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dimanche, 17 juin 2012

Contrôle continu au bac = examen à l'entrée en fac

Les Français, selon un sondage, sont favorables à près de 85% à l'introduction du contrôle continu au bac. Je suis très réservé parce que j'entrevois plusieurs conséquences inquiétantes à ce choix.

Il risque d'accentuer les disparités locales : que vaudra le contrôle continu d'un lycée de Seine Saint-Denis à côté des plus prestigieux établissements parisiens ? Pas grand chose et sans doute à raison.

Les facultés n'hésiteront plus à sauter le pas, de ce fait et à réclamer de pouvoir mettre en place des concours d'entrée. 

Il y aura donc un numerus clausus en faculté. 

Dans ces conditions, mieux vaudra alors réformer la Terminale et en faire ce que Bayrou proposait il y quelques années : en faire une propédeutique avant l'entrée dans le supérieur.

Que deviendront alors les titulaires d'un bac général ? Sans doute pas grand chose. Pour éviter une certaine forme de marasme, il faut donner un véritable élan aux filières professionnelles du supérieur : ce pourrait être fait si elles demeurent accessibles sur simple présentation du diplôme du bac.

Dans tous les cas de figure, il en sera à peu près fini du caractère national du bac : il ne deviendra qu'une sorte de sur-brevet des collèges.

Cela dit, je m'interroge souvent sur la pertinence de notre modèle éducatif de contrôle des connaissances. En fait, je m'interroge même sur le principe du contrôle des connaissances : est-ce que, parce qu'on contrôle les connaissances  sur la base d'un examen ou d'un concours terminal, ou même d'une épreuve ponctuelle, les connaissances sont mieux acquises ? Est-ce que notre jeunesse par ce biais prend davantage goût à l'étude, aux sciences, aux lettres, aux arts ou encore à l'histoire ? Je n'en ai pas vraiment l'impression.

Tant de stress, tant de souffrances psychiques parfois, tant d'échecs pour en arriver là ?

Maria Montessori concluait dans son livre sur l'Enfant que l'accomplissement du développement spirituel de l'étudiant était de l'amener à devenir une sorte de chercheur qui ne venait consulter son maître que pour discuter de l'état de ses recherches et converser amicalement avec lui.

Jamais nous n'avons été aussi loin d'un tel idéal. Il y a en France, mais pas seulement (les tests PISA dont on fait une gorge chaude ne sont pas vraiment une réussite à cet égard) une obsession de l'évaluation pour l'évaluation : on finit par se demander ce qu'on évalue, au fond, et surtout, à quoi sert l'évaluation au regard de l'objectif ultime.

Ceci ne signifie pas par exemple, qu'il faudrait supprimer les notes. Mais il y en a certainement un autre usage pédagogique possible afin  de ne plus en faire le vecteur d'un jugement de valeur, mais plutôt une sorte de thermomètre permettant de contrôler la température afin de la réguler quand fièvre il y a...

Une sorte d'instrument qui permettrait de mesurer l'envie, le goût, le désir d'apprendre et la volonté qu'un enfant, un adolescent, de jeunes gens peuvent déployer simplement par goût. Autant dire qu'on est quelque peu loin du compte...

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jeudi, 14 juin 2012

Rythmes scolaires et mensonges

Il rue dans les brancards, Docteur Peillon : il frétille d'aise à la perspective de se livrer à toutes sortes de pédagogolâtries aussi diverses que variées.

Quand Docteur Peillon se lance dans de grandes envolées lyriques sur le temps scolaire de sa jeunesse, il est prudent de vérifier ce qu'a en tête Mister Vincent. Ainsi, Peillon assure que de son temps, on étudiait les week-ends et que l'année scolaire était plus longue.

Rien n'est plus faux et en voici la preuve : le Ministère de l'Éducation Nationale a eu la riche idée de donner accès à tous les calendriers scolaires depuis l'année 1960. Eh bien regardons donc l'année 1960 ! L'école finissait cette année-là le 28 juin. Pour l'année en cours, elle s'achève le 05 juillet. Les écoliers reprenaient le 16 septembre mais le 05 septembre pour l'année 2011-2012 (02 septembre pour les enseignants). Différentiel ? presque 3 semaines de vacances d'été en moins. Ce sont ces vacances-là toujours davantage rognées que Docteur Peillon veut abréger encore plus. Entre-temps, en revanche, les vacances intermédiaires ont enflé à mesure de l'amincissement des vacances d'été. 

