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  • Qui sème le vent récolte la tempête...

    Un sondage donne Marine Le pen à 23%. Rien d'étonnant. Mais ce qui serait comique si ce n'était déjà tragique, cela a été la réaction de la gauche. La gauche accuse Sarkozy de favoriser le FN en lançant des débats qui sont porteurs pour ce parti. On la reconnaît bien la gauche de 2002. Elle n'a pas changé.

    Elle préfère se presser de planquer la poussière dans un coin plutôt que d'affronter les vraies questions. C'est encore plus amusant de voir la gauche de la gauche s'imaginer qu'elle a laissé le discours anti-capitaliste à Marine Le pen. L'électorat du FN se fout bien du capitalisme.

    Quant à la droite, Sarkozy en tête, elle n'a pas compris que cela ne sert à rien de susciter quelque débat que ce soit sans résultats. En 2007, Sarkozy arrivait fort de sa fermeté lors des révoltes de 2005 et d'une légère décrue de l'insécurité. Aujourd'hui, il parle de sécurité en laissant des tribunaux encombrés faute de moyens et des effectifs de police réduits. Je ne parle même pas d'une immigration toujours plus galopante en débit des haussements de menton du Lider minimo.

    Réduire le FN, c'est possible, mais il faut en avoir la volonté.

    Alors évidemment, je pourrais aussi me demander ce que le MoDem pourrait faire pour amoindrir le FN. Eh bien c'est simple : porter haut ses valeurs, cesser de faire du PS light et d'enfoncer les portes ouvertes, sortir de la déclaration d'intention et faire des vraies propositions.

    Je suis attristé par l'indigence de nos propositions. Est-ce qu'on peut enfin sortir de la bisounourserie et attaquer ce qui préoccupe les Français de front ? Plus nos propositions et notre discours se fondront dans ce que disent les autres, plus nous serons transparents et évanescents. Si moi, qui suis un militant confirmé, j'ai ce sentiment en écoutant le MoDem s'exprimer, je me demande bien ce que peut penser le Français qui ne se préoccupe pas plus que cela du jeu politique ordinaire.

    En tout cas, côté présidentielles, je crois que c'est assez simple : la gauche doit se rassembler, et la droite aussi. Je ne vois pas trop l'intérêt d'une candidature d'Éva Joly, dont le discours oscille entre celui de l'extrême-gauche (Mélenchon) et celui du PS. Les Verts, qui se définissent d'abord comme de gauche avant d'être écolo, devraient donc se fondre avec le PS, au moins pour cette élection. Pas facile pour Villepin de rejoindre Sarkozy, mais puisque ce dernier semble donner petit à petit la main aux ex-chiraquiens, ces deux-là ont fortement intérêt à enterrer la hache de guerre et à se rejoindre. 

    Quant au centre, son unique et véritable représentant est Bayrou. Il faut juste que les divers représentants du MoDem cessent de rêver à une grande alliance avec le PS. 

    On me parle sans cesse des sociaux-démocrates du PS comme des gens qui pensent la même chose que les centristes et les démocrates. Eh bien non, non, non et non. Je ne pense pas comme les sociaux-démocrates. J'ai quelques convergences ponctuelles, tout au plus, et de très grosses différences. Très souvent, l'européisme béat des sociaux-démocrates, leur propension à mépriser le petit peuple, leur constructivisme naturel ont le don de m'exaspérer. 

    Ce n'est donc que par défaut et pour éviter un désastre encore plus grand que ce qu'ils représentent que je pourrais m'allier avec des sociaux-démocrates.

  • Ceci est mon argent, prenez et mangez en tous...

    Qui l'eût cru ? Seule une foi sans faille peut guider le trader dans les voies sinueuses et semées d'embûches des marchés. Tel est, en tout cas, les conclusions d'une étude dont Lupus fait état sur son blogue. Ah, la finance comportementale : science méconnue et pourtant si utile.

    Qu'est-ce qu'une bonne croyance, pour un gestionnaire, quand il choisit de placer de l'argent dans un fonds ou non ? et une mauvaise croyance ? Peu importe finalement : dans les deux cas, c'est un raccourci (ou non) vers l'opportunité la plus proche. 

