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jeudi, 07 janvier 2010

Philippe Séguin n'est plus

Sale coup pour le gaullisme social : Philippe Séguin n'est plus. Un sacré personnage. Ça m'a fait un choc. Je me suis replongé dans mes jeunes années, au temps où le courant des Rénovateurs cherchait de l'air au sein du RPR. Séguin, Noir, Carignon : aimablement, certains au RPR, à l'époque, comme le notait joyeusement le Canard Enchaîné, les avaient appelés, le Gros con, le Grand con et le Petit con, par colère envers leur iniative. Moi, j'ai vraiment commencé à m'intéresser à la politique à cette époque-là ; j'avais suivi leur iniatitive avec le plus grand intérêt.  Philippe Séguin, c'était l'un de ces personnages qui donnent un sens à la politique, l'un de de ceux aussi qui en constituent le socle le plus noble, parce qu'ils en représentent ce qu'elle porte de plus éthique. C'est un homme dont j'ai rarement parlé ici, mais que j'aimais bien et en qui j'avais confiance. Une grande perte pour la classe politique française et pour la France.

dimanche, 03 janvier 2010

Un collectif de blogueurs récuse la pertinence d'un No Sarkozy Day

Le No Sarkozy Day est une initiative sincère et spontanée. Nous respectons la démarche et l’engagement qui ont amené les organisateurs à entreprendre cette action. Mais, nous blogueurs, nous ne pouvons nous y associer.

En premier lieu, Nicolas Sarkozy a été élu. Certes la France de Nicolas Sarkozy n’est pas une république irréprochable mais nous sommes attachés au principe démocratique. En tant que Président de la République, il bénéficie de la légitimité des urnes. Réclamer sa démission, c’est ouvrir une boite de Pandore. Nous ne souhaitons pas jouer aux apprentis sorciers. Au contraire, Nicolas Sarkozy doit rester 5 ans au pouvoir, assumer ses erreurs jusqu'au bout. Le No Sarkozy Day doit avoir lieu le 7 mai 2012 et pas avant.

Ensuite, nous estimons que l’initiative est biaisée dès le départ. Le problème du "No Sarkozy Day", c’est que le nom de Sarkozy soit l'unique vecteur de mobilisation. L’antisarkozysme primaire ne fera pas évoluer les mentalités, elle les confortera. Plutôt que de se focaliser sur l'homme, nous préférons nous concentrer sur le bilan désastreux de son action politique. Nous souhaitons bâtir une véritable alternative politique au sarkozysme qui soit à la fois construite et argumentée.

Nous pensons que cette opération se révélera contre-productive. Nous ne souhaitons pas être associés à cette initiative lancée sans concertation et qui relève plus du buzz marketing que de l’action politique. Le risque d’une instrumentalisation et d’une récupération politique d’un futur fiasco existe…

Les 24 premiers blogs signataires : Laure Leforestier, Le Volontaire, Partageons mon avis, Les jours et l'ennui de Seb Musset, Le Monolecte, Bah by CC, Peuples, Intox2007.info, Falcon Hill, Disparitus, Sarkofrance, , Neuromancien, Edelihan, l'hérétique, Marc Vasseur, Piratages(s), Yann Savidan, Le Pavé, Hypos, H16, De tout et de rien, Des pas perdusReversus

 

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samedi, 02 janvier 2010

2010, Odyssée du MoDem

Avant toutes choses, je désire présenter mes voeux de réussite et de bonheur aux différents lecteurs de ce blog. Mon premier billet de l'année est d'abord pour eux. Mais il est aussi pour le parti politique que j'ai choisi de soutenir jusqu'à présent, le Mouvement Démocrate.

SARK 9000 débloque depuis un moment, dans notre petit monde étroit soumis aux lois de l'espace et du temps. Un petit groupe de courageux MoDemorateurs part en expédition pour tenter de trouver l'origine des défaillances qui frappent le super-ordinateur, euh...qu'est-ce que je raconte, moi ? Non, ce n'est pas ça, pardon :-)

Sérieusement, j'espère que nous finirons par trouver notre Ithaque, nous autres militants, adhérents et sympathisants démocrates. Nous nous sommes embarqués, en mai 2007, dans la même galère que notre chef suprême et respecté, Ulysse Bayrou, certains ayant mené une longue guerre en sa compagnie de 1997 à 2007. Une guerre de dix ans. Seulement, voilà, dans le récit qu'Homère fait du périple d'Odysseus, ce dernier perd navires et équipage lors de son voyage de retour. De surcroît, il doit affronter la coalition d'infâmes prétendants qui croient pouvoir s'emparer de son épouse, la sage Pénélope, ainsi que de ses biens et du 133 bis rue de l'Université de son palais.

