lundi, 25 mars 2013

Rythmes scolaires : Delanoë passe en force...

Delanoë n'a pas fait dans le détail et passé outre toutes les objections en imposant la semaine de 5 jours aux écoliers parisiens.

Je me console en songeant que le pire a été évité puisque le premier projet prévoyait de maintenir les enfants jusqu'à 16h30 sur 4 jours avec une pause invraisemblable de 2h45 le midi.

Dans le nouveau projet, on peut les chercher deux fois par semaine à 15h00. Mais comme les parents ne peuvent se libérer n'importe quand, tous ceux qui s'étaient organisés en prenant leur mercredi seront contraints de composer avec cette nouvelle donne. 

Soit ils auront les moyens d'envoyer une baby-sitter récupérer leurs enfants, soit ces derniers devront demeurer au minimum jusqu'à 16h30 à l'école. Et le choix ne sera pas souple puisque les inscriptions aux animations auront lieu en début d'année scolaire et ne pourront plus être modifiées.

En tout cas, je prends un pari : nos résultats aux tests PISA ne seront pas meilleurs d'ici quelques années et nos enfants ne seront pas moins fatigués. Et ils ne sauront pas davantage mieux lire, écrire ou compter.

Delanoë fait l'impasse sur le vote des instituteurs et institutrices aux prochaines municipales car je subodore qu'il se reportera sur le Front de Gauche, plus prudent sur cette réforme.

Je regrette profondément que l'élu MoDem ait soutenu cette réforme depuis son commencement. Il y a au moins deux arguments que je récuse profondément : l'un, de nature idéologique, qui consiste à faire valoir que cette réforme est bonne parce qu'elle met fin à un avantage pour les familles favorisées. Personnellement, mon objectif politique est de faire profiter tout le monde d'un avantage, pas de le retirer à ceux qui l'ont. L'autre, d'être favorable à un élargissement de la pause méridienne : tous les enseignants sont d'accord pour dire que cette idée, appliquée, aurait amené des enfants surexcités et épuisés aux cours de l'après-midi.

De manière générale, le discours de Jean-François est organisé autour de la réduction de inégalités pour justfier ce projet. Ce n'est vraiment pas ma conception du rôle de l'école et je le trouve trop idéologique à mon goût. Je souhaiterais plutôt que l'on s'attaque aux vraies difficultés, c'est à dire les enfants qui ne parviennent pas à apprendre à lire et à écrire dans notre école. Et, là encore, je suis tout à fait prêt à tenir le pari que cette réforme ne changera strictement rien à leur sort.

Par ailleurs, cette réforme aura un coût, c'est évident ; Delanoë trompe les Parisiens en affirmant le contraire. Delanopolis l'explique très bien. Le budget qui sera voté AVANT les municipales fera l'objet d'une rectification APRÈS ces élections. 

A titre personne, je ne peux même pas me consoler en me disant que je vais économiser le mercredi matin en garde : je vais devoir payer une heure 30 de plus au moins le mardi et le vendredi...

Pour conclure :

- quelques remarques de bon sens (pas toutes) sur la fatigue des enfants à l'école sur ce site.

- un rapport que l'actuel gouvernement se garde bien de faire connaître : il montre qu'il n'y a pas d'impact significatif de la semaine de 4 jours sur les résultats (au contraire, ils tendraient à légèrement s'améliorer en fait !!!) et il établit la recherche chronobiologique sur le sujet ne s'appuie pas sur des recherches assurées !

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dimanche, 10 février 2013

Rythmes scolaires, bis, ter, et cetera

Cela me fatigue de réaborder la question des rythmes scolaires encore une fois sur ce blogue, mais, en temps que Parisien, je vais y aller tout de même de mon ultime commentaire.

Peillon est nul, sa réforme est nulle et Hidalgo et Delanoë sont nuls et démagos. 

Il n'y a qu'une seule chose qui me paraîtrait pas idiote si on voulait vraiment faire cette réforme correctement : revenir à la situation antérieure à 2008, c'est à dire classe un samedi sur deux le samedi suivant étant réservé aux animations pédagogiques des enseignants ou aux rencontres avec les parents.

Hidalgo et Delanoë veulent imposer la classe le mercredi pour ne pas indisposer leur clientèle bobo.