    Soyons justes : le processus de décision se décompose en opérations un peu plus complexes qu'un simple acte de foi (au demeurant, l'acte de foi est-il si simple qu'il en a l'air ?). Les Égyptiens pouvaient bien croire que le soleil était un dieu, ils n'en parvenaient pas moins à prédire avec exactitude les éclipses. 

    Alors la croyance peut bien être erronée, elle n'en est pas moins susceptible d'aboutir à des estimations justes. 

    On n'est pas loin (en fait on en est même très proche) du modèle praxéologique cher aux Autrichiens (l'école d'économie libérale, pas le peuple) : 

     Toute action a une signification et l'acte vise à obtenir un résultat.

    Trois conditions sont nécessaires à l'action :

    éliminer un gêne, c'est à dire ressentir un déséquilibre ou une insatisfaction 

    désirer substituer un état des choses plus favorable (du point de vue de l'individu) à un autre

    croire en la réussite de son action. Celui qui accomplit l'action croit que le moyen employé obtiendra l'effet désiré.

    D'après Henri Schwamm, la nouvelle religion s'appelle l'ALM (gestion actif-passif) : sans être impliqués dans la livraison des données que l'ALM fournit, les gestionnaires sont absolument convaincus de leur efficience pour prendre des décisions.

    Toutefois, ce n'est pas la pertinence ou non d'une croyance qui fait sa valeur, mais sa propension à pouvoir être objectivée par un raisonnement. Et la dite croyance est d'autant plus efficiente que le croyant comprend pourquoi il doit croire.

    Le fameux Sophiste Gorgias disait de l'Être qu'on ne pouvait le connaître, et qu'à supposer qu'on pût le connaître, qu'on ne pouvait rien en dire. Les investisseurs financiers ne peuvent peut-être rien en dire, mais, s'ils sont des fidèles à la théologie négative, tel Maître Eckart, ils peuvent toujours tenter, à défaut, de chercher les signes divins comme autant de correspondances avec la volonté secrète et imprévisible des marchés...

     

  • Prisons, l'enfer carcéral...

    On se rappelle de la réplique fameuse du Huis Clos de Sartre : l'enfer c'est les autres

    Taverne des poètes, blogueur démocrate, a repris une proposition d'Olivier Henno, chargé de la sécurité au Shadow Cabinet du MoDem, et la développe sur son site. Or, l'article a été récupéré ou publié à son tour sur AgoraVox. Il s'est ainsi attiré un témoignage édifiant et sans fard d'un ancien taulard...

    J’ai été en prison (maison d’arrêt) il y a de nombreuses années pour une histoire de vol simple,n’ayant pas eu la chance d’avoir papa et maman pour avoir un avocat digne de ce nom. nous étions 3 dans 9 m3,un de mes co-détenus était la pour meurtre et l’autre pour viol sur mineur de moins de 15 ans. j’ai du me battre 3 fois en 5 mois et demi. il y avait des cafards dans la cellule,2 heures de ""promenade"" par jour,une nourriture a faire gerber un chien,des toilettes ou il fallait faire ses besoins devant les autres. a la fin de ma peine,nous nous sommes retrouvés a 4,le dernier arrivé dormait sur un matelas a même le sol. coté réinsertion,le vide sidéral. impossibilité de suivre des cours de quoique ce soit,une pseudo bibliothèque avec trois bouquin qui se battaient en duel,pour ceux qui avaient du blé,il y a un système de cantine,tout est plus cher qu’a l’extérieur. il faut savoir que la plupart des détenus en maison d’arrêt y sont pour des délits mineurs. beaucoup ont des problèmes psychologiques et nous étions nombreux a prendre la "fiole". terme employé pour les anxiolytiques,car pour avoir moins de trouble au sein de l’établissement,ils assomment ceux qui le souhaitent a coup de cachetons. l’administration laisse entrer de petites quantités de drogue,en ne faisant pas un zele excessif apres le parloir par exemple et nous pensions qu’ils mettaient du bromure dans la nourriture pour faire baisser la testostérone des detenus pour eviter le trop plein d’agressivité.

