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lundi, 08 mars 2010

Blogueurs du MoDem, suggestions...

Quelques petites suggestions à mes amis blogueurs du MoDem, assez discrets, je trouve, sur la blogosphère, depuis un moment : je sais que vous faites tous de votre mieux pour faire connaître nos idées. Toutefois, je me permets de manifester mon profond scepticisme à l'annonce de réunions publiques, de cafés démocrates, de débats, et cetera.

En revanche, les compte-rendus de débats, eux, s'ils sont suffisamment substantiels, aliment l'information et les blogues.

De ma même manière, énoncer le programme du MoDem peut finir par devenir lassant pour l'internaute qui les lit en boucles sur tous nos blogues. En revanche, lui offrir des clefs pour choisir en établissant des comparaisons les plus objectives possibles entre les programmes des listes concurrentes et les nôtres, dans chaque région, c'est extrêmement utile d'autant que très peu le font sur la Toile.

En ce qui concerne Twitter, c'est utile surtout pour communiquer vers la presse : les Français ne l'utilisent quasiment pas, et le microblogging est surtout et avant tout un micro-monde...

Voilà les quelques conseils d'un amateur éclairé...

10:58 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : modem |  Facebook | | |

samedi, 06 mars 2010

Du bon usage des Régionales

J'attendais avec impatience la publication du premier article du blogue collectif Politicia : Céline Alléaume, déléguée nationale du MoDem l'a écrit. L'idée de Politicia, c'est de proposer à plusieurs femmes venues de différents horizons politiques et associatifs d'apporter un regard différent, plus apaisé, sans doute, sur l'actualité politique. J'ai vu que mon affreux libéral favori, Hashtable, inspire jusqu'aux plus hautes sphères du MoDem, puisque Céline le cite. A bon escient au demeurant, puisqu'elle évoque le fardeau effarant de la dette. Soyons justes et...centristes : elle cite aussi un blogueur de gauche, Abadinte, sur le cas Frêche. Moi, ce qui m'a intéressé, c'est la mise en perspective de l'affrontement qui se dessine pour ces élections régionales : d'un côté, une droite revancharde, invitée à valider les choix de Nicolas Sarkozy, y compris quand elle les désapprouve, de l'autre, une gauche plan-plan dont le fait de gloire principal est de promouvoir le bilan de son exercice.

D'autres aspirations que cette double-validation quelque peu insipide sont possibles : ce sont celles que le Mouvement Démocrate propose et dont je donnerai un aperçu, tout au long de la semaine, au moins pour l'île de France. Il ne s'agit pas pour le MoDem d'opposer État et Régions, car ils se mènent une guerre sans merci depuis près de 10 années, désormais, mais d'élaborer une stratégie concertée entre le premier et les secondes autour de priorités très fortes : François Bayrou l'a dit à plusieurs reprises, Jean Peyrelevade l'avait plus que largement esquissé dans son ouvrage, c'est la relocalisation industrielle avec tous les emplois qu'elle peut susciter à la clef, qui en sera la pierre angulaire. Si le mieux-vivre est le leitmotiv des autres courants politiques, il semble que le MoDem ait choisi de faire d' autres axes, transports, logements, apprentissage, les tenons des relocalisations qu'il promeut.

Comme le dit très justement Céline, pour prétendre faire du développement économique durable, les futurs exécutifs régionaux doivent disposer d'une compréhension fine de l'évolution des filières d'activités qu'ils hébergent en leurs territoires. Ils doivent aussi être comptables de la qualité des emplois offerts aux français, tout comme de l'impact environnemental de ceux-ci. C'est le sens des engagements des candidates et candidats démocrates aux élections régionales, consultables sur http://regionsdemocrates.fr/ .

On ne saurait mieux  dire...Chapeau bas, camarade...

vendredi, 05 mars 2010

Ne lâche rien, François !

François Bayrou était l'invité de Michel Grossiord sur Europe 1, ce vendredi 5 mars. 

