi-groupes afin de permettre aux meilleurs d'aller plus loin et aux plus en difficulté de remédier à leurs lacunes.
Cordialement

Écrit par : Maya Akkari | dimanche, 11 septembre 2011

@Maya Akkari
Si les élèves en difficulté n'en tirent aucun profit, c'est que les exigences et les méthodes demeurent les mêmes que dans une classe standard.
Je pense qu'une remédiation est tout à fait possible avec un groupe homogène à condition d'user de pratiques pédagogiques adaptées à la remédiation en question.
Votre dernière proposition est un pas dans le bon sens, mais elle ne va pas assez loin à mon sens.

Écrit par : l'hérétique | dimanche, 11 septembre 2011

Je n'irai pas voter aux primaires, aucune envie de me retrouver "fichée" d'une facon ou d'une autre. cqfd.

Écrit par : Martine | dimanche, 11 septembre 2011

Chiens, chats , hamsters , poissons, perroquets - Qui préférez-vous ? Ou le dialecte P'têt ben ce que les animaux exotiques - serpents , crocodiles, lézards , des singes ?

Écrit par : Porawrabs | dimanche, 15 juillet 2012

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