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mercredi, 03 février 2010

Islamisme, le NPA tombe le masque et se dévoile !

C'est désormais clair : on sait à quoi s'en tenir avec le parti d'Olivier Besancenot. Les trottskistes se fichent comme de l'an 40 de la laïcité. La religion n'est plus un opium du peuple sauf quand elle est chrétienne, et dans notre bonne vieille France qui fleure bon le terroir ancien, de préférence catholique. J'oublais peut-être le peuple déicide, au fait, les Juifs, pas vraiment en odeur de sainteté chez les alter. Le NPA présente donc une candidate voilée (qu'ils ne viennent pas manifester le 08 mars, désormais, personnellement, je les attendrai le pied ferme !).

A vrai dire, pour être franc, je ne suis pas fondamentalement gêné de trouver une femme voilée sur une liste politique, dès lors qu'il ne s'agit pas d'un voile intégral (ce qui est le cas, il est vrai, pour le NPA). Mais proclamer ensuite que c'est là le signe de l'intégration et du féminisme haut et fort comme le fait le NPA, c'est tout de même gonflé, d'autant plus quand on connaît les positions traditionnelles que le NPA assure défendre quant au féminisme. Quand j'écoute les arguments du NPA pour justifier un tel choix, je vois en réalité que leur conception de la société n'est pas moins communautariste que celle de Nicolas Sarkozy. Elle s'exprime simplement autrement.

A propos du voile, il faut, je pense, distinguer le voile simple, qui correspond à une pratique conservatrice et  traditionnaliste de l'Islam mais globalement légitimiste et le voile intégral qui en est, lui, un pendant radical et extrémiste. Les Français font souvent des confusions sur la question du voile, faute de bien établir ces distinctions.

Il va de soi que j'approuve radicalement Éric Besson quand il refuse la naturalisation à un homme qui demande à sa femme de porter le voile intégral.

10:27 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (75) | Tags : voile, npa |  Facebook | | |

mardi, 02 février 2010

Enfin un qui ose revendiquer le capitalisme !

J'ai lu l'entretien qu'Alain Dolium a accordé aux lecteurs du quotidien gratuit 20 Minutes, via un chat. Enfin un homme politique qui ose revendiquer clairement le capitalisme, alors que c'était très tendance, depuis 2 ans, y compris au MoDem, de cracher dans la soupe avec des énergie,  glaviots sur glaviots, verts si possible. A un interlocuteur qui lui demande où se situe le MoDem sur l'Échiquier politique, Alain Dolium a répondu ceci :

Selon moi, le MoDem, c'est la synthèse la plus intéressante entre un Etat qui sait gommer les inégalités de départ et traiter les injustices sociales tout en proposant à chacun un cadre de vie permettant d'aller au bout de son potentiel. Au MoDem, le capitalisme social n'est pas un concept creux mais une véritable ambition pour le pays.

Je suis d'accord, mais tout dépend de la position du curseur entre l'injustice sociale et la libération des initiatives individuelles. Il reste dans l'énoncé de la phrase un aspect qui me chagrine : je ne suis pas grammairien, mais il me semble bien que du point de vue de l'analyse logique, en grammaire, le mot "État" est sujet (du moins logique) à la fois de la proposition "qui sait gommer et traiter les injustices sociales" et du gérondif "en proposant un cadre de vie permettant d'aller au bout de son potentiel". Alors, certes, on comprend que c'est le cadre de vie qui permettra aux potentiels de s'épanouir, mais il n'en reste pas moins que cela fait beaucoup d'interventions de l'État, cette histoire là. Et pour les injustices sociales, je veux savoir ce que l'on entend exactement par ces mots usés jusqu'à la corde pour avoir servi à désigner tout et n'importe quoi depuis presque 30 ans.

Sur les questions économiques, selon moi, nous avons besoin de créer une ligne d'horizon  qui serait la durabilité avec des entreprises qui assument leurs fonctions sociales et sociétales tout en créant de la richesse pour le plus grand nombre. La régulation des marchés financiers s'impose de manière à ce que le capitalisme ne soit pas uniquement financier. Enfin, cet espace politique permet de proposer sans dogme un capitalisme qui soit plus entrepreuneurial et moins patrimonial, donc plus ouvert aux talents de tous, y compris ceux issus des quartiers sensibles.

