mercredi, 03 février 2010
Islamisme, le NPA tombe le masque et se dévoile !
C'est désormais clair : on sait à quoi s'en tenir avec le parti d'Olivier Besancenot. Les trottskistes se fichent comme de l'an 40 de la laïcité. La religion n'est plus un opium du peuple sauf quand elle est chrétienne, et dans notre bonne vieille France qui fleure bon le terroir ancien, de préférence catholique. J'oublais peut-être le peuple déicide, au fait, les Juifs, pas vraiment en odeur de sainteté chez les alter. Le NPA présente donc une candidate voilée (qu'ils ne viennent pas manifester le 08 mars, désormais, personnellement, je les attendrai le pied ferme !).
A vrai dire, pour être franc, je ne suis pas fondamentalement gêné de trouver une femme voilée sur une liste politique, dès lors qu'il ne s'agit pas d'un voile intégral (ce qui est le cas, il est vrai, pour le NPA). Mais proclamer ensuite que c'est là le signe de l'intégration et du féminisme haut et fort comme le fait le NPA, c'est tout de même gonflé, d'autant plus quand on connaît les positions traditionnelles que le NPA assure défendre quant au féminisme. Quand j'écoute les arguments du NPA pour justifier un tel choix, je vois en réalité que leur conception de la société n'est pas moins communautariste que celle de Nicolas Sarkozy. Elle s'exprime simplement autrement.
A propos du voile, il faut, je pense, distinguer le voile simple, qui correspond à une pratique conservatrice et traditionnaliste de l'Islam mais globalement légitimiste et le voile intégral qui en est, lui, un pendant radical et extrémiste. Les Français font souvent des confusions sur la question du voile, faute de bien établir ces distinctions.
Il va de soi que j'approuve radicalement Éric Besson quand il refuse la naturalisation à un homme qui demande à sa femme de porter le voile intégral.
10:27 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (75) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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samedi, 25 juillet 2009
FAF-NPA, un partout !
23:04 Publié dans Insolite | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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mercredi, 20 mai 2009
Besancenot faisant le "kéké"
Trop drôle, cette vidéo. Faut pas non plus prendre les ouvriers pour des imbéciles. Ils comprennent très bien quelles sont les intentions réelles de certains de leurs "soutiens"... Le Besancenot et ses npistes, il s'est fait renvoyer dans les cordes comme il convient. De toutes façons, on le sait : la vérité à propos du NPA c'est que sa base électorale et militante n'est absolument pas constituée d'ouvriers mais surtout d'instituteurs et de cols-blancs (essentiellement de l'administration, au demeurant). Il y a tout un chapitre (chapitre XIII de Capitalisme, Socialisme et Démocratie) où Schumpeter traite des intellectuels et d'une certaine forme de lumpen-intellectariat (j'assume la paternité du néologisme). Je l'avais déjà relevé par le passé, mais bis repetita placent :-) La ressemblance avec la base militante du NPA est saisissante...
En second lieu, qu'il y avait ou non chômage des intellectuels, leur multiplication donne naissance à des conditions d'emploi peu satisfaisantes - affectation à des travaux inférieurs ou salaires moins élevées que ceux des ouvriers les mieux rémunérés.
En troisième lieu, la surproduction des intellectuels peut créer des incapacités de travail d'un type particulièrement déconcertant. L'homme qui a fréquenté un lycée ou une université devient facilement psychiquement inemployable dans des occupations manuelles sans être devenu pour autant employable, par exemple, dans les professions
libérales. Une telle faillite peut tenir soit à un manque d'aptitude naturelle - parfaitement compatible avec la réussite aux examens universitaires -, soit à un enseignement inadéquat : or, ces deux risques se multiplient toujours davantage, en nombres relatifs et en nombres absolus, au fur et à mesure qu'un nombre plus élevé de sujets est drainé vers l'enseignement supérieur et que le volume d'enseignement réclamé grossit indépendamment du nombre des individus que la nature a doués du don d'enseigner. A négliger ces déséquilibres et à agir comme si la création d'écoles, de lycées, d'universités supplémentaires se ramenait purement et simplement à une question de gros sous, on aboutit à des impasses trop évidentes pour qu'il soit besoin d'y insister. Quiconque ayant à s'occuper de nominations à des postes est personnellement qualifié pour formuler une opinion autorisée et peut citer des cas dans lesquels, sur dix candidats à un emploi, possédant tous les titres universitaires requis, il n'en est pas un seul qui soit capable de l'occuper convenablement.