Pour les élections régionales, il a rappelé que "les électeurs sont là pour remettre les sondages à leur place" et se multiplient les gestes de soutien : "depuis quelques jours, c'est très étrange, le contrôleur du train, la jeune femme qui pousse un bébé dans une poussette dans la rue, des gens qui sont au travail, ils me disent tous la même chose, c'est en trois mots : ne lâchez rien".


Michel Grossiord : Le MoDem évitera-t-il la catastrophe aux élections régionales ?

François Bayrou : Pour tout vous dire, je ne sais pas de quoi vous parlez exactement. J’imagine que vous parlez des sondages. 

Et de votre campagne, vous êtes très présent sur le terrain.

Je vais vous dire, c’est très étrange. Depuis quelques jours – je vous racontais ça tout à l’heure avant qu’on entre – dans la rue, le contrôleur du train, la jeune femme qui pousse un bébé dans une poussette, des gens qui sont au travail me disent tous la même chose et c’est en trois mots : « ne lâchez rien ». 
C’est très étrange, parce que c’est un mot d’ordre que personne n’a lancé, qui vient comme ça, qui se récupère, les mêmes trois petits mots : « ne lâchez rien ». Ce qu’ils veulent dire, c’est que dans notre volonté d’indépendance, qui n’est pas souvent comprise par le monde politique qui voudrait qu’on soit affilié à l’un des deux blocs, ou à l’un des deux camps, et puis qu’on n’en bouge plus comme ça le monde est facile à lire. Dans cette volonté d’indépendance et de liberté, dans cette modeste résistance, il y a une petite partie de leur volonté d’indépendance et de leur volonté de résistance à eux. 

Pourquoi cela ne se traduit pas dans les sondages ?

Parce que les électeurs sont là pour remettre les sondages à leur place. Ce que les sondages mesurent – il y a très longtemps que le dis ça et même que le vis cela – et régulièrement il arrive que les résultats, dans un sens ou dans l’autre, ne soient pas ce que les sondages annonçaient. Dans les sondages on pose des questions qui ne ressemblent peut-être pas à celles que les électeurs se posent. 

Vous dites que les électeurs soutiennent votre démarche, mais on vous accuse d’être trop individualiste et vos prétendus amis en interne n’attendent plus pour aiguiser leurs arguments. Votre vice-présidente Corinne Lepage va participer lundi à Strasbourg à un meeting avec Daniel Cohn-Bendit pour soutenir le candidat des Verts, alors que vous avez votre candidat Modem dans la région.

Et il s’appelle Yann Wehrling, c’est quelqu’un de très bien, c’est l’ancien jeune premier responsable des mouvements écologistes en France. C’est dire qu’il y a des gestes qui ne sont pas loyaux. Mais je ne commenterai pas davantage ce point. 

Vous allez peut-être inciter Corinne Lepage dans les heures qui viennent à faire le bon choix ?

Je ne dirai pas un mot de plus. 

Si votre mauvais score se confirme, est-ce que vous pensez garder une chance pour 2012 ?

Monsieur Grossiord, excusez-moi, mais je ne sais pas de quel mauvais score vous parlez. De quel score parlez-vous ? 

De celui que les sondages annoncent. Les sondages annoncent 5 pour cent, tous les instituts.

Je ne crois pas aux sondages. Je pense au contraire que beaucoup de Français ont envie de manifester autre chose que ce qu’on leur indique. 

Je lis dans Paris Match que Franck Louvrier, le conseiller en communication de Nicolas Sarkozy, dit à votre sujet : « on n’a pas besoin de s’occuper de lui pour qu’il disparaisse de l’échiquier politique, il le fait très bien tout seul. »

C’est en effet ce que l’UMP souhaite, c’est tout à fait clair et normal, et honnêtement à leur place je souhaiterais la même chose. 

Une atmosphère de défaite plane aussi sur l’UMP. Du coup Nicolas Sarkozy devrait s’impliquer davantage dans la campagne. On l’annonce en Franche-Comté dans quelques jours pour parler emploi, le Figaro Magazine devrait publier son interview la veille du premier tour. Est-ce que vous le croyez capable de mobiliser l’électorat de droite ?

