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lundi, 17 février 2014

Autoriser des pesticices dans le bio ? Touche pas à mon bio, l'INRA !

J'ai failli m'étouffer en lisant un article de Marie Astier dans le webzine Reporterre. La dernière trouvaille d'un expert de l'INRA ? Autoriser l'utilisation de pesticides pour l'agriculture bio. Connard ! J'achète le plus souvent possible de l'alimentation certifiée AB ou Ecocert justement pour être certain que ma petite famille n'ingère pas ces saloperies de produits chimiques.

On se rappelle que Hollande avait mis en place un Commissariat à la Prospective et à la Stratégie. L'idée étant de construire la France industrielle et agricole de demain. Si c'est pour commander ce genre de conneries imbéciles et dangereuses, autant le dissoudre sur le champ. Ça sera toujours ça d'économies utiles.

Le voilà le dossier d'analyse des performances de l'agriculture biologique. Mais moi, je m'en tape des performances de l'agriculture bio : je veux juste ne pas retrouver les trois quarts du tableau de Mendeleiev dans le sang de mes enfants à cause des produits de merde que la plupart des agriculteurs collent dans leur production. Mauvaise grille de lecture qui trahit clairement les intentions du comité.

Déjà je râle de constater chaque fois que je me rends dans une grande surface qu'on ne trouve pas de fruits et légumes bio en France. A chaque fois, ça vient d'Italie, de Hollande ou de Belgique. Parfois d'Espagne. Bref, on a quatre pays autour de nous, ils font tous du bio, et apparemment, nous pas.

Je crois surtout qu'on sous-estime dans des proportions inquiétantes l'effet du productivisme agricole et son impact sur la santé. Le nombre de cancers louches est très élevé chez les agriculteurs. 

Je ne veux pas de pesticides dans mon alimentation bio, moi, et je me battrai pour conserver le droit de ne pas en manger, quitte à ester en justice.

10:43 Publié dans écologie | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : inra, pesticides, bio, agriculture | |  Facebook | | | |

Commentaires

"Mais moi, je m'en tape des performances de l'agriculture bio : je veux juste ne pas retrouver les trois quarts du tableau de Mendeleiev dans le sang de mes enfants à cause des produits de merde que la plupart des agriculteurs collent dans leur production. Mauvaise grille de lecture qui trahit clairement les intentions du comité."
Bien dit ! Mais...
Mais le vrai problème en France n'est-il pas "le coût" d'une alimentation exclusivement "bio" ?! Personnellement lorsque je vais sur le marché en bas de chez moi chaque samedi, mon porte-monnaie a du mal à se décider pour le "tout bio"... D'où le dilemme entre le rendement donc des pesticides ou le bio et son prix. Tout le monde ne peut pas se le permettre : il est bien là le critère à prendre en compte !
Que fait le ministère de la santé pour encourager la production française ?

Écrit par : Françoise Boulanger | lundi, 17 février 2014

Bonjour Françoise
Je sais que l'ADLE propose depuis 2008 de réorienter la PAC vers le bio
C'est une piste à étudier avec prudence, mais, en effet, on a tout intérêt à agir en ce sens. Crois-moi, si le bio disposait de subventions comparables, il baisserait de prix.

Écrit par : l'hérétique | lundi, 17 février 2014

Juste pas possible! Il faut empêcher cela je suis un viticulteur bio en Touraine,et faut de dire que cela coûte plus cher,le budget des ménages à diminuer de je ne combien pour l'alimentation! au profit de quoi,tablette ordi tél,faut arrêter

Écrit par : dumont | lundi, 17 février 2014

sais

Écrit par : dumont | lundi, 17 février 2014

Pour en revenir au petits producteurs locaux, c'est très facile de faire baisser les prix à mon avis.
Si je parviens à faire partie des élus à Dax prochainement, je proposerai l'emplacement du marché gratuit aux seuls producteurs de bio (après vérification naturellement...) à condition qu'ils baissent leurs prix.
Ce serait une double incitation :
- permettre à plus de personnes de s'acheter du bio et
- encourager tous les petits producteurs à produire bio à leur tour.

Écrit par : Françoise Boulanger | lundi, 17 février 2014

@dumont
Je n'achète plus que des vins bio, principalement des Démèter, mais pas seulement.
J'étais en effet furieux d'apprendre ça.
Le groupe auquel appartient mon parti (ADLE-MoDem) milite pour une réorientation radicale de la PAC vers l'agriculture bio.

Écrit par : l'hérétique | lundi, 17 février 2014

"Mais moi, je m'en tape des performances de l'agriculture bio : je veux juste ne pas retrouver les trois quarts du tableau de Mendeleiev dans le sang de mes enfants à"

je me marre à lire ça moi qui suis chimiste....

l'hérétique t'y inclue aussi les terres rares...tu ne veux pas d'Europium dans le sang de tes enfants...

ok je sors....

Écrit par : Europium | lundi, 17 février 2014

peut-être que les enfants de l'hérétique aiment les produits riches en protéines...

http://www.leparisien.fr/societe/marseille-des-vers-et-des-chenilles-dans-le-riz-et-les-choux-de-la-cantine-21-01-2014-3514929.php...

désolé mais j'ai pas m'en empêcher.....

