jeudi, 19 janvier 2012
Ces c... qui voudraient m'empêcher d'hériter ou de léguer
Y'a un truc à la mode, au moins sur la Toile, en ce moment, c'est de taxer les héritages jusqu'à la moëlle. Rien à foutre de leur pseudo-solidarité et de leur morale à deux sous, moi.
Au nom de quoi des gens qui ne sont absolument pour rien dans l'effet d'accumulation de capital que je peux réaliser devraient en hériter ? Au nom de quoi l'État aurait le droit de me spolier de ma précieuse épargne ? Épargne que j'accumule pour ma descendance à force de parcimonie et d'économies (Nota bene : c'est juste un cas d'école, pour ce qui me concerne, je suis un panier percé...).
Cette générosité avec l'argent des autres a le dont de m'agacer suprêmement. Moi, je dis, à chacun son fric et liberté de faire ce que l'on veut avec, y compris en termes d'héritage. On est déjà suffisamment taxé de son vivant sans en plus l'être jusque dans la mort.
Voilà, c'est dit, ça va mieux : je vous attends, tas de gauchos chasseurs de koulaks qui ne manquerez pas de clamer que je suis un sale capitaliste droitier, indidivualiste, libéral (ça, c'est le gros mot), égoïste et réactionnaire.
Donc l'impôt sur les successions, moi, s'il se mettait en place à 85%, je convertis mon fric en lingots d'or et je le planque, voilà. Ou alors je trouve une autre embrouille, ou je déménage, bref, je vais en un endroit où l'on respecte encore un minimum la propriété individuelle. La collectivisation progressive des biens et des richesses, moi, ça m'insupporte.
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| Tags : succession, impôt |
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mercredi, 06 avril 2011
Et paf l'impôt !
L'avantage avec Cahuzac, c'est qu'il a le mérite de dire les choses clairement. Le prochain gouvernement, de droite ou de gauche, devra contrôler la dépense publique et augmenter les impôts (en tout cas, les recettes fiscales).
Il vaudrait mieux commencer à débattre clairement sur ce thème. On trouve un petit didacticiel assez bien fait sur le site de la performance publique.
Il y a toujours l'amusant Cyber-Budget, évidemment. Je me demande s'il est mis à jour, celui-là...
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| Tags : budget, impôt, fiscalité |
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samedi, 29 janvier 2011
Piketty, Révolution et dékoulakisation...
Il est à la mode Thomas Piketty. Moi, il m'énerve ce gars-là. Je me méfie toujours de ceux qui sont dans la tendance. Sa dernière trouvaille géniale, c'est de taxer plus pour une parité fiscale renouvelée. Polluxe vient d'exposer quelques éléments de sa révolution fiscale. On atteint, là, je le crois, un sommet dans l'hypocrisie et la mauvaise foi. Piketty nous fait un raisonnement à la mord-moi-le-noeud pour nous expliquer que le quotient familial actuel favorise des couples inégalitaires, c'est à dire des couples où l'homme gagne beaucoup et la femme peu. Adieu le quotient familial qui sera remplacé par une exonération forfaitaire selon le nombre d'enfants. Et Piketty de se réjouir : on va ainsi mettre fin à un régime qui favorise l'inégalité. Mon Dieu, si je ne me retenais pas, je crois que les noms d'oiseaux fuseraient tant les bras m'en tombent à contempler le niveau de l'argumentation.
Piketty qui se pare des oripeaux de la justice sociale veut juste taxer plus. Il entend bien faire des économies sur le dos des familles, parce que son raisonnement démago au possible, il aboutit surtout à taxer davantage les familles nombreuses qui disposent d'un certain revenu. Encore de la dékoulakisation.
Piketty fait partie de cette meute qui hurle sur les riches comme les Marat de 1789 jurant d'avoir la peau de tout ce qui pouvait dépasser (de la guillotine...).
Piketty tord ses raisonnements cheveu par cheveu pour démontrer son propos. Par exemple, il observe que les classes modestes épargnent moins que les plus aisés. Or, considérant le taux de la TVA, il note que les impôts indirects qui s'abattent sur la consommation sont plus importants que ceux qui touchent l'épargne. En somme, plus l'on consomme, plus l'on paie d'impôts. Comme les plus riches mettent plus d'argent de côté que les plus pauvres, parce qu'ils en ont les moyens, une partie conséquente de leurs revenus, celle qui n'est pas dépensée en biens de consommation, est évidemment moins taxée. Et comme il existe des plafonnements, la taxation sur le capital est finalement dégressive au fur et à mesure que celui-ci s'accroît.
