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  • Cochet ou la c.....ie verte à la mode alter et bio

    cochet.jpgOn le sait nombre de Verts en France sont partisans de la décroissance. Les Verts, et Cochet en tête, ont trouvé une idée géniale :

    "Un enfant européen a un coût écologique comparable à 620 trajets Paris-New York. Il faudrait faire voter une directive grève du troisième ventre qui inverserait l’échelle des prestations familiales. Aujourd’hui, plus on a d’enfants, plus on touche. Je propose qu’une famille continue de percevoir des aides pour les deux premiers enfants, mais que ces aides diminuent sensiblement à partir du troisième"

    Top, non ? Il n'y avait que Thatcher avec sa poll tax en Angleterre (ou Major, je ne me rappelle plus trop) pour avoir imaginé de taxer d'autant plus les familles qu'elles avaient d'enfants...

    J'en ai lu, vu et entendu des conneries, mais j'avoue que celle-là dépasse en stupidité crasse toutes les autres... Cela fait longtemps que je dénonce sur ce blog le dogmatisme et l'idéologie extrême-gauchiste des Verts français : une preuve de plus...

    En fait, il n'a pas eu de chance, le Cochet, il y avait un journaliste de Libé dans la salle...Ça doit être dans leur programme pour l'Europe, je suppose : c'est sans doute leur conception de l'harmonisation de la protection sociale...

  • Aides européennes éthiques

    Il faut vraiment faire connaître les propositions de Gilles Artigues, candidat MoDem, dans le domaine économique, tant elles me semblent frappées du bon sens. Il s'interrogeait au début de l'année 2009 sur les conditions dans lesquelles des aides publiques européennes deviennent possibles...Ce gars-là est extraordinaire : il a le courage de défendre clairement l'Europe, le Trait de Lisbonne et en même temps il a d'excellentes idées. Eh, oh, dans le Sud-Est : il faut vraiment voter massivement pour le MoDem aux européennes de juin, parce qu'il faut vraiment que ce gars-là soit élu !

    Ethiconditionnalité / conditionnement moral des aides européennes

    Dans le cadre de ses multiples et divers programmes (politique régionale, politique agricole commune, politique de la pêche, politique de recherche, etc.), l’Union européenne distribue chaque année plusieurs centaines de millions d’euros à des entreprises de toutes tailles et de toutes sortes sur l’ensemble de son territoire. Ses aides s’inscrivent dans le cadre d’une politique volontariste et ambitieuse de favoriser la création, la reprise, la relocalisation, la sauvegarde et le développement des structures indispensables à la sphère socio-économique. L’objectif ultime n’est certainement pas de soutenir les plus riches mais bel et bien de permettre aux plus modestes de générer activités durables, emplois de qualité et revenus décents.

    Malheureusement, à l’image de leurs homologues locales et nationales, les subventions européennes portent en elles un inéluctable effet d’aubaine aux terribles conséquences sociales. Quelques investisseurs avides et irresponsables peuvent ainsi être tentés d’en user à leur seul profit. Pour parvenir à leurs fins égoïstes et hypocrites, ils sont capables de satisfaire les moindres exigences communautaires (installation sur zones spécifiques, nombre d’emplois minimum, embaûche de la population locale, etc.). Une fois leur trésorerie abondée dans les proportions souhaitées, ils n’hésiteront pas à délocaliser en dehors de l’Union européenne dans l’optique d’accroître le bénéfice de leurs sociétés comme leurs propres dividendes. Si les contribuables sont indirectement victime de ce jeu de dupes, les salariés sont sans nul doute les plus à plaindre... Or, les cas ont malheureusement tendance à augmenter. Je m’étonne dès lors de l’inactivité des autorités.