J'espère que nous n'en viendrons pas à ces extrémités. Il n'en reste pas moins que nous devons affronter des vents contraires depuis un moment et que l'équipage grogne : certains se jettent à mer, d'autres passent à l'ennemi sans parler de ceux qui fomentent mutineries sur mutineries...

Ulysse a mis dix années pour rentrer chez lui : le MoDem n'en est qu'à deux années et quelques d'existence. Ça va, on a encore le temps...

00:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : modem |  Facebook | | |

samedi, 26 décembre 2009

Mon observatoire de la parité au MoDem

Je vais constituer mon propre observatoire de la parité, au MoDem (mais je compte bien examiner aussi ce que feront les autres partis) en vue des élections régionales. Pour l'instant, j'ai été déçu par la part réduite donnée aux femmes pour le choix des têtes de file au niveau régional. En revanche, au niveau départemental, j'ai pour l'instant de bons échos. Dans les Alpes, par exemple :  la vice-présidente du MoDem sera 1ère de liste dans les Hautes-Alpes,  Marie Leprevost et en Haute-Provence, ce sera la présidente du Modem, Isabelle Vershueren.

Wait and see, mais j'escompte bien voir nos plus talentueuses figures porter le flambeau de nos couleurs.

11:21 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : modem, parité |  Facebook | | |

mercredi, 23 décembre 2009

Que préside Nicolas Sarkozy ? La France ou un parti ?

Je ne peux qu'abonder dans le sens de François Bayrou : j'attends d'un Président de la République qu'il représente tous les Français et pas seulement ses électeurs, a fortiori les membres de son parti.

Il devrait laisser à l'UMP le soin d'organiser sa propre campagne sans s'impliquer. On le voit constamment présent dans les réunions de son parti, faisant des déclarations à la presse ad hoc, et le voilà, maintenant, qui veut s'inviter dans les élections régionales. Aux régionales correspondent des enjeux régionaux. Qu'est-ce que ce président qui reçoit en grande pompe les têtes de liste d'un seul parti ?

Indépendamment de toute conviction politique, c'est une attitude qui ne laisse pas de m'agacer et je ne suis sans doute pas le seul.

14:46 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (40) | Tags : bayrou, sarkozy, régionales |  Facebook | | |

lundi, 21 décembre 2009

Le MoDem a bien géré son scrutin interne

Le MoDem a achevé sa consultation pour déterminer ses futures têtes de file aux élections régionales prochaines. Globalement, les choix opérés par les Unions régionales ont été les bons, puisque les candidats proposés ont obtenu de bons scores. Ils ne sont toutefois pas staliniens, et, dans certaines régions, l'existence d'un vote négatif non-néligeable montre que les choix n'ont pas toujours remporté une adhésion totale. Cette remarque demeure toutefois à relativiser : la tête de liste la plus "mal élue" obtient toutefois à peu près 65% des voix.

Le MoDem avait choisi pour ce scrutin une procédure de type référendaire, le but étant évidemment de viser le plébiscite. Cela n'a pas trop mal réussi, globalement, mais dans deux régions, il n'a pas même été possible de mettre en place le scrutin, les têtes de liste se défilant les unes après les autres...

Évidemment, plusieurs militants auraient aimé être associés aux choix des Unions Régionales (je n'en fait pas partie) mais globalement, il faut admettre qu'elles ont plutôt bien fait leur boulot. On trouvera comme d'habitude quelques voix pour expliquer qu'il ne s'agissait que d'un simulacre de scrutin, que les dés étaient pipés, que la participation est peut-être faible et j'en passe. Oui, on les trouvera, ces voix-là, et elles crieront d'autant plus fort qu'elles sont minoritaires, et largement minoritaires, même, le scrutin l'a montré nettement.