J'aime bien ce second point. Pas de rejet radical comme j'ai pu l'entendre du capitalisme financier, mais le souhait d'un rééquilibrage entre capitalisme financier et capitalisme entrepreneurial. Souhaiter que le capitalisme ne soit pas uniquement financier revient à admettre le fait qu'il le soit un minimum.

J'ai remarqué qu'ils sont rares, les partis à présenter des chefs d'entreprise en tête de liste dans des élections comme celles qui se dessinent. Cela fait du bien à la politique de voir émerger une génération qui se confronte quotidiennement à la réalité économique. Alain Dolium ne rejette pas le capitalisme financier parce que, par son métier, il sait bien que la levée de fonds est une étape tout à fait nécessaire à la croissance d'une entreprise. Et cette levée de fonds ne peut se faire seulement auprès d'individus isolés.

A cet égard, je ne vais pas faire plaisir à Bayrou, je pense que c'est une erreur, et une faute politique, d'avoir enlevé la tête de liste à Marc Dufour en Languedoc-Roussillon. Sans doute, à ce qu'il apparaît, il semblait bas dans les sondages, plus que la nouvelle tête de liste, mais il a une expérience personnelle (ancien PDG d'Air Littoral, qui lui doit une croissance de 40 à 2000 salariés !!!) qui en faisait un candidat atypique et fort utile en cette période de récession.

Expert en implantation d'entreprises, il était une figure idéale pour les temps difficiles que nous vivons. 3% au départ, ce n'est pas forcément 3% à l'arrivée : le MoDem pouvait faire valoir ses compétences particulières et son savoir-faire. Bref, une c....erie de plus qui m'agace...

16:19 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : dolium, bayrou, dufour, modem |  Facebook | | |

lundi, 01 février 2010

étonnant Alain Dolium

Je suis avec curiosité et intérêt le parcours d'Alain Dolium. J'ai lu ce qu'en dit le Blog du Démocrate, et je partage jusqu'à un certain point son analyse. Il présente à mes yeux des avantages, mais aussi des points qui fâchent. Les avantages, c'est que je le vois pragmatique (ça nous change des idéologues de la démocratie), c'est un chef d'entreprise, et c'est un bon communicant. J'observe qu'il sait être présent sur la Toile sans s'imposer, et qu'il répond si on l'interpelle. J'ai un un peu de mal à récapituler ses prises de position étant donné qu'elles ne figurent pas toutes sur le site de campagne du MoDem en île de France. J'apprécie son réalisme sur l'emploi : Valérie Pécresse parle de créer un million d'emplois en île de France. C'est ridicule, c'est évident que c'est impossible en l'état. Alain Dolium qui a chiffré et calculé son programme parle de 150 à 160 000. Cela me paraît bien plus réaliste. Son idée des deux emplois sans charge à l'échelle régionale (assurance recrutement) n'est pas mauvaise : reste à savoir ce que cela donnerait dans la pratique s'il pouvait être élu. Si l'île de France pouvait mettre en oeuvre cette idée, ce serait un excellent laboratoire en prévision du programme des présidentielles.

Il y a néanmoins comme je l'ai dit des points qui fâchent : l'un d'entre eux, c'est la caractère socialo-compatible de Dolium, avec une touche même jospino-compatible. Comme s'il paraissait acquis que le MoDem allait s'allier aux Socialistes au second tour. Autant voter directement pour les Socialistes, alors ? Je n'entends pas la moindre critique d'Alain Dolium sur la gestion de la région par Huchon, et pourtant, il me semble qu'il y a des choses à dire.

J'ai lu la réaction d'Alain Dolium sur la mixité sociale, les quotas et les concours aux grandes écoles. J'ai retenu ces remarques :

Le concours d’entrée aux grandes écoles est aujourd’hui le dernier ilot de méritocratie perdu dans un océan de connivences et de non-dits.

Nous sommes confrontés aux résultats d’une massification de l’éducation et nous avons laissé croire au mirage d’un élitisme accessible à tous. La massification des filières générales n’a que déplacé le problème en créant de nouvelles poches de reproductions sociales.