La solution envisagée actuellement est la pire de toutes : faire rester les enfants à la pause méridienne 2h45 cela montre à quel point les promoteurs de cette réforme sont guidés exclusivement par l'idéologie.

La plus drôle de toutes les réactions, ça a tout de même été celle de Bruno Julliard : l'entendre dénoncer le corporatisme enseignant, lui, le syndicaliste de l'UNEF, l'apparatchick par excellence au point de devoir sa place à son  parcours syndical exclusivement, lui dont le syndicat bloque de longue date toute évolution à l'université, franchement, c'est l'hôpital qui se fout de la charité...

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mardi, 22 janvier 2013

Rythmes scolaires : Bayrou devrait se poser quelques questions...

Il est rare que je m'oppose radicalement à Bayrou sur les idées, mais aujourd'hui, clairement, je ne saurais en aucun cas le suivre quant à ses assertions.

Contrairement à ce qu'il dit la réforme voulue par Peillon n'est pas un retour à la situation antérieure. Moi, je suis Parisien et je sais tout de même de quoi je parle. Auparavant, les écoliers venaient en classe en alternance 4 ou 5 jours par semaines. Un samedi sur deux était consacré à l'animation pédagogique pour les enseignants ou pour la réception des parents, l'autre à la classe.

Là, il s'agit d'envoyer les enfants à l'école tous les mercredis et pour les enseignants, leurs animations pédagogiques se dérouleront les mercredis après-midi. Ils sont perdants sur tous les fronts.

Peillon et Delanoë qui n'a de préoccupation que sa clientèle boboïsée et/ou fonctionnarisée ont déplacé le curseur au mercredi. Plus de coupure dans la semaine pour les enfants alors qu'ils fatiguent, particulièrement en hiver. Je ne sais pas d'où les chronobiologiconnards tirent leurs abracabantesques études mais moi, je ne crois que ce que je vois, comme l'aristotélicien Thomas d'Aquin, et je constate que mes enfants sont fatigués en milieu de semaine. Et je ne suis pas seul à faire ce constat. Sondées il y a un an, 55% des familles étaient d'ailleurs opposées à cette modification. Après, il y a aussi celles qui escomptent user de l'école pour remplacer garderies et centres périscolaires car l'école, elle, est gratuite. Si ces familles ont des problèmes de garde, elles doivent faire pression sur leurs municipalités pour obtenir davantage de moyens dans ce domaine, pas faire peser sur l'école et sur toutes les autres familles leurs tracas.

Moins d'heures de cours dans la journée, c'est du pipeau. L'argument de Bayrou ne tient pas. Dans la réalité, les enfants repartiront aux mêmes heures des écoles. L'argument ne tient pas.

Au passage, à Paris, Delanoë escompte bien réaliser de jolies économies sur le dos des enseignants car il va économiser le mercredi matin en animation périscolaire et il n'est pas question d'en ajouter à partir de 16h00.

Bayrou accuse ni plus ni moins les 90% d'enseignants qui sont furieux de conservatisme. Je n'ai pas été habitué à un telle légèreté de cet homme. 90% c'est une somme. Ce n'est pas un quart, un demi, c'est une majorité écrasante. Je l'invite à prendre connaissance des véritables causes de cette grève. Contrairement à nombre d'individus qui se croient malins, j'ai pris le temps de discuter avec les instituteurs et institutrices de mes enfants...

J'ai bien noté que le programme du MoDem comportait les mêmes billevisées que celui des Socialistes et de la droite, tous d'accord pour marcher dans les pas des dernières pédagogolâtries en cours. Il est drôlatique au possible de voir SOS Éducation emboîter le pas avec entrain aux pédagogols sur le sujet. Je les observe à jouer les parangons de vertu depuis plusieurs années. Dans la réalité, ils sont comme les autres s'ils ne sont pires.

Je ne comprends pas que Bayrou, comme tant d'autre, s'obstine à vouloir agir sur la forme. On a procédé depuis 40 ans à toutes sortes de moutures et de boutures plus folles et contradictoires les unes que les autres dans l'Éducation Nationale sans jamais infléchir le cours de son déclin.