    Je propose pour ma part une "éthicondionnalité" des subventions comme des prêts accordés par l’Union européenne aux entreprises. Le terme peut sembler barbare et incompréhensible. Il est pourtant fort approprié. Il s’inspire tout spécialement du néologisme "écoconditionnalité" appliqué depuis peu de temps à l’agriculture, à savoir le conditionnement des aides directes aux exploitants sur des critères écologiques. Dans la même veine, je souhaite que le soutien communautaire à toute société soit soumis à de strictes règles morales. Pour exemple, une entreprise bénéficiaire de financements européens mais désireuse de quitter le continent pour des cieux soit-disant plus cléments devraient être tenue de rembourser lesdits financements avec intérêts dans le cas où sa santé économique ne justifie en rien sa délocalisation.

    Délocalisations

    Par ailleurs, je suis conscient de la souffrance, du désarroi et de l’amertume induits par le départ d’une entreprise installé sur le sol français pour un autre Etat membre de l’Union européenne, notamment à l’Est. Les statistiques officielles ne sont certainement pas en mesure d’y remédier. Je tiens tout de même à souligner que l’élargissement a, certes, détruit 150 000 emplois en France depuis 2004, mais il en a crée 300 000 autres sur la même période. Le solde positif de 150 000 s’explique par une combinaison du développement des pays orientaux et du commerce européen : lorsque les premiers s’enrichissent, leurs principaux partenaires sont systématiquement sollicités pour satisfaire leurs nouveaux besoins (en d’autres termes, incapables de produire certains biens de consommation, les Roumains, les Bulgares ou les Slovaques se fournissent en France à partir du moment où ils en ont les moyens, ce qui y génére de facto activité et travail).

    L’ennui est que les coûts salariaux comme les conditions de vie de la Chine ou bien encore du Viet-Nam y attirent les investisseurs au détriment de toute l’Europe. De plus, ils permettent des prix beaucoup plus intéressants que leurs équivalents occidentaux, et ce, malgré les droits de douane. Pour contrer une concurrence parfaitement déloyale (les Chinois s’efforcent de maintenir leur monnaie à un bas niveau de manière à demeurer les plus compétitifs), qui plus est au coeur de la crise économique et sociale actuelle, je suis partisan d’une dose de protectionnisme communautaire au travers d’une élévation des droits de douane (pour renchérir les produits extérieurs par rapport à leurs simili européens) comme de la généralisation de la préférence communautaire (issue à nouveau de l’agriculture, elle vise à favoriser l’achat des productions locales). Je suis persuadé que les entreprises hésiteraient à délocaliser ou reviendraient sur le Vieux Continent dans la mesure où le marché européen est pour l’heure le plus important au monde avec 500 millions de consommateurs au niveau de vie le plus élevé de la planète...

  • Hénin-Beaumont, face au FN, le MoDem...

    Comme l'a observé avec beaucoup de justesse le Chafouin, à Hénin-Beaumont, le PS s'est défintivement torpillé et ouvre un boulevard au Front National, désormais. Je renvoie à son excellente analyse car je n'ai pas grand chose à ajouter de mieux. Toutefois, il existe à Hénin-Beaumont, une alternative : le MoDem.

    Il faut dire que le MoDem là-bas, n'avait pas attendu le Chafouin pour se faire une idée claire de la situation politique (je cite un extrait d'un billet du 10 avril) et s'opposer férocement au système Dalongeville, il suffit de lire leurs billets depuis un an pour en prendre conscience...

    Quant à l'équipe majoritaire, son attitude est absolument ... surréaliste. Tels des mollusques accrochés à un rocher en espérant que la marée haute ne soit pas un tsunami, ceux-ci soutiennent leur maire envers et contre tout, en dépit du bonsens, surtout du sens de l'honneur.