Je ne pense pas que Mister Vincent soit d'un âge canonique, on doit avoir une dizaine d'années de différence à peu de choses près : d'autant que je me souvienne de mon école, j'ai toujours connu le week-end. Docteur Peillon assure pourtant qu'on travaillait la samedi après-midi. Pour ma part, c'était repos le mercredi et école le samedi matin.

Mais Mister Vincent parle peut-être d'un temps que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître...

Quoi qu'il en soit, les rythmes scolaires ont évolué considérablement depuis cette époque sans que jamais n'apparaissent significativement des gains en termes de perfomances à l'école.

En revanche, ce qui a inflationné sous l'effet des prémices du pédagogisme, ce sont les disciplines d'éveil de toutes sortes et puis bien sûr, la masse apprenante . L'école s'est démocratisée : elle est devenue pour tous, mais elle est restée unique, ou presque. Aucun socialiste (et encore moins chez les Populaires) ne veut admettre de commencer à réfléchir sur cette donnée fondamentale : le principe marxiste immuable de l'éducabilité universelle continue de faire force de loi au mépris des développements de chaque individu.

Rien ne semble venir à bout de la frénésie réformatrice de notre sémillant Docteur Peillon. Enfin...presque : je sens qu'Ayrault commence à s'agacer quelque peu. Il vient de le recadrer une fois de plus sur les vacances de la Toussaint que notre apprenti ministre entendait allonger unilatéralement (personne n'avait été consulté à l'exception d'un quarteron de chronobiologistes en mal de reconnaissance). Au passage, toute la presse a titré bêtement que Peillon allongeait les vacances de quatre jours. Encore une peillonerie : les cours devaient reprendre le jeudi 08 novembre. En réalité, ce sont les jeudi 08 et vendredi 09 que Mister Vincent s'apprêtait à donner généreusement aux écoliers de France et de Navarre (attendons le second round, au passage, car il est évident qu'il allait certainement les reprendre ailleurs par la suite...). Le 10 et le 11 étant un samedi et un dimanche, ils ne sont pas ouvrés. Comme j'ai étudié l'algèbre à l'école, je sais encore compter. Total, deux jours supplémentaires ni plus ni moins.

Pour ceux qui doutaient du retour des années Jospin et de toutes ses dérives démagogiques il suffit de voir les pédagogols de tout ordre se pâmer de satisfaction : on met l'enfant au centre. Si c'était pour voter Bayrou, why not, mais là, en fait, c'est juste pour servir de faire-valoir à nos experts ès pédagogolâtrie patentés.

 

samedi, 19 mai 2012

Rythmes scolaires, ça commence...

Et voilà. Quelques jours déjà, et une première mesure que j'ai longuement combattue. Tout le ban et l'arrière ban de la gauche, mais aussi une bonne partie de la droite et, bien sûr, les différentes courroies de transmission habituelles du PS braille à l'évidence : il faut créer des semaines plus longues, des vacances plus courtes. Le sieur Peillon a tout de même commis une petite gaffe : il a oublié le mot "concertation" dans son langage. En réalité, la concertation sera un pipeau total : le PS se contentera de consulter ses officines (associations de parents d'élèves et syndicats "amis") pour faire avaliser par les gens qui siègent à la fois dans les commissions du parti et dans celles des associations les choix qui seront effectués uniformément par les unes et les autres. Il n'y aura plus qu'à relayer tout cela dans les "médias" amis, et le tour sera joué...

La réalité, elle va leur sauter au visage à toute vitesse :

- les petites communes ou les communes pauvres n'auront pas les moyens de prendre en charge les frais occasionnés par des fins de journée à 15h00 ou 15h30. 

- les parents les plus modestes n'auront pas les moyens de payer activités et/ou babysitters

- les journées des enfants ne seront pas moins longues : ils enchaîneront des activités qui feront que les journées dureront toujours autant. En revanche, plus de coupure hebdomadaire pour pouvoir les reposer, et/ou alors, finis les week-end en famille.

- les temps de vacances ont déjà été réduits : en école primaire, on finit à l'issue de la première semaine de juillet, on recommence au début du mois de septembre, généralement entre le 1 et le 2. Les enfants sont généralement déjà à bout bien avant la fin du mois de juin et n'en peuvent plus. Allonger l'année scolaire va aggraver les choses. Si à l'inverse, ils reprennent en août nettement plus tôt, ils seront carbonisés à la toussaint.