Par ailleurs, tous ces bacheliers et licenciés, en chômage ou mal employés ou inemployables, sont refoulés vers les métiers dont les exigences sont moins précises ou dans lesquels comptent surtout des aptitudes et des talents d'un ordre différent. Ils gonflent les rangs des intellectuels, au strict sens du terme, c'est-à-dire ceux sans attaches professionnelles, dont le nombre, par suite, s’accroît démesurément. Ils entrent dans cette armée avec une mentalité foncièrement insatisfaite. L'insatisfaction engendre le ressentiment. Et celui-ci prend fréquemment la forme de cette critique sociale qui, nous l'avons déjà reconnu, constitue dans tous les cas, mais spécialement en présence d'une civilisation rationaliste et utilitaire, l'attitude typique du spectateur intellectuel à l'égard des hommes, des classes et des institutions. Récapitulons : nous avons trouvé un groupe nombreux dont la situation nettement caractérisée est colorée d'une teinte prolétaire; un intérêt collectif modelant une attitude collective qui explique d'une manière beaucoup plus réaliste l'hostilité du groupe envers le régime capitaliste que ne saurait le faire la théorie (équivalant à une rationalisation au sens psychologique du terme) selon laquelle l'indignation vertueuse de l'intellectuel dressé contre le capitalisme serait simplement et logiquement provoquée par le spectacle d'exactions honteuses - théorie qui ne vaut pas mieux que celle des amoureux quand ils prétendent que leurs sentiments sont la conséquence logique des mérites de l'objet de leur passion 1. En outre, notre théorie rend également compte du fait que, loin de diminuer, cette hostilité s'accentue chaque fois que l'évolution capitaliste se traduit par une nouvelle réussite.
10:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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vendredi, 24 avril 2009
L'Europe est notre avenir !
Je ne sais pas ce que f.... les autres partis, mais le MoDem en est à sa cinquième convention thématique sur l'Europe (elle aura lieu le 29 avril) et diffuse déjà ses premiers tracts ! Voilà ce que l'on trouve sur le tract actuellement distribué.
On a l'impression que les autres partis n'accordent pas d'importance à ces élections. Les Verts avaient démarré tôt, mais on n'entend plus parler d'eux ; à vrai dire prôner la décroissance en pleine crise économique, faut le faire...l'UMP place ses recalés, le NC gémit sans obtenir de place sur les listes de l'UMP, et les Socialistes, ils se battent pour que les places sur les listes reflètent l'équilibre de leurs tendances. Y'a Libertas qui a sorti deux vidéos amusantes, mais qui masquent aussi l'inanité de leur programme et de leur argumentation. C'est bien pour cela qu'ils ne se risquent pas à des conventions thématiques, elles seraient nécessairement creuses. Silence radio également du côté du NPA qui en est resté aux slogans de 2005.
Construisons une Europe plus humaine
L’Europe ce n’est pas seulement un marché, ce sont des valeurs humanistes, un projet de société.
C o n t r e l ’ a r g e n t - ro i ,
Nous voulons que l’exigence sociale, démocratique et écologique soit placée au dessus des règles du marché.
Contre le chacun pour soi,
Nous voulons une véritable réponse coordonnée à la crise, avec un grand emprunt européen pour aider notamment les PME à résister et à préparer l’avenir.
Pour un monde plus équitable,
Nous voulons un commerce mondial qui amène les pays du monde à se doter progressivement de règles sociales, sanitaires et environnementales exigeantes
Pour une Europe plus solidaire,
Nous voulons mettre fin à la concurrence sauvage entre États européens. Une harmonisation fiscale et sociale permettra de redistribuer les richesses et de défendre l’emploi.