Bref, quant il y a 90% d'enseignants qui se mettent en grève, surtout dans une académie comme celle de Paris qui est de moeurs plutôt tranquilles dans ce domaine, il y a tout de même anguille sous roche, non ? 90% de cons, ça fait beaucoup pour une seule profession et autant de gens...Bayrou devrait méditer là-dessus. A bon entendeur, salut...

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mercredi, 16 janvier 2013

Instits vraiment pas contents le 22 janvier...Encore un coup de Peillon !

Comme j'allais chercher ma petite dernière à l'école, mardi dernier, j'ai appris que l'intégralité des instituteurs et institutrices seraient en grève mardi 22 janvier. Maternelle et Primaire. 100% d'enseignants grévistes dans une école où elles sont très rares (je n'en ai vu qu'une seule en 5 ans !) ce n'est pas commun ! Je me suis donc enquis de la raison de la chose et j'ai appris que dès l'année prochaine les enfants devraient se rendre à l'école 5 jours par semaine et non 4. Bien entendu, contrairement à ce qu'affirmait Peillon, ils ne finiront pas les cours à 15h45. En fait, rien ne bougera. Ils auront juste des cours en plus le mercredi et leurs enseignants avec eux.

Par le passé, avant la réforme de Darcos, les instituteurs et institutrices (comme je regrette que ces beaux substantifs soient tombés en désuétude, je les trouve autrement plus élégants que "professeurs des écoles") recevaient les parents ou se réunissaient un samedi sur deux, l'autre étant consacré aux heures de cours.

Peillon, lui fait fort : des cours le mercredi matin et les réunions pédagogiques le mercredi après-midi. Eh bien entendu, pas un kopeck socialiste en plus. Je rappelle au passage, qu'avec l'assentiment d'une floppée d'imbéciles de toute sorte, le raccourcissement des vacances scolaires est toujours dans les cartons (communs, pour le compte, à la gauche et à la droite). Cinq jours pleins en somme, avec la perspective de voir les congés réduits.

Bref, Peillon qui a été nourri à l'école de Ségolène Royal avant de la poignarder dans le dos considère que les enseignants gagnent trop et ne travaillent pas assez. Il a déjà expliqué à maintes reprises qu'ils n'oeuvraient pas pour l'argent afin de préparer le terrain, je présume.

De ce fait, les enseignants de la maternelle et du primaire qui vont encaisser de plein pot les lubies pédagogolâtres que Peillon met en oeuvre l'ont très mauvaise. On comprend aisément pourquoi.

Sarkozy voulait payer moins les heures supplémentaires que les heures réglementaires pour les profs : Peillon fait encore mieux en envisageant purement et simplement de ne pas les payer. Il appelle ça annualisation du temps de service...

23:19 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : peillon, école, rythmes scolaires | | |  Facebook

mardi, 13 novembre 2012

La farce faite aux dindons

Difficile de se retenir de soupire d'aise tout en ricanant : souvenez-vous, profs, je vous ai avertis de longue date des intentions de la gauche à commencer par Peillon à votre propos.

Peillon a toujours fait comprendre entre les lignes (parfois il l'a dit clairement) que a) les enseignants ne travaillaient pas pour de l'argent b) il allait augmenter leur temps de travail.

Chose promise, chose dûe. Les enseignants sont les dindons de la farce. Concrètement, la demi-journée d'école en plus (que je juge particulièrement calamiteuse pour les enfants), ça va être 100% pour leur pomme puisque Peillon veut faire faire une demi-heure de devoirs après la fin des cours.

Concrètement les enfants continueront de quitter l'école à 16h30 et les enseignants verront leur charge de travail alourdie sans aucune compensation. Tout cela pour une efficacité nulle et pour des frais significatifs en plus pour toutes les communes rurales. Je ne parle évidemment pas du tissu associatif qui va morfler sévèrement avec la perte du mercredi matin pour les activités extra-scolaires.

Bref, Peillon fait le Grand Chelem avec sa réforme des rythmes scolaires. Pensez-donc : le très pédagogiquement correct Café Pédagogique s'est même emparé du sujet...

mercredi, 17 octobre 2012

Réforme des rythmes scolaires : j'ai la haine.

J'avoue l'avoir de plus en plus mauvaise à mesure que se précise la stupidissime mais également nocive au possible réforme des rythmes scolaires.