Jusque là, ça va ; c'est après que cela se gâte. Je me méfie toujours, quand on présente le système éducatif actuel comme un espace exclusif de reproduction sociale. Cela fleure le bourdieusisme bon teint. Alain Dolium évoque les classes studieuses, les plafonds de verre divers pour les classes populaires. Le pire serait justement qu'elles disparaissent, ces classes studieuses. Oui, il y a une sélection par les langues rares ou anciennes, et tant mieux : encore heureux que dans le délire égalitariste qui a frappé tous les gouvernements depuis la réforme Haby de 1976 il soit resté le fil ténu, devenu en effet un fil d'Ariane dans un labyrinthe, pour constituer l'ultime d'espoir pour ceux qui chercheraient à échapper au marasme. Il ne s'agit pas de supprimer les codes, mais de permettre qu'ils soient accessibles partout dans tous les collèges de France. A chacun, ensuite, de saisir l'opportunité ou non, selon l'avenir qu'il envisage. L'excellence partout, comme le disait Bayrou pendant la campagne présidentielle, ou encore ces villages où on pouvait étudier le grec et le latin comme le regrette Jean Lassalle dans sa Parole donnée. Le discours d'Alain Dolium ne m'apparaît donc pas in fine convaincant sur le sujet. C'est l'inconvénient d'être un mélange de bayrouisme (Biennnnn !) et de socialo-jospinisme) (Pas biennnn....!).

Sur les transports, j'attends plus de précisions sur son projet : il a raison d'observer que les bus sont en effet bien moins chers que les réseaux ferrés. Le problème, c'est que les routes sont aussi saturées, et que je ne vois pas dans don programme ce qu'il prévoit pour contourner cet écueil. J'apprécie néanmoins le caractère réaliste de sa proposition, car elle a le mérite de pouvoir être mise en place dans des délais très rapides, contrairement aux projets pharaoniques des Socialistes et de l'UMP.

Pour conclure, il est acquis pour moi que je voterai pour lui au premier tour. En revanche, je ne sais pas encore ce que je vais faire au second tour si jamais il s'allie avec les Socialistes. Tout dépendra de la composition de la liste UMP que je n'exclue alors pas de soutenir le cas échéant.

10:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : ps, modem, régionales, dolium |  Facebook | | |

vendredi, 29 janvier 2010

Je suis perplexe sur le cas Frêche

J'ai vu que Frêche faisait à nouveau la une des médias en raison d'une nouvelle sortie assez douteuse. A vrai dire, je suis assez perplexe : effectivement, dire que quelque chose n'est pas catholique, ou même quelqu'un, c'est une expression assez commune en France. A titre personnel, je l'emploie facilement. Cela dit, Frêche qui est censé ne pas être un idiot pouvait se douter que c'était mal venu de l'utiliser parlant de Fabius. C'est un mauvais procès que d'affirmer qu'il drague ainsi les voix du FN alors que sa sortie date de décembre en comité restreint, et n'apparaît donc que plus d'un mois plus tard. En revanche, j'ai pris connaissance d'une vidéo dont j'ignorais l'existence où il se réjouit de l'élection d'un président juif (il parle de Sarkozy) au suffrage universel direct. Si l'on y comprend bien qu'il n'y a aucune forme d'anti-sémitisme, on y discerne, en revanche, une conception racialiste et communautariste de la société, qui elle, ne me plaît pas du tout. En outre, dire que Sarkozy est juif c'est complètement débile alors qu'il a été élevé dans la foi catholique et que son père n'est pas juif.

Bref, je n'ai jamais été partisan d'une alliance avec lui en raison de son autoritarisme et sa pratique politique, assez féodale. En même temps, balancer cette information juste au moment où les Régionales commencent, c'est clair que cela vise à lui nuire. Le point de vue du Crapaud, qui est du terroir est assez intéressant. Il est vache de laisser entendre que le bonhomme ne se lave pas et pue de la gueule, au passage. Point de vue à confronter avec celui du Faucon choqué par le double langage des Socialistes. J'aime bien la conclusion de Roger-Petit qui compare le bonhomme à un vieux satrape autoritaire et un tantinet mégalo. C'est un peu l'idée que je me fais du personnage, tout en lui reconnaissance de grandes réalisations. Comme les satrapes et tyrans d'Orient de l'Antiquité... Oui, le vieux Satrape de Septimanie, cela lui convient bien comme sobriquet...

