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Le bio entre bilan carbone et Made in France...

Pourquoi achète-t-on bio, finalement ? Par respect pour la planète et ses habitants ou pour s'assurer de ne pas ingurgiter trop de cochonneries ?

Quand je vais faire mon petit marché et que je regarde les étals de fruits et légumes, j'observe toujours attentivement la provenance des produits. Le logo AB, c'est fort sympathique, mais pas une garantie carbone. A quoi me sert-il de savoir que mes tomates favorites ont poussé sans l'aide de phosphates ou de nitrates s'il a fallu les acheminer du chili en container et par tanker ? Le bilan global en termes de pollution, c'est clair qu'il explose celui de notre bonne vieille Marmande...

En fait, la logique bio, c'est d'acheter français, puisque c'est le moins loin de chez nous, et, quand c'est possible, régional. J'ai vu que mon Monoprix favori s'y mettait : assez régulièrement il propose des productions locales. Parfois, c'est au prix d'une explosion de mon budget alimentaire, mais parfois, ce sont tout simplement des fruits qui ont été plantés dans le Bassin Parisien. Par exemple, je vois assez souvent des lots de fraises ou de framboises, même si cela se fait rare ces derniers temps (logique, ils ne sont bientôt plus de saison).

En somme, achetons français, achetons bio, voilà un bon slogan. Ceci suppose toutefois que l'agriculture française s'y mette au bio, parce que c'est assez agaçant de constater que, la plupart du temps, les produits certifiés AB viennent des quatre coins de l'Europe voire du monde, mais pas de nos belles régions...

Commentaires

  • Je vois ou vous voulez en venir 'tit rusé gredin ;o) j'avais pourtant dit que je ne travaillerai plus sur le web @@@@, allez une exception pour confirmer la règle:
    Je suis d'accord mais pour tous en fonction du Km et non pas de frontière et du transport utilisé, vouais extrémiste sur ce point, mais mieux pour nos 'tits exploitants, je n'aime pas thinker Big, vous le savez.

  • Oups, et bien sur en ce qui concerne les transports, l'état des "flottes" doit etre pris en compte, certains cargots hors d'age polluent davantage que l'aérien.
    Y a du boulot quoi...Sur l'international via incotermes, sur le national la tracabilité existe déjà, mais inconcevable d'intervenir sur le natio, tant que l'extérieur n'a pas été modifié.
    En ce qui concerne l'Europe, certaines taxes existent dans certains pays pour le routier fonctionnant déjà via km, chez nous en raison des tarifs autoroutiers mais aussi pour raccourcir les itinéraires, les axes secondaires sont privilégiés par certains transporteurs, meme les 'tites départementales^^^.
    @+

  • Bien sur décote, quand aucune autre alternative que le routier existe,pour la portion vers d'autres moyens de transport,il faut etre juste.

  • "Autres moyens de transport" les plus proches bien sur^^^.
    Sur ce, j'arrète de squatter ce billet.

  • Tu devrais essayer d'en jeter un mot à la FN SEA tiens... :D

    Pour être fils d'ex-agricultrice, je peux te dire que l'agriculture bio n'a aucune chance de se développer en France. L'agriculture tout court d'ailleurs, aucune volonté de nulle-part pour promouvoir ce capital national.

    Heureusement il y a beaucoup d'initiatives personnelles qui permettent de trouver des produits régionaux à un prix raisonnable. Certes pas toujours du bio estampillé mais provenant d'une agriculture raisonnée locale. On trouve aussi du bio de chez bio local mais là, faut casser sa tirelire. Et encore, il y a régulièrement pénurie, même pour de la barbaque à 50€ le kilo...

  • Voui Didier, mais ce qui peut etre bon pour le bio peut etre aussi bon pour le raisonné et vice versa mais aussi pour les relocalisations et la répartition des pme etc sur les territoires, chui affreusement "décroissante" sur ce billet ;D
    La taxe "carbone" était affreusement mal pensée, je préfère la mienne largement.

  • @ L'Hérétique

    Si vous êtes préoccupé surtout par le bilan carbone et la provenance locale (ce qui me paraît une excellente préoccupation), vous pouvez aussi rechercher s'il existe une AMAP près de chez vous ou, pourquoi pas, en créer une.

    Pour ce qui est de développer la filière bio en France, ce qui est une autre préoccupation tout aussi légitime et plus directement liée à la crainte pour sa propre santé, c'est un travail de plus longue haleine. Les incitations à la culture bio sont quasi-inexistantes, tant en France que d'une façon générale. Savez vous que, à l'heure où j'écris ces lignes, la France consomme 290 tonnes de pesticides PAR JOUR et que, à l'échelle mondiale, les surfaces agricoles consacrées aux OGM sont QUATRE FOIS PLUS IMPORTANTES que celles consacrées au bio (138 millions d'ha pour les OGM contre 37 millions pour le bio) ? Comme quoi, il y a encore un peu de travail...