L'année prochaine, à cause des chronobiologiconnards et de l'Académie des Charlatans (vous savez ceux qui prétendent incarner la médecine mais dont le seul fait de gloire consiste à pratiquer toujours plus de dépassements d'honoraires) mes deux plus petits enfants vont se prendre un cinquième jour d'affilée d'école dans la semaine. Et en plus, le jour en question tombera le mercredi.

Ils ne pourront donc plus souffler le mardi soir. Pour couronner le tout, avec une fin des cours à 16h00 il me deviendra définitivement impossible d'aller les chercher de temps à autre à la sortie de l'école.

Quand je les vois qui se traînent comme ils peuvent pendant la semaine, j'avoue que je suis très en colère.

Notre incapable de Ministre ne trouve comme seule réforme parfaitement inutile et idiote que la seule distribution de cours de morale. Il se croit au catéchisme ?

L'Académie de Médecine, elle ferait mieux de se mêler de ce qui la regarde : ils sont qui ces médecins je-sais-tout pour savoir pourquoi les enfants sont fatigués ? Leur rapport bidon à la c... va amener à épuiser encore plus les enfants avec la bénédiction du tout-pensant pédagogique, et, je ne l'oublie pas, de toute la classe politique, droite y compris, qui se montrait prête à embrayer sur ses conclusions bidon.

Je n'ai pas besoin d'être médecin, et à vrai dire, il n'est pas nécessaire non plus d'être grand clerc, pour comprendre que cette demi-journée de plus va assommer nos enfants. En tout cas, les miens, c'est sûr. On aurait pu admettre à la rigueur la situation qui prévalait avant la réforme de Darcos c'est à dire un cours un samedi sur deux, et, le samedi suivant, une demi-journée ouverte pour des rencontres parents-enseignants.

Il paraît que Peillon aurait proposé sa démission à Ayrault après sa fumeuse sortie sur le canabis. Zut alors : Ayrault ne l'a pas acceptée. A vrai dire, ce n'aurait pas changé grand chose, c'est le programme de la gauche.

Les sondages disent que près de 55% à 60% des parents sont contre la journée du mercredi à l'école. Je vais très méchamment dire le soupçon que j'ai à propos des autres, à l'exception des militants FCPE qui agissent par idéologie et par habitude de servir de courroie de transmission au PS :

Je crois que leur motivation est essentiellement économique. Une demi-journée d'école en plus, c'est la garderie gratuite. Voilà la motivation de fond. Cela évite de devoir payer le centre de loisirs ou tout autre mode de garde.

Le problème, c'est que ce n'est pas le rôle de l'école. A eux de voter en conséquence, lors des élections, pour des forces politiques qui proposent de vraies solutions pour occuper et garder les enfants des parents qui travaillent le mercredi. Cela se règle à un étage municipal avec évidemment des choix sur les dépenses prioritaires (n'est-ce pas monsieur Delanoë et consorts qui dépensent 3.5 milliards d'euros dans leur travaux de m... sur la voirie mais laissent neuf familles sur dix sur le carreau pour ce qui est des crèches...).

Franchement, j'ai vraiment la haine, et je ne vois pas comment inverser la tendance, d'autant que tous les lobbies s'y mettent. Les enfants ont failli se coltiner une sacrée réduction de leurs vacances d'autant que les connards de l'industrie touristique qui ne pensent qu'à leur gueule avaient trouvé un modus vivendi avec l'incompétent Peillon : faire un zonage pendant les grandes vacances. Tout benef pour eux, cela rallongeait la saison touristique, et catastrophe pour les enfants qui se seraient emmanchés une quinzaine de jours d'école de plus alors qu'ils sont épuisés en fin d'année scolaire.

Je ne sais pas pourquoi Peillon a renoncé, ou, plutôt, si, je devine : la grogne des profs. Comme il ne peut pas les payer plus, il s'apprêtait à les faire travailler plus pour gagner moins. Sarkozy était battu sur ce coup-là...

Enfin, bon, quand les profs se font entuber par la gauche, j'en suis toujours content. C'est bien fait pour leur g...Ils n'avaient qu'à voter autrement aux présidentielles puis aux législatives. Au centre, par exemple...Je suis dur de dire les profs. Ils n'ont pas tous voté aveuglément à gauche. Presque tous, mais pas tous. Et de toutes façons, ceux qui ont voté à droite se seraient fait entuber encore plus avec Chatel.

