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jeudi, 27 novembre 2008

Certification européenne environnementale et sociale

C'est au tour de Thierry de me gratifier d'un excellent commentaire à la suite de celui de Florent, publié hier.  Je rappelle que la problématique porte sur la pertinence et la difficulté d'établir des normes susceptibles d'être codifiées dans le domaine environnemental et social ; ces normes auraient vocation à être utilisées sous forme d'étiquettes de couleur sur les produits que l'on nous vend dans la grande distribution ou ailleurs. Pour ma part, j'ai pensé à une action sur la Toile afin d'interpeler nos élus nationaux à ce sujet. Thierry, lui, pense qu'il vaut mieux d'abord passer par l'Europe, voici ses arguments :

Comme souvent Florent apporte de bonnes remarques.
Je compléterai son propos en revenant sur les points suivants :
Contrairement à toi L'Hérétique, je pense qu'il faut dès le début raisonner en européen. En voici quelques raisons ?
- l'Europe est un grand marché sans barrières douanières
- Une certification uniforme serait plus facile à mettre en œuvre (sans occulter l'aspect d'instauration de normes a minima que Florent redoute),
- Une agence européenne de certification offrirait une surface suffisante pour résister aux pressions des lobbies. Par ailleurs, les coûts de certification seraient de facto mutualisés
- Le niveau européen offre en outre l'avantage d'écarter toute suspicion de protectionnisme étatique puisqu'il s'agit de sensibiliser les citoyens européens à consommer de manière éclairée et reponsable.
- Une harmonisation sur la base de critères commun à tous met toutes les entreprises sur un même pied d'égalité.

A quoi pourrait ressembler ces visuels ?
La notation doit, à mon avis, être limitée à 5 classes (A, B, C, D, E) pour ne pas noyer les consommateurs. Elle offre l'avantage de reprendre l'esprit de la classification qui existe déjà par exemple pour les appareils électroménagers que les consommateurs ont intégré.
Idéalement j'imagine assez bien des cercles (rouge ou vert) au centre cernés par un liseré bleu parsemé par les douze étoiles. La lettre en blanc serait apparente dans le cercle central. Les étoiles européennes offriraient en outre aux citoyens un remarquable exemple de ce que peut leur apporter concrètement l'Union.

Ceci dit, je reviens sur la juste remarque d'Aurélien sur le fil précédent :
"Une question cependant: sur quels critères les pastilles ou les notes seraient elles accordées? Le simple respect de la loi ?"
Comment déterminer en effet les critères à faire entrer en ligne de compte ?
Comme Florent l'a parfaitement démontré, il y a une réelle difficulté pour définir des critères pertinents et qui soient reconnus par tous.
Voici l'état de quelques questions que ce point peut soulèver.
Le Grenelle avait avancé l'idée de prendre en compte le "bilan carbone" des produits qui arrivent sur nos marchés.
Mais comment noter par exemple une tomate produite sous serre dans la province d'Almeria qui est vendue en bout de chaine dans un magasin de Paris. Cette tomate pourrait avoir été débarquée sur le port de Rotterdam et avoir été transportée par camion réfrigéré ? Si on ajoute que le bateau navigue sous pavillon de complaisance avec des personnels philippins, cela risque d'être vraiment difficile de s'y retrouver !!!

Si nous raisonnons à l'échelle de l'Union européenne, il serait difficile d'affecter un coefficient transport infra communautaire. Car notre tomate espagnole peut être vendue aussi bien à Paris qu'à Dublin. Un produit extra communautaire, une tomate chilienne serait plus facilement affectée d'un "malus".
Mais se pose alors le problème des produits provenant des territoires européens qui sont des confettis d'Europe répartis dans le monde. Une banane antillaise doit-elle être "notée" comme une banane produite dans une république d'Amérique centrale ? OUI bien évidemment, si on on s'en tient à la pastille verte. La différence en l'occurrence serait visible dans la pastille sociale rouge.