Écrit par : Europium | lundi, 17 février 2014

Salut Europium
Je suis au courant pour les cantines de Marseille.
C'est pas bien d'associer deux choses distinctes : les contrôles et l'agriculture bio. C'est un problème de contrôle, c'est tout.
Pour le reste, bon, c'est une extrapolation : les éléments qui sont présents à l'état natif, mais les combinaisons douteuses, niet.

Écrit par : l'hérétique | lundi, 17 février 2014

Vu de mes yeux comment etaient "fabriqués" les oeufs "bio", je peux te dire que je ne crois pas à ce label. Il y aura tot ou tard des scandales surtout si on fait tirer le sprix vers le bas.
Vaut mieux acheter local les produits d'une agriculture traditionnelle.
A+

Écrit par : paulo40 | lundi, 17 février 2014

J'ai oublié:
Et bien sur eviter dans toute la mesure du possible la grande distribution.

Écrit par : paulo40 | lundi, 17 février 2014

Désolé pour ce commentaire fractionné!
Le BIO est une mauvaise réponse à un vrai probleme qui est celui de la qualité des produits standard que l'on trouve en grande distribution;
Tant que l'on tirera le prix de ces produits vers le bas pour favoriser les achats de produits manufacturés moins indispensables,( smartphones,tablettes, voitures et vetements de marque), on mangera des produits de merde: poulets et porcs elevé en batterie, dinde, légumes cultivés intensivement hors sol etc....
Aidons financierement( impots, taxes, subventions, promotion et publicité) des intervenants des filieres courtes , essentiellement ceux qui vendent directement leur production.
C'est pas facile, mais j'ai lu un reportage interessant sur une sorte de marché cooperatif à New York qui parait etre une piste à suivre dans les villes.
Importer des produits BIO d'espagne, d'italie, ou d'autres pays exotiques qui en matiere de salaires et de protection sociale ne sont pas des exemples n'est pas la bonne marche à suivre.
Bon appétit à toutes et tous

Écrit par : paulo40 | mardi, 18 février 2014

Le bio hors serre ça n'existe pas, le vent se chargeant de disséminer les produits chimiques et pas que.
La seule façon d'éliminer ces produits de notre alimentation est de bien tout laver avant consommation. Dans les hôpitaux on va jusqu'à tremper les légumes dans un bain de javel bien dilué.

Pour des aliments plus sains je vous conseillerais plutôt le "label rouge", pas nécessairement "bio" mais garantissant une vraie qualité des aliments.
http://www.labelrouge.fr/index.php
Signe qui ne trompe pas : ce label est très utilisé en restauration.

Je vous conseillerais également de préférer les produits les moins élaborés possible car ils passent moins de temps dans les circuits de transport/stockage/transformation (poulets déjà vidés, barquette de viande pré découpée, gâteaux tout faits etc ...)

Écrit par : skunker | mardi, 18 février 2014

Assez d'accord avec Shunker et Paulo40, le bio n'est "la solution" malheureusement a cause du prix......

Écrit par : Europium | mardi, 18 février 2014

@Europium :

D'ailleurs je ne pense pas que la différence de prix s'explique par un rendement plus faible.
Certes le rendement est moindre mais les producteurs bio ont, pour autant que je sache, moins de frais.

Pas besoin d'investir dans l'engrais/pesticides, pas besoin des machines d'épandage pour ces produits, moins de temps passé à s'occuper d'une culture, moins de fioul, moins d'entretien ...

Je pense plutôt que les tarifs pratiqués s'expliquent par une demande plus forte que l'offre tout bêtement.

Écrit par : skunker | mardi, 18 février 2014

Bonjour, petite remarque : comparez votre budget essence, téléphone, sorties, téléphone dernier cri, cinéma, habits, musique...Bref tout ça, qui ne vous fait pas vivre, et comparez au 1€ de plus le kg de tomates bio pour votre santé et celle de la planète. Faites des choix, définissez des priorités.

Écrit par : Tit200 | mardi, 18 février 2014

@ Tit200 :

Mouai, dans les faits la planète ne va pas si mal et on est bien content de trouver l'agriculture et l'élevage intensif pour nourrir un nombre grandissant d'humains, quitte à ce que les aliments soient de moindre qualité (et encore n’exagérons rien).

Et puis la discussion ne porte pas sur la nécessité d'acheter bio mais bien sur le fait que ce label est de plus en plus douteux et ne correspond finalement que peu à l'idée que s'en font les consommateurs.

Écrit par : skunker | mercredi, 19 février 2014

mon avis est que déjà c'est cher d'acheter du bio, mais au final on n'est même plus sur si c'est du bio 100% ou des bio bis. En plus avec la complicité flagrante de l’état, les producteurs trichent. C'est hillarant de voir des propos genre:... La dernière trouvaille d'un expert de l'INRA ? Autoriser l'utilisation de pesticides pour l'agriculture bio.... qu'est ce qui fait encore d'un produit bio bio si?

Écrit par : bebestore | jeudi, 27 mars 2014

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