Il n'en reste pas moins qu'aucun autre parti n'a pris le risque d'une semblable consultation sur tout le territoire français. Les têtes de listes retenues par le suffrage universel auront une légitimité indiscutable. Ce n'est pas la garantie de bons scores électoraux, mais au moins l'assurance de pouvoir compter sur les adhérents et les militants.

Une mention particulière pour Danielle Jeanne, en Haute-Normandie, qui obtient une unanimité rare avec 95.28% des suffrages exprimés. Chapeau aussi à Marc Fesneau, dans la région Centre qui dépasse les 90%. En île de France, en dépit de l'appel à voter contre lui de blogueurs influents, Alain Dolium récolte un peu plus de 75% des voix. Un score plus qu'honorable qui lui assure de disposer du soutien de la base pour sa campagne.

23:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (82) | Tags : modem |  Facebook | | |

dimanche, 20 décembre 2009

Alliance centriste, pas mal !

Vogue Haleine propose en téléchargement la synthèse du programme d'Alliance Centriste. Le mouvement de Jean Arthuis s'est doté d'un programme. Intéressant : j'y retrouve une partie des préconisations de feue l'UDF, notamment sur la fiscalité (abandon de l'ISF, tranche supplémentaire sur l'Impôt sur le Revenu). L'inconvénient, c'est que le document proposé n'est qu'une synthèse. J'aimerais bien voir ce que donne le développement de l'intégralité du projet. J'aime bien la devise d'Arthuis :

« Autant de liberté que possible, autant de régulation que nécessaire »

Ce genre d'introduction me fait évidemment frémir d'aise :

Au-delà de ce rassemblement et de cette refondation, Alliance Centriste propose un projet politique à ceux qui voient leur avenir dans un libéralisme tempéré par la solidarité et dans une mondialisation régulée grâce à l’Europe politique en devenir. Nous souhaitons, dans ce cadre, réaffirmer notre indépendance.

Tout comme l'affirmation des valeurs, d'ailleurs :

Le centrisme est une référence politique et historique. II est important de réaffirmer que notre identité se décline en valeurs humanistes, libérales, sociales et européennes.

J'aime bien aussi la conclusion du document à propos de la gouvernance éthique :

l’art de gouverner doit faire la juste part entre l’action et la communication

Je suivrai avec attention  l'avenir d'Alliance Centriste. En tout cas, il me semble compatible avec celui du MoDem, particulièrement sur la question de la dette.

17:01 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : alliance centriste |  Facebook | | |

Il y a quelque chose de pourri dans le royaume de Danmark

«Il y a quelque chose de pourri dans le royaume de Danmark» est l'un des vers les plus connus de ceux qu'a écrit Shakespeare. C'est Marcellus qui prononce ces mots à la scène 4 de l'acte I d'Hamlet. Hamlet vient de voir un spectre que Marcellus et Horacio, ses amis ne voient pas. Décontenancés et ne comprenant pas son attitude, ils décident malgré tout de le suivre. La réponse d'Horacio à Marcellus est d'ailleurs édifiante :

«le Ciel y pourvoira.» ...

S'il y a quelque chose qui m'interroge, c'est tout de même le nombre de défections qu'a connu le MoDem. Et je ne parle pas de celles qui ont une cause politique identifiée, mais des autres. Il y a bien sûr des maniaques (que je soupçonne d'être dangereux comme le sont tous les individus qui sont obsessionnels) mais aussi des militants très rationnels et tempérés parmi ceux qui sont partis ou se sont mis en retrait. Pour ma part, je connais (un peu) surtout les parcours des militants de l'île de France, ainsi que quelques autres en régions. Il y en a au moins quatre dont je veux parler, parce que leur retrait ou leur départ est un gâchis humain.

La première (c'est une femme), c'est la coordinatrice (et largement conceptrice) du programme du MoDem sur les questions sociales, et particulièrement de la petite enfance  lors des municipales de 2008 à Paris : Christelle de Crémiers. Christelle était très bien implantée dans le 17ème arrondissement de Paris. C'était une élue municipale, elle avait tissé un réseau de relations avec les associations locales. Il eût été naturel qu'elle prît la tête de liste du MoDem dans cet arrondissement. Pourquoi avoir placé à la place Pierre-Emmanuel Portheret qui était lui-même implanté dans le 16ème arrondissement, tout cela pour faire une place à Jean Peyrelevade là-bas ? le même Peyrelevade a démissionné quelques mois plus tard parce qu'en fait, être élu municipal,  cela ne l'intéressait pas. En 2008, nous avons frisé les 10% dans le 17ème. Je suis convaincu que Christelle les aurait franchis. Il eût fallu au minimum offrir des compensations à Christelle en interne, d'autant qu'elle avait prouvé par son travail dans les commissions qu'elle avait de véritables capacités de synthèse et de coordination.