Je ne répondrai pas à cette question mais je répondrai à une autre, qui est plus importante, si vous le voulez bien. J’ai une différence fondamentale sur ce point avec Nicolas Sarkozy et depuis longtemps. Je ne crois pas que le président de la République en France devrait être un chef de parti. Je pense exactement le contraire. Le président de la République en France devrait être au dessus des partis. Il ne devrait pas être l’interprète de son camp, de son mouvement politique ; il devrait être l’interprète de toutes les sensibilités démocratiques du pays. 

Vous lui demandez de ne plus sortir de l’Elysée jusqu’au premier tour et de ne pas donner d’interview ?

Je ne demande rien. Je vous dis que la conception qui est la mienne, et celle de beaucoup de Français, de la fonction présidentielle, c’est que le président soit une voix pour toutes les sensibilités, qu’il essaie de comprendre, d’entendre, la diversité des sensibilités françaises, ceux qui sont ses inconditionnels et les autres. Si le président n’est pas un rassembleur, c’est la fonction présidentielle qui souffre. 

Vous avez affirmé récemment que ce qui se passe en Grèce sur le plan financier pourrait arriver très rapidement en France. Est-ce que c’est responsable de dire cela ?

C’est même la seule responsabilité que de dire à l’avance : soyons plus prudents que nous ne le sommes, car il peut nous arriver des choses graves. Vous avez vu le plan qui est mis en place en Grèce ? 

Vous appelez à un plan similaire en France ?

Je vais vous dire les chiffres pour que vous compreniez bien. On parle de ça à la légère, naturellement. Lorsque j’ai fait une grande partie de ma campagne présidentielle en 2007 sur le déficit et sur la dette, le déficit était déjà astronomique : 38 milliards d’euros par an. Cette année, il sera de 150 milliards. On a multiplié en 3 ans le déficit par 350 pour cent. Est-ce que c’est responsable ? Je vous retourne la question que vous me posez. 

François Fillon, qui fait des meetings tous les soirs, parle des déficits et de la réforme de l’Etat. Est-ce que vous voulez qu’il aille plus loin ?

Ce n’est pas aller plus loin. Si nous continuons à déséquilibrer la France, nous sommes en train de plonger dans le désespoir et la précarité des millions de jeunes qui ne savent même pas qu’on prend ces décisions en leur nom. Votre boulot, Michel Grossiord, pardon de vous le dire, devrait être de le dire autant que moi. 

D’accord, on le dit, on le dit.

Non, ce n’est pas cela. C’est chose grave pour l’avenir du pays, et ces choses graves là ne peuvent être entendues des Français que si vous les attestez. 

Est-ce que vous voyez vous aussi François Fillon entrer dans le club des présidentiables, voir en meilleur candidat pour la droite ?

D’abord c’est quelqu’un qui n’est pas antipathique, disons-le. Ajoutons une chose : ce n’est plus de la politique, c’est « tournez manèges » ! Cette semaine c’est Fillon, la semaine dernière c’était Villepin, la semaine d’avant c’était Jean-François Copé… Disons que ces manèges là continueront à tourner, et que ce n’est pas très grave. Si Nicolas Sarkozy assume sa fonction, dans le camp du président il n’y a pas de place pour quelqu’un d’autre que le président. Si l’on veut se présenter contre le président, alors il faut avoir le courage de poser des actes de rupture. 

Daniel Cohn-Bendit est d’accord pour que les Verts participent à des primaires ouvertes à gauche, est-ce que vous pourriez y venir ?

Et bien non, parce que je n’appartiens pas à la gauche, je suis un homme du centre. Je pense qu’on a besoin en France d’une droite républicaine, d’une gauche responsable et d’un centre qui fasse son travail.

19:08 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : bayrou, modem |  Facebook | | |

mercredi, 03 mars 2010

preuves d'identité assouplies, quel hasard !...