 

 

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lundi, 25 janvier 2010

Trois questions au Président Sarkozy

TF1 reçoit ce soir le Président Sarkozy pour une séance de questions réponses. Dix citoyens (pris au hasard ?) poseront des questions au Président et il devra leur répondre. Le genre d'exercice auquel il m'aurait plû de participer. Mais...je ne suis pas invité :-)

Il n'en reste pas moins que je vais lui poser trois questions qui me chagrinent, au Président :

1. Monsieur le Président, vous avez repris à votre compte, en cours de campagne présidentielle le thème de la dette publique popularisé par François Bayrou : je suis très inquiet, Monsieur le Président ; je vois nos comptes publics se dégrader tous les jours et la charge de la dette s'accroître. Or, je sais tout de même un peu compter, en dépit de mon passage par l'école républicaine, et, comme je sais que le budget de l'État n'est pas extensible à l'infini, le poids des remboursements prend de plus en plus de place dans sa répartition. Monsieur le Président, comment comptez-vous redresser les comptes publics ? Ne pensez-vous pas qu'il faudrait remettre tout à plat, fiscalité, gratuités, ristournes diverses, mais aussi protection sociale afin de déterminer ce que nous devons payer, ce à quoi nous renonçons et quelles priorités nous nous donnons ?

2. Monsieur le Président, vous avez souvent évoqué, au cours de votre campagne la sécurité des citoyens. La marque Kärcher vous doit un surcroît de notoriété. Pourtant, Monsieur le Président, la délinquance n'est pas jugulée, en dépit de nouvelles lois promulguées, et vous supprimez de nombreux postes dans la gendarmerie et la police. Par ailleurs, Monsieur le Président, je ne comprends pas que la police prenne du temps pour verbaliser et rudoyer un piéton qui a traversé quand le petit bonhomme était rouge, alors qu'au pied même de son appartement, des individus agressifs fument, boivent de l'alcool sans réactions des forces de l'ordre. Certaines lignes de banlieue sont des coup-gorge, Monsieur le Président, et je ne parle même pas des cités où se produisent régulièrement des mini-émeutes communautaires : que comptez-vous faire pour remédier à cet état de fait ?

3. Ma troisième question, Monsieur le Président, concerne l'industrie. Je vous sais sincère sur le sujet, et très en colère quand des usines sont fermées et que de grandes entreprises choisissent de délocaliser leur production en dépit des promesses et des aides. Néanmoins, ce sont des pans entiers de notre industrie qui déménagent ainsi et des êtres humains qui restent gros Jean comme devant quand leur outil de travail n'est plus qu'une friche. Je ne vous cache pas, Monsieur le Président, que j'appartiens à un mouvement politique, le MoDem, qui a fait de la réindustrialisation de la France le coeur de son programme économique. Que comptez-vous faire, Monsieur le Président, pour remédier sur du long terme à ce désastreux état des choses ?

16:53 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : sarkozy, dette, sécurité, tf1 |  Facebook | | |

dimanche, 24 janvier 2010

Régionales, les douze travaux du MoDem

Tiens, il a de la gueule, le site du MoDem pour les régionales. Ça me change des sites de campagne à la c.. que je vois généralement çà et là. Ce n'est pas non plus idiot d'avoir dégagé des problématiques communes à toutes les régions. Le tout tient en douze propositions. C'est le sixième point qui m'intéresse surtout : il s'agit de relocaliser des industries et des services dans les régions. Ben...bon courage : le MoDem a le mérite de mettre en avant cette nécessité à mes yeux essentielle, mais concrètement, j'aimerais bien savoir comment il escompte procéder. Petite remarque en passant : la réindustrialisation de la France, à la base, c'est vraiment la marque de fabrique de Peyrelevade, et plus généralement, une spécificité du MoDem par rapport à l'UDF. L'UDF parlait de promouvoir les PME mais était assez peu disert sur l'industrie. Relocaliser les services ? Oui, bonne idée, mais ce n'est pas le sens de l'actuelle mondialisation : Internet permet bien au contraire de les délocaliser pour la plupart aux quatre coins du monde. C'est bien pour cela que lorsque vous appelez les renseignements téléphoniques, par exemple, et que vous voulez blablater sur la localité du service ou de la personne dont vous voulez avoir le numéro, votre interlocuteur n'y connaît piquenidouille... Tu m'étonnes : ce n'est pas tous les jours qu'ils se rendent en France, les Sénégalais, Marocains ou Tunisiens...