Ja, Der Grösss Kapital ! ça y en a être bien pratiken. Kapitalitsky, ça sonne comme salaud de Kapitalist exploiteur du peuple... C'est le truc de la gauche, en ce moment, et même d'une partie des centristes, MoDem et Alliance centriste inclus : opposer le capital et le travail. Comme si dans les produits de l'épargne, il n'existait pas diverses formes de capitaux s'investissant eux-mêmes différemment. Au passage, quand les revenus du capital consomment, ils paient bien la TVA. Donc, le capital, lui-même, à ce moment-là, devient plus taxé que le revenu du travail. En outre, quid de l'accumulation de capital qui sert à différer un achat ? Quand l'achat se réalise, même phénomène : le revenu est à nouveau taxé. Je ne doute pas de la compétence de Piketty, mais son procédé est un peu gros, et je ne doute pas non plus qu'il occulte sciemment cet aspect des choses.
A vouloir la simplification fiscale, on s'ôte finalement la latitude d'ajuster finement la fiscalité. Sans être un laudateur inconditionnel de la multiplication des niches, je demeure attaché à un système fiscal capable de cibler des objectifs précis, ce que ne permettrait pas le gros rouleau compresseur de Piketty.
Piketty a deux buts : a) un objectif technique qui est de faire rentrer le plus de sous possible dans les caisses, et, pour cela, tous les arguments idéologiques bidon sont bons b) un objectif idéologique qui est de sacrifier à la doxa ambiante et de faire du riche le bouc-émissaire de tous les maux de nos sociétés. Sauf que, attention : avec Piketty, on ne parle plus de 1 pour mille des contribuables, mais de 10% qui vont casquer encore plus. Et j'ajoute autre chose : en dehors de la consommation, 50% des foyers français ne paient plus d'impôts sur le revenu. Donc, quand on parle de 10% qui vont casquer, ce sont 20% de ceux qui paient l'impôt direct.
Piketty, avec ses koulakeries fiscales, nous prépare un sacré coup de matraque (pardon, de massue, plutôt) sur la tête. Et ce sont ceux qui sont déjà taxés qui le seront à nouveau...
23:37 Publié dans Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (38) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : piketty, koulak, fiscalité, impôt |
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mardi, 04 janvier 2011
Valls à côté de la plaque
Quand j'ai vu l'ampleur que prenaient les propos de Valls sur les 35 heures, et notamment l'indignation généralisée dans la blogoboule de gauche (Rimbus, l'Nicolas, l'Intoxitude entre autres), ça a été vachement tentant d'aller leur porter la contradiction, juste pour le plaisir, quoi.
Mais bon, faut être honnête, et pour une fois la left blogoboulle a réagi avec des chiffres. En France, les 35 heures n'ont plus aucune signification, et depuis longtemps. Les Français travaillent 38 heures en moyenne, comme l'a relevé l'Rimbus ; par ailleurs le Français est particulièrement productif.
Les divers dispositifs ont vidé depuis longtemps les 35 heures de leur essence (il n'y a plus que dans les hôpitaux où ils foutent la grouille).
Balle au centre voudrait voir dans le programme de Bayrou pour 2012 la suppression des 35 heures. Pas moi. Franchement, dès lors que les 35 heures n'empêchent plus les Français de travailler plus s'ils en ont envie, on s'en tape. Je me vois mal demander à ces malheureux cadres déjà au forfait d'en plus renoncer à leurs RTT. Faut pas déconner non plus. Par ailleurs, gain économique de la mesure ? Nada. Bref, on use de la salive pour rien en en parlant.
Meilcour (ex-Versac) qui s'informe généralement toujours au plus près des choses dont il parle, a lu le dernier livre de Valls et pris connaissance de ses propositions économiques. Franchement, pas mieux que lui : nihil novi sub sole. Pas une idée neuve là-dedans. Ce n'est pas avec ça qu'on va redresser la barre.