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samedi, 11 avril 2009
La concurrence libre et non faussée nous protège
Je ne me lasse pas de parcourir le site de Gilles Artigues, candidat Modem à l'euro-députation, tant ce que j'y lis provoque chez moi un contentement béat :-) Par exemple, aux apôtres du NPA et à leurs délires d'un autre âge sur la concurrence libre et non-faussée, voici sa réponse, et les arguments des néo-troskos ne font pas un pli devant :
L’Union européenne a tout particulièrement investi le domaine de la consommation dans le sens où elle s’est toujours efforcée de rééquilibrer un rapport de force privilégiant systématiquement les producteurs et fournisseurs au détriment des utilisateurs. Aussi son action vise-t-elle à protéger tout particulièrement le consommateur en termes de choix, de transparence, de sécurité, de qualité, etc.
Le principe de concurrence libre et non faussée va notamment dans ce sens. En effet, la libéralisation des marchés permet à des entreprises sans cesse plus nombreuses de proposer leurs produits et services aux particuliers comme aux professionnels. Ces clients profitent ainsi d’un éventail de prix comme de qualité de plus en plus étoffé, ce qui accroît d’autant leurs chances de débusquer et mettre à profit l’offre la plus adaptée à leur budget et leurs besoins. Il en résulte une volatilité contraignant les producteurs et fournisseurs à augmenter leurs efforts pour proposer des produits et services innovants et améliorer leur rapport qualité-prix. Bien évidemment, cette émulation porte ses fruits à la seule condition d’une concurrence loyale, ce qui suppose l’interdiction d’ententes entre concurrents d’un même secteur (raison pour laquelle la Commission européenne a récemment condamné les opérateurs de téléphonie mobile suite à la révélation d’accords secrets visant à maintenir des prix élevés en plein développement du secteur) mais aussi d’aides étatiques à une catégorie professionnelle nationale spécifique (dans ce cas, les catégories similaires des autres pays seraient défavorisées, ce qui ne manquerait pas de les conduire à perdre des clients, réduire leurs profits et arrêter leurs embauches, voire pire…).
Concurrence libre et non faussée
Les Marxistes-Léninistes rescapés du désastre des expériences communistes ne cessent de clamer que le concept de concurrence libre et non faussée ne vise pas le seul intérêt des grandes sociétés et de leurs actionnaires. Je m’inscris en faux car il les empêche, tout au contraire, de s’emparer du contrôle d’un secteur, directement (achats et fusions) ou non (ententes et filiales), pour y imposer leur loi, c’est à dire leurs prix, leurs conditions de vente et leurs gammes de produits. Ainsi bénéficie-t-il avant tout aux petites et moyennes entreprises (PME), principale source d’emplois, dans la mesure où il leur réserve une place sur leur marché de prédilection et les y protège des prédateurs les plus féroces. Il profite aussi au consommateur puisque la gamme étendue de l’offre lui garantit une véritable liberté de choix et lui permet par la même occasion d’orienter les prix à la baisse. L’exemple de Microsoft, multinationale américaine, est à ce titre édifiant : la Commission européenne lui a non seulement infligé une amende conséquente pour violation du droit communautaire mais l’a aussi obligé à modifier ses pratiques de vente (elle refusait le droit à ses clients de se doter de logiciels concurrents, notamment européens, en leur imposant ses propres produits dans le cadre d’un paquet indivisible). Au vu de ses avantages pour les PME comme pour les consommateurs sur l’espace communautaire, je suis bien sûr favorable à la concurrence libre et non faussée. Je pense toutefois que le principe ne doit pas être une fin en soi mais un moyen parmi d’autres de défendre les plus faibles. Le Traité de Lisbonne est justement le premier des textes fondamentaux européens à ne pas l’ériger en objectif mais en instrument. Son application constituerait une solide base de travail pour poursuivre et accentuer l’effort de développement économique raisonné et équitable. J’espère dès lors une validation rapide et définitive...
Moi, c'est vraiment le genre de choses que j'aime lire...
06:38 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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jeudi, 09 avril 2009
L'absurde appel d'Éric Woerth
S'il y a bien un appel que je juge complètement idiot, c'est celui d'Éric Woerth, ministre du Budget, invitant les fraudeurs à rapatrier leurs fond expatriés dans des paradis fiscaux contre la promesse de pénalités réduites. Est-ce qu'il croit un seul instant qu'un quelconque individu lambda détenteurs de capitaux à l'étranger va rentrer pour se faire taxer ce qu'il a et se prendre une amende en plus, même réduite ? Il faut être sérieux, là : mieux valait ne rien dire.