    La comparaison avec des mollusques tentant de résister au Tsunami m'a en tout cas bien fait rigoler. Alter-Écho, l'autre nom du MoDem à Hénin-Beaumont (en fait, c'est plus large que le seul MoDem) s'est créé le 09 avril 2008 justement pour dénoncer les dérives financières et claniques de l'actuelle majorité muncipale mais aussi pour offrir une alternative démocratique à cette même majorité et faire ainsi échec au Front National là-bas. Apparemment, la presse n'a pas jugé utile de relever le communiqué de presse de Christine Coget au nom du MoDem. Eh bien l'hérétique va se charger de le relayer... Je recommande fortement la lecture du blog Alter Echo, car, comme je le dis souvent, c'est au plus près des acteurs du terrain que l'on peut se faire l'idée la plus claire d'une situation donnée...

    Les procédures judiciaires apportent un éclairage important sur les dérives que nous avions dénoncées, même si les faits reprochés à Gérard Dalongeville dépassent ce que l'on pouvait imaginer. Malgré sa mise en examen, celui-ci persiste à ne rien reconnaître.

    Ces procédures offrent aussi, malheureusement, une occasion rêvée à Marine Le Pen de parader sur la scène médiatique. La leader du FN, qui autrefois s’en allait reprocher à Gérard Dalongeville son habitude à rabâcher le passé, se comporte de manière fort comparable. Madame Le Pen se suffit à rester sur le bilan dalongevilien, et s’épargne ainsi toute confrontation avec d’autres opposants à qui elle ne peut faire le reproche d’une quelconque responsabilité dans cette situation catastrophique. Ceci est tellement vrai que madame Le Pen pavoise et aime à marteler à qui veut l’entendre ou non qu’une autoroute se présente désormais devant elle ! Ce recours à la méthode Couet témoigne en fait de son inquiétude.

    Pour autant, il est juste de reconnaître que la population s’interroge sur qui sera en capacité de relever la situation héninoise mais aussi de s’opposer au FN. Nous le savons et nombre d’habitants viennent chaque jour nous témoigner de leur crainte.

    C’est fort de ce contexte et de ces constats que le MoDem entend dès aujourd’hui s’engager clairement vis à vis des Héninois : le MoDem affiche sa détermination sans faille de lutter contre le Front National mais aussi de répondre aux attentes d’une population qui en a assez de subir. C’est un contrat moral pour lequel j’en appelle à une implication de tous les démocrates et républicains, intègres, loyaux et préoccupés de l’intérêt général. C’est sur la base de valeurs d’honnêteté que le MoDem se présentera devant l’ensemble des Héninois et des Beaumontois si, comme nous le désirons, nous devions repartir aux urnes
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  • La concurrence libre et non faussée nous protège

    Je ne me lasse pas de parcourir le site de Gilles Artigues, candidat Modem à l'euro-députation, tant ce que j'y lis provoque chez moi un contentement béat :-) Par exemple, aux apôtres du NPA et à leurs délires d'un autre âge sur la concurrence libre et non-faussée, voici sa réponse, et les arguments des néo-troskos ne font pas un pli devant :

    L’Union européenne a tout particulièrement investi le domaine de la consommation dans le sens où elle s’est toujours efforcée de rééquilibrer un rapport de force privilégiant systématiquement les producteurs et fournisseurs au détriment des utilisateurs. Aussi son action vise-t-elle à protéger tout particulièrement le consommateur en termes de choix, de transparence, de sécurité, de qualité, etc.

    Le principe de concurrence libre et non faussée va notamment dans ce sens. En effet, la libéralisation des marchés permet à des entreprises sans cesse plus nombreuses de proposer leurs produits et services aux particuliers comme aux professionnels. Ces clients profitent ainsi d’un éventail de prix comme de qualité de plus en plus étoffé, ce qui accroît d’autant leurs chances de débusquer et mettre à profit l’offre la plus adaptée à leur budget et leurs besoins. Il en résulte une volatilité contraignant les producteurs et fournisseurs à augmenter leurs efforts pour proposer des produits et services innovants et améliorer leur rapport qualité-prix. Bien évidemment, cette émulation porte ses fruits à la seule condition d’une concurrence loyale, ce qui suppose l’interdiction d’ententes entre concurrents d’un même secteur (raison pour laquelle la Commission européenne a récemment condamné les opérateurs de téléphonie mobile suite à la révélation d’accords secrets visant à maintenir des prix élevés en plein développement du secteur) mais aussi d’aides étatiques à une catégorie professionnelle nationale spécifique (dans ce cas, les catégories similaires des autres pays seraient défavorisées, ce qui ne manquerait pas de les conduire à perdre des clients, réduire leurs profits et arrêter leurs embauches, voire pire…).