- la voix de son maître de la FCPE, le sieur Hazan, veut aussi revoir les rythmes du collège et du lycée. Quid, alors, de toutes les procédures d'affectation et des divers examens ? Quant aux lycéens, certains finissent parfois à la mi-juillet, l'année du baccalauréat en raison des examens.

La fureur pédagogolâtrisante à la sauce chronobiologisante n'aura plus de limites.

- les dégâts sur l'industrie touristique (l'une des dernières à peu près performante en France) seront évidemment considérables : perte de chiffre d'affaire, pertes d'emplois.

Bien entendu, les dégoûlinants de toute sorte balaient d'un revers de main hautain ces considérations bassement "matérielles", évoquant des "lobbies", comme ils disent.

Le problème, c'est qu'au fond, il n'y a pas le moinde début d'un commencement de preuve sur les conséquences de ces changements de rythme sur les enfants. En revanche, le fait de ne pas coucher suffisamment tôt de jeunes enfants, de veiller avec quand il ne le faudrait pas, et j'en passe, ça, surtout pas d'études là-dessus : pas politiquement correct, cela renvoie à la responsabilité des familles.

Dernier petit détail : j'imagine que les enseignants (à juste titre) vont demander une rallonge s'ils se voient imposés deux semaines de plus de travail et autant de déplacements. Or, la France n'a pas le premier des euros à dépenser en plus pour payer de telles charges. Dans le même temps, le recrutement enseignant s'est complètement effondré, je le rappelle.

A vrai dire, c'est quelque chose que je comprends : moi-même, je n'ai qu'une hantise, c'est qu'il traverse l'esprit d'un de mes enfants de devenir un jour enseignant. Je ferai tout pour que cela ne soit pas le cas.

In fine, comme d'habitude, on passe à côté de ce qui importe vraiment : concentrer les efforts sur l'école primaire en améliorant l'encadrement des jeunes enfants (classes trop chargées), améliorer la formation des enseignants dans le domaine de la psychologie, celui qui est clairement le plus utile pour gérer des enfants, cesser de faire de l'école un creuset unique et diversifier les voies.

Mettre en place, enfin, une vraie remédiation avec des classes ad hoc disposant d'une totale liberté pédagogique y compris dans l'organisation des enseignements pour pouvoir arriver à ses fins, c'est à dire remettre à flot des enfants en difficulté.

Mettre en place des structures comparables pour lesd pré-caïds en les extirpant de la scolarité ordinaire et en leur donnant un encadrement disciplinaire très ferme.

Libérer les initiatives en mettant en place un observatoire des bonnes pratiques, ce qui suppose de juger non plus sur l'obéissance aux hiérarchies et aux circulaires mais sur les résultats. Ce dernier point, toutefois, ne doit pas non pous être biaisé : il est si facile de mettre en place l'évaluation qui conviendra aux résultats que l'on voudrait obtenir.

Il faut ajouter à cela que l'impact d'un enseignant sur un enfant peut se faire ressentir à très long terme. Bien des années après. Prudence, donc, quant à l'immédiateté des évaluations.

10:15 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags : peillon, rythme scolaire |  Facebook | | |

jeudi, 17 mai 2012

Et m...Docteur Vincent et Monsieur Peillon à l'Éducation...

Ben tiens, Le Mosco, il a parfois de l'humour. J'aime bien, moi, son Docteur Vincent et Monsieur Peilllon. J'espérais encore que Martine Aubry accepterait de chapeauter un grand ministère de l'Éducation. Pas de pot, la France a hérité du Serpent.

Encore un p....ain d'agrégé de philosophie au Ministère. Le précédent, c'était Luc Ferry, et il a battu le record absolu de nullité rue de Grenelle. Même Nonos Châtel était meilleur.

Avec Peillon, je fais le pari que les enseignants ne tarderont pas à regretter Sarkozy. L'ami des rythmes scolaires, le grand copain des profs qui les aime au point qu'il pense qu'ils doivent travailler gratis (véridique !) puisque l'appât du gain ne les motive pas.

Son grand dada, c'est de réduire les vacances scolaires d'été. J'attends avec gourmandise ses premières annonces effectives en ce sens.

Une tentative de ce type dans l'Académie de Lille a mis littéralement le feu dans les lycées il y a un peu plus d'un an. Au point que le recteur, (le grand manitou local) a dû faire une annonce pour assurer qu'il n'était aucunement question de toucher aux vacances des élèves (hou, le gros menteur!).