J'aime bien Valls, généralement, sur plein de sujets, il a raison de l'ouvrir, mais sur l'économie, pour l'instant, on ne peut pas dire qu'il soit fameux. J'invite à lire complètement le billet de Meilcour pour savoir ce que j'en pense sur le fond (tiens, particulièrement la décentralisation : moi aussi je pense qu'elle s'est mal faite, et que ses coûts astronomiques et incontrôlés mériteraient une re-centralisation finalement plus efficace jusqu'à nouvel ordre...).
Pour répondre à Balle au Centre, on ferait mieux, au MoDem, de se concentrer sur l'emploi et l'industrie. Moi, je suis toujours à la recherche d'une idée géniale sur la relocalisation. J'en étais resté au recyclage, mais bon, modeste blogueur, je suis tout sauf expert dans le domaine industriel, alors il ne faut pas trop compter sur moi pour faire avancer le schmilblick...
Pour en rajouter une louche (pauvre Balle au Centre) ses oreilles électroniques vont siffler, je trouveque ses deux mesures combinent le pire de la gauche et de la droite : suppression des 35 heures = mesure de droite qui n'apporte rien, limitation des salaires = mesure gauchiste qui décourage l'initiative privée. Je lui donne juste quitus sur la suppression conjointe du Bouclier fiscal et de l'ISF à condition que nos finances publiques puissent le supporter. Bayrou a longtemps été favorable à la suppression de l'ISF, mais s'il s'est montré bien plus timoré ces derniers temps sur le sujet, c'est qu'il a bien vu que cela ne tenait plus la route avec nos déficits. Arthuis lui-même, y a temporairement renoncé. La seule solution, ce serait ce que proposait Bayrou en 2007, qui reste actuel, un impôt sur le patrimoine avec des taux très doux, mais sans niches fiscales et touchant une base bien plus large.
17:35 Publié dans Education, Politique | Lien permanent | Commentaires (23) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note
| Tags : bayrou, valls, impôt, trente-cinq heures, travail |
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mercredi, 17 novembre 2010
Patrimoine et ISF
J'ai appris que Nicolas Sarkozy voulait supprimer le bouclier fiscal et l'ISF et instituer à la place une taxe plus élevée sur les revenus du patrimoine.
Si je souscris sur le principe à une suppression de l'ISF, je suis sceptique sur la faisabilité fiscale et budgétaire de la chose.
Actuellement, nos déficits sont si abyssaux qu'on ne peut pas supprimer un impôt si on ne le remplace pas par un autre.
C'est ce que Bayrou avait compris dès 2007 en programmant se substituer à l'ISF un impôt sur le patrimoine avec une assiette bien plus large, mais également un taux plus de dix fois inférieur à ce qu'il est sur l'ISF.
Le bouclier fiscal coûte 800 millions d'euros et l'ISF rapporte 3.5 milliards d'euros environ. L'ISF rapporte de moins en moins avec les divers allègements fiscaux, au demeurant, soit 3.2 milliards d'euros environ pour l'année 2009. Il faudrait donc trouver au minimum des recettes de 2.4 milliards d'euros, et, au fond, je pense que ce n'est pas suffisant car le but est de rentrer plus d'argent dans les caisses.
Pas de chance pour moi, je ne suis pas économiste et je n'ai pas de données pour évaluer ce que rapporterait une taxation sur les revenus du patrimoine. Une chose est sûre, en tout cas : pour que ce choix fiscal tienne la route, le compte doit être bon au final.
J'ai écouté Jérôme Cahuzac, l'expert du PS sur ce sujet, mais ce même député qui reproche à Sarkozy ses approximations en fait lui-même puisqu'il parle de 4 milliards pour l'ISF alors que le rapport de cet impôt ne cesse de baisser depuis 3 ans.
L'autre solution consisterait à trouver 2.5 milliards de réductions de dépenses, évidemment, pour combler cette suppression, mais, dans ce cas, je préfère que l'on fasse d'abord l'économie et qu'ensuite, seulement, on supprime l'ISF.
15:22 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : isf, bouclier fiscal, patrimoine, impôt |
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mercredi, 10 novembre 2010
Pagny, tu te fous de nous...
