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samedi, 26 juillet 2008

Knol, knolerie,clownerie et connerie

On fait sur la Toile tout un foin de l'émergence de knol, promu nouvelle encyclopédie suprême en ligne. Je dois dire que j'ai connu google tout de même plus inspiré. Knol est une authentique knolerie. Ce n'est pas demain la veille que Knol rivalisera avec Wikipedia. D'une part actuellement, il n'y a que 250 mauvais articles contre 10 000 000 pour wikipedia (dont 750 000 en français) et d'autre part, le principe même de knol en fait le pire media encyclopédique qui soit : google compte diriger les lecteurs de knol non en fonction de la qualité de la connaissance éditée, mais en fonction de la popularité des articles, qui pourront être multiples sur un même thème. Leurre que cette fausse diversité qui aboutit à tresser des couronnes à la médiocrité et au populisme. On est loin de la rigueur toute scientifique de wikipedia où des centaines de mains invisibles lisent, corrigent, débattent, organisent et classifient la connaissance.

Non, décidément, knol est très mal partie, et google a très mal compris l'esprit d'une encyclopédie en ligne.

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mardi, 15 juillet 2008

Mixité sociale et aménagement du territoire

Je reprends dans ce billet, le très intéressant commentaire de Danièle Douet, militante MoDem, réagissant à l'un de mes derniers billets "Ras le bol de la mixité sociale". Danièle évoque notamment les relations entre mixité sociale et aménagement du territoire, comparant l'Allemagne (où elle a travaillé) et la France :

Pour faire court, une différence assez importante en Allemagne, c'est que l'on part de la vision de l'ensemble des composantes de la vie en commun pour planifier les villes depuis longtemps.

Par exemple, sur le site du Ministère de la Construction et de l'Aménagement du Territoire, on peut voir la définition de ce qui est appelé: "Nachhaltige Stadtentwicklung" ce que l'on pourrait traduire par "Développement urbain durable".[...]

Le développement urbain en Allemagne est une tâche collective sur le long terme de toutes les forces de la société. Le principe du développement urbain durable prime sur la politique d'urbanisme. Ceci est valable pour tous les niveaux de planification et d'action de l'urbanisme - depuis la plus petite rénovation urbaine jusqu'aux grandes coopérations entre villes et communes.

Le développement urbain durable ne peut réussir que si toutes les dimensions sociales, économiques, écologiques, culturelles et institutionnelles sont prises en compte ensemble pour parvenir à un consensus "fair" entre les les intérêts des citadins actuels et futurs.

On peut lire, à titre d' exemple, à condition de comprendre l'allemande, l' urbanisme virtuel: http://www.virtuelle-stadtplanung.de - site réalisé par la coopération du Ministère des Transports, de la construction et de l'habitat et du Ministère pour la Construction et de l'Aménagement du Territoire.

En voici les grandes lignes:
Composantes du système d'observation du territoire.

Le coeur du système est l'observation permanente du territoire. C'est une observation qui couvre tout le territoire national et qui compare les conditions de vie à tous les niveaux jusqu'au niveau des communes. Elle est complétée par une observation permanente des villes, de leurs quartiers d'une part, et d'autre part, par l'observation des territoires et des villes au niveau européen.

Les autres composantes sont l'observation du marché du logement et de l'immobilier, ainsi que les modèles d'accessibilité qui se basent sur un maillage fin de routes, de rues de rails et de liaisons aériennes.

La population est régulièrement consultée, une fois par an, sur sa perception de ses conditions de vie, comment elle les perçoit et quelles conséquences en terme de comportement elle en tire.

Une base de données des moyens financiers au niveau du territoire national (dépenses actuelles ou crédits alloués à taux réduits) offre une vue d'ensemble objective et différenciée de l'engagement de l'Etat fédéral en matière d'aménagement du territoire.

Enfin, la partie "pronostics" pour l'aménagement du territoire donne des informations sur les perspectives de développement à moyen terme de la population, des personnes actives, des ménages et du marché du logement, le tout ordonné en profondeur de manière objective et au niveau national.

En France, on a les PLU (http://fr.wikipedia.org/wiki/Plan_local_d%27urbanisme) et chaque commune ou communauté de communes fait un peu ce qu'elle veut. Il n'y a pas vraiment de lignes claires au niveau national, avec la volonté de prendre en compte la mixité sociale, c'est-à-dire la répartition équilibrée dans les différentes parties des villes entre les jeunes et les vieux, les autochtones et les étrangers, les entreprises, les services publics, les transports, etc... etc... On a des parties du territoire totalement abandonnées. Je le vois en Lorraine par exemple, c'est un territoire sinistré depuis des décennies, qui perd en moyenne 600 emplois par mois depuis des années. Les gens vont travailler au Luxembourg et en Allemagne. On vient de décider d'enlever 2 casernes, à Bitche et à Dieuze, ce qui entraînera la fermeture d'écoles, de commerces, d'entreprises de services, sans aucune planification sur le long terme...

samedi, 12 juillet 2008

Lutte contre l'obésité dans la publicité

Détraigne.jpgDans une question écrite (n°05107) au gouvernement publiée le 10 juillet dernier dans le JO (page 1375) et pour l'instant sans réponse,  Yves Détraigne, sénateur UC-UDF, appelle l'attention de M. le Premier ministre sur la lutte contre l'obésité et la promotion d'une bonne alimentation dans les programmes et les publicités à destination des enfants.