Pour la pastille verte, j'estime qu'un critère devrait absolument être pris en compte. Il s'agit de tout ce qui concerne le conditionnement.
Cet aspect, en théorie, est facile à déterminer et à quantifier :
- Quels sont les coûts de production de l'emballage ?
- Quels en sont les composants et d'où viennent-ils ?
- Quels sont les coûts de recyclage théorique des matériaux composant l'emballage ?
=> S'il s'agit d'un produit non consommable, on pourrait dès sa fabrication en estimer le coût de recyclage (dans l'idéal à 100%).
Cette échelle de coût de production et de recyclage des emballages peut être très facilement transposée par la suite dans la Grille A, B, C, D, E.

S'agissant des critères qui seraient pris en compte pour attribuer une note sociale. C'est très difficile à imaginer.
Au niveau de l'Union, il n'y a pas d'harmonisation des règles sociales qui sont donc différentes d'un état à un autre.
Quels critères objectifs retenir ?
Ci-après, je propose une liste indicative :
- Pour une entreprise donnée, établir un salaire moyen des employés, hors encadrement. Ce salaire serait comparé à un salaire moyen européen des employés de cette branche d'activité. Se poserait alors la question de définir ou pas les bases d'un SMIC européen.
- A l'intérieur de chaque entreprise établir l'échelle de rémunération. Quel est le rapport de salaires entre l'ouvrier en production et le dirigeant de l'entreprise ? Quel ratio est socialement juste (1 à 5, 1 à 10) ?
- Quelle est la structure du capital de l'entreprise, il y a-t-il une part d'actionnariat-salarié ?
- Quel est le taux de formation appliqué aux employés ?
- Il y aurait-il une différence des salaires entre hommes et femmes à travail et niveau de responsabilités identiques ?
- Quel est le taux d'emploi réel de travailleur handicapés ?
- L'entreprise contribue-t-elle à financer une partie des complémentaires santé de ses employés ?
- Il y a-t-il des formes d'intéressement aux résultats de l'entreprise (Stock options, primes...) ?
- Quel est le taux d'arrêts de travail (conflits sociaux, arrêts maladie)
- Quel est le taux d'accidents de travail ?
Pour les entreprises hors Union européenne, je le reconnais, c'est réellement la jungle et terra incognita !!!

Après réflexion, je pense qu'il serait bon dans un premier temps de proposer cette forme de labellisation à des entreprises européennes sur la base du volontariat (démarche de type IGP). Cet effort de transparence devrait donc en toute logique être soutenu par des campagnes d'information des consommateurs les incitant à privilégier dans leurs actes d'achat les entreprises s'étant engagées dans cette démarche.

06:49 Publié dans écologie | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : écologie, normes, europe |  Facebook | | |

mercredi, 26 novembre 2008

pastilles de couleurs et problématique d'une notation environnementale

Merci à Florent, qui tient le très bon blog Ataraxosphère au passage, pour son éclairage à propos de ma note d'hier sur le commerce solidaire. Voici ce qu'il a écrit dans un commentaire de cette note :

La notation environnementale existe déjà pour certains produits (cf. électroménager, même si je vous accorde que c'est encore à perfectionner) et est - théoriquement - en cours de réalisation pour d'autres (cf. Grenelle de l'Environnement). Il faut savoir que cela prend du temps (et des moyens ! or l'ADEME est sous-dotée ; et cela dépasse largement le prix des petits autocollants, d'autant plus qu'il faudra un suivi...) et qu'on ne peut pas évaluer et classer les produits d'un simple claquement de doigts. Exemple : un gâteau qui contient des ingrédients qui viennent de différents pays, où ils ont été produits selon différents modes d'agriculture, et qui sont réunis pour être cuisinés dans un pays tiers avant d'arriver sur nos étalages. On fait quoi ? On somme les émissions de CO2 pour chaque ingrédient ? On fait une moyenne au prorata des constituants ? A partir de quel lieu ? etc... N'oublions pas non plus qu'il y a controverse sur certains aspects écologiques (par ex. une forêt mature n'est pas forcément un puits de carbone, donc l'impact d'une action sur cette forêt n'est pas forcément celui que l'on imaginerait au premier abord).