    Concurrence libre et non faussée

    Les Marxistes-Léninistes rescapés du désastre des expériences communistes ne cessent de clamer que le concept de concurrence libre et non faussée ne vise pas le seul intérêt des grandes sociétés et de leurs actionnaires. Je m’inscris en faux car il les empêche, tout au contraire, de s’emparer du contrôle d’un secteur, directement (achats et fusions) ou non (ententes et filiales), pour y imposer leur loi, c’est à dire leurs prix, leurs conditions de vente et leurs gammes de produits. Ainsi bénéficie-t-il avant tout aux petites et moyennes entreprises (PME), principale source d’emplois, dans la mesure où il leur réserve une place sur leur marché de prédilection et les y protège des prédateurs les plus féroces. Il profite aussi au consommateur puisque la gamme étendue de l’offre lui garantit une véritable liberté de choix et lui permet par la même occasion d’orienter les prix à la baisse. L’exemple de Microsoft, multinationale américaine, est à ce titre édifiant : la Commission européenne lui a non seulement infligé une amende conséquente pour violation du droit communautaire mais l’a aussi obligé à modifier ses pratiques de vente (elle refusait le droit à ses clients de se doter de logiciels concurrents, notamment européens, en leur imposant ses propres produits dans le cadre d’un paquet indivisible). Au vu de ses avantages pour les PME comme pour les consommateurs sur l’espace communautaire, je suis bien sûr favorable à la concurrence libre et non faussée. Je pense toutefois que le principe ne doit pas être une fin en soi mais un moyen parmi d’autres de défendre les plus faibles. Le Traité de Lisbonne est justement le premier des textes fondamentaux européens à ne pas l’ériger en objectif mais en instrument. Son application constituerait une solide base de travail pour poursuivre et accentuer l’effort de développement économique raisonné et équitable. J’espère dès lors une validation rapide et définitive...

    Moi, c'est vraiment le genre de choses que j'aime lire...

  • Thésée aimait-il la corrida ?

    taureaucrete.jpgLa Corrida, avec la réouverture de la saison tauromachique va faire à nouveau débat. Quand je considère les toreadors, je pense souvent à Thésée et à ce qui se pratiquait historiquement en Crète. Si Thésée mit à mort le Minotaure, mais parce que ce dernier était un monstre qui était prêt à dévorer les jeunes Athéniens et Athéniennes, les fresques retrouvées à Cnossos ont permis d'établir que les Crétois se livraient à des jeux  périlleux dans les arènes, sans pour autant que l'on puisse parler de tauromachie : en effet, les fresques montrent que le but n'était pas de tuer les taureaux mais de les éviter. Une sorte d'inter-ville, en somme, en un peu plus risqué tout de même, la 1/2 tonne de muscles d'un taureau étant sensiblement plus impressionnante que les 100 kilogrammes des sympathiques vachettes du jeu télévisé.

    Moi, je ne comprends pas : les partisans de la corrida disent que ce sont les émotions fortes qui les attirent dans ces spectacles-là. Eh bien, soit, mais quel besoin de piquer à mort ces pauvres taureaux. Pourquoi les pouvoirs publics ne prennent-ils pas une bonne fois pour toutes le taureau par les cornes, c'est le cas de le dire, non en supprimant  les corridas mais simplement en interdisant de mettre à mort ou de faire souffrir l'animal. Voilà qui règlerait une bonne fois pour toutes la chose et qui permettrait un retour au source de ce qu'était la tauromachie des origines : un jeu ritualisé.