La seconde (c'est encore une femme), c'est Quitterie Delmas. Je pouvais avoir des différences avec Quitterie, notamment en termes de positionnement politique, je n'en appréciais pas moins sa capacité à fédérer un grand nombre d'individus dans son sillage et sa présence médiatique. Elle est finalement partie : c'est pourtant quelqu'un qu'il eût été un atout de compter dans ses rangs par les temps qui courent.

Le troisième s'appelle Thierry (je n'en dirai pas plus sur son identité) et a ouvert récemment un blog. Il y regrette, d'ailleurs, le MoDem du temps jadis. Thierry, c'est un ami, un homme loyal et juste ; un idéal d'humanisme. Une encyclopédie vivante : tous les sujets l'intéressent. Quand je le lis, je bois ce qu'il écrit. J'ai eu quelques moments difficiles sur ce blog : il était là à chaque fois. Il est parti en raison d'une sombre affaire dont je n'ai pas les tenants et les aboutissants, mais dont il eût fallu percer l'abcès une bonne fois pour toutes par une procédure de conciliation ad hoc.

Le quatrième, enfin, c'est Christophe Ginisty. Quoi qu'il en dise, ce n'est pas sur des idées, pas même sur des procédures que Christophe poursuit une vendetta personnelle mais sur une erreur humaine. Bayrou a ce travers qu'il peine à reconnaître ses erreurs, bien sûr dans le domaine tactique, mais bien plus encore dans le domaine humain. Il admet être trop fier et batailleur, mais n'en tire pas les conséquences. Il s'est heurté avec Cohn-Bendit, par chance, ce dernier n'est pas rancunier. Avec Christophe, il en va autrement : Bayrou faisait confiance à Christophe et Christophe appréciait personnellement Bayrou. Il l'appréciait et a pris sur lui à de nombreuses reprises. Par exemple, Bayrou avait confié à Christophe de coordonner un groupe d'adhérents afin de mettre en place un réseau social via une plate-forme pour le MoDem. Bayrou est fasciné par wikipedia. Fasciné au point d'imaginer que le modèle est transposable, alors qu'en réalité, il est unique, et, à mon avis, très difficilement imitable. Bayrou a ce travers gaullien de penser que l'intendance suivra. Le problème, c'est que l'intendance, elle en a sa claque, parfois. Et ça, c'est le genre de choses qui passent un peu au-dessus de sa tête, à Bayrou. Le groupe que Christophe animait était de surcroît constitué de bénévoles. Il était évident que ce groupe aurait le plus grand mal à finaliser la plate-forme voulue dans les temps impartis. Il eût fallu au moins payer à plein temps un développeur. D'ailleurs, le résultat final, bien qu'inachevé, présentait bien.

Or, que fit Bayrou ? Eh bien il fit appel discrètement à une société privée sans en avertir Christophe. C'est elle qui a développé lesdemocrates.fr . Christophe l'apprit à peine deux semaines avant son lancement. Il dut prendre donc sur lui de l'annoncer à son équipe et d'endosser les critiques et les défections qui s'ensuivirent. Pour avoir avalé la couleuvre et encaissé à la place de Bayrou, il eût dû être remercié mille fois. S'il y a bien une preuve de fidélité et de courage, c'est bien celle-là !

Bayrou avait toujours voulu ce qu'il appelle des auto-moteurs, c'est à dire des individus indépendants, qui promeuvent le MoDem et ses idées à échelle locale voire plus quand c'est possible.

Christophe obtint une sixième place sur la liste des Européennes en île de France. Il savait que la place n'était pas éligible (à moins de faire un score monumental) mais c'était tout de même une forme de reconnaissance dont il se satisfit.

Après les Européennes, de nombreux militants ruèrent dans les brancards. Christophe eut alors une initiative que je juge intelligente : il prit la tête de la fronde et tenta de la canaliser. Ce fut les Promoteurs.