Même Hollande, sur la fin de sa campagne, en a rabattu un coup, du Peillon, en assurant dans le Parisien qu'il ne toucherait pas aux vacances des élèves.

A vrai dire il était devenu plus prudent, récemment, le Peillon : il mettait l'accent sur le primaire et sur la semaine de 4 jours de la droite.

En dehors de vouloir "redéfinir" les tâches des enseignants, comme il le dit pudiquement, Peillon n'a aucune forme d'idée dans le domaine pédagogique autre que celles que lui soufflent les commissions pétries d'idélogie du Parti Socialiste ou encore quelques gens du sérail aux incisives affûtées...

Son blabla sur le respect dû aux enseignants, mouaarff : ils le sortent tous. Avec un effet très exactement nul.

Bon. Attendons de voir. Je n'ai pas une bonne opinion a priori de Vincent Peillon mais je peux être amené à changer d'avis à la pratique si je vois qu'il amende le projet socialiste et s'il parvient à rassembler la communauté éducative alors qu'elle est en proie aux dissensions et aux conflits depuis près de 15 ans, maintenant, en grande partie à cause de l'ex gros pécari de Grenelle, j'ai nommé Claude Allègre.

01:58 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : peillon |  Facebook | | |

samedi, 05 mai 2012

Caramba ! Un de mes fistons est sarkozyste !

C'est terrible, tout de même, une éducation ratée. Je l'ai souvent laissé entendre ici, j'ai une petite famille. Elle compte entre autres deux garçons. L'aîné a bien écouté son papa et voterait Bayrou s'il pouvait s'exprimer à cette présidentielle. Je pressens, en dépit de mes efforts pour le corriger, qu'il a un âme de gauche, mais à coups de sermons libéraux, j'espère bien l'amender dans le futur :-) Je ne sais pas d'où cela lui vient...Peut-être de sa mère qui elle, est à gauche (mais pas du tout militante et , au fond, social-démocrate bon teint), allez savoir.

J'en ai un second, encore à l'école primaire, et, celui-là, il ne cesse de m'étonner. Il est revenu un jour de l'école en m'expliquant que lui, il était catholique. Bien qu'imbibé de catholicisme, je ne donne aucune éducation religieuse à mes enfants, ce qui fait au passage, que mon catholique de second fils m'a assuré le plus sérieusement du monde, tout récemment, qu'il croyait en Zeus...

Bon, peu importe, à la limite. Mais le bouquet, c'est sa déclaration d'il y a deux jours : il a exprimé avec certitude l'intention de soutenir Sarkozy, l'appelant "mon président". Son argument ? Il ne veut pas changer de président. Il a un côté conservateur, mon fiston. 

Sans doute la faute à ma fibre droitière.

Me voilà bien, tiens. Bon, je n'ai pas demandé son avis à la plus petite. Elle, on verra pour 2017.

01:08 Publié dans Education, Insolite | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : fiston, sarkozy |  Facebook | | |

jeudi, 03 mai 2012

Je vais leur coller un coup de pupitre dans la gueule

Les spécialistesb ès statistiques OCDE, Éducation Nationale,  et tout ce que vous voudrez d'autres me chauffent sérieusement.

Je viens de lire le compte-rendu du débat Sarkozy-Hollande par Le Parisien et notamment je viens de passer en revue le taux d'encadrement en primaire.

C'est qui les crétins qui s'obstinent à affirmer qu'il n'y a que 16 élèves par classe en moyenne en élémentaire ? Pourquoi il y a-t-il près du double dans les différentes classes de mes enfants ? C'est quoi ce très gros pipeau qu'on nous ressort constamment ?

Pourquoi se fait-il que je ne connais aucun instituteur, aucune institutrice qui ait un effectif si faible dans sa classe ? Ni à Paris, ni en région parisienne (pas même en ZEP) ni en province ? 

Qui s'obstine à faisander les chiffres envers et contre les faits ?

Ils vont se prendre un coup de pupitre dans leur gueule, ces c....ards qui falsifient les faits et trompent l'opinion.

Parce qu'ensuite, ce sont sur ces données mensongères que des postes d'enseignants continuent à être supprimés, les effectifs des classes gonflés jusqu'au jour où il se produit ce qui a failli arriver à un de mes fistons il y a 4 ans : plus de places dans sa propre école de secteur.

Mais ces mecs-là avec leurs chiffres à la c.., il va falloir les sortir de leurs bureaux de merde et les placer dans les écoles à enseigner avec ou sans formation : ils verront ainsi, s'il y a vraiment 16 enfants par classe, en le constatant de visu...