    La proposition d'Olivier Henno, de mettre en place des prisons ouvertes, me paraît aller dans le bon sens. Mais, soyons clairs, l'objectif principal, en soi, ne devrait pas être de vider les prisons, mais de séparer radicalement les criminels des délinquants mineurs. Que foutait ce gars avec une ordure de violeur dans 3 mètres carrés ? 

    La première chose à faire, c'est celle-là, cesser de mélanger les torchons et les serviettes. Le régime de prison ouverte et de bracelet électronique me paraît convenir très bien aux auteurs d'infractions mineures. Pour les autres, il faut du lourd, et du répressif, afin que la société dans son ensemble, mais surtout la part qui verse dans la délinquance, ait une conscience aigüe des limites entre crimes et actes violents d'un côté et délits de l'autre.

    Ce qui est invraisemblable, au final, c'est qu'une telle évidence ne frappe que le peuple. Je n'entends jamais le moindre responsable politique le dire, alors que cela crève les yeux.

  • laïcité par ci, laïcité par là, ras-le-bol !

    S'il y a un mot qui commence à me chauffer les oreilles, c'est bien le mot "laïcité". On n'entend plus parler que de laïcité, et chacun la brandit comme un exorcicte qui tenterait de repousser le démon. Ras-le-bol de la laïcité. On s'en fout de la laïcité. On ferait mieux de parler de liberté, quitte à mieux définir la sphère d'expression de la liberté. La religion ? sphère privée ! Sphère privée, parce que dans l'espace public, ma liberté s'arrête là où commence celle de mon voisin, ce qui impose des concessions réciproques. C'est là l'expression de la vie en société, que d'autres appellelent contrat social. Quant à l'origine de la société, eh bien je me réfère simplement à ce qu'en dit Aristote dans sa Politique :

    « L'homme est de par sa nature un animal fait pour la société civile. Aussi quand même n'aurait-on pas besoin les uns des autres, n'en désirerait-on pas moins de vivre ensemble. A la vérité, l'intérêt commun nous rassemble aussi, chacun y trouvant le moyen de vivre mieux. Voilà donc notre fin principale, commune à tous et à chacun en particulier. On se rassemble ne fût-ce que pour mettre sa vie en sûreté. La vie même est une sorte de devoir pour ceux à qui la nature l'a départie, et quand elle n'est pas trop excédée de misère, c'est un motif suffisant pour rester en société . ...Mais ce n'est pas seulement pour vivre ensemble, c'est pour bien vivre ensemble qu'on s'est mis en État. Sans quoi, la société comprendrait les esclaves et mêmes les autres animaux. Or, cela n'est pas. De tels êtres ne prennent aucune part au bonheur public, ni ne vivent à leur volonté.»

    On peut aussi brandir la laïcité parce qu'on estime que des pratiques, des valeurs vont à l'encontre de ceux qui s'expriment habituellement dans la sphère démocratique. Disons-le et soyons clairs ! J'ai toujours pressenti, à l'instat de Montesquieu, qu'une République était assise sur des moeurs. Rejetons clairement les moeurs qui ne sont pas les nôtres parce qu'elles ne participent pas de notre culture démocratique. Pas la peine d'agiter à tout-va la laïcité pour ce faire.

    En fait, la laïcité, c'est un mot pratique : à gauche, il permet de s'agiter pour ne rien faire, ailleurs (droite, extrême-droite) on l'utilise pour dire autre chose que ce que l'on voudrait dire vraiment. Par exemple, au lieu de dire, on ne veut pas de voile, ce n'est pas dans nos moeurs démocratiqques, on saute comme des cabris en glapissant laïcité, laïcité ! M'en fous, moi, de la laïcité ! Les gens sont libres,  en France, du moins, dès lors qu'ils n'empiètent pas sur notre sphère culturelle démocratique avec des pratiques d'un autre âge. 

     

  • Il reproche à Bayrou son indépendance...