Il est trop drôle ce Florent Pagny. Bien sûr, il ne s'agit pas de faire une affaire d'état pour les propos qu'il a tenu. Ce gars-là n'est pas raciste, il faut cesser de dire n'importe quoi. En revanche, lui, il pourrait déjà commencer par apprendre à utiliser des termes exacts avant de tomber sur son fiston.
Bon, qu'il arrête de nous prendre pour des cons :
a) pas besoin de s'exiler à Miami pour éviter au fiston de parler le langage "racaille". Même dans les zones difficiles les Catholiques ont mis en place des écoles privées qui permettent d'y échapper et les familles d'origine immigrée qui accordent de l'importance à l'école ne se privent pas d'y inscrire leurs enfants.
b) le "rebeu", comme dit Pagny, c'est du français transformé. Ridicule de parler de "re-beu" dans ces conditions.
c) Pour finir, mon gars, assume un peu ton rôle de parent : les enfants qui reviennent avec des vilains mots de l'école, c'est dans toutes les écoles. Quand on n'en veut pas à la maison, il suffit de le leur dire et d'être clair. Utiliser le langage qui convient quand il faut et avec qui il faut, cela s'appelle s'adapter à la situation de communication. Une compétence sociale apprise en principe grâce à la famille...
J'aurais pu comprendre qu'une famille modeste coincée dans le 93 dérapât ainsi, mais Pagny qui est pété de tunes, c'est trop drôle. Arrête de te payer notre tête, mon gars : si tu te barres à Miami, c'est pas pour ton fiston, c'est pour ne pas payer tes impôts, point à la ligne.
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| Tags : pagny, impôt, école |
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mercredi, 03 novembre 2010
Taxer les hauts revenus ? Quelle erreur !
C'est très tendance, toutes formations politiques confondues, à l'heure actuelle, de crier haro sur les hauts revenus. Allez, les riches paieront ! Sus aux koulaks, ces vils exploiteurs du peuple, et faisons-leur rendre gorge !
Même des personnalités estimables, comme Jean Arthuis, se laissent prendre au jeu du reflet de ce miroir aux alouettes. Je signale au passage Éva Joly dont le projet économique, outre sa triste banalité, est tout entier et sans intelligence axé autour d'une fiscalité toujours plus alourdie : la vieille éthique a encore frappé.
Je parage en réalité complètement l'avis d'André Lévy Lang, polytechnicien qui reprend en fait l'intégralité des propositions de Bayrou en 2007 : taxer toujours plus l'emploi hautement qualifié, celui qui touche les plus hauts salaires, est une bêtise et de nature à engendrer une fuite des cerveaux, tôt ou tard.
En revanche, comme l'avaient déjà calculé François Bayrou et Charles de Courson en 2007 pour le programme de l'UDF, il suffirait d'un impôt de 1 pour mille sur le patrimoine, après avoir supprimé l'ISF, pour récoler 9 milliards d'euros de recettes contre 4 milliards pour l'ISF à l'heure actuelle. Je ne dirais jamais à quel point ce programme était excellent : la situation entre temps n'a pas changé, enfin...si : elle s'est dégradée. On peut donc reprendre 90% des propositions qui y figurent.
Jean Peyrelevade ne se moque pas moins de la corne d'abondance socialiste : même en taxant 30% des revenus du capital, nous serions très loin des montants nécessaires pour venir à bout de nos déficits abyssaux.
Fred qui a lu le billet laisse sans réponse ni proposition l'aporie que constitue l'équation de nos dépenses et nos recettes. Pas possible de taxer les entreprises dans un pays qui souffre désormais d'un cruel manque de compétitivité.
14:16 Publié dans Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : arthuis, bayrou, peyrelevade, fiscalité, isf, revenu, impôt |
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mercredi, 04 août 2010
Qui veut la peau de Woerth ?
Quand chaque jour qui passe apporte son lot de nouvelles, toujours à charge, contre le même individu, je finis par m'étonner.
Depuis le début des révélations qui frappent Woerth, je pense que c'est bien fait pour lui, non parce que je le soupçonne de malhonnêteté, mais parce que cela lui apprendre à cumuler deux statuts qui devraient être incompatibles.
Il n'en reste pas moins que l'enchaînement des accusations qui se succèdent commence à me paraître foncièrement louche.