Tiens donc : j'apprends le dernier revirement du gouvernement pour l'établissement des pièces d'identité. Désormais, il ne sera plus nécessaire de produire actes de naissance ou certificats de nationalité simplement pour faire refaire un passeport ou une carte d'identité parce qu'un des parents est né à l'étranger. A vrai dire, la loi était si ubuesque et bureaucratique, qu'elle a fini par toucher des gens importants de toutes les sensibilités politiques et médiatiques. Et cela a donc commencé à faire boule de neige. De quoi emm... le gouvernement au mauvais moment. Car s'il n'eût été question que du citoyen lambda, ce dernier pourrait encore se gratter. J'attendais avec effarement la première expulsion d'un Français bien d'chez nous incapable de prouver son identité. Avec Hortefeux et Besson, on allait y arriver. Ce détestable gouvernement conjugue les traits les plus navrants de la bureaucratie soviétique et du fonctionnement administratif vichyste. Mais comme le plaisanterie a assez duré, fini de rire, retour à la case départ. Pas trop tôt...

23:39 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : identité nationale |  Facebook | | |

Mélenchon attaque le MoDem

Tiens, le Front de Gauche, et notamment sa composante principale, le Front de Gauche, qui monte en puissance, attaque de front, c'est le cas de le dire, le MoDem. L'un des derniers carnets de campagne de Jean-Luc Mélenchon aborde la question. J'ai du respect pour Mélenchon. C'est un type honnête, et il a eu le courage de ses opinions en quittant le PS au moment du TCE et en poursuivant coûte que coûte la construction d'un parti autonome. Il n'a pas eu peur d'y aller seul. Chapeau. Je m'agace parfois de ses attaques contre l'école privée, mais je ne trouve, en revanche, pas grand chose à redire sur l'idée qu'il se fait de l'école. J'aime bien que le Parti de Gauche nous attaque, nous le MoDem, sur nos idées. Ça, au moins, c'est de la politique au sens noble, c'est du débat, du vrai. Je crois au choc et à la confrontation des idées. Au demeurant, Mélenchon a raison au moins sur un point : oui, le MoDem n'est pas un parti de gauche, et oui encore, forcément, si le PS cherchait à s'allier avec le MoDem, en effet, il glisserait certainement plus vers sa droite que vers sa gauche.

Je suis donc allé lire avec curiosité la brochure que Mélenchon réserve à Bayrou. Par exemple, Jean-Luc Mélenchon nous reproche de vouloir interdire constitutionnellement tout déficit budgétaire, sauf investissements exceptionnels. J'en déduis donc qu'il est partisan de le laisser filer. Mélenchon a-t-il bien considéré ce qui arrive aux pays qui font preuve d'un laxisme effréné dans ce domaine ? L'exemple de la Grèce n'est-il pas édifiant ? Nous filons à grand train vers les 100% du PIB de déficit, et nous risquons à tout moment de payer encore plus cher l'argent que nous empruntons quotidiennement. Comment le Parti de Gauche trouvera-t-il de l'argent, si nous ne trouvons plus de prêteurs ? En taxant les entreprises ? Mais elles produisent une bonne part de nos richesses ! Que se passera-t-il le jour où elles ne pourront plus payer ? La Révolution, alors, le Grand Soir ? L'Étatisation complète de l'économie ? Même en admettant que notre pays demeure une démocratie avec un tel système, l'exemple de l'Inde a montré à quel point l'omniprésence de l'État peut gangrener et paralyser complètement une économie. Il n'y a pas d'espoir ni de progrès sans liberté d'entreprendre, sans libération de la créativité.

Il faudra tôt ou tard rembourser nos dettes. Tout le monde devra payer. Non seulement il faudra en finir avec la plupart des niches fiscales, sauf celles qui profitent clairement et directement aux finances publiques, mais en plus, chaque citoyen devra payer, parce que cela ne sera toujours pas suffisant pour rembourser notre monstrueuse dette. On peut toujours faire miroiter au bon peuple une juteuse et inespérée chasse aux koulaks, il faut bien comprendre que cela ne marchera pas, que c'est un miroir aux alouettes, et que tous les pays qui s'y sont risqués en sont revenus.