Une récente enquête réalisée conjointement par l'Agence française de Sécurité Sanitaire des aliments et l'Institut national de Veille Sanitaire a révélé que plus de 17 % des enfants français souffrent actuellement d'obésité ou de surpoids. La publication de ces chiffres a motivé l'annonce, le 4 février dernier, par le ministère de la Santé de nouvelles mesures ciblant notamment la faible qualité nutritionnelle des aliments promus dans les publicités télévisées regardées par les enfants.

Ainsi, la Direction Générale de la Santé (DGS) a été chargée de recenser les professionnels de l'agro-alimentaire et des médias qui acceptent, de façon volontaire, de stopper, aux heures de grande écoute des enfants, la diffusion des publicités pour des produits particulièrement gras, sucrés ou salé.

Parallèlement, la Direction du Développement des Médias du ministère de la Culture travaille à une charte contenant des engagements émanant à la fois de l'industrie agro-alimentaire, des régies publicitaires et des chaînes de télévision. Alors que cette charte doit incontestablement contenir cet engagement fort, il semblerait que le groupe de travail en charge du dossier au sein de la DGS n'ait pas été consulté sur le projet de charte.

En conséquence, il lui demande de bien vouloir, d'une part, lui confirmer la position du gouvernement en matière de diffusion de publicités pour des produits déséquilibrés durant les programmes pour enfants et, d'autre part, de lui indiquer le Ministère responsable de la mise en œuvre des engagements pris en la matière.

jeudi, 10 juillet 2008

Ras le bol de la mixité sociale

S'il y a bien un concept dont on nous bassine les oreilles tant à droite qu'à gauche, c'est la fameuse mixité sociale, concept fumeux par excellence.

Alors, hop, un bon coup de pied dans la fourmilière pour déterrer les arrière-pensées.

Parce que le credo, c'est de se dire que l'on va mélanger les classes sociales, et que par l'opération du Saint-Esprit, les classes sociales défavorisées vont s'élever.

Du flan.

La vraie question, c'est de savoir si l'on veut que l'ascension sociale soit possible. Or, absolument rien ne garantit que la dite mixité sociale garantisse cette possibilité d'ascension. Quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi sous les 3ème et 4ème républiques l'ascension sociale a ététrès forte, alors que la France vivait dans une société encore rurale avec plus de 80% de citoyens à la campagne, et des barrières nettes entre classes sociales ? Il est vrai que nous vivons dans une société urbaine et de loisirs. Autrefois, il fallait choisir entre les durs travaux de la ferme et les études. Aujourd'hui, on doit faire le choix entre le savoir et la play-station.

Donc, je refuse l'équation mixité sociale = ascension sociale. La gauche, et particulièrement les bourdieusistes ont contaminé à l'envie la sphère politique avec cette idée reçue. 

Une vraie politique sociale, c'est donner la possibilité à toutes les classes sociales d'intégrer les élites de la nation dans tous les domaines, sachant, que bien évidemment, cela ne pourra concerner qu'un nombre restreint d'individus. Il y a aura donc une sélection, et elle se fera au mérite et à la compétence.L'illusion égalirariste, c'est de dire qu'il y en aura pour tous.

Un véritable objectif de mixité sociale, c'est de favoriser la perméabilité entre classes sociales, et, pour cela, il faut permettre aux individus les plus ambitieux et les plus compétents de pouvoir s'extraire de leur milieu ambiant. Le mélange des milieux ambiants, je suis loin d'être convaincu que cela soit productif. On asseoit au contraire le règne de la médiocrité.

Pas de classes d'excellence pour produire des élites, par exemple, dans les écoles, irresponsabilité généralisée au sein des entreprises (les grosses, du moins) et des administrations.