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jeudi, 14 juin 2012

Rythmes scolaires et mensonges

Il rue dans les brancards, Docteur Peillon : il frétille d'aise à la perspective de se livrer à toutes sortes de pédagogolâtries aussi diverses que variées.

Quand Docteur Peillon se lance dans de grandes envolées lyriques sur le temps scolaire de sa jeunesse, il est prudent de vérifier ce qu'a en tête Mister Vincent. Ainsi, Peillon assure que de son temps, on étudiait les week-ends et que l'année scolaire était plus longue.

Rien n'est plus faux et en voici la preuve : le Ministère de l'Éducation Nationale a eu la riche idée de donner accès à tous les calendriers scolaires depuis l'année 1960. Eh bien regardons donc l'année 1960 ! L'école finissait cette année-là le 28 juin. Pour l'année en cours, elle s'achève le 05 juillet. Les écoliers reprenaient le 16 septembre mais le 05 septembre pour l'année 2011-2012 (02 septembre pour les enseignants). Différentiel ? presque 3 semaines de vacances d'été en moins. Ce sont ces vacances-là toujours davantage rognées que Docteur Peillon veut abréger encore plus. Entre-temps, en revanche, les vacances intermédiaires ont enflé à mesure de l'amincissement des vacances d'été. 

Je ne pense pas que Mister Vincent soit d'un âge canonique, on doit avoir une dizaine d'années de différence à peu de choses près : d'autant que je me souvienne de mon école, j'ai toujours connu le week-end. Docteur Peillon assure pourtant qu'on travaillait la samedi après-midi. Pour ma part, c'était repos le mercredi et école le samedi matin.

Mais Mister Vincent parle peut-être d'un temps que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître...

Quoi qu'il en soit, les rythmes scolaires ont évolué considérablement depuis cette époque sans que jamais n'apparaissent significativement des gains en termes de perfomances à l'école.

En revanche, ce qui a inflationné sous l'effet des prémices du pédagogisme, ce sont les disciplines d'éveil de toutes sortes et puis bien sûr, la masse apprenante . L'école s'est démocratisée : elle est devenue pour tous, mais elle est restée unique, ou presque. Aucun socialiste (et encore moins chez les Populaires) ne veut admettre de commencer à réfléchir sur cette donnée fondamentale : le principe marxiste immuable de l'éducabilité universelle continue de faire force de loi au mépris des développements de chaque individu.

Rien ne semble venir à bout de la frénésie réformatrice de notre sémillant Docteur Peillon. Enfin...presque : je sens qu'Ayrault commence à s'agacer quelque peu. Il vient de le recadrer une fois de plus sur les vacances de la Toussaint que notre apprenti ministre entendait allonger unilatéralement (personne n'avait été consulté à l'exception d'un quarteron de chronobiologistes en mal de reconnaissance). Au passage, toute la presse a titré bêtement que Peillon allongeait les vacances de quatre jours. Encore une peillonerie : les cours devaient reprendre le jeudi 08 novembre. En réalité, ce sont les jeudi 08 et vendredi 09 que Mister Vincent s'apprêtait à donner généreusement aux écoliers de France et de Navarre (attendons le second round, au passage, car il est évident qu'il allait certainement les reprendre ailleurs par la suite...). Le 10 et le 11 étant un samedi et un dimanche, ils ne sont pas ouvrés. Comme j'ai étudié l'algèbre à l'école, je sais encore compter. Total, deux jours supplémentaires ni plus ni moins.

Pour ceux qui doutaient du retour des années Jospin et de toutes ses dérives démagogiques il suffit de voir les pédagogols de tout ordre se pâmer de satisfaction : on met l'enfant au centre. Si c'était pour voter Bayrou, why not, mais là, en fait, c'est juste pour servir de faire-valoir à nos experts ès pédagogolâtrie patentés.