Deux emplois sans charge, coûteux pour les finances publiques ? Toujours moins que les indemnités de chômage ! Que l'on fasse le calcul, et les 8 milliards de dépense calculés par Mélenchon sont absorbés par l'argent économisé en assurance-chômage.

Mélenchon nous accuse également de vouloir rétablir l'équilibre de la Sécurité Sociale : ben oui. Soit nous payons, soit elle implose, ce n'est pas plus compliqué que cela. Donc, en effet, on n'échappera pas à la question de savoir ce qui est dévolu à la complémentaire, et ce qui revient à la Sécu. Et moi, je préfère qu'on le dise ouvertement, plutôt qu'un jour, je me retrouve lourdement endetté pour des frais médicaux parce que le système public a volé en éclats sous le poids de ses déséquilibres. Que propose le Parti de Gauche, au fait, sur ce sujet ?

En ce qui concerne les retraites, le MoDem n'est pas favorable à une inscription dans le marbre d'un recul du droit à la retraite à 60 ans. Mais il ne voit pas pourquoi il interdirait à ceux qui veulent travailler plus, avec des aménagements ou non, de le faire. Sauver les retraites est une mission sacrée pour le MoDem. La question ne souffre pas la moindre démagogie : l'argent n'apparaît pas par l'opération du Saint-Esprit. La France vieillit, l'espérance de vie s'allonge...Nous avons le mérite d'appeler un chat un chat, et de dire que la retraite ne peut être que fonction du temps de cotisation.

Sur l'Éducation, je dois dire que je partage une partie des critiques de Mélenchon, et que je serais tenté d'en ajouter d'autres...Cela dit, à propos de la souplesse que le MoDem veut introduire, que Mélenchon comprenne bien que dans toute institution, entreprise ou administration, chaque espace de rigidité voit se produire  un espace de flexibilité accru en regard. Ce n'est pas l'autonomie des établissements qui est le coeur de la politique actuelle, mais bien le souci de réduire les dépenses d'éducation. Ce n'est pas tout à fait la même chose. Concernant l'allongement du temps de travail des enseignants, c'est un mensonge éhonté de dire que l'idée est partagée par la droite. Non, Jean-Luc Mélenchon, c'est au contraire une idée agitée depuis un bon moment par vos amis socialistes, Peillon, Royal, Strauss-Kahn, Jospin et bien d'autres encore, notamment dans les commissions éducation du PS. Je n'ai jamais rien vu de tel figurer dans le programme de l'UDF en 2007, bien au contraire, et pas davantage dans celui de l'UMP...

Il faudra un second billet pour aborder la seconde partie du document de Jean-Luc Mélenchon. A très bientôt, donc.

lundi, 01 mars 2010

Trash et société civile

Je ne résiste pas à l'envie de faire découvrir à mes lecteurs deux nouveaux blogues oranges : Teo Toriatte et la Baronne Orange. Je rebondis, précisément sur leurs dernières cogitations, car elles m'interpellent. J'aime bien ces blogues politiques et militants décalés, qui vont à rebours de la pensée dominante. Je suis certain, d'ailleurs, que les deux billets que je vais faire découvrir à mes lecteurs vont plaire à mon crapaud favori.

Teo Toriatte s'agace à juste titre de ce que l'on fasse de la société civile la panacée universelle de l'action politique. C'est très tendance, à l'heure actuelle, d'avoir des membres de la société civile sur une liste. Bien évidemment, le militant politique, lui, pue et sent le vomi. Donc, par les temps qui courent, il est de bon ton de l'éviter. Du côté de la Baronne, on s'indispose de l'autre tendance de la politique : le trash, la ferme aux bouffons. On essaie de provoquer, de balancer la petite information qui tue, d'en faire le plus possible, pour se montrer sous un jour toujours plus avantageux. Sorte de ferme des Célébrités grandeur réelle où chacun fait son Michaël Vendetta. Un sourire fluoré, comme dit la Baronne, et ça devient lumineux en mode trash de balancer une vanne bien grasse à la mamie qui fait la file dans une boulangerie. Le Trash, c'est faire mal, humilier en public si possible, chier sur les autres sans scrupules jusqu'à l'incontinence. Bref, pas joli joli...