  • le but du bio était de préserver l'environnement, le bilan carbone n’était pas dans ses objectifs initiaux...
    Mais en posant comme fondement que les produits doivent venir de "chez nous" on se trouve devant une distorsion de la concurrence qui peut présenter des effets pervers..en premier lieu, on n'incite pas à la productivité , car à quoi bon produire un surplus si ce surplus est invendable, puisque les gens achètent localement indépendamment du prix...
    Arrivé à ce stade qui fixera les prix????
    si il n'y a pas d'accords planifiés alors puisque les agriculteurs n'ont pas à craindre de concurrence, et qu'en outre ils ne peuvent pas "exporter", il n'y aucune raison pour que les prix n'augmentent pas...faudra t il quand même permettre une mise en concurrence mais tempérée par une taxe au kilomètre par exemple???

    Non...à l'instar du commerce équitable, ce sont des systèmes qui ne fonctionnent que dans le cas où la production et la consommation sont planifiée et gérée....
    c'est assez proche du communisme...

    Il faut bien que les gens qui adoptent ces comportements répondent à une attitude marketing, ils achètent de la bonne conscience, c'est leur droit....c'est tout à fait légitime,d'ailleurs.
    Par contre , il faut bien comprendre les conséquences de ce que signifiait la contrainte de la consommation locale étendue à l'ensemble de la population seule condition pour que ce comportement pèse réellement...Universalisé ce système ne vous donnerait plus de satisfaction morale et votre consommation serait sous contrôlé...
    Sans parler des baisse de rendement du fait de la non nécessité d’améliorer ses techniques pour être compétitif, de l'augmentation de la surface des terres cultivées, car il faut produire partout, du risque de pénurie en cas de calamité climatique, et de la mystérieuse façon grâce à laquelle une métropole de 1 millions d'habitants pourra Etre approvisionnée localement...
    Il va en falloir des règles...établies par qui???

    En fait, j'ai vu des gens me tenir le même discours en achetant du "équitable"...pendant un temps... très vite leur "engagementà acheter" s'est évanoui dans la nature....
    Pour le moment vous achetez de la bonne conscience, c'est votre droit...

  • Bonjour,
    Il faut essayer d'équilibrer les choses en achetant bio si possible, proche c'est mieux, mais il s'agit aussi de la survie des agriculteurs.
    Ceux qui arrivent à survivre font de la vente directe. Les autres sont obligés de passer par les fourches caudines des Centrales d'achats, ce qui revient à les étrangler comme les non-bio.
    Le nec plus ultra est l'agriculture intégrée: c'est que les paysans ont fait pendant 10 000 ans..., avant la chimie.
    On découvre l'eau tiède.
    Une ferme peut faire vivre une dizaine de personnes si elle fait à la fois des céréales, de l'élevage, des fruits, des légumes, du pain, des oeufs, de la volaille, du fromage, du lait, des yaourts, etc. en vente directe à la ferme ou sur les marchés.
    L'élevage permet de faire du compost avec le fumier et les restes de végétaux, et le cycle repart.

    Il est peut-être utile de dire qu'il n'est pas nécessaire de manger de la viande à tous les repas. 100gr /jour suffit à un adulte, soit l'équivalent de 2 oeufs.
    Des protéines existent dans les végétaux, les céréales, les féculents etc, et sans cholestérol.
    Manger la même chose en bio, c'est ruineux, mais modifier son alimentation, c'est bon pour la santé et ce n'est pas aussi ruineux que se bourrer de protéines animales...

    Je profite de l'occasion pour signaler que le 24 Novembre une Loi va être discutée, pour interdire la liberté des semences.
    Sont donc visées les semences anciennes, et la pratique millénaire des échanges gratuits de graines.
    Monsanto est là derrière, leurs profits sont liés au contrôle total sur les semences mondiales...
    Je ne suis pas encore allée sur le site du conservateur de graines Kokopelli, qui s'investit beaucoup dans les pays pauvres, mais Attac, qui fait partie du Collectif vient de lancer la pétition.
    PS: En Inde, les paysans ont parfaitement compris l'enjeu, et refusent obstinément d'acheter du Monsanto.
    Signez et faire signer la pétition.
    Merci pour les paysans et bon appétit quand même !