Dans toutes ces histoires, ce qui me frappe, c'est qu'aucun fait précis n'a pu être établi clairement contre Woerth. La presse va de témoignages en témoignages, sans, d'ailleurs, que je l'accuse, car c'est à Woerth de se justifier, compte-tenu de sa double-casquette, mais aucun élément réellement à charge ne tient pour l'instant la route, au moins d'un point de vue judiciaire.
Ce qui me frappe à chaque fois, c'est qu'au coeur de ces accusations, il y a surtout des conflits d'intérêts entre héritiers, individus qui me font passablement penser aux crabes du panier essayant de pincer l'antenne de l'autre pour pousser sa pince plus loin...
Il y a eu un recours gracieux dans cette histoire. Le recours gracieux est une procédure normale dans notre droit fiscal, et les Français sont certainement plus d'un à l'exercer. Il va de soi que pour les très gros montants, ce n'est plus l'agent fiscal, mais le Ministre qui arbitre. Il est donc dans son rôle en agissant ainsi.
Si j'ai bien compris ce qu'il s'est produit, les droits perçus initialement sur la succession de César l'ont été sur la foi d'un inventaire que lui-même a dressé. Sauf qu'in fine, il est apparu que l'inventaire et la quantité des oeuvre ne coïncidaient pas. Il y avait moins d'oeuvres. Dans ces conditions, l'administration fiscale a remboursé le trop perçu.
Ça va finir par retomber sur la g... de tous ceux qui à un titre ou à un autre peuvent être un jour ou l'autre en délicatesse avec les impôts (retards, trop perçus, erreurs, et cetera...).
En tout cas, les moulinets de Libération ne m'ont absolument pas convaincus. La seule chose dont je commence à être convaincu, c'est qu'il y a quelqu'un qui en veut à Woerth...
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| Tags : woerth, fiscalité, césar, impôt, succession |
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mercredi, 07 avril 2010
Hamon annonce la réouverture de la chasse aux Koulaks !
Benoît Hamon vient de l'annoncer, la chasse aux Koulaks est ouverte.
Koulak (russe : « poing » (кулак), c'est-à-dire « tenu fermement dans la main ») désignait, de façon péjorative, dans la Russie tsariste, un paysan qui possédait sur ses terres de grandes fermes dans lesquelles il faisait travailler des ouvriers agricoles salariés.
Après la révolution de 1917, la situation des koulaks change dramatiquement. Les bolcheviks au pouvoir assimilent au koulak tout paysan mécontent de leur politique. Grigori Zinoviev déclarait en 1924 : « On aime parfois chez nous qualifier de koulak tout paysan qui a de quoi manger ». (Source : wikipedia)
Vous vous souvenez du «Moi, je n'aime pas les riches» de notre assujetti à l'ISF François Hollande de la campagne présidentielle de 2007 ? 90 ans après la Révolution bolchevik dont on a pu mesurer les "réussites" tout au long du XXème siècle, 2010 odyssée du socialisme, voilà dans le rôle de Hal Benoît Hamon :
« Je vais rassurer les gens qui gagnent beaucoup d’argent : si nous revenons au pouvoir, nous allons en prendre un peu plus, voire même beaucoup plus, que ce que la droite leur prend aujourd’hui. »
Ah, et la presse de droite croit que même la gauche du PS s'est rangée à l'idée de la suppression de l'ISF ; que nenni, écoutons plutôt le propos de Hamon s'exprimant sur l'opinion de Manuel Valls :
«Si ça doit passer par la fusion de l'ISF dans un impôt plus large qui serait un impôt sur le patrimoine, pourquoi pas ?»
Vous avez compris, bobos qui votez socialiste à chaque élection en pensant préserver vos intérêts ? im-pôt sur le pa-tri-moi-ne, il vous dit le Hamon. Et ça va concerner évidemment tout le monde. En fait, la nouvelle fiscalité socialiste, ce n'est pas d'en finir avec les impôts débiles mais de taxer encore plus et plus largement, d'autant qu'ils veulent ajouter une tranche supplémentaire d'impôt sur le revenu.