De manière générale, faute d'une vue d'ensemble, toutes mes mesures qui visent à faire revenir des capitaux en France passent à côté de la plaque. Ainsi en va-t-il de la mesure de Nicolas Sarkozy qui souhaite relever le plafond du montant exonéré sur l'ISF quand il y a investissement dans les entreprises.
Tout d'abord, quelle forme prend cet investissement ? Est-ce que cela comprend des achats d'actions ? Mais de toutes façons, sachant que la plupart de ceux qui payent l'ISF ont l'essentiel de leur capital immobilisés sous la forme de biens immobiliers ou bien en actions qui doivent à l'heure actuelle, ne valoir que la moitié voire un tiers de leur valeur initiale, imagine-t-il un seul instant que ça peut marcher ? J'ai des doutes plus que sérieux sur la question. DE toutes façons, le problème, en France, c'est l'environnement fiscal. C'est lui qui pousse les gros capitaux à se cacher. Ceci ne signifie pas qu'il ne faut pas les taxer. Ceci signifie qu'il faut les taxer légèrement et adapter la fiscalité de manière à ce qu'ils puissent toujours assurer de la rentabilité à leurs possesseurs.
Il faut dire que les cris d'ofraie de la gauche n'arrangent rien : chaque mesure est interprétée comme une faveur faite aux riches. Ridicule ! ce qui compte, c'est la pertinence économique ou non d'une mesure, non des considérations bien-pensantes sur les riches. Particulièrement, il est possible que la dernière mesure de Sarkozy soit inefficace, mais la condamner au nom de la morale, c'est tout à fait socialiste. Le principe de favoriser l'investissement dans des entreprises n'est en soi pas idiot, mais tel quel dans ce contexte, avec cet environnement et avec les cibles visées, je suis très sceptique. Je note, en tout cas, avec satisfaction, que Bayrou s'est abstenu des critiques que porte Martine Aubry. Je pense qu'il distingue très bien les mesures qui visent les entreprises et celles qui visent les particuliers. Il a certes dénoncé le bouclier fiscal, mais, il y a 3 semaines, j'ai exposé quelle était sa conception, fort sensée, en matière de fiscalité. Pas de niches, mais taxation légère. Bien loin de l'atmosphère de dékoulakitation qui plane au PS. Les Socialistes ne gagneront rien à courir derrière Besancenot. Je le rappelle encore une fois : le programme du NPA est basé sur la spoliation et l'expropriation. Tous ceux qui possèdent ne serait-ce que quelques biens sont susceptibles d'être visés.
09:25 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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vendredi, 20 février 2009
Le chaos socialiste en version NPA
Le NPA offre, en apparence et si l'on en croit les médias, la sympathique visage d'un parti au service du peuple. Il n'en est rien en réalité, et je trouve qu'il commence à être temps de rétablir la vérité. Notamment, il serait bon que les admirateurs du NPA ouvrent un livre d'histoire et jettent un oeil sur le programme du NPA. Le programme du NPA c'est du socialisme à la sauce IVème internationale le plus pur et dur qui soit, autrement dit, du communisme à l'état brut.
Faut-il rappeler que pas un pouvoir communiste n'a respecté la démocratie, que les démocraties populaires n'avaient de démocratiques que le nom, qu'elles ont torturé et mis en prison des millions d'opposants, et que leurs peuples n'ont jamais profité du moindre des bienfaits des économies de marché. Nos sociétés marchandes aiment consommer, je le rappelle : adieu écrans plats, téléphones portables, ordinateurs, objets hich-tech de toutes sortes, alimentation diversifiée et biens de consommation de toute sorte. Ce n'est plus l'individu qui fait le marché, mais l'État qui décide discrétionnairement de ce qui est bon ou non pour le populo en système communiste NPA.