  • @jacques lemière
    Non, pas de la bonne conscience, pourquoi ? Ce qui est bon pour notre agriculture, notre industrie, est bon pour moi aussi.
    De même, ce qui réduit l'épuisement des ressources et la pollution de nos milieux naturels est également bon pour moi.
    Enfin, comme le souligne Christian, la salade aux pesticides, très peu pour moi chaque fois que c'est possible et contrôlable.

  • @Max Claire
    Vous auriez un lien à ce sujet ?
    @Christian
    Plus compliqué une AMAP. Le plus pratique, c'est encore de trouver ce que l'on cherche dans des supermarchés et épiceries locaux.

  • La pétition et les explications sont sur le site:
    www.semonslabiodiversité.com

    Je voudrais apporter quelques précisions:
    Contrairement à une idée reçue, les engrais chimiques,(sauf s'ils sont en excès, voir l'azote en Bretagne), ne sont pas toxiques pour les êtres vivants, mais sont mauvais pour la vie microbienne des sols qui deviennent de + en + stériles,
    et donc nécessitent de plus en plus d'engrais.
    Il faut penser la vie d'une plante en terme de cycle.
    Ce qui nourrit les plantes, c'est cette vie microbienne des sols que seuls les végétaux décomposés et le fumier décomposé apportent.
    Dans les forêts, c'est l'humus issu des feuilles décomposées qui nourrit les arbres. Un cycle complet.
    Dans un sol équilibré,on retrouve de l'azote, du phosphore, de la potasse, d'origine naturelle, mais surtout de l'humus qui fait fonctionner la vie microbienne.
    Une plante dans une terre équilibrée sera plus solide, moins sujette aux maladies, donc moins de traitements, ou pas du tout.

    Il en va autrement des insecticides, qui sont toxiques pour tous les êtres vivants,
    et des apports trop importants de traitements fongicides au cuivre, qui s'accumulent dans le sol.

    Le bio, c'est d'abord la vie des sols, avant d'être la vie des humains.
    Bien à vous.

  • @ l'hérétique,
    un lien sur quel sujet?
    Comme j'ai traité plusieurs sujets, je ne sais pas à quoi vous faites allusion.
    Si vous précisez, j'essayerai de vous répondre.
    bien à vous

  • Bonjour,
    manifestement vous ne connaissez pas grand chose au bio, ni en agriculuture chimique d'ailleurs et de fait vous ne tenez pas votre rang de journaliste. vous désinformez, à votre corps défendant probablement, au lieu d'informer. potassez avant d'écrire comme doit le faire toute personne prétendant instruire.
    cordialement

  • Les AMAP se développent rapidement près de Lyon. Elles permettent aux agriculteurs d'avoir un revenu régulier et aux consommateurs d'avoir du bio bon marché.

    http://reseau-amap.org/

  • @avionette : il ne me semble pas que l'hérétique soit journaliste. Pourriez-vous préciser votre commentaire ?

  • Bonjour,
    J'ai retrouvé les coordonnées:
    www.domaine-saint-laurent.fr, c'est sur la commune de Château, près de Cluny.
    C'est une des Mecques des agités de la binette bio.

    Je me contente du bio basique,je suis plutôt "tendance" Kokopelli.
    Je récolte les graines de fleurs et de légumes,je sème, bouture, échange, c'est plutôt le côté gourmand et les relations entre jardiniers qui m'intéressent.

    A lire absolument: "La plus belle histoire des plantes", écrit par un quatuor de talent: Jean Marie Pelt, Marcel Mazoyer, Théodore Monod, Jacques Girardon, au Seuil.

    Et toujours de Jean Marie Pelt, "Les épices", en Poche.

  • Oui, malheureusement, bio ne veut pas dire développement durable. Je crois que beaucoup d'acteurs de ce marché s'arrangent bien de cette confusion...

  • @Christian Romain,
    Si je lis, une seule poussière de mes propos déposés ici, ( comme j'ai pu en retrouver sur votre blog) dans le programme de "vot' castafiore" vous figurez dans son staff de campagne^^^ n'est-ce pas?
    Baffes assurées! J'aime l'honnèteté dans tous les sens du terme et je trouve qu'elle fait beaucoup trop défaut en politique. Un homme averti en valant deux...

  • Réflexion intéressante.
    Mais les pouvoirs publics ne font rien pour encourager le bio - d'ailleurs bcp trop cher en France.

    Par contre, cette histoire de bilan carbone, c'est un pur produit lobbyiste de l'industrie nucléaire pour imprimer dans les cerveaux que seul le nucléaire ne produit pas de CO2 ... par contre il tue et pollue pour des milliers d'années et le démantèlement des centrales - non inclus dans le prix du kw/h - coûtera des milliards.