Evidemment, il faudrait mettre ça en place au niveau européen. Mais là encore, difficile de trouver l'harmonie ! Les critères ne sont pas appréciés de la même manière selon les pays... (ce qui nous paraît acceptable environnementalement peut être perçu comme très insuffisant dans les pays nordiques, et réciproquement pour des aspects sociaux...). Sans parler des lobbies divers et variés. Alors ? On va encore niveler par le bas ?

Je me demande si je ne suis pas allé un peu vite sur certains points ; mais les lecteurs rectifieront...

Je voudrais rajouter encore un élément : s'il faut rajouter les aspects chimiques et sanitaires en plus des aspects énergétiques (CO2 & co) dans la note environnementale, on se heurte à de  nombreux écueils. Outre la longueur et la complexité exacerbées des listes obtenues (même si un système de code comme les fameux "E" pourrait être intéressant), il y a notamment le problème du secret industriel (de nombreuses "recettes" ne sont pas divulguées, qu'il s'agisse de produits alimentaires ou non) et là encore de l'évaluation (on ignore tout des effets sanitaires des milliers de composés que nous utilisons et dispersons joyeusement chaque jour, et il n'est même pas sûr qu'on en sache suffisamment un jour...).

Si ces étiquettes n'existent pas encore, c'est certes en raison de l'incurie du personnel politique et de sa soumission aux lobbies, mais c'est aussi, plus profondément, en raison de la complexité et même de la faisabilité de cette évaluation... Des gens y pensent déjà depuis un certain temps, mais si ce n'est pas encore au point ce n'est pas anodin...

mardi, 25 novembre 2008

Coeur de boeuf, sur les marchés ? A d'autres !

cdb.jpgC'est marrant, je fais partie de ces gens assez communs au demeurant qui détestent être pris pour des c...Notamment, s'il y a un truc qui m'énerve, c'est les espèces de poches à eau avec une couleur rouge que l'on essaie de me vendre sur les marchés, chez les primeurs et a fortiori dans les grandes surfaces sous le doux vocable de "Coeur-de-boeuf". Il se trouve que je suis un amateur de tomates invétéré, visiteur occasionnel de la fête de la tomate, et que je sais très bien quel goût (doux, onctueux, presque crémeux et légèrement relevé) a la VRAIE coeur de boeuf. En fait, les poches à eau rouges que l'on voit sur les marchés, ce sont des hybrides appelées Verona cultivées hors sol de surcroît. Rien à voir avec les bonnes vieilles Coeur-de-Boeuf, qui ne poussent tout de même pas n'importe quand ni n'importe où et ne se conservent pas longtemps. Pour la petite histoire, à l'origine de ce sachet à eau rouge insipide, on trouve le semencier Savéol.

Je ne dirais pas que la poche à eau à couleur rouge est infecte, puisqu'elle n'a aucun goût. En revanche, elle a un coût, pour le compte, et pas du tout justifié...

De manière générale, les marchands de légumes ne savent pas ce qu'ils vendent. On leur demande la variété d'un légume, ils vous répondent par un nom de légume. Tiens, je vais faire pousser une tomate en Arctique, comme ça, je pourrai vendre des "Arctiques", moi. Cela aurait de la gueule, non, sur un marché ? Pas grave si ça a l'aspect et la saveur (c'est à dire pas de saveur) d'une verona. Arctique, ça fait bien et bio...

mardi, 18 novembre 2008

Électricité solaire, Borloo veut 400 fois plus !

Avant toutes choses, pour bien comprendre les mesures, l'équivalence suivante : un TWh (terawattheure) vaut 1 000 000 de MWh (mégawattheure).