Je poursuis la lecture du très intéressant ouvrage de Thierry Aimar sur les apports de l'école autrichienne d'économie, et j'en suis arrivé précisément aux chapitres qui critiquent le collectivisme cher au projet politique et économique du NPA. On y retrouve d'ailleurs une argumentation proche de celle de Schumpeter contre Marx sur la théorie de la valeur. Dans le chapitre I de la 3ème partie, Thierry Aimar fait la synthèse de la critique de Mises, dont nous avons déjà parlé ici. Selon Mises, pour qu'un système économique fonctionne correctement, il doit pouvoir se fonder sur le calcul économique, c'est à dire qu'il requiert les catégories de prix et de monnaie. Or, ces catégories sont subordonnées à l'établissement d'échanges inter-personnels, qui aboutissent à la formation du marché. C'est ce que l'on appelle une économie de marché. Ce sont ces mêmes échanges qui organiseront ensuite rationnellement la production. Cette critique, formulée en 1933 par Mises, a plus que largement montré sa pertinence si l'on considère les erreurs monumentales des plans soviétiques successifs pour ne citer qu'eux. Par ailleurs, en abolissant le propriété privée, les communistes abolissent de facto l'entrepreneur. Or, comme l'a montré Hayek, son rôle est primordial pour favoriser la transmission d'information et sa qualité, au point que son statut est quasi-institutionnel dans une économie de marché. D'ailleurs, toute économie de marché sans entrepreneurs risque de dérailler (c'est un peu ce qui menace nos économies modernes ou les Conseils d'administration aux responsabilités diluées ont remplacé l'entrepreneur). Le marché est le seul moyen de permettre, dans un système économique, aux acteurs d'accéder à un système cohérent d'informations. Comment les trotskistes du NPA parviendraient-ils à trouver un système de remplacement indicatif pour orienter les plans de production ? Le gâchis est probable, et le chaos sans retour.
Il suffit enfin de lire avec attention la charte des principes du NPA :
C’est dans ce sens que nous soutenons l’expropriation, par les travailleurs et le peuple du pays concerné, des entreprises françaises qui exploitent les travailleurs et les ressources des pays opprimés.
Et ils en ajoutent une couche un peu plus loin :
En finir avec les crises implique d'en finir avec l'exploitation, donc avec la propriété privée des principaux moyens de production, d'échange et de communication, qui en constitue la base. Le système financier, les services essentiels à la vie, les grandes entreprises devront passer sous le contrôle des salariés et de la population, qui en assumeront la propriété et en assureront la gestion dans le cadre d'une planification démocratique. Libérées de la propriété et de l'appropriation capitalistes, la production et la répartition des richesses pourront bénéficier à la société tout entière.
Voilà c'est le programme du NPA au XXIème siècle. Une régression sans équivalent sauf peut-être dans les pays talibanisés. Il est temps de lever l'étendard de la révolte : Besancenot n'est pas un gentil anti-capitaliste. Le NPA non plus. Mais donnons plutôt la parole à Jean Quatremer, un journaliste de gauche pas soupçonnable de sympathie pour le libéralisme droitier...C'est l'un de ses commentaires dans son article le retour des tribus gauloises.
Le NPA n'est effectivement pas un parti démocratique. Outre qu'il refuse toute alliance, l'essence même de la démocratie, s'il arrive au pouvoir par un accident de l'histoire, il instaurera une dictature car c'est son essence même. Je connais les trotskystes, et si Trotsky avait gagné en URSS, ça n'aurait pas été mieux que Staline (je rappelle que ce grand dirigeant a fondé l'armée rouge et a une légère responsabilité dans kronstadt et les massacres commis par cette grande armée). Une telle filiation me fait frémir. Ce n'est pas une accusation en l'air: son programme, par nature, obligera à contraindre les récalcitrants et ne tolèrera pas les minoritaires: le bien du peuple avant tout. Donc, oui, le NPA ne m'est pas sympathique et je trouve terrifiant qu'en France on ait encore une telle sympathie pour des néo-communistes. Au moins l'Allemagne a l'excuse de l'Allemagne de l'Est. Et que l'on peigne le mérinos en croyant encore au grand soir qui permettra de régler tous les problèmes. Les leçons de l'histoire n'ont décidément pas porté, sans doute parce que la France vit depuis longtemps en démocratie et que personne ne sait plus ce qu'est l'absence de démocratie.