Or, Bayrou fit une erreur tactique qui ne laisse pas de continuer à m'étonner : il eût valu mille fois mieux une opposition interne coordonnée et canalisée par Christophe, qui était sur le fond un ami, que dispersée et en proie à des voix autrement plus hostiles, voire malfaisantes.

Non seulement Bayrou ne comprit pas ce que Christophe avait voulu faire, mais il lui en tint rigueur. Et lors du Conseil National du 04 juillet, il lui lança au visage deux attaques très blessantes et injustes.

1. il lui reprocha d'avoir profité du "système". S'il y a bien quelqu'un qui aura donné de lui-même au MoDem et à Bayrou sans jamais en profiter, c'est bien Christophe. Quelle injustice ! Il n'a profité de rien du tout si ce n'est des baffes vers la fin...

2. Plus gonflé : il lui fit le reproche de ne pas avoir finalisé la plate-forme qu'il avait attendu, et donc, de ne pas être fiable. Il faut le lire pour le croire. Je dois être honnête : si j'avais été à la place de Christophe, je lui aurais soufflé dans les bronches. C'est du foutage de gueule ! j'aime bien Bayrou, mais, à mon avis, de temps en temps, il a besoin de se faire claquer.

Il faut toutefois préciser que Bayrou était alors dans une mauvaise passe : il avait mal digéré l'échec des Européennes, et puis il avait ses propres soucis personnels. Il n'en reste pas moins que lorsqu'on est un chef de parti, il faut souvent prendre sur soi, et surtout, on ne laisse pas partir quelqu'un de la valeur de Christophe Ginisty. Le problème, c'est que Bayrou s'est braqué.

Les choses se sont alors dégradées de plus en plus vite (Christophe est aussi fier et buté que Bayrou...) avec quelques attaques pas fameuses de Christophe...(j'ai fait les frais de la moins "méchante" d'entre elles).

Je connais assez bien Christophe, on a souvent échangé. Sur les procédures, il n'y pas l'ombre d'une épaisseur de papier entre nos vues respectives. Politiquement, il est plus à gauche que moi, mais on est très proche. C'est quelqu'un pour qui j'ai de l'estime, et je pense que dans son domaine, la communication sur internet, il est excellent. Malheureusement, le MoDem l'aura appris à ses dépens ces derniers mois.

C'est donc un homme blessé qui écrit sur son blog à l'heure actuelle, même si le temps passant, les plaies se cicatrisent. Est-ce qu'il eût été (serait ?) compliqué à Bayrou de prendre son téléphone, d'appeler Ginisty et de lui dire : Christophe, je le reconnais, j'ai été injuste envers toi, je m'en excuse.

Je soutiens le MoDem, y compris parfois quand je ne suis pas d'accord (avec toutefois des limites), mais par moment, il faut que la soupape de sécurité s'ouvre. Même si je n'ai rien dit à l'époque, je n'en pense pas moins que les torts ne sont pas du côté de Christophe dans cette histoire, pas plus qu'ils ne l'étaient du côté de Christelle.

Tout cela, bien sûr, c'est de la petite histoire, mais la petite histoire est faite aussi d'histoires individuelles, d'hommes et de femmes, et souvent, il faut commencer par l'écrire avant de pouvoir écrire la Grande Histoire : le Ciel n'y pourvoira pas indéfiniment...

 

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jeudi, 17 décembre 2009

J'espère voter trois fois pour Alain Dolium

Dolium2.jpgAlain Dolium est l'un des candidats à la candidature pour représenter le MoDem aux régionales en île de France. Il a défrayé la chronique, tout récemment. Christelle, pour ceux qui ignorent encore qui il est en fait un portrait sommaire sur son blog.