17:31 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (30) | Tags : social, mixité, culture, école |  Facebook | | |

jeudi, 03 juillet 2008

Fichage des mineurs et des citoyens

J'ai suivi avec attention la dernière volonté gouvernementale, notamment du Ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, de vouloir ficher les délinquants dès l'âge de 13 ans. A titre personnel, je ne suis pas contre, mais, il y a un point qui me chiffonne dans ce texte, comme d'ailleurs pas mal d'autres commentateurs. Le texte parle de "mineurs susceptibles de porter atteinte à l'ordre public". Cette phrase n'est pas claire. Cela signifie quoi "susceptibles", dans ce contexte ? Il y a là une porte ouverte à toutes les dérives. Ce texte doit donc être précisé. On ne peut pas ficher quelqu'un simplement parce qu'on lui prête de mauvaises intentions. De plus, il ne faudrait pas confondre des groupes de jeunes, souvent paisibles, avec les bandes délinquantes.

En dehors de cela, les arguments avancés par la Ministre me paraissent fondés. Les cas dans lesquels le fichier sera utilisé seront les suivants :

"trafiquants majeurs utilisant des mineurs de 13, 14 ans, pour faire le guet, pour transporter de la drogue", des auteurs de vol avec violence, dont "plus de 48 % sont des mineurs", et des violeurs, dont "25 % sont des mineurs...

Il ne faut pas occulter la réalité de la délinquance. Certaines associations invoquent le droit pour s'opposer à ce fichier, mais la sécurité des personnes et des biens est l'une des premières missions régaliennes d'un état. Ficher les déliquants, c'est prévenir la délinquance. A condition que ce soit bien des délinquants que l'on fiche... 

Il y a autre chose qui me choque : le fichier Edvige concerne également « toute personne ayant sollicité, exercé un mandat politique, syndical ou économique », ou jouant « un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Qu'est-ce que cela signifie ? On est dans le domaine du pénal ou du politique ? Ce passage est inadmissible, digne d'un état utilisant une police politique. Un article qu'on aurait pu retrouver dans le droit de l'ancienne Union soviétique, en Chine mais aussi chez les régimes fascistes ou fascisant. 

Les troubles à l'ordre public doivent être définis exclusivement en termes pénaux, en aucun cas en termes politiques. 

12:24 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fichage, droit, edvige, sécurité |  Facebook | | |

mercredi, 02 juillet 2008

Sarkozy et le relâchement des armées...

D'un côté, Nicolas Sarkozy a raison de déclarer que ce qui s'est passé à Carcassonne n'est pas "normal". Sur ce point, je ne lui donne pas tort. En revanche, je ne vois pas en quoi est fondée la démission du chef d'état major des armées. Parce qu'enfin, qui compresse sans cesse les budgets de l'armée et veut justement supprimer 54 000 postes dans les années à venir ? Et puis comme d'habitude, Nicolas Sarkozy réagit à chaud sans attendre les résultats de l'enquête. Il a laissé entendre que c'était toute la chaîne de commandement qui allait morfler : moi je veux bien si sa responsabilité est vraiment en cause. mais est-ce le cas ? Si le Président dispose d'informations justifiant son propos, qu'il le dise. J'ai le sentiment que l'on est encore dans la précipitation.

Moi, je suis en accord avec cette phrase du président :

«D'après tout ce que le monde pense, la piste criminelle semble évacuée. Cela n'enlève pas la gravité des choses, les victimes restent les victimes quelles que soient les intentions, que ce soit criminel ou une grande imprudence»

Et surtout, la contradiction dans les propos qui suivent me gêne profondément :

«C'est au procureur de la République de dire ce qui s'est passé». Mais, «avec le ministre de la Défense, nous sommes décidés à tirer les conséquences, s'agissant des responsabilités administratives» 

Alors, si c'est au procureur de lui dire ce qu'il s'est produit, qu'il attende d'en avoir des informations avant de menacer toute l'armée de ses foudres. 

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dimanche, 29 juin 2008

Shivar Mont Saint-Michel, mea culpa

msmichel-shivar.jpg Je dois faire un mea culpa : j'ai écrit récemment dans ma note Second Life a cinq ans que le Shivar Mont-Saint-Michel de Yadni  était une représentation approximative, puis, après réflexion, assez exacte. Mais, avoir refait les rues du Shivar au Péril de la Mer, je dois concéder que ce n'est pas une représentation assez exacte, mais, une représentation très exacte !

C'est donc à juste titre que Yadni est venu râler sur mon blog. Je réciterai 10 Ave Maria et 5 Pater Noster au cloître, promis...

paris1900yadni.jpgEt tant que j'y suis, je me suis contenté de dire que je m'étais souvent rendu à Paris 1900, une de ses créations, mais il le faut, là aussi, saluer la performance de l'artiste.