Sur cette note pleine d'optimisme et de bonne humeur, je vous laisse découvrir mes nouvelles trouvailles...

Tiens, moi, je vais m'astiquer la statistique (j'ai lu ça quelque part, mais je ne parviens pas à me rappeler où exactement), je crois qu'il y a Gaël qui me relance pour mon opération vérité. 17649 visites seulement ce mois en données Google analytics. Eh oui, il n'y a que 28 jours en février, et la dernière semaine, je n'ai pu que balancer des notes programmées. 12082 visiteurs uniques en données hautetfort, 121719 pages vues et 32550 visites. Nicolas, comme d'habitude, a dégainé le premier. Petit mois pour lui aussi. Il passe trop de temps à la Comète, à mon avis...Laurent de Boissieu devrait bien finir par publier les siennes, c'est une question de temps. On n'est plus beaucoup à faire connaître nos stats ouvertement. Il y a le Privilégié, les Bills, et puis c'est à peu près tout.

41.3% d'accès directs, et toujours pas mal de visiteurs en provenance de Marianne2 et de Wikio (3.1 pour le premier, 2.9 pour le second). h16 est à 1.7, le blog des régionales du Monde à 1.1 et Connexion Démocrate à 1.0. A noter que Segorama.fr m'a envoyé 1.3 et twitterfeed 2.0.

Enfin, ce mois-ci, c'est l'hérétique qui est le mot-clef le plus recherché avec plus de 500 requêtes. Le blogue devrait en principe franchir la barre des 25 000 commentaires ce mois-ci.

17:32 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : blog, société civile, trash |  Facebook | | |

dimanche, 21 février 2010

Penchard doit démissionner

Alain Dolium, chef de file du Mouvement Démocrate pour la région Ile-de-France, a estimé, mercredi 17 février, que la ministre de l'Outre-Mer, que Marie-Luce Penchard "devra démissionner" après ses propos controversés en faveur de la Guadeloupe. Cette dernière avait indiqué que "ça lui ferait mal de voire cette manne (une enveloppe financière destinée à l'Outre-Mer) quitter la Guadeloupe au bénéfice de la Guyane, de la Réunion et de la Martinique". 

Alain Dolium, lui-même originaire des Antilles, estime que "la voie est désormais sans issue pour Mme Penchard, elle devra démissionner le 22 mars prochain car, soit elle sera élue et ne pourra rester au gouvernement au regard de sa vision partiale de l'Outre-Mer, soit elle ne sera pas élue et les ultra-marins auront exprimé un sentiment à son endroit qui aura inéluctablement mis à mal sa légitimité".

"C'est typiquement le syndrome de la politique du siècle précédent ou, en l'occurence, de la génération précédente, où il est plus utile de gagner un confortable siège d'édile local que de servir les citoyens et d'agir dans l'intérêt général", a-t-il encore estimé. 

"Les propos de la secrétaire d'Etat sont dans la veine des propos clientélistes sur lesquels les membres de la majorité espèrent masquer leur absence de programme", a conclu Alain Dolium.

14:02 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : penchard, ump, dolium, modem |  Facebook | | |

samedi, 20 février 2010

Assume tes ambitions, Corinne !

Comme pas mal de militants MoDem, je commence à en avoir un peu plein le dos, des coups tordus de Corinne Lepage contre le MoDem. Le rapprochement avec Europe-écologie préfigure à mon avis d'autres ambitions qu'attestent les sondages réguliers payés par cap21 pour tester les cotes de popularité centristes. Oui, facile d'obtenir une standing ovation sur le dos d'une formation qui lui a tout offert, et qu'elle n'a cessé de plomber depuis sa création en favorisant toutes les intrigues.