09:16 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : école, effectifs |  Facebook | | |

mardi, 27 mars 2012

Bourse étudiantes : étendre et réformer ce n'est pas synonyme !

Elle gonfle, la sphère médiatique : elle croit faire son métier en essayant de coincer Bayrou sur son programme. Soyons clair : jamais Bayrou n'a promis de généraliser les bourses étudiantes aux classes moyennes. Ça, c'est l'interprétation des journalistes du Monde.

Il a dit qu'il fallait réformer ce système de manière à ce que les classes moyennes puissent aussi en profiter. C'est texto ce que dit son programme.

La réforme qu'il propose, c'est un système d'engagement et il l'a très clairement énoncé : 

Je préfère avoir des bourses d'engagement", une bourse "en échange du soutien que [les étudiants] pourraient apporter dans les collèges et lycées, ou bien en échange d'un engagement dans le monde universitaire, pour laisser les bibliothèques ouvertes plus longtemps.

En fait, cela me paraît tout simplement une excellente idée. Plutôt que de promettre la lune façon Mélenchon, Hollande & cie, Bayrou proposer d'utiliser judicieusement les maigres moyens qui sont les nôtres pour améliorer la vie universitaire (extension des heures d'ouverture des bibliothèques universitaires par ce biais, c'est plus qu'une excellente idée) ou pour aider les élèves en difficulté dans les établissements scolaires (généralisation de l'aide aux devoirs).

Cela ma paraît clair, rigoureux et un contrat très honnête tout en permettant aux étudiants de trouver de nouvelles ressources. Et au moins, on sait que c'est financé.

Il n'y a pas de bourde de Bayrou n'en déplaise aux journalistes.

19:55 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (127) | Tags : bayrou, bourse, étudiant |  Facebook | | |

dimanche, 18 mars 2012

Par pitié, faites-la taire (la FCPE) !

Y'a rien de plus nocif, bisounours et malfaisant, je le crois, que cette satanée pseudo-fédération de parents d'élèves : la FCPE (ou FCPS, c'est pareil, c'est la courroie de transmission du PS). En fait, si on veut connaître la pensée profonde du PS dans le domaine de l'éducation, il suffit d'aller lire et d'écouter les imbécilités crasses qui prolifèrent du côté de la FCPE.

Là, ils reviennent à charge sur les devoirs à la maison, au point que Princesse Soso en est tout émotionnée.

Ben oui, ma belle, mais songe-s-y un peu, aussi, quand tu annonces que tu veux voter à gauche...Je l'ai déjà dit, il n'y a pas de différences de fond entre le PS et l'UMP sur l'éducation. 

Oui, donc, disais-je, avec ces ânes, si jamais ils parviennent à imposer leurs visées dogmatiques et idéologiques, je vais devoir inscire mes enfants dans le privé : ils veulent interdire les devoirs à la maison. Très intelligent, ça, non ? Le pire, c'est que comme tous les hiérarques socialistes et/ou pédagogolâtres, ce sont des praticants experts du faites ce que je dis, pas ce que je fais, et du coup, ma petite famille risque de retrouver dans le privé les rejetons des individus les plus en vue de cette funeste association.

Vite, pour une éducation de qualité, votez Bayrou pendant que c'est encore possible.

C'est toujours drôle les piaillements de profs contre leur candidats tutélaires : ils croient qu'avec des sit-in, menaces de manifestation et autres bisounourseries, ils vont amener les experts ès éducation socialistes à s'amender. Sont-ils bêtes, aussi, franchement. Les enseignants doivent comprendre que le PS ne veut nullement leur bien, pas plus qu'il n'agit pour celui des enfants. Sous couvert d'un égalitarisme mortifère, le PS essaie d'imposer la logique de la compétence plutôt que de la connaissance. Savoir-être, savoir-faire, savoir-dire, et cetera...et que restera-t-il du savoir là-dedans ? Pas grand chose. Si le socle, comme ils disent. Les abrutis.

Bon, faut dire aussi que s'il n'y avait pas autant de profs dans la FCPE...Magister magistro lupus est...

22:01 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : fcpe, devoir |  Facebook | | |

mercredi, 07 mars 2012

Bien plus de débiles congénitaux qu'on ne l'imagine...