Je viens donc de lire , à la page 19 de son plan pour les énergies renouvelables que Borloo se propose de multiplier par 400 la production d'électricité d'origine solaire, c'est à dire, de passer de 13 MWh actuellement à 5 400 en 2020.  La consommation intérieure totale d'électricité, en France est de 458.3 TWh en 2007. C'est à dire 458 300 000 MWh.Ce que je voudrais savoir, c'est à quoi cela correspond en production annuelle, 5400 de puissance. Actuellement, le solaire, c'est 35 000 MWh par an. Mais sur une base d'une puissance de 29.5. Donc, savant calcul, si je m'appuie sur les chiffres du ministère, je multiplie mes 35 000 MWh par 200, ce qui donne 7 TWh. Pas mal, mais rapporté à notre production actuelle seulement. Faut voir  ce que nous consommerons en 2020. Actuellement, cela atteindrait presque 1.5% pour le seul solaire. Ce serait déjà un début.

Maintenant, j'espère que je sais lire les chiffres, et puis, évidemment, il faut aller plus loin...

jeudi, 13 novembre 2008

Jean Lassalle et le silence des agneaux

Lassalle.jpgJ'ai trouvé cette excellente intervention de Jean Lassalle, député MoDem, à l'assemblée nationale, qui m'a bien plu. Voilà quelqu'un qui ne fait pas de la langue de bois. Il a une manière de rentrer dans le lard de l'écologiquement correct qui me fait bien rigoler...Cela se passait le 09 octobre dernier à l'Assemblée Nationale...

Étant non inscrit, c’est la première fois que je prends la parole et je vous suis très reconnaissant, monsieur le président, d’avoir accepté de me la donner.

Je commencerai par une citation – de moi :

« Pendant que tu dissertes du monde des spéculateurs, tes campagnes meurent dans le silence des agneaux. » (Sourires.)

Je salue l’exercice difficile auquel se sont livré Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet. Pour avoir essayé moi-même à plusieurs reprises de concilier, certes dans un cadre beaucoup plus restreint des intérêts divergents et contradictoires, je ne peux que saluer ce qu’ils ont réussi à faire avec ce texte de loi. Mais je ne partage pas votre bonheur. Je suis malheureux.

Patrick Ollier parlait tout à l’heure du rôle que le général de Gaulle avait redonné à l’État. Or, depuis trente ans, ce rôle s’est affaibli jusqu’à disparaître, condamnant l’égalité des chances ainsi qu’une certaine idée de notre pays et de ses campagnes.

Aujourd’hui, l’État n’intervient plus dans nos campagnes que pour émettre des directives, des textes, toujours plus contraignants. Ces campagnes, qui représentent 70 % de notre territoire, n’ont pourtant pas démérité, pour la plupart ; la nature y est restée exceptionnellement belle ! Mais de plus en plus souvent, hélas !, nos communes perdent leurs agriculteurs, leurs artisans – elles n’ont plus d’avenir.

Je crains que ce texte sur le Grenelle ne soit qu’une couche de feuilles supplémentaires qui s’abatte sur nous, et nous empêche plus encore de respirer, de faire le moindre projet.

Je serai bref, et ne prendrai que deux exemples : le Grenelle de l’environnement a supprimé le projet de liaison autoroutière entre Pau et Oloron – elle était pourtant prête, et devait se substituer à la tragique RN134 qui voit, chaque dimanche matin, agoniser des jeunes de vingt ans qui rentraient seulement chez eux. Dans le même temps, on supprime la maternité : les femmes qui auront encore le courage de vivre dans ces régions devront faire deux heures de route pour aller accoucher à Pau. C’est dur à vivre.

Je suis aussi abasourdi par l’évolution du vocabulaire ; j’ai fait le pari que, pendant ces huit jours, nous allions employer au moins un million de fois les mots « développement durable » – ils sont très à la mode, mais concrètement, que nous apportent-ils ? J’aimerais le savoir.

J’aurais aimé une démarche ambitieuse pour nos territoires, pour nos campagnes, pour nos villages. Nous parlerons, certainement, des villes et des banlieues ; nous débattrons de grands principes qui ne se traduiront jamais dans les faits ; comme on ne pourra pas tout réaliser, j’ai bien peur qu’on ne se rabatte une fois de plus sur la contrainte, et que celle-ci ne pénalise une fois de plus nos campagnes.