 

23:20 Publié dans Education, Politique | Lien permanent | Commentaires (25) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : peillon, rythmes scolaires | | |  Facebook

dimanche, 18 avril 2010

L'arnaque des rythmes scolaires

Marrante, la solution universelle, du côté des politiques, pour endiguer les maux issus de l'école : passer de 144 jours d'enseignement à 180. Ils sont presque tous d'accord : l'UMP avec Luc Châtel, le MoDem, c'est dans leur programme, les Socialistes, Royal et Peillon sont pour, et les Verts, avec la bénédiction de Gabriel Cohn-Bendit et Meirieu. Je ne connais pas la position de Nouveau Centre ni du Front de Gauche. Évidemment, si les écoles ouvrent plus, les profs vont rester plus, cela va de soi, en dépit des promesses des uns et des autres. Cela sent l'entourloupe à plein nez...Tiens, un calcul simple : prenons un prof qui doit faire, disons, 2 heures de trajet au total par jour pour aller bosser. Imaginons qu'il passe de 144 à 180 jours d'école, quand bien même il bosserait moins chaque jour, il se retrouvera tout de même avec 72 heures de déplacement en plus au minimum. Mais la réalité est encore plus insidieuse et perverse : imaginons que notre bon prof enseigne en collège et qu'il y ait deux heures de trous dans son emploi du temps ; 36 jours de plus, et le voilà mobilisé 72 heures supplémentaires en plus de ses 72 heures de déplacement. Total gratuit donné en plus, 144 heures de temps. Petite division par huit pour simuler notre sympathique camarade enseignant entubé et le voilà avec l'équivalent de 15 jours et demi de travail en plus, sans même avoir eu le temps de calter. Attention, je suis dans une hypothèse optimiste pour mon pote prof, c'est à dire celle où l'allongement de l'année scolaire se fait à horaires constants. Parce que j'imagine que cela doit être tentant, évidemment, de lui en rajouter quelques louches.

En 1996, il me semble que Bayrou était en désaccord avec Chirac sur l'idée d'allonger l'année scolaire en réservant les après-midis au sport. J'ai souvenir qu'il a été le premier à l'origine de la semaine de quatre jours, mais avec des horaires allégés. Bayrou, me semble-t-il, était favorable à l'idée de ne pas légiférer mais de laisser à chaque collectivité et chaque école le soin de trouver des compromis pour s'organiser au mieux. La proposition du MoDem me paraît autrement plus directive...

Bon, j'ai tout de même une consolation : ces imbéciles de profs votent bêtement à gauche ou pour les verts, dans 70% des cas. Or l'idée vient de chez eux. Donc ils vont en prendre plein la gueule via ceux pour qui ils votent. Bien fait pour eux. Bon, ils peuvent encore voter Bayrou, je ne pense pas qu'il leur imposera manu militari les dits rythmes, en dépit du programme du MoDem (dont il ne se sent pas forcément comptable).

Mais ce qui me fait rigoler, ce sont les pincettes qu'on prend çà et là ; vaudrait mieux leur dire directement : écoutez, bande de cons, de bras cassés et de bons à rien, sales gauchistes et/ou privilégiés petits bourgeois, on va vous faire trimer ! Ouais, tas de fainéants toujours en vacances, 30 jours de plus, ça va vous faire les pieds, les gros nuls qui passez votre temps à rien foutre. Et puis ne récriminez pas, vous êtes déjà payés à rien faire, alors grattez-vous pour avoir le moindre centime d'euro d'augmentation. Vous seriez prêts à prendre les enfants en otages pour vos seuls intérêts égoïste, hein, sales chiens ? Mais vous allez, voir, on va faire jurisprudence : désormais, c'est l'intérêt supérieur de l'enfant qui doit guider nos actions, et donc, toutes les professions en relation avec l'enfance pourront être soumises à implémentation horaire sans contrepartie. La noble certitude de travailler pour l'avenir sera une récompense bien suffisante. Voilà, l'enfant au centre du système scolaire, c'est ça !

Quoi ? Est-ce que c'est du Gabriel Cohn-Bendit dans le texte ? Oh, bien possible...c'est en tout cas ce que pensent les hiérarques socialistes, quelques chronocrétinologistes (ils déterminent scientifiquement le moment où les êtres humains sont les plus débiles dans la journée), quelques instituteurs (et institutrices) mais à la retraite donc pas concernés par les futurs nouveaux rythmes, les profs dégagés/déchargés de toute obligation scolaire (conseillers, membres des commissions Éducation des partis politiques) et une bonne partie de la droite.

Allez, dans les prochains jours, je vous fais quelques autres professions sur le même refrain.

07:31 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (38) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rythmes scolaires, enseignement | | |  Facebook