Et, au cas où certains en douteraient, il suffit de lire la violence verbale des amis du NPA. Tout dans la finesse, la tolérance, l'amour du débat.
Voilà, pour ma part, je ne pense pas différemment de Quatremer sur ce point.
Enfin, pour conclure, je conseille juste de comparer la charte éthique du MoDem et les principes fondateurs du NPA. Il n'est question, dans la nôtre, que d'humanité, de liberté et d'épanouissement, dans la leur, que de violence et d'expropriation, d'appels à la lutte armée. Ceci devrait faire réfléchir les Socialistes que l'on voit régulièrement faire des appels du pied à Besancenot. Je ne leur poserai que cette seule question, à mes très chers camarades socialistes : se sentent-ils plus proches de nos valeurs ou de celles du NPA ? Et, pour ceux qui rêvent d'un arc-en-ciel, imaginent-ils un seul instant que nos valeurs puissent être compatibles avec celles du NPA ?
12:54 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (160) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : npa, propriété, économie de marché, socialisme, communisme, modem, socialiste |
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mardi, 10 février 2009
Le NPA et le MoDem attirent les convoitises
Rien de plus opposés comme mouvements que le NPA et le MoDem, mais, je leur donne raison sur une stratégie commune : hors de question de passer des alliances ponctuelles avec de petits mouvements mercenaires qui s'empresseront de retrouver leurs alliés traditionnels une fois l'élection européenne, proportionnelle, passée.
J'ajoute même que cela m'agace, et que cet arrivisme forcené pour tenter une effet d'aubaine est d'un cynisme assez impressionnant. Le PRG n'a d'autres objectifs en ayant proposé un accord au MoDem que de récupérer un ou deux élus européens sur le dos du MoDem (et de son électorat !). Une fois la chose faite, hop, retour chez les Socialistes pour toutes les autres alliances. Trop facile.
J'imagine que le Parti de la Gauche et le PC ont exactement le même désir avec le NPA. Mais, une fois les européennes passées, adieu Front de la gauche de la gauche, et bonjour à nouveau les postes socialos.
Trop facile : c'est vraiment se moquer du monde. Le MoDem et le NPA ont donc tout à fait raison de ne rien lâcher et de n'accepter d'accords que dans le cadre d'alliances durables, et non d'alliances totalement opportunistes. C'est vraiment prendre leurs dirigeants respectifs pour des andouilles que d'imaginer qu'ils se laisseraient entraîner dans des propositions aussi grossières.
NPA et MoDem ont eu le courage de prendre leur indépendance. Pas question d'en faire profiter d'autres à peu de frais...
12:08 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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mardi, 02 décembre 2008
L'extrême-gauche monte en puissance !
Je viens de prendre connaissance du dernier sondage IFOP sur les intentions de vote aux Européennes. Quand je totalise le PC, LO et le NPA de Besancenot, j'arrive à 16%. Si l'on considère, qu'il y a Bové chez les Verts, on peut bien se dire qu'un bon tiers se trouve plus à l'aise avec la gauche extrême qu'avec la gauche socialiste et/ou social-démocrate. Ça craint ! Cela veut dire aussi qu'il est grand temps de venir affronter idéologiquement l'extrême-gauche de face, parce que ce que je vois, moi, c'est qu'elle est à 20% !!!
Ce qui est positif, si cela se confirme, c'est que le MoDem est à 12%. Mais, on ne peut pas laisser l'extrêm-gauche donner une image complètement fausse de l'économie de marché et de l'Europe sans réagir. Il faut démasquer les impostures et montrer une bonne fois pour toutes ce qu'engendrent les recettes marxistes. J'ajoute que cela ne va pas être tâché aisée, car il faudra trouver des formules fortes. Je crois que la classe politique traditionnelle ne prend pas les néo-marxistes, alter-mondialistes et trotkistes au sérieux, et elle a tout à fait tort. Nous sommes en temps de crise, et la crise profite généralement aux extrêmes. Si l'on compte que Villiers et le FN totalisent 11%, on observe qu'un tiers de l'électorat français est prêt à se porter sur les extrêmes. Il va falloir réagir et au plus vite.
23:13 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (40) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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