Je vous en dirai un peu plus à propos d’un autre article ; pour le moment, je propose simplement d’élever Nicolas Hulot au rang de père de la Nation, et même, profitant des bonnes relations qu’entretient le Président de la République avec le pape, de le canoniser. (Sourires.) Il serait en effet prudent de le mettre à l’abri de la justice.

13:04 Publié dans écologie | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : grenelle, modem, lassalle |  Facebook | | |

lundi, 20 octobre 2008

Salon de l'automobile, l'hydrogène ?

J'ai achevé mon week-end par une petite visite au Salon de l'Automobile. Une bonne occasion de se tenir au courant de l'évolution des technologies propres. Pas d'innovations majeures, de mon point de vue, mais, la présentation de la Honda Charity, une magnifique berline dont j'ai déjàn parlé ici, qui fonctionne à hydrogène. Le présentateur m'a assuré que, contrairement à ce que j'avais précédemment écrit ici, même aux USA, le véhicule n'était pas directement commercialisé. En revanche, Honda propose un service de location comprenant assurance, entretien, garantie, et fourniture d'une borne de conversion méthanol/hydrogène pour 650 dollars par mois, soit, environ 400-450 euros.

Je me suis du coup livré à un petit calcul sur dix années : aujourd'hui, une berline coûte environ 24 000 euros. Sur dix années, cela représente 2400 euros par an, soit 200 euros par mois. Ensuite, il faut tabler sur au moins 1200 euros par an d'entretien en moyenne, soit, 100 euros de plus. A cela ajoutez autant d'assurance, et l'on est à un coût total de 400 euros par mois. Il reste alors à comptabiliser le carburant. A mille kilomètres par mois, on peut compter sur bien 150 euros de carburant par mois, voire plus en consommation de ville.

Je ne connais pas le coût du méthanol, mais il est très inférieur. La conversion méthanol/hydrogène ne dégage aucun rejet de même que la combustion de la honda charity. Pourtant, le représentant de Honda m'a dit qu'aucune commercialisation n'était prévue en Europe.

Ils ont un problème de calculatrice ?

dimanche, 12 octobre 2008

On nomme un Monsieur Abeille au gouvernement

Nous avions été quelques uns , parmi les militants MoDem,à nous émouvoir du sort des abeilles en mai, juin et juillet derniers : je viens d'apprendre l'excellente nouvelle de la nomination d'un Monsieur Abeille ! Le député Martial Saddier vient de rendre un dossier complet sur les abeilles et les pollinisateurs sauvages. En voici la synthèse. Je ne sais pas quel rôle exact nous avons joué, nous autres blogueurs démocrates qui nous sommes mobilisés en même temps pour ces insectes, mais je suis très heureux du résultat final, qui est sans doute la conséquence de plusieurs actions simultanées.

Les Abeilles font la une de toutes les actualités ! Monsieur Jean-Pierre Comparot est chargé de coordoner ce sujet et, désormais, est l'interlocuteur de référence sur tout ce qui concerne les abeilles et la pollinisation.

Pour ceux qui aiment ces petites bêtes, la mise en place d'un BTS apicole devrait se mettre en place prochainement. J'ai adoré la fin de la synthèse du rapport de Martial Saddier :

- Enfin, la France pourrait jouer le rôle de «sonneur d'alerte» concernant l'affaiblissement des colonies d'insectes pollinisateurs à travers la planète.
Aussi, il conviendrait de fédérer les différents instituts de recherche afin d'arrêter un programme européen et mondial de recherche pour l'abeille.
Cette démarche pourrait déboucher à terme sur une identification particulière de l'abeille et de son rôle fondamental dans le monde, à travers par exemple un classement au patrimoine Mondial de l' UNESCO
.

Mille fois oui, évidemment. Il faut aller en ce sens. La balle est désormais dans le camp du gouvernement. Continuons, nous autres démocrates et amis des abeilles, à être vigilants.


samedi, 04 octobre 2008

MDi (voiture à air comprimé) passe la vitesse supérieure !