Nous ne pouvons plus demeurer spectateurs du plus vaste mouvement de délocalisations de production jamais constaté. Il faut prendre le taureau par les cornes et présenter dans chaque région un plan de recherche d’activités nouvelles dans les secteurs industriels aujourd’hui abandonnés et dans le domaine agricole en péril. L’entreprise sera l’acteur principal, la région coordonnera les appuis, c’est une œuvre de reconquête. Cela passe par un soutien et une assistance prioritaire effectifs aux artisans, TPE et PME, notamment en leur réservant une place dans les marchés publics (small business act).

Pour avoir discuté avec le directeur de campagne d'Alain Dolium, j'ai cru comprendre que ce dernier a quelques idées pour associer l'emploi et les services et l'industrie. On verra ce qu'il s'y dit précisément le janvier, puisque c'est la date d'ouverture du site île de France. Je jugerai sur pièces.

Le deuxième point qui m'intéressait, c'est la fiscalité :

Il n’y a pas de véritable collectivité locale sans autonomie fiscale. Il n’y a pas de justice sans péréquation. Les choix du gouvernement actuel ont rendu les régions totalement dépendantes de l’État, et donc à terme impuissantes. Nous nous battons pour une refonte de la fiscalité qui rendra leur autonomie aux régions.

C'est bien gentil, ça les aminches, mais voyez le coup de la taxe professionnelle du Sarko : c'est pas vous qui prenez des décisions...Donc, là encore, je serais curieux de connaître le mode d'emploi, même si la proposition m'agrée totalement.

Ce sont à mon avis ces deux propositions qui font la valeur ajoutée du MoDem sur ces élections. On peut y ajouter l'ancien cheval de bataille de l'UDF, c'est à dire la défense d'un véritable régionalisme, avec notamment les garanties données aux langues et cultures régionales.

J'ai vu également que le souci de préserver l'agriculture régionale était réaffirmé, mais je trouve les solutions mises en avant assez pauvres dans l'immédiat.

Il y a tout de même deux absents de taille dans ce programme général : les transports et l'emploi (qui découle de la réindustrialisation, mais il faudrait le dire explicitement).

On y verra sans doute plus clair avec les déclinaisons régionales de ces propositions. Attendons de lire la suite (le site IDF MoDem est en ligne, mais le programme spécifique à l'IDF pas encore) . Mention Assez bien pour l'instant.

Pour terminer dans la bonne humeur, il y a un militant UMP malin qui a créé un blogue chez le Nouvel Obs : le blogue s'appelle Régionales IDF 2010 et se veut «sans conformisme partisan» mais comme son auteur a chaussé une paire de gros sabots, l'avertissement ne fait pas long feu. A consulter tout de même, on y lit des choses intéressantes.

23:52 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : modem, régionales |  Facebook | | |

Berk, un militant !

Je suis venu en politique pour ...faire de la politique. Souvent, je m'interroge sur la nature de l'engagement militant dans un appareil politique : en fait, et je l'ai déjà dit ici, il n'y a rien de moins démocratique qu'un parti politique. Non pas, contrairement à ce que l'on pourrait penser à cause de ses institutions et dysfonctionnements (pas pires qu'un appareil d'État) mais bien plutôt en raison de la base qui le constitue.

Non seulement un parti est le fait d'individus qui pensent tous la même chose à quelques nuances près, mais, de surcroît, le principe même de l'engagement pousse les militants à la fanatisation.

L'UDF, du temps où elle existait encore, me semblait relativement échapper à ce travers : son origine fédérale avec des gens divers, démocrates-chrétiens, libéraux, indépendants et autres lui avait certainement appris l'art de la composition et le pragmatisme.

Quand le MoDem est né, je me suis immédiatement inquiété du mot d'ordre de sa fondation : il s'agissait de faire de la politique autrement. Personnellement, je me contre-fous de la faire de la politique autrement. En fait, non, je ne m'en contre-fous pas : cela ne m'intéresse pas et même, je ne veux pas faire de la politique autrement. Je veux faire de la politique tout court. Avec un tel mot d'ordre, il était évident que le MoDem allait récupérer un grand nombre d'individus attirés par les idéaux, mais finalement, assez peu par l'action pratique et la négociation permanente.