Je vais voter pour Alain Dolium une première fois lors de la consultation interne des adhérents franciliens qui aura lieu du 18 au 21 décembre prochain. Cette consultation, organisée par le MoDem est confiée à une société indépendante. J'aime bien la démarche d'Alain Dolium à plus d'un titre : voilà quelqu'un qui se présente et choisit de faire le tour des fédérations d'île de France pour se faire connaître et répondre aux questions (légitimes) des militants. Serge semble choqué des propos d'Alain Dolium (je rappelle que c'est un entrepreneur) qui souhaite voir émerger un capitalisme social. Personnellement, le concept me plaît beaucoup, et cela recoupe exactement l'idée que je me fais du capitalisme à travers le décryptage qu'en donne Schumpeter. Le capitalisme a longtemps permis une accumulation impressionnante de richesses dont les peuples ont profité, tout du moins, jusqu'à ce que des théoriciens, au début des années 90, se réclamant (illégitimement) du libéralisme théorisent la nécessité d'une société d'inégalités croissantes qu'ils appelèrent alors "progrès". Bayrou a largement et clairement évoqué ce sujet dans son Abus de pouvoir. J'apprécie les déclarations d'Alain Dolium sur la liberté d'entreprendre, pierre angulaire de tout programme politique pour moi. Je m'étonne de ce qu'il ait pu voter à gauche, en particulier pour les Socialistes qui ne me paraissent guère enclins à favoriser cette liberté. A vrai dire, je peux aussi le comprendre en songeant que ce n'est pas mieux (pour des raisons différentes) du côté de l'UMP. Voilà qui répond peut-être aux interrogations de Serge...

Orange pressé a, dans un billet par ailleurs bien écrit, donné tout un tas de mauvaises raisons pour ne pas voter pour Alain Dolium. Orange Pressé veut «récompenser» le militantisme en attribuant à des militants les têtes de liste. Qui lui dit que c'est ce que souhaitent les militants ? Je crois qu'ils agissent avec leur coeur et leurs convictions et que la plupart d'entre eux souhaitent simplement voir émerger leur projet et leurs idées dans la sphère politique. Ensuite, être un militant de qualité ne signifie pas pour autant être un bon candidat. Ce sont des qualités différentes, et, en invoquant «l'expérience», Orange pressé me semble allègrement confondre les deux.

Il veut également «punir» Alain Dolium de ce que les militants soient mis devant le fait accompli de sa candidature. Quel fait accompli ? Il va y avoir un vote ! Par ailleurs, si quelques personnes ont fait connaître leur intérêt pour les Régionales, aucun militant n'a fait état, à l'heure actuelle, de son désir de figurer comme tête de liste du MoDem en île de France. Orange Pressé voit encore dans un vote négatif l'occasion d'une vengeance contre François Bayrou et Marielle de Sarnez. Étrange conception bien éloignée des préoccupations des régionales que celle qui voit un adhérent souhaiter voir perdre le candidat mis en avant par le Président et une vice-présidente de son parti...!

Orange pressé reproche à Alain Dolium des prestations maladroites. Primo, ce n'est pas mon avis, et secondo, on comprend aisément la réserve d'Alain Dolium : il attend de disposer d'une investiture officielle et dûment reconnue par l'imprimatur démocratique que constitue le vote des militants. C'est tout à son honneur.

Enfin, Orange Pressé juge outrecuidant la prétention de l'homme neuf qu'est Alain Dolium, sans expérience politique, comme le juge Orange pressé, à vouloir représenter un parti dans une élection majeure comme les Régionales. Ne pas avoir milité activement dans le parti ne signifie pas ne pas avoir d'expérience de la région ; particulièrement, on peut imaginer que l'homme d'affaires et l'entrepreneur qu'est Alain Dolium a de bonnes raisons de mieux connaître l'île de France que des individus dont la préoccupation essentielle est de disserter de la démocratie interne d'un parti depuis des mois.

Pour finir, je renvoie Orange Pressé  l'excellent et très juste commentaire de Zénon qui répond sur son blog à son billet :

Je constate, qu'une fois de plus vous faites preuve de beaucoup de mauvaise foi et d'arrogance dans vos écrits :

Concernant tout d'abord le mode de désignation des candidats :
- le mode de désignation des candidats est conforme aux statuts de notre Mouvement, statuts qui, faut-il vous le rappeler, ont été votés par les adhérents .
- les candidatures sont examinées par une commission, elles ne sont pas le simple "fait du prince" .
- les candidatures doivent-être validées par les adhérents, qui ont donc la possibilité de les rejeter, encore faudrait-il proposer une solution alternative crédible .