    Comme le dit Cabrel...

    J'ai prié pour que tout s'arrête
    Andalousie, je me souviens

    Je les entends rire comme je râle
    Je les vois danser comme je succombe
    Je pensais pas qu'on puisse autant
    S'amuser autour d'une tombe
    Est-ce que ce monde est sérieux ?
    Est-ce que ce monde est sérieux ?
    Si, si hombre, hombre
    Baila, baila

    Hay que bailar de nuevo
    Y mataremos otros
    Otras vidas, otros toros
    Y mataremos otros
    Venga, venga a bailar...
    Y mataremos otros...

    Pas mieux pour ce qui me concerne...

  • Charpentiers du futur mais pas esthètes !

    090403120320.jpgUne prouesse française dans le domaine de l'économie verte, ça se faisait rare, eh bien voilà une, et de taille ! Ça se passe à Dijon. Le cabinet d'Architectes Arte charpentier a réalisé pour la société d'ingénierie Elithis, une tour unique en son genre : elle produit plus d'énergie qu'elle n'en consomme. Un exemple à méditer pour Bertrand Delanoë et ses ruineuses tours de grande hauteur. La Tour Elithis rejettera six fois moins de gaz carbonique qu’un immeuble classique. Bâtiment à énergie positive, il produira plus d’énergie qu’il en consommera. Pour une économie annuelle d’un montant non négligeable de 115 000 à 150 000€ par an.

    Si le chauffage, émis par une chaudière fonctionnant aux granulés de bois, ne sera activé que pendant la nuit, la chaleur émise par les occupants et les machines servira à réchauffer l’atmosphère en journée. L’atout majeur de ce type de construction réside aussi dans l’absence de climatisation. A priori, fabriquer du froid nécessite trois fois plus d’énergie que pour du chauffage. Pour atténuer l’effet des rayons du soleil, de 80 % lorsqu’il sera au zénith, la partie la plus exposée du bâtiment a été recouverte d’un bouclier thermique transparent en résille. Et l’effort a été mis sur les panneaux isolants de 12 cm d’épaisseur à base de ouate de cellulose. L’énergie sera produite par les panneaux photovoltaïques placés sur le toit qui permettront de générer 75 000 kWh/an. L’eau de pluie sera récoltée pour ensuite servir dans les sanitaires.

    Un petit bijou qui consommera moins de 20 kwh/m2. Pas mal. Maintenant, l'inconvénient, c'est que je trouve la tour d'une laideur remarquable. C'est un peu le problème des constructions écolo en général. L'esthétique est le dernier de leur souci, et le résultat final donne à tous les coups un aspect de bâtisse de bidonville au produit fini. Le concept technologique me plaît bien, en revanche, et cocorico, la France est la première à produire une construction de ce genre.

    Apparemment, Elithis a organisé un concours d'art mural pour décorer les parties communes intérieures de sa tour (en fait essentiellement les cages d'escalier). Alors déjà, c'est moche à l'extérieur, mais à l'intérieur, quand je vois les réalisations post-modernes, no future ou abstracto-déprimantes des lauréats, c'est du pousse au suicide du haut de la cage d'escalier (ricanements gras de blogueur bien droitier qui n'a rien compris à l'art conceptuel, je sais...) .

    En somme, cette histoire-là, c'est technologiquement génial, esthétiquement cauchemardeux. J'observe, de toutes façons, que les écolos ont souvent des goûts de chiotte, dans le domaine architectural.

    Je ne sais pas moi, la peinture classique regorge d'oeuvres exceptionnelles : pourquoi ne pas payer un bon copiste, plutôt pour égayer ces fameuses cages avec un sympathique patchwork de ce que l'art a pu générer de plus remarquable, au lieu de gaspiller de la peinture Zolpan à déprimer les futurs habitants (ils sont partenaires du concours).