Entre les bisounourseries de toute sorte et les délires fantasmagoriques des fanatiques de la démocratie, le MoDem allait assez vite se trouver en proie à des déchirement internes et à une inefficience impressionnante. D'ailleurs, depuis deux ans, nous multiplions les postures, les positions de principe indignées, les grands discours, et cetera.

Au moins, les militants socialistes, quand ils signent une pétition de principe, ils savent que c'est du flan ou que, cela peut servir un objectif clairement politique voire politicien. Il n'y a que les militants démocrates pour croire le contraire. Cela devient comique (mais cela ne me fait pas rire) quand je constate que le MoDem tente de doubler le PS par sa gauche, de temps à autre.

Paradoxalement, j'épargne une grande part de nos élus ou ex-élus : si jamais je devais quitter le MoDem, ce serait plutôt par écoeurement face aux petites mesquineries, aux haines ordinaires, à l'arrivisme déçu, aux jalousies et à la rage furieuse de bien de ces "nouveaux" militants qui l'ont rejoint très tôt plutôt qu'à l'attitude de nos principales têtes. Des Gilles Artigues, Jean Lassalle, Marielle de Sarnez (en dépit de désaccords sur la stratégie et l'éducation), Sylvie Goulard, Robert Rochefort, François Bayrou demeurent des références pour moi : c'est pour eux que je ne suis pas encore parti complètement dégoûté (mais ça me tente vraiment, parfois...).

Beaucoup de ces militants sont venus du secteur associatif. Or, le temps associatif est rarement celui du politique ; je rassure mes lecteurs : les "associatifs", par delà les "causes" défendues ne sont pas moins capables de coups tordus, pourris et dégueulasses que les politiques. Ils sont juste moins expérimentés,  et surtout, bien moins patients, c'est tout. Pour en être à mon second parti politique et avoir oeuvré dans plusieurs associations et syndicats différents, je sais de quoi je parle.

Tiens, Thierry me demande ce que je proposerais immédiatement si la démocratie directe existait ? Eh bien de la supprimer sur le champ, pardi...

Jamais Bayrou n'aurait du déclarer vouloir faire de la politique autrement. Il fallait simplement dire : voilà mon projet, voilà mes idées, voilà ce que nous tenterons de promouvoir si nous accédons petit à petit au pouvoir : me suivez-vous ?

Je voulais terminer sur quelques mots à propos des idéalistes : un idéaliste est un individu qui voit avant toutes choses tout par la lorgnette de son idéal. Un idéaliste déçu, c'est assez vite un maniaque, un paranoïaque (pathologie mentale quasi-impossible à guérir), dans le meilleur des cas un dépressif. Psychologiquement, cela s'explique : imaginez l'esprit d'un militant comme un cercle. Ce cercle n'est pas complet, il dispose d'une ouverture plus ou moins large par laquelle rentrent les informations et ressortent les réactions. Quand l'ouverture devient très étroite, l'information ricoche sur le cercle sans rentrer à l'intérieur, et celle qui parvient à accéder à l'esprit du militant ne le fait que selon un angle quasi-unique et particulier.

Divisons ce cercle en deux zones : zone primaire, c'est l'impulsion, la spontanéité, la zone secondaire plutôt la pensée discursive. Si le zeste d'information reste dans la zone primaire, cela donne le militant déçu explosif, beuglant à tout va et dès la moindre anicroche contre : le siège, Bayrou, "on" et cetera... Si elle va dans la zone secondaire, c'est plus fâcheux : on a là des gens dont la haine ordinaire mature en solitaire, médite, échafaude une vengeance dont ils seront les seuls à comprendre les aboutissants. Ils sont bons pour l'asile psychiatrique, mais comme ils sont intelligents et calculateurs, habitués à imposer leurs volontés aux autres, pas aisément repérables, ils attendent le moment propice pour expurger la haine accumulée. Moins idéalistes que les primaires, ils sont autrement plus ambitieux, et il n'y a rien de plus féroce qu'une ambition déçue...