    Il est tout de même incroyable, Sauvadet. Je viens de lire son interview donnée au Télégramme dans lequel il reproche à Bayrou son positionnement ni gauche ni droite, arguant qu'il s'est condamné à être spectateur plutôt qu'acteur. Ah. Parce que le Nouveau Centre n'a pas été spectateur passif, peut-être, depuis 2007 ? L'argumentation est tout de même incroyable : gouverner ne saurait être un but en soi. On gouverne parce qu'on cherche à faire valoir les idées que l'on porte, pas juste pour la satisfaction d'exercer un pouvoir. Bayrou ne s'est pas rallié à Sarkozy parce qu'il ne voyait pas de moyens de concilier son projet politique avec celui du Président de la France. C'est la même analyse qui le pousse à ne pas davantage s'accorder avec la gauche.

  • Un débat sur l'Islam ? Ridicule.

    La dernière idée en vogue, chez les Sarkozystes, c'est de susciter un débat sur l'Islam. On est comme d'habitude dans la confusion la plus totale. La religion relève de la sphère privée. On peut débattre de l'Islam comme on peut débattre du Christianisme ou du Judaïsme, mais ce n'est absolument pas le rôle des politiques.

    Si Nicolas Sarkozy veut dire qu'il veut parler et débattre de l'immigration et de l'intégration, parlons-en, mais qu'il le dise franchement. Juguler les flux migratoires, par exemple, cesser de naturaliser en masse, reconsidérer la pratique du regroupement familial en le limitant à des cas précis, en finir avec la politique du chiffre, pourquoi pas. Mais agiter bêtement un épouvantail qui n'a rien à voir avec nos vrais problématiques, tout en menant la même politique, c'est de moquer du monde.

    Tiens, par exemple, en France, il paraît qu'un immigré nouvellement arrivé, âgé de l'âge requis, peut bénéficier d'un minima vieillesse sur nos cotisations. Au lieu de blablater sur l'Islam, il ferait mieux de mettre fin à cette anomalie. Plutôt que de se mêler de la religion des gens, il ferait mieux de faire intervenir la puissance publique pour interdire les regroupements ethniques dans certaines banlieues. Regroupement ethniques qui ne sont au demeurant pas le fait d'une volonté communautaire, du moins à l'origine, mais la conséquence d'une impossibilité économique et d'un clientélisme politique.

    Mais il est plus commode de faire de la deuxième religion de France le bouc-émissaire de problématiques qui lui échappent largement. 

  • Attaquer en Libye ? ça va pas la tête ?

    Ils sont amusants, les Américains. En 15 ans, ils se sont déjà englués dans trois bourbiers : Somalie, Afghanistan et Irak. En 1986, si je ne m'abuse, ils avaient déjà procédé à un bombardement de Tripoli. Ils ont l'expérience (en théorie) des guerres : ils savent qu'un bombardement fait toujours des dommages collatéraux, à la notable exception des bombes-laser (et encore !...) mais comme ces dernières ne représentent que 8 à 10% des arsenaux...

    Ayant mis en place une zone d'exclusion aérienne en Irak, du temps de Saddam, ils savent aussi que cela passe par la neutralisation des défenses aériennes de la zone visée.

    Donc, en somme, pour mettre en place la dite zone en Libye dans les environs de Tripoli, il faut canarder la ville, avec la quasi-certitude de toucher des civils. Très intelligent.

    Est-ce que l'opposition libyenne a demandé quelque chose ? A ma connaissance, non. Bref, Alain Juppé qui est un vieux de la vieille et auquel on ne la fait pas, a tout de suite percuté que les conséquences seraient désastreuses sur les opinions arabes des pays concernés (et d'ailleurs sur toute l'opinion arabe en général).

    Quand on est personna non grata quelque part, on évite de la ramener en roulant des mécaniques. 

    Bref, si vraiment les Libyens nous appellent à l'aide, ils nous le feront savoir. Dans l'immédiat, le mieux à faire, c'est de fournir des vivres et des médicaments aux populations sinistrées.

    Il me semblait qu'avec l'expérience des merdiers dans lesquels elle s'est fourrée, l'Amérique apprendrait. Restons optimiste : en principe, Hilary Clinton est une femme d'expérience. Ça ne coûte rien (quelques dizaines de millions de dollars mises à part) d'amener quelques porte-avions dans le Canal de Suez, mais cela coûterait très cher en revanche, et pas seulement financièrement, d'utiliser les avions qui sont dessus.