Marianne2 m'a fait l'honneur de reprendre l'un de mes derniers billets sur l'affaire Betty Coton. J'y conchiais le crétinoïde paré du titre de prof qui lit des scènes de viol et de mutilations sexuelles à des enfants de 9-10 ans pour les sensibiliser à ce que fut l'esclavage.

J'ai remarqué depuis un moment qu'il y a comme un problème de cerveau chez pas mal de commentateurs d'articles et de billets, sur la Toile. Les crétinoïdes, comme les mouches volent généralement en escadrille et s'abattent comme des mouches à m... sur une bouse de première qualité sur les fils de discussion.

Là, j'ai touché le jackpot avec mon dernier billet. Florilège.

"A cet âge, j'ai vu des choses plus violente tout simplement en regardant les informations. Il n'y a que vous que cela choque alors grandissez !"

"Votre indignation est d'une niaiserie sidérante. Pourquoi masquer le réle ausx enfants gavés de virtuel violent. Et cet appel à Montesquieu pour parler du "mal fait aux Africains !"

"Leur raconter l'esclavage en leur disant simplement que le méchant blanc a fait travailler le gentil noir équivaudrait à leur expliquer que la guerre 40, comme toutes les guerres, a malheureusement occasionné beaucoup de morts et de blessés."

Voyons : au fond, la vraie question, c'est de déterminer s'ils sont débiles par nature ou bien si leur crétinerie est un caractère acquis au fil du temps.

On leur parle de sensibilité de très jeunes enfants à ces débiloïdes attardés mais fanfaronnant tout de même, et leur argument c'est d'expliquer que tout va bien, Madame la Marquise, c'est normal de raconter des scènes de mutilations sexuelles à des enfants. Tout à fait normal. Le monde est violent. 

kiçonkons. C'en est désespérant. Zarma, nique sa race,  nardem' mouk, j'espère qu'il n'y en a pas un qui est prof ou qui s'occupe d'enfants dans le tas.

mardi, 06 mars 2012

A vouloir faire du zèle...

L'affaire Betty Coton va faire couler de l'encre. Un crétin a voulu faire du zèle en lisant un ouvrage sur l'esclavage à des enfants de 9-10 ans (CM1). Sauf que l'ouvrage choisi comporte des scènes très violentes à caractère sexuel (viol, mutilations, tortures).

L'instituteur s'est défendu en mettant en avant le caractère pédagogique de l'ouvrage. Il se fout de la g... de qui ? Moi, je trouve très suspect de lire des scènes de ce type devant des enfants. On peut parler d'esclavage sans parler de relations sexuelles, me semble-t-il, a fortiori en face de jeunes enfants.

Pas le genre de type auquel j'envisagerais de confier à nouveau mes enfants ensuite.

Cela dit, l'Éducation Nationale ferait mieux de balayer devant sa porte : l'ouvrage a été réédité sous le nom de Noir coton. Or, en faisant une petite recherche, que vois-je ? Une recommandation du comité de lecture du CRDP de Paris (Centre de Recherches Documentaires et Pédagogiques) pour un public d'élèves de 5ème et 4ème, c'est à dire 12-13 ans en moyenne. Et c'est récent, mai 2011, seulement. Compte-tenu des extraits dont j'ai pris connaissance, je verrais d'un sale oeil que le professeur d'un de mes enfants lui fasse étudier ce genre d'ouvrages en classe au collège.

L'auteur, Corinne Albaut, évoque un âge de 13-14 ans. Trop jeune à mon sens. Je ne vois pas l'intérêt d'une description minutieuse d'une scène de viol à des enfants de cet âge, quand bien même l'ouvrage recèlerait une mine de renseignements précieux sur la traite des esclaves.

Il y a dans l'Éducation Nationale, un goût immodéré pour le béni-oui-ouisme surtout quand il ne s'agit que d'enfoncer des portes largement ouvertes : la repentance sous toutes ses formes est à la mode, personne ne la conteste. C'est donc pédagogique de parler de l'esclavage parce que personne n'y voit d'objections. On forme ainsi des citoyens.

Et puis avec le goût pour l'image-choc, l'évènement, on ne sait plus marquer autrement qu'en heurtant. Si telle était bien l'intention de cet instituteur, parce qu'une nouvelle fois, son choix me paraît des plus bizarres.

N'est-ce pas pourtant pensable d'expliquer avec des mots doux et simples l'esclavage, en évoquant les cendres de Victor Hugo, de Victor Schoelcher ou encore de Montesquieu qui s'élevèrent tous contre le mal fait aux Africains ?

15:29 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : betty coton |  Facebook | | |