Bref, chez les socialistes, c'est travailler plus pour être taxé plus...Conclusion de Hamon : «problème" du parti socialiste, c'est que les gens qui s'enrichissent payent plus d'impôts ». Corollaire, comme le dit h16, appauvrissez-vous, les amis...Hollande, Hamon, ça me fait rigoler, ces mecs qui vivent aux frais de l'État, dont les indemnités ne sont pas taxées, et qui doivent bien gagner, avec tous les dividendes de leurs divers cumuls quatre à cinq fois ce que je gagne chaque mois. A votre avis, c'est moi qui gagne très peu ou eux qui touchent beaucoup ?
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| Tags : hamon, koulak, socialiste, fiscalité, isf, impôt, patrimoine |
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vendredi, 05 mars 2010
Une flat tax pour la Grèce ? Discutable...
J'ai lu avec beaucoup d'attention la proposition de Vincent Bénard, sur son bliogue, en faveur d'une flat tax pour la Grèce. Pour simplifier, en somme, la flat tax, c'est un impôt proportionnel sans progressivité. La Flat tax n'est jamais qu'une autre manière de faire rentrer la même quantité d'impôts, donc simplement une nouvelle répartition de l'assiette d'imposition. Vincent Bénard propose plusieurs mesures simultanées pour donner une pleine efficacité à la fiscalité grecque : un taux proportionnel bas et pas rédhibitoire mais sans niches fiscales assortie d'une amnistie massive pour toutes les fraudes et d'une justice et de peine alourdies pour toutes les fraudes. En fait, le coeur de cette option, ce n'est pas la flat tax elle-même mais l'efficacité de la justice. Je constate également que ces mesures marchent surtout là où il y a de très fortes fraudes fiscales (c'était le cas de la Russie et de pas mal de pays de l'Est). L'exemple de la Russie est biaisé : Vincent Bénard oublie de préciser que le pays a connu aussi une très forte croissance, notamment grâce à ses revenus pétroliers et a pu rembourser sa dette extérieure.
Vincent Bénard développe la proposition d'Alvin Rabushka, qui cite entre autres l'exemple de Hong-Kong au début des années 70 et, lui aussi, la Russie. J'ai trouvé aussi une synthèse de présentation intéressante sur le site libres.org. Les auteurs de la synthèse essaient de faire valoir que la croissance des pays de l'Est en Europe serait liée en grande partie à une fiscalité pas décourageante pour l'activité économique. Je serais tout de même tenté d'ajouter que ces pays disposaient d'un haut niveau d'éducation, d'une main d'oeuvre à bas coût et de puissants et proches voisins économiques (l'Europe) fortement intéressés par ces nouveaux territoires, culturellement proches et politiquement bienveillants (objectif d'intégration politique dans l'Union Européenne). Les libéraux partisans de la Flat Tax citent souvent l'ère Reagan en exemple : j'observe juste que le déficit budgétaire américain, sous Ronald Regan, a explosé au point de tripler en 8 ans. Pas vraiment un modèle de bonne gestion, en tout cas, pas telle que je le conçois : cela revient à financer les baisses d'impôt via le déficit budgétaire. Ce que fait Sarkozy en pire, d'ailleurs, car lui, ce sont des niches fiscales qu'il finance ainsi !
J'ai en commun avec les libéraux de détester le caractère confiscatoire de l'excessive fiscalité française, mais par les temps qui courent, le redressement des comptes publics me paraît un bien et un objectif supérieur. Même avant crise en France, je suis sceptique sur le chiffre avancé par Vincent Bénard de 10% de taxe moyenne sur le revenu qui suffirait, sans niches fiscales, à abonder notre fiscalité. Une chose est probable, c'est que les classes moyennes se retrouveraient à payer plus d'impôts, et que les plus aisées, certes perdraient le bénéfice des niches fiscales dont elles profitent en règle générale, mais elles le regagneraient certainement grâce à la baisse des taux.
Ce qui est vrai, et je rejoins sur ce point les libéraux, c'est qu'on est davantage incité à gagner plus quand on sait qu'on ne risque pas un accroissement de sa tranche d'imposition si on gagne plus.
Pour revenir à la Grèce, il me semble tout de même que le coeur de son problème, c'est le fraude. La Flat tax pourrait être une mesure additionnelle pour relancer la croissance du pays en temps de crise, mais sa priorité, c'est d'abord de collecter des fonds et réduire ses dépenses, afin de rentrer dans les cordes du pacte de stabilité...
10:26 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : impôt, flat tax, grèce |
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