Bordell, Corinne, plutôt que de trafficoter en sous-main des prises de pouvoir à revers, il fallait avoir le courage d'y aller et d'affronter François pour la présidence du Modem...! Un peu facile d'attendre que d'autres aillent au charbon, quitte à ce qu'ils se fassent lyncher ensuite...

On a compris que tu veux faire copine-copain avec le Dany, mais vas-y une bonne fois pour toutes, ce n'est plus la peine de te retenir. Comme disait Lassalle à une époque, mieux vaut qu'il y ait un wagon qui parte une bonne fois pour toutes plutôt que de pourrir l'atmosphère en permanence au MoDem. Moi, je bous depuis quelque temps, et je me retiens d'en lâcher un peu plus sur le sujet. Je regrette pour les militants de Cap21 investis et honnêtes depuis un moment au MoDem, mais là, le fait est que Corinne Lepage est tout sauf correcte avec le MoDem depuis un bon moment. J'ajoute que tirer sur l'ambulance quand elle est en difficulté, ça ne dénote pas vraiment d'un grand esprit de solidarité. Je dis ça, c'est encore un doux euphémisme...

20:11 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (87) | Tags : modem, verts, lepage |  Facebook | | |

vendredi, 19 février 2010

Le MoDem enfin de retour sur la voie de l'indépendance !

Je ne puis que saluer avec une grande satisfaction le retour de François Bayrou aux fondamentaux du MoDem. Il vient de clairement annoncer que la ligne générale du MoDem, s'il est présent au second tour des élections régionales, sera l'autonomie. Il n'exclut toutefois pas des alliances au cas par cas dans certaines régions. Cela me semble de bon sens. La plupart des têtes de liste sont favorables à cette solution. Exit, le rassemblement démocrate, social et écologiste, qui me semble davantage un piège à cons démocrates qu'autre chose. Ouf, je me sens mieux, moi qui n'ai jamais vu d'un bon oeil le virage du MoDem vers la gauche. Cela ne doit pas nous empêcher de travailler avec les sociaux-démocrates ou la gauche réformiste, de manière ponctuelle, mais que chacun garde son identité. Et si alliance il devait y avoir, ce devrait être sur les mêmes bases que celles qu'exige le NPA : liberté de vote, pas d'engagement à soutenir automatiquement la majorité. Sans exclure radicalement toute alliance avec les partis actuellement au pouvoir, Bayrou a tout de même clairement laisser entendre que cela lui paraissait difficile tant les divergences et les différences d'appréciation avec ses partis sont grandes. Tu l'as dit, mon Françoué, je suis bien d'accord avec toi.

23:21 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : modem, bayrou, régionales |  Facebook | | |

Information politique introuvable

S'il y a quelque chose qui est ardue à réaliser, j'ai noté, depuis que j'ai ouvert ce blogue, c'est de parvenir à trouver ce que proposaient partis politiques et candidats aux différentes élections précédentes, tout du moins, quand il s'agit de la même élection. Pendant les Européennes, j'ai eu toutes les peines du monde à trouver ne serait-ce qu'un embryon de programme de l'UDF en 2004, par exemple, et je ne parle même pas des autres partis. Pour les municipales, pareil en 2008. Et pas mieux cette année pour les régionales. On parvient tant bien que mal à trouver de petites choses sur wikipedia, sur des fichiers oubliés datant de Mathusalem, mais la plupart du temps, il est très difficile de faire aboutir une recherche. Il nous faudrait une sorte de Mémoire Vive politique, capable de comparer les promesses d'aujourd'hui à celles d'hier, et, par suite, qui permette de d'effectuer des bilans de mandature objectifs.

Finalement, entre l'histoire et l'actualité, il y a une sorte de No man's land mouvant, puisqu'il se déplace au fur et à mesure que le temps s'écoule, dans lequel il n'est pas aisé de trouver des repères.