    Allons, terminons sur une petite remarque amusante et festive : ce qui pourrait bien exploser en vol, avec la chute du régime Libyen et celui de ses  potes despotes locaux, ce sont...les finances des gros clubs de football européens, à commencer par la Juventus de Turin ! Eh oui : le sport business est un fonds d'investissement idéal pour un tyran corrompu (pas seulement). Tiens, à ce sujet, il va devenir quoi, Al-Saadi Ladhafi, l'ex-joueur de la Sampdoria de Gênes si je ne m'abuse ? Il ne voulait pas investir dans un club français, il y a quelques années ? J'ai cru comprendre qu'il avait favorisé un gros gros gros investissement à la Juve, dès 2005 : sponsoring sur maillot pour plus de 300 millions de dollars à la Juve par la Tamoil, consortium pétrolier Libyen proche du futur ex-pouvoir. Vite, vite, il faut que Sarkozy fasse quelque chose pour le football. On laissera le train-train quotidien à Juppé ( position de la France, de  l'OTAN et de l'Europe à propos de la situation en Libye...). Les deux pourraient se recouper, puisque les Américains s'ils attaquaient, le feraient depuis l'Italie...

    Tiens, mon expert ès football et politique favori, faucon gaulliste du Gard,  doit bien avoir quelques idées sur le sujet, non ?

  • Marine Le pen prête à jeter à la mer des réfugiés...

    radeaumeduse.jpgJe ne titrerai pas comme Laureline Dupont de Marianne, immigration, Marine Le pen la rechute, mais en revanche, je rejoins totalement Laureline pour mettre à jour l'embrouille à laquelle se livre Marine Le pen.

    Bien loin de se réjouir de voir les despotismes  tomber au Maghreb, Marine Le pen n'a qu'une inquiétude : voir des réfugiés lybiens et tunisiens débarquer en France.

    Et elle met dans le même sac l'immigration ordinaire (qu'il faut en effet juguler et arrêter complètement) et l'accueil de réfugiés, que l'on ne peut pas même qualifier d'immigration, au demeurant, et qui a un caractère parfaitement temporaire.

    Il y a eu un sondage récemment sur le sujet, c'est sans doute ce qui a donné des idées à Madame Le pen. Comme 2/3 des Français, je pense aussi qu'il faut privilégier des secours sur place. 

    Mais quand j'entends Marine Le pen déclarer « L’union européenne est totalement impuissante à nous protéger, il faut passer un accord bilatéral avec l’Espagne et l'Italie pour permettre à nos marines de préserver nos eaux territoriales et repousser dans les eaux internationales les migrants qui voudraient entrer en Europe. » difficile de ne pas faire un bond.

    Il ne faudrait pas être sur le Radeau de la Méduse avec elle, celle-là : elle aurait vite fait de vous balancer un coup de rame sur la tronche pour vous jeter à la flotte, parce qu'en gros, c'est exactement ce qu'elle propose. Elle veut refaire le coup des boat people crevant de soif et d'inanition dans les années 70, repoussés de partout, en somme. Allez, ouste, les Lybiens et les Tunisiens, à la mer, quoi...

    Il y a peut-être un moyen terme entre l'accueil d'immigrés et celui, temporaire, de réfugiés terrorisés, chose qui ne semble pas frapper plus que cela Madame Le pen.

  • 60% de défection à un concours d'enseignant

    L'externalisation de l'école est proche : viendra bientôt le jour radieux où les cours de langue et de littérature globish seront externalisés dans un camp de déportés chinois, quelque par du côté de Shangaï. Pour le français langue vivante 2, on se contentera de mettre en place des cours de conversations téléphoniques avec le Sénégal ou le Maroc, sous le haut-patronnage de France Telecom.