    Enfin, Rebmasen peut être content : avec une réalisation pareille, Dijon va rentrer dans le panthéon de l'écologie. Tiens, faudrait demander au MoDem qui fait partie de la majorité municipale là-bas ce qu'ils en pensent...

  • Extrême Destrem...

    Y'en a, j'vous jure, ils balancent une connerie dès qu'ils ouvrent la bouche. L'UMP n'a pas de pot : Destrem est un député UMP. Quand Sarkozy avait prononcé son fameux discours à Dakar, j'avais trouvé assez mal venu et surtout confus de faire une leçon à tout un continent. L'homme noir, qu'est-ce que ça veut dire l'homme noir ? Ça ne veut rien dire du tout, évidemment : il y  a DES hommes noirs et des cultures en Afrique souvent très différentes les unes des autres. Bref, je n'épiloguerai pas. Je n'aime pas non plus la repentance dégoûlinante qui caractérise une partie des élites intellectuelles françaises à l'heure actuelle. L'Europe a pu jouer un rôle dans les malheurs de l'Afrique à une époque donnée, mais à l'heure actuelle, c'est l'Afrique elle-même qui est avant tout comptable de ses propres maux. Cela n'interdit pas, évidemment, pour autant aux Européens d'aider l'Afrique.

    Encore ne faudrait-il pas comme un certain Destrem, député UMP peu fûté de son état, juger qu'une femme en boubou est nécessairement sa femme de ménage (C'est la vision qu'il a de Ségolène Royal en boubou...). Cela témoigne d'une double connerie : la première envers les boubous et sans doute, plus largement, les Sénégalais, et la seconde, envers les femmes. Et quand c'est un homme qui porte un costume traditionnel, c'est quoi ? son éboueur ? Quel abruti, celui-là.

    D'ailleurs, s'il se renseignait un minimum, not'bon député, il apprendrait que c'est sur les femmes que s'appuient la plupart des ONG spécialisées dans le micro-crédit pour développer des programmes économiques. En effet, plusieurs organismes qui ont procédé des études séireuses (faut que je retrouve les références exactes) se sont rendus compte que la femme africaine avait généralement de grandes qualités de gestion et d'organisation des biens. Des qualités indispensables pour faire fructifier des investissements. Mais bon, pour Destrem, évidemment, toutes les femmes en boubou sont forcément des femmes de ménage, hein ?...

  • L'ADLE organise une journée européenne des libertés civiles

    15.04.2009-CV-Day-web.jpgL'alliance des libéraux et des démocrates pour l'Europe (ADLE) organise la première journée européenne des libertés civiles le 15 avril au Parlement européen. «Nous avons l'intention de lancer une déclaration constituant un mouvement européen des libertés civiles (ECLM) semblable à l'union américaine des libertés civiles (ACLU)».

    «Bien que nous ayons beaucoup d'O.N.G. actives et de groupes de société civile dans ce domaine particulier dans les Etats membres de l'UE, il n'y a aucune plate-forme existante au niveau européen.
    Nous visons à rassembler au moins 20 organismes fonctionnant dans différents domaines, par exemple la liberté de parole, la protection des données privées, la transparence, l'asile, l'égalité entre les sexes etc. pour réaliser cette tâche ambitieuse.»

    «Vous et votre organisation êtes invités à assister à la première journée des libertés civiles - 15/04/2009, 14:30 - 16 : 30, Bar Forum, ASP, 3ème étage, Parlement européen, Bruxelles. Pour participer, veuillez vous enregistrer auprès de latifa.afafe(at)europarl.europa.eu jusqu'au 3 avril ou visitez notre nouveau blog http://civiliberties.eu »

    Le MoDem qui est membre de l'ADLE s'associe évidemment à cette journée. Il faut dire qu'en France...elles sont bien malmenées les libertés civiles...