J'ai eu l'occasion de prendre un "pot" là-bas dans un troquet. Tranquille et convivial.

samedi, 28 juin 2008

Télévision sous contrôle

Nicolas Sarkozy a annoncé la fin de la publicité à la télévision publique, après 20H00 dès janvier 2009 et totale à partir de décembre 2011. Il a proposé de compenser la perte du chiffre d'affaires publicitaire par une taxe de 0,9% sur les opérateurs de téléphonie et d'internet. Il veut par ailleurs que le président de France Télévisions soit à l'avenir nommé par l'exécutif. François Bayrou a dénoncé mercredi un plan de mise sous contrôle de la télévision, en réaction aux mesures annoncées par Nicolas Sarkozy. "Tout ceci serait impossible dans des démocraties de plein exercice. On a rarement vu un plan aussi déterminé de mise sous contrôle de la télévision. Le service public devient directement dépendant de l'Etat: son patron va être nommé par le pouvoir, et ses financements dépendront chaque année du bon vouloir des gouvernants. Quelle marge de liberté restera-t-il à la télévision? Dans le même temps, les chaînes privées reçoivent la manne publicitaire qui se portait autrefois sur le service public, et pour leur permettre d'améliorer leur bilan, on leur offre la possibilité d'une deuxième coupure, qui double le temps de publicité le plus lucratif. C'est le consommateur qui va payer tout cela au travers de ses communications téléphoniques et des services internet."

07:06 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : bayrou, modem, télévision |  Facebook | | |

vendredi, 27 juin 2008

Second Life a 5 ans

SL.jpgJ'ai découvert Second Life à l'occasion des élections présidentielles. Si le premier lieu que j'ai visité a été le Shivar Mont Saint-Michel, une reproduction assez exacte du Mont Saint-Michel ; le QG des bayrouistes, puis du MoDem est ensuite devenu mon lieu de villégiature favori. Puis, au fil du temps, c'est à MoDem, cité non-officielle des démocrates de Second Life que j'ai pris l'habitude de me rendre. Il s'y produit, d'ailleurs, à intervalles très réguliers, des débats de qualité.

Quand je me suis connecté à Second Life pour la première fois, j'ai eu la même sensation que le jour où je me suis connecté à Internet pour la première fois : la sensation que l'univers des possibles s'ouvrait à moi.

La 3D doit encore se faire une place pour devenir un standard de navigation, mais elle représente certainement l'avenir. Et le jour où Google entrera dans la danse avec ses outils de modélisation et le moteur de Google Earth, Linden Lab aura eu intérêt à avoir passé un accord préalable avec.

Second Life a ceci de particulier que ce sont ceux qui y vivent ou qui traversent cet univers qui le génèrent. Si l'on peut faire des kilomètres et des kilomètres virtuels sans croiser personne, parfois à travers des paysages d'une rare beauté, et peut-être aussi l'étrange sentiment qu'une bombe à neutrons a détruit toute vie, le laissant debout que la matière, on y fait des rencontres insolites, souvent chaleureuses, à condition de se laisser guider par le hasard électronique des pérégrinations que l'on entreprend.

Second Life possède ses codes, ses espaces mutualisés, comme Yadni Junkyard, et pour les francophones, ses lieux de convivialité, comme France pittoresque, sorte de longue plage où l'on danse, boit, joue, fait la fête, paresse sur des pédalos, s'envole dans des montgolfières ou encore fait des courses de jet-ski...

Lieux féériques, comme cette Venise virtuelle au charme mélancolique puissant, tel encore le Suburra, quartier romain reconstitué avec sa litière magique, ses combats de gladiateurs et ses temples, tels ces sims amérindiennes que hantent Quetzalcoatl ou l'homme-jaguar, ou encore une reconstitution assez fidèle de Paris en 1900.

Sur Second Life, ce sera la fête jusqu'au 07 juillet pour célébrer la diversité culturelle. C'est, tout du moins, l'objectif de Linden Lab.

01:01 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : second life, modem |  Facebook | | |

mercredi, 25 juin 2008

TV poubelle version Baudelaire

«– Mon beau chien, mon bon chien, mon cher toutou, approchez et venez respirer un excellent parfum acheté chez le meilleur parfumeur de la ville.» Et le chien, en frétillant de la queue, ce qui est, je crois, chez ces pauvres êtres, le signe correspondant du rire et du sourire, s'approche et curieusement son nez humide sur le flacon débouché; puis, reculant soudainement avec effroi, il aboie contre moi, en manière de reproche.
«– Ah! misérable chien, si je vous avais offert un paquet d'excréments, vous l'auriez flairé avec délices et peut-être dévoré. Ainsi, vous-même, indigne compagnon de ma triste vie, vous ressemblez au public, à qui il ne faut jamais présenter des parfums délicats qui l'exaspèrent, mais des ordures soigneusement choisies.»

Ce n'est pas de moi, au fait, mais de Charles Baudelaire, dans ses petits poèmes en prose. Baudelaire n'a pas toujours une grande profondeur de vue, mais , je trouve qu'en la circonstance, il fait mouche...