Un parti politique, c'est Florence tous les jours, même si à Venise, on préfère des masques bien utiles pour mieux masquer les turpitudes locales...Les mêmes qui crachent dans la soupe aujourd'hui n'ont pas été les derniers à échanger moult bisounourseries en leur temps...J'ai déjà traité de l'écologie de ces créatures le passé. Ils correspondent remarquablement bien aux militants primaires que j'évoquais. Les secondaires, c'est plutôt dans la catégorie Alien (comme le film). Ils croissent et grossissent aux dépens d'un hôte malheureux, puis, après lui avait fait éclater les intestins, tentent d'éliminer tout l'équipage. Excessivement dangereux, ils sont maîtres dans l'art de la dissimulation. On l'aura compris, il y a quelques Aliens qui se trimballent dans le staff du MoDem, peut-être parmi les élus, et à coup sûr sur la Toile. La mesure prophylactique eût été d'éradiquer sans sommation la chose avant qu'elle ne prospérât. Aujourd'hui...il est bien tard...

Vous l'aurez compris, je fatigue...Je continuerai à soutenir le MoDem au premier tour, mais, sans prendre de véritable distance, je vais peut-être marquer quelques pauses dans mon engagement.

jeudi, 21 janvier 2010

L'est où, l'vélo d'Mamère ? (500 euros à gagner)

Quand je dis Mamère dans le titre, ce n'est pas ma mère (ma mère n'utilise pas de bicyclette, à ma connaissance). Non non, il s'agit juste de Noël Mamère, vous savez, ce député vert qui adore faire des leçons de morale et se vante de ne se déplacer qu'à bicyclette...(merci, Phil, au fait)

Du coup, je vous propose un jeu très amusant, chers lecteurs : je donne 500 euros à celui qui parvient à trouver le vélo de Noël Mamère dans la vidéo. Je donne ma parole de tenir ma promesse et de payer les 500 euros si quelqu'un le trouve.
En tout cas, pour moi, c'est clair , les Verts sont au moins bons dans le recyclage : ils ont récupéré avantageusement la tradition du "faites ce que je dis pas ce que je fais" si chère aux Socialistes jusqu'alors.
Entre Yves Cochet qui veut supprimer les allocations familiales dès le troisième enfant, Gabriel Cohn-Bendit qui hait les enseignants, Augustin Legrand qui fait le kéké SDF alors qu'il est né dans une bonne famille de Neuilly (où il a passé son enfance) et a fait ses études dans un collège privé très select [EDIT : Caramba : je me suis fié à une source manifestement pas fiable : merci à Sylvie de m'avoir alerté], Cécile Duflot qui prend ses vacances aux îles Maldives après avoir conspué les transports aériens pollueurs, voilà maintenant Mamère qui arrive à bicyclette dans une automobile et affirme repartir en métro (ah bon ? mais...il n'était pas arrivé en bicyclette ?...)
J'attends avec impatience le prochain couplet de Noël Mamère sur l'honnêteté en politique...

[EDIT] Bon, Jeans veut que je mette la réponse de Noël Mamère. D'accord, on me connaît, je suis quelqu'un de transparent et j'accorde très aisément des droits de réponse. La voilà, mais je suis désolé de dire à Jeans que je ne suis pas convaincu : cela ne règle pas le fond de de mon reproche. [/EDIT]

mardi, 19 janvier 2010

Les prédateurs aiment leurs proies

Ils m'amusent, les gros partis, avec leurs invectives contre les formations politiques plus petites : au PS, on se moque de François Bayrou en raison de son refus de voir ses forces se fondre avec d'autres au premier tour. En dépit du scrutin majoritaire, d'autres partis que les mastodontesques PS et UMP sont parvenus à se maintenir à flot. Le MoDem fait partie de ceux-là. Le Front de gauche, le NPA, créations récentes, comme le MoDem, ont décidé de partir au combat électoral en toute indépendance. C'est leur droit le plus strict, et, d'ailleurs, la seule certitude d'exister. J'entends, çà et là, que l'on reproche à François Bayrou de ne pas réaliser son arc central en refusant des alliances au premier tour avec les Socialistes (ou avec d'autres forces au second tour). Il se désole également des atermoiements de certains militants de Cap21. François Bayrou ne refuse pas la mise en place d'un arc central, c'est juste qu'il n'a pas envie d'être mangé tout cru par les super-prédateurs de la politique que sont devenus le PS, l'UMP et à moindre mesure Europe-écologie...