Merci à Vincent, de Démocratie Durable, pour avoir donné l'information sur son blog : MDI vient de mettre à jour son site et donne notamment l'information suivante (toute fraîche) :

L’État Français, en la personne de la Secrétaire d’État chargée du Commerce extérieur auprès de la ministre de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi, Madame Anne-Marie Idrac, a sollicité le Président de MDI SA, Mr Guy Nègre, pour une visite officielle en Inde les 16 et 17 septembre 2008.

Cette démarche s’inscrit dans le développement des relations bilatérales entre la France et le sous-continent Indien et fait suite au voyage du chef de l’État en janvier dernier. Le but des réunions est de consolider, dans le cadre du développement durable, les relations économiques et commerciales de la France et l’Inde.

La ministre étant au fait de l’importante signature du contrat entre notre entreprise et Tata Motors, il était naturel que MDI représente le fleuron des propositions écologiques dans ce voyage. Tata Motors est le cinquième fabriquant mondial d’automobiles, mais est aussi présent dans de la majeurs partie des domaines économiques: aérospatiale, commerce, défense, assurance, agriculture, etc. Son alliance avec MDI démontre l’importance que porte la grande entreprise indienne à la technologie de l’air comprimé.

Lors de ce voyage, Anne-Marie Idrac et Mr Nègre ont notamment rencontrés M. Kamal Nath, ministre du Commerce et de l’Industrie, M. Sharad Pawar, ministre de l’Agriculture et M. Vilas Buburao Muttenwar, ministre délégué aux Energies renouvelables. Parmi les personnalités du monde industriel français présentes à ces réunions, ont trouvait Mr Christian Duhain (EADS), Mr Barry Howe (Alstom), Mr Bertrand Durrande (Areva) ou encore Mr Paul Queveau (Heuliez).

Et quand je pense que MDi doit aller en Inde pour trouver un partenaire...En tout cas, j'ai hâte de voir les premiers véhicules fonctionner en France.

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mercredi, 01 octobre 2008

De l'hydrogène pour l'Europe !

Zut, alors, cela m'avait échappé ! Je viens de voir que le 03 septembre dernier, les parlementaires européens ont voté un texte très positif pour promouvoir l'utilisation d'un hydrogène produit proprement pour les automobiles. Je pense que nous devrions, au MoDem, créer une commission spécifique à l'énergie. Je crois que notre euro-députée Anne Laperouze, qui est aussi rapporteur pour l'ADLE et ingénieur spécialisée dans la chimie, est toute désignée pour animer une telle commission. Elle appartient par ailleurs à la commission européenne Industrie, Recherche et Energie.

Les parlementaires européens ont souhaité qu'un certain nombre de composants des automobiles à hydrogène soient soumis à une homologation commune.

Voici légalement e communiqué du Parlement Européen sur le sujet :

En approuvant par 644 voix en faveur et 2 voix contre le rapport d'Anja Weisgerber (PPE-DE, DE), le Parlement a approuvé un amendement de compromis qui permettra l'adoption définitive d'un règlement visant à établir dans un premier temps, l'harmonisation des normes techniques pour l'homologation des véhicules alimentés par hydrogène. Cette harmonisation vise essentiellement à prévenir l'adoption de normes différentes d'un État membre à l'autre et à assurer le bon fonctionnement du marché intérieur.

La plupart des fabricants investissent déjà dans le développement de cette technologie et ont commencé à mettre ces véhicules sur le marché. Dans les années à venir, la proportion de véhicules alimentés par l'hydrogène est susceptible d'augmenter. Il était donc nécessaire de préciser les exigences quant à la sécurité de ces véhicules. Comme les fabricants ont des approches parfois différentes pour le développement de ces véhicules, il était nécessaire d'établir des exigences de sécurité "technologiquement neutres".