    Mais chut... bon "bilan carbone".

    De la foutaise franco-française.

  • Mouais, mouais, mouais...
    Etoile 66 ou Mme "Douet" à l'origine du clash Bayrou/DCB, via mails expédiés aux "copines"...
    Elle a bien fait de passer pour remémorer le passé, cette "grosse loche".

  • Les produits qui associent le bio et le local ne sont pas si difficiles à trouver. Les "bio écolos" ont depuis longtemps soulevé cette contradiction. Il est aberrant de manger du bio provenant de l'autre côté de la planète. Il suffit de chercher auprès des AMAP par exemple, de sélectionner les magasins bio favorisant l'approvisionnement auprés de producteurs locaux, et de ne pas acheter des tomates espagnoles en plein mois de janvier. En tant que consommateur, nous avons aussi le devoir de consommer responsable.

  • @ la loupiote
    C'est ce que j'essaie de privilégier autant que faire se peut.

  • Deux livres directement sur le sujet:
    * "Le livre noir de l'agriculture.
    Comment on assassine nos paysans, notre santé, et l'environnement."
    Par Isabelle Saporta chez Fayard.

    (Après la lecture de ce livre, on n'arrive plus à faire ses courses dans un supermarché..., on tourne en rond avec son caddie sans savoir quoi mettre dedans...)
    Je crois que l'auteur est journaliste à Marianne...

    et * "Jardiner durablement.
    Les solutions bio qui marchent vraiment"
    Par Jean-Marie Groult.
    Les bases sont très bien expliquées, sur le sol, l'humus, le rôle des abeilles dans la pollinisation etc

  • Deux livres directement sur le sujet:
    * "Le livre noir de l'agriculture.
    Comment on assassine nos paysans, notre santé, et l'environnement."
    Par Isabelle Saporta chez Fayard.

    (Après la lecture de ce livre, on n'arrive plus à faire ses courses dans un supermarché..., on tourne en rond avec son caddie sans savoir quoi mettre dedans...)
    Je crois que l'auteur est journaliste à Marianne...

    et * "Jardiner durablement.
    Les solutions bio qui marchent vraiment"
    Par Jean-Marie Groult.
    Les bases sont très bien expliquées, sur le sol, l'humus, le rôle des abeilles dans la pollinisation etc

  • Aaaargh...Pinaise chercherait-on à déclencher chez moi une nouvelle crise eczéma???! ;o))
    Incroyable avant chaque élec le meme sketch.
    Pas de souci M Claire le Modem sait, meme tout là haut, en ce qui concerne le deuxième ouvrage depuis longtemps. :p
    Merci tout de meme ;) sur ce pars en fouille à la recherche de mon pot de Calendula!

  • Il est bien préférable de se nourrir par les cultures locales, et si l'on peut opter pour du bio, c'est parfait !!
    Toutefois, attention aux raccourcis trop rapide : une culture bio et locale n'est pas forcément synonyme d'un bon "bilan global en termes de pollution".
    En effet, se nourrir de tomates locales élevées sous serre (chauffage) dans certaines de nos régions à des chances de polluer plus que des tomates de provenances exotiques, malgré le coût environnemental du transport.
    Je pense qu'il faudrait, en plus du locale et bio, se nourrir de fruits/légumes de saisons.

  • C'est que votre billet pose une critique cruciale du bio.
    Consommer français, certes, la piste est là, quitte même à raisonner bio, il faut certes le faire à échelle locale sinon c'est vite biaisé.
    Et pour ce qui est du souci de la planète, nous en somme en général carrément pas soucieux, je veux dire de façon déterminante, et non pas juste pour faire bien.

  • Ben voui l’hérétique, vous mettez le doigt dans la plaie politiquement correct verte de l’époque qui ne séduit pas par son bon sens.

    Hahaha Star666, la docte Douet, chantre de la pensée unique bavaroise, chante tjrs au bout de cinq ans la même chanson: France pas bien/Allemagne formidable, et lance ses arguments germano-germaniques de bavardage médiatique sans vergogne : on ne change pas une équipe qui perd.

    FBayrou a du se faire ce soir imprimé le cerveau par le GIEC puisqu’il rappelle sur Fr2 que, bilan carbone oblige, ceux qui prétendent (comme l’hypocrite Merkel qui achètera du kwh nucléaire à ses voisins) qu’on peut sortir du Nucléaire d’un claquement de doigt vous mentent.
    Mais chut, c’est de la foutaise franchouillo-franchouillarde qui pue le calendos et ça n’a rien à voir avec la choucroute…

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