Le MoDem a renoncé à s'allier avec l'Alliance Centriste en Val de Loire. Je le déplore, mais il nous fallait l'assurance de pouvoir demeurer indépendant au second tour. Or, apparemment, cela, Jean Arthuis n'est pas prêt à le concéder. Soyons justes, le MoDem local, et sans doute Bayrou lui-même, n'ont peut-être pas été clairs non plus avec des alliances à gauche.

Pourtant, en Aquitaine, en Bretagne, il est désormais acquis que le MoDem sera indépendant au premier et au second tour. Je crois que Jean Arthuis et Laurent Gérault (mais aussi Bayrou) ont lâché l'affaire trop vite dans les Pays de la Loire. Il était peut-être possible d'arriver à un modus vivendi. On a préféré l'invective de part et d'autre. Je le regrette.

A cet égard, nous devrions, au MoDem, faire preuve de plus de pondération avec les centristes qui font d'autres choix que les nôtres. Le choix d'Alexis Blanc est dommageable, mais c'est une lourde erreur que de l'invectiver. Les centristes qui se sont alliés à d'autres formations à ces élections ont vocation à nous rejoindre un jour, y compris quand ils viennent de nos rangs. Leur tomber sur le râble est un très mauvais calcul.

In fine, sur la question des alliances, je crois qu'il y a au contraire de ce que titre le Post, une très grande clairvoyance de François Bayrou : pour vivre, il faut pouvoir s'assumer. Un proverbe chinois dit : si tu donnes un poisson à quelqu'un, tu le nourris pour un jour ; mais si tu lui donnes une canne à pêche, tu le nourris pour toujours. Il en va de même des formations politiques : que leur pitance dépende des grands partis et elles n'ont plus de raison d'être : du jour au lendemain, elles peuvent disparaître. Qu'elles ne doivent qu'à leur force de conviction auprès des citoyens leurs mandats, et c'est leur avenir qu'elles assurent ainsi.

Aucune formation politique ne doit pouvoir nous enlever le pouvoir de choisir. C'est pour cela que nous, le MoDem, désirons demeurer une force politique indépendante.

lundi, 18 janvier 2010

Le MoDem ni clone ni clown

Ils me les brisent à ne parler que d'alliance avec Europe Écologie. Le MoDem vaut tout de même autre chose que le rôle de simple suiveur, surfeur de la nouvelle vague verte du système médiatico-politique. J'ai approuvé entièrement Bayrou de déclarer il y a quelque temps que la politique ne se réduisait pas à l'écologie.

Je pense tout de même que le MoDem vaut autre chose qu'un strapontin chez les Verts, merci. Christophe juge donc que chercher à être indépendant, c'est de l'autoritarisme aveugle : et se vendre, alors, c'est ça, la souplesse ? Personnellement, j'étais favorable à un accord avec Royal, parce que je pense qu'elle a un bon bilan, mais dès lors qu'il n'y avait pas d'accord de la direction du MoDem pour le faire, cela ne me serait pas venu à l'idée d'envoyer bouler le travail accompli depuis deux ans pour cinq places (pas forcément éligibles, au demeurant) sur sa liste.

Europe-écologie, chercher à plaire à Bayrou ? J'ai rarement lu une accusation aussi ridicule. Christophe, je sais que tu en veux à Bayrou (c'est d'ailleurs une autre histoire) mais, de grâce, ne te ridiculise pas avec une théorie du complot d'une invraisemblance notoire...

Europe-écologie a en effet fermé la porte à un certain nombre d'individus se réclamant de l'écologie politique au sein du Mouvement Démocrate, et dont l'essentiel de l'activité, depuis un certain temps, consiste à dire pis que pendre du parti dont ils sont adhérents. Compte-tenu de l'histoire mouvementée des Verts, je puis comprendre aisément que ces derniers se soient méfiés : prendre pour compagnons de route des individus qui lâchent leurs précédents amours dans l'adversité, cela donne une bonne idée de ceux auxquels on a affaire.

Faire porter le chapeau à Bayrou de cette défiance, c'est fort du collier sinon risible. Non, c'est plus simple que cela : quand on a des principes éthiques et politiques fiables et fermes, on se défie des transfuges, c'est tout. Cela me paraît être une des rares choses saines chez Europe-écologie.

En tout cas, au MoDem, nous n'avons pas vocation à être leur clown ni à jouer les clones. Sans façon, non merci...