Des voitures aussi sûres…

Dans la mesure où l’utilisation de l’hydrogène pour la propulsion des véhicules suscite des craintes, il convenait de s'assurer que ces systèmes soient aussi sûrs que les technologies de propulsion classique. Ce type de voiture devrait se distinguer par un marquage informatif mais non stigmatisant. C'est pourquoi le PE, dans le texte adopté aujourd'hui, préfère parler d'identification des voitures plutôt que d'étiquetage, comme le propose la Commission européenne. Les députés soulignent qu'il s'agit de voitures aussi sûres que celles qui sont munies de moteurs traditionnels, essence ou diesel. Le marquage d'identification permettrait notamment aux services de secours d'identifier le type de moteur dans un véhicule en cas d'un accident de la route. A l'avenir, il devrait être électronique.

…et plus propres?

Les véhicules à hydrogène ne rejettent pas de polluants à base de carbone ou n'émettent des gaz à effet de serre. Dans le débat qui a précédé le vote, les députés ont souligné l'importance de l'adoption de ces nouvelles mesures non seulement pour le marché mais aussi pour l'environnement. En effet, il s'agit d'une technologie d'avenir qui devrait contribuer à la baisse des émissions du CO2. Mais pour que cet objectif soit atteint, il faut que l'hydrogène, qui est un vecteur de propulsion et non un combustible, soit fabriqué à partir de sources d'énergies renouvelables.

Un projet de recherche européen, organisé selon le principe du partenariat public-privé, devrait concrétiser cet objectif avant 2020. A cette date, les voitures à hydrogène pourraient représenter 5% du parc de voitures dans l'UE. La technologie devrait être non seulement propre mais aussi moins coûteuse pour que les voitures à hydrogènes puissent trouver facilement des acquéreurs.

Faciliter la distribution

Le texte adopté souligne que le succès des véhicules à hydrogène sur le marché dépend de la disponibilité en Europe d'une infrastructure suffisante en termes de distribution. Le règlement demande à la Commission de prévoir des mesures pour soutenir la constitution, au niveau européen, d'un réseau de distributeurs de véhicules à hydrogène.

Faire respecter la règlementation

Enfin, le règlement oblige les États membres à mettre en place des sanctions à imposer aux fabricants en cas de violation de ses dispositions d'application et à prendre les mesures nécessaires pour assurer leur mise en œuvre. Les sanctions prévues devront être "efficaces, proportionnées et dissuasives" et communiquées à la Commission dans les dix-huit mois après la date d'entrée en vigueur de la réglementation.

Tant que j'y pense, tous ceux qui s'intéressent à l'hydrogène en tant qu'énergie ont tout intérêt à consulter le blog H2, qui se tient très régulièrement au courant de cette actualité-là. J'ajoute que je suis déçu de l'absence de nouveauté dans ce domaine au Mondial 2008 de l'automobile à la Porte de Versailles. Au salon de Francfort, en 2007, Peugeot avait présenté un nouveau véhicule, la peugeot Flux, mais on ne peut aps dire que son design la destine à un grand public pour l'instant...Il y a actuellement un certain nombre de modèles qui fonctionnent, on aimerait els voir se développer sur les marchés européens.

samedi, 13 septembre 2008

Corinne Lepage demande un moratoire de 3 ans sur la pêche au thon rouge

Corinne Lepage, vice-présidente du Mouvement Démocrate, a demandé vendredi "un moratoire de trois ans sur la pêche au thon rouge". Dans un communiqué, elle demande "la suspension temporaire des autorisations de pêche" et "que soit décidé un moratoire d'un minimum de trois ans pour reconstituer les stocks". Elle demande à Nicolas Sarkozy, président en exercice de l'Union européenne, "de prendre d'urgence toutes les mesures nécessaires à la préservation des stocks de thons rouges" et de " mettre en place les mesures de soutien en direction des professionnels de la filière". Un comité international d'experts a accusé jeudi les pays impliqués dans la pêche au thon rouge en Méditerranée et en Atlantique-Est d'échouer à conserver ce "poisson emblématique" par non-respect des réglementations.

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