  • L'ADLE fluidifie l'Europe pour les voyageurs

    J'ai trouvé la proposition (finalement adoptée) faite par Henri Lax (ADLE, groupe auquel appartient le MoDem) très bien pensée :

    «"Afin de faciliter les problèmes pratiques pour les personnes nécessitant un visa, je me suis assuré que les visas a entrées multiples soient délivrés aux demandeurs qui prouvent la nécessité ou justifient l'intention de voyager fréquemment, que les Etats membres coopèrent à se faire représenter par des agences consulaires et que la question des visas soit une procédure sans heurt et sans faute.»

    C'est tout simple, mais ça fait gagner du temps à tout le monde, évite des tracasseries administratives incessantes envers les étrangers et surtout, comme le conclut avec beaucoup de justesse Henri Lax, «nous ne devrions jamais oublier que la politique de visa européenne est également l'image de l'UE dans les pays tiers ». Très belle idée qui concilie la liberté de circulation et les nécessités d'un contrôle des identités.

     

  • L'absurde appel d'Éric Woerth

    S'il y a bien un appel que je juge complètement idiot, c'est celui d'Éric Woerth, ministre du Budget, invitant les fraudeurs à rapatrier leurs fond expatriés dans des paradis fiscaux contre la promesse de pénalités réduites. Est-ce qu'il croit un seul instant qu'un quelconque individu lambda détenteurs de capitaux à l'étranger va rentrer pour se faire taxer ce qu'il a et se prendre une amende en plus, même réduite ? Il faut être sérieux, là : mieux valait ne rien dire.

    De manière générale, faute d'une vue d'ensemble, toutes mes mesures qui visent à faire revenir des capitaux en France passent à côté de la plaque. Ainsi en va-t-il de la mesure de Nicolas Sarkozy qui souhaite relever le plafond du montant exonéré sur l'ISF quand il y a investissement dans les entreprises.

    Tout d'abord, quelle forme prend cet investissement ? Est-ce que cela comprend des achats d'actions ? Mais de toutes façons, sachant que la plupart de ceux qui payent l'ISF ont l'essentiel de leur capital immobilisés sous la forme de biens immobiliers ou bien en actions qui doivent à l'heure actuelle, ne valoir que la moitié voire un tiers de leur valeur initiale, imagine-t-il un seul instant que ça peut marcher ? J'ai des doutes plus que sérieux sur la question. DE toutes façons, le problème, en France, c'est l'environnement fiscal. C'est lui qui pousse les gros capitaux à se cacher. Ceci ne signifie pas qu'il ne faut pas les taxer. Ceci signifie qu'il faut les taxer légèrement et adapter la fiscalité de manière à ce qu'ils puissent toujours assurer de la rentabilité à leurs possesseurs.

    Il faut dire que les cris d'ofraie de la gauche n'arrangent rien : chaque mesure est interprétée comme une faveur faite aux riches. Ridicule ! ce qui compte, c'est la pertinence économique ou non d'une mesure, non des considérations bien-pensantes sur les riches. Particulièrement, il est possible que la dernière mesure de Sarkozy soit inefficace, mais la condamner au nom de la morale, c'est tout à fait socialiste. Le principe de favoriser l'investissement dans des entreprises n'est en soi pas idiot, mais tel quel dans ce contexte, avec cet environnement et avec les cibles visées, je suis très sceptique. Je note, en tout cas, avec satisfaction, que Bayrou s'est abstenu des critiques que porte Martine Aubry. Je pense qu'il distingue très bien les mesures qui visent les entreprises et celles qui visent les particuliers. Il a certes dénoncé le bouclier fiscal, mais, il y a 3 semaines, j'ai exposé quelle était sa conception, fort sensée, en matière de fiscalité. Pas de niches, mais taxation légère. Bien loin de l'atmosphère de dékoulakitation qui plane au PS. Les Socialistes ne gagneront rien à courir derrière Besancenot. Je le rappelle encore une fois : le programme du NPA est basé sur la spoliation et l'expropriation. Tous ceux qui possèdent ne serait-ce que quelques biens sont susceptibles d'être visés.