mardi, 08 novembre 2011

Le bio entre bilan carbone et Made in France...

Pourquoi achète-t-on bio, finalement ? Par respect pour la planète et ses habitants ou pour s'assurer de ne pas ingurgiter trop de cochonneries ?

Quand je vais faire mon petit marché et que je regarde les étals de fruits et légumes, j'observe toujours attentivement la provenance des produits. Le logo AB, c'est fort sympathique, mais pas une garantie carbone. A quoi me sert-il de savoir que mes tomates favorites ont poussé sans l'aide de phosphates ou de nitrates s'il a fallu les acheminer du chili en container et par tanker ? Le bilan global en termes de pollution, c'est clair qu'il explose celui de notre bonne vieille Marmande...

En fait, la logique bio, c'est d'acheter français, puisque c'est le moins loin de chez nous, et, quand c'est possible, régional. J'ai vu que mon Monoprix favori s'y mettait : assez régulièrement il propose des productions locales. Parfois, c'est au prix d'une explosion de mon budget alimentaire, mais parfois, ce sont tout simplement des fruits qui ont été plantés dans le Bassin Parisien. Par exemple, je vois assez souvent des lots de fraises ou de framboises, même si cela se fait rare ces derniers temps (logique, ils ne sont bientôt plus de saison).

En somme, achetons français, achetons bio, voilà un bon slogan. Ceci suppose toutefois que l'agriculture française s'y mette au bio, parce que c'est assez agaçant de constater que, la plupart du temps, les produits certifiés AB viennent des quatre coins de l'Europe voire du monde, mais pas de nos belles régions...

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dimanche, 18 janvier 2009

Explication des 0.9% d'OGM

Plusieurs personnes se sont étonnées, voire offusquées de ce qu'une directive européenne autorisait 0.9% d'OGM dans l'alimentation bio. La raison en est très simple : le vent et les pollinisateurs, abeilles et papillons au premier rang, se contrefichent totalement des directives européennes et plus généralement de la parcellisation du territoire. Ainsi, une abeille vole d'un champ d'OGM à un champ naturel sans plus se poser de questions. Dans ces conditions, il est impossible qu'une culture soit saine, sauf à éradiquer toute forme de culture génétiquement modifiée sur une zone extrêmement large.

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jeudi, 09 août 2007

OGM dans le bio

Il va falloir que l'on réagisse au MoDem : par deux fois, déjà en moins d'un mois, le Canard Enchaîné met ses lecteurs en garde : depuis quelques numéros, le volatile publie une enquête à épisode sur la filière bio en France. Il en profite pour signaler que la nouvelle réglementation européenne permettra à partir de 2009 de glisser 0.8% d'OGM dans les aliments estampillés bio.

Il faut absolument se battre contre cette réglementation à la fois inique et malhonnête. Moi, citoyen européen, je veux pouvoir conserver le droit de m'alimenter sans OGM dans mon assiette.

Au passage, le Canard, dans ce même numéro (mercredi 08 août 2007) affirme qu'en optimisant la culture bio il est possible d'obtenir 80% du rendement de l'agriculture  chimique. Je ne sais pas d'où le Canard tient ses chiffres, mais cela mérite que l'on s'intéresse à la question, je pense...

Prévenons Jean Lassalle, le député UDF-MoDem, qui est très sensible à ces questions ! 

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