Concernant la candidature d'Alain Dolium :
- il me semble particulièrement malhonnête d'affirmer qu'il ne doit sa candidature qu'à un "physique se rapprochant de celui d'un dirigeant en exercice", c'est réduire un homme à la seule couleur de sa peau .
- A. Dolium s'est élevé socialement par le travail et les études, j'imagine qu'il est plus difficile pour un jeune antillais vivant à Malakoff de sortir diplomé de Sup de Co et d'HEC, que pour un jeune bourgeois de Neuilly .
-il a créé son entreprise, ce qui constitue une expérience non négligeable .
- il est certes intimidé lors de ses interventions publiques, mais avec un peu d'expérience il fera preuve de plus d'aisance . D'ailleurs les beaux parleurs ne sont pas toujours les plus efficaces dans l'action .
- vous lui reprochez de ne pas avoir milité sur le terrain, je pourrais vous citer nombre de candidats dans le même cas (ex : C. Lepage, J-F Kahn, aux européennes) leur candidature était-elle pour autant illégitime ?
-enfin, dans un de vos commentaires vous le comparez à A. Legrand, dont la candidature serait plus porteuse, d'après vous, auprès de l'électorat populaire . J'apprécie son engagement associatif associatif, mais j'avoue avoir du mal à percevoir comment un fils d'employé ou d'ouvrier peut se reconnaître en lui : il a fait de études secondaires dans un pensionnat privé réputé, le collège des Oratoriens de Juilly (les frais de scolarité sont dans cet établissement de 7500 à 8000 euros par an), puis il a préparé une maîtrise de droit, tout en voyageant beaucoup à l'étranger, enfin il s'est inscrit au cours Florent et a débuté une carrière de comédien à 27 ans . Voilà sans doute pour vous le cursus typique d'un jeune issu des milieux populaires ! 

Pour conclure, puisque vous vous préoccupez de la reconquête de l'électorat populaire, j'aimerais vous livrer cette citation d'E. Todd, qui analyse dans "Après la démocratie" pourquoi le PS s'est coupé de l'électorat populaire : "Le militant ancien faisait vivre le Parti dans la collectivité, et vivre la collectivité par le Parti . Le militant nouveau vient pour contribuer, certes, mais surtout pour s'exprimer, "s'épanouir" personnellement . Il est, dans sa section socialiste, l'un des millions de nouveaux narcisses engendrés par la révolution éducative supérieure ; il se pense "créateur" de doctrine, s'imagine que l'originalité de sa "parole" va faire avancer les choses . On peut parler de militantisme performatif, qui pense que la parole est action.(...) Avec Nicolas Sarkozy, l'exhibitionnisme bavard règne à la tête de l'Etat, mais, en ce début du XXIe siècle, il baigne l'ensemble des strates supérieures de la société française ." Puissent ces paroles être riches d'enseignement pour vous !

Rien à dire, ça, c'est envoyé !

J'ai parlé de voter trois fois pour Alain Dolium. S'il représente bien le MoDem, comme je l'espère, en mars prochain, je vais voter pour lui au premier tour. Ce sera donc la seconde fois. Et enfin, si le sort nous est propice, que notre projet est bon, qu'il réussit à le porter, et que nous parvenons à le faire connaître aux Franciliens et à les convaincre, je puis alors espérer voter une troisième fois pour lui, cette fois...au second tour !

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dimanche, 13 décembre 2009

Je suis un adhérent UDF...

C'est marrant le nombre d'individus qui évoquent l'UDF et qui oublient un petit détail : il reste des adhérents de l'UDF...et oui : en mai 2007, au moment où le MoDem a été fondé, il était encore possible de faire la réadhésion à l'UDF, ce que j'ai fait, en même temps que j'adhérais au MoDem. J'ai donc les deux cartes, celle de l'UDF 2007 et celle du MoDem 2007. Je pense donc avoir une légitimité certaine pour exprimer mon avis sur la question...En revanche que des types comme Giscard ou de Charette viennent m'expliquer ce que je dois faire alors qu'ils n'étaient plus adhérents de l'UDF depuis fort longtemps, cela m'agace.

Si Morin veut devenir le chef de l'UDF, il doit réadhérer, et ses copains du Nouveau Centre. Bon, évidemment, cela ne va pas être facile : il en a été exclu en 2007 ; toutefois, après deux années, je subodore qu'on doit pouvoir passer l'éponge...

En tout cas, au final, quoi que devienne l'UDF, il est hors de question de ne pas consulter les adhérents au préalable...Tous ceux qui veulent donc récupérer le sigle UDF  sont loin d'être au bout de leurs peines.

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