    De fait, en France, il y aura eu comme un problème avec le recrutement des enseignants. Jugez donc : j'avais fait déjà remarquer, en décembre, que le nombre de candidats au concours du CAPES s'effondrait. Il y a encore mieux : du côté des instituteurs et institutrices (professeurs des écoles en nov'langue), c'est le début de la fin. Dans un département de l'Académie de Versailles, ce sont tout simplement 60% des concurrents qui ne se sont pas présentés aux épreuves du concours

    Ils ont fait défection.

    Autre information : souvenez-vous, on avait réformé à grands concours de sonnerie de trompettes la formation des jeunes enseignants. Tout frais émoulus du concours, et toc, dans le secondaire, lâché dans les jungles urbaines du 93 (et encore, dans la jungle, les animaux n'attaquent que lorsqu'ils ont faim) 18 heures par semaines.

    Il paraît qu'il y a eu tellement de démissions et de dépressions avec arrêts de travail que les ânes bâtés qui s'étaient vantés et réjouis de leur réforme imbécile vont se trouver contraints de revenir en arrière. Désormais, les jeunes profs ne seraient plus lâché que toutes les deux semaines face à leurs ouailles. Ils suivraient en alternance une formation théorique (aïe, alerte au retour des pédagogols qui vont certainement tenter de truster le créneau !).

    Bon, je pose une question aussi innocente que bête : qui va s'occuper des élèves pendant les périodes de deux semaines où ils seront en formation théorique ?

    Et ce pauvre privilégié qui me demande de préparer 2012 en déterminant l'objectif principal du système éducatif français...

    Réponse en quelques mots : primaire et secondaire, défaire toutes les connereries qui ont été faites depuis près de 40 ans. Rien que ça, déjà, y'a du boulot.

    Univsersité : concilier la professionnnalistation des études et la culture. Laisser très ouverte et large l'offre de formation, mais l'assortir systématiquement de modules professionnels pour assurer de vrais débouchés en termes d'emplois, développer l'alternance. 

    En dehors de formations vraiment très spécialisées, je pense que de nombreuses filières de faculté et de grandes écoles permettent d'assurer une grande part des emplois dans la plupart des domaines. Édouard Leclerc a suivi des études littéraires, et le voilà pourtant à la tête d'une des plus puissantes chaînes de distribution de France, voire d'Europe.

  • Damnation : plus de di-antalvic !

    Le principe de précaution devient délirant, poussé à ses extrémités. Mon médecin généraliste m'avait donné, il y a deux mois, la véritable raison de l'interdiction de vente du di-antalvic en France : le taux élevé de suicides avec ce médicament en Suède et en Angleterre.

    Le raisonnement des agences de sécurité est délirant : si je compte le nombre de médicaments susceptibles de provoquer la mort par ingestion massive, je crois bien que l'on doit pouvoir supprimer 90% de la pharmacopée française...

    Résultat des courses, il n'existe pas d'antalgique aussi pratique et comparable à l'heure actuelle sur le marché.

    Il existe trois niveaux de douleur quand il s'agit d'administrer des antalgiques. Le di-antalvic appartient au niveau II.

    L'agence française de sécurité sanitaire a produit une note de synthèse pour pallier (c'est le cas de le dire) le retrait du di-antalvic. Si j'en crois aussi ce que disent de grands docteurs, la solution serait en somme de réévaluer la douleur...Explication de textes ?

    - Docteur j'ai mal !

    - mais non, vous n'avez pas mal, allons, allons ne faites pas l'enfant, ce n'est rien. Anna, passez-moi le scalpel et la paire de tenailles à molaires, ce grand fou fait l'enfant. L'anesthésique ? Inutile, voyons, Anna, quand il crie, c'est juste nerveux, c'est la peur...

    Bon, il paraît qu'il y a un rapport de la Food and Drugs Administration américaine sur le sujet. Il daterait de novembre 2010 et dirait que le di-antalvic favorise les accidents cardio-vasculaires et les troubles rénaux. Bien sûr, un médicament n'est pas neutre, et il s'agit toujours de peser d'un côté ce qu'il apporte, de l'autre les inconvénients et même les risques qu'il génère. Faut-il se passer pour autant d'un médicament dont la vocation première est de n'être utilisé que pour un temps limité ?

    Ils vont donner quoi, les dentistes, maintenant, après les extractions de dent ?