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Politique - Page 73

  • Score de Jean Lassalle en Aquitaine

    Sont lents du bulbe, les blogueurs MoDem, ce soir : bon, je ne voulais pas bloguer, mais comme y'a que moi pour faire le boulot...

    D'après les premières estimations, Jean Lassalle obtiendrait 13.52% au second tour, mais après 60% des votes dépouillés. Une estimation plus ancienne le donnait à 15% .Pas mal du tout dans un contexte aussui défavorable au MoDem. Bravo, Jean. Une autre plus récente, parle de près de16 %. Entre 13 et 16, quoi...

    Maintenant que les régionales sont terminées, on va pouvoir enfin dresser un bilan, voir ce qui ne va pas, et essayer de préparer un avenir plus serein.

  • Et hop, je suis parti pour le vote blanc ou l'abstention

    Bon, finalement, bien médité, je crois que je ne voterai pas, dimanche (ce sera la première fois de mon existence d'électeur) ou que je voterai Blanc en île de France. Ras-le-bol des propositions bidon de Pécresse et d'Huchon. J'avoue que j'ai la tentation du vote UMP, parce que ça m'agace de lire les nombreux appels de cadres ou de militants MoDem appelant à voter à gauche, notamment pour Huchon. Huchon qui n'en avait rien à f.... du MoDem, au demeurant. Mais bon, en même temps, quand je vois ce gouvernement de bras cassés menteurs, bons à rien, trouillards et incompétents à droite, pas envie non plus de voter pour eux.

    Tiens, c'est comme la sécurité : alors là, l'UMP ferait bien de fermer sa g..... ! L'insécurité augmente de partout, Sarko supprime à tour de bras des postes dans la police, les policiers ont des consignes pour utiliser le principe du permis à points pour taxer la population encore plus, au lieu de courir après les délinquants qui pavoisent et l'UMP, les Bertrand, Fillon, Sarkozy et cie la ramènent ? Ils se foutent de la gueule de qui, là ? Sur la sécurité, à leur place, j'adopterais un profil bas.

    Il faut dire qu'à gauche, rien n'a changé depuis 2002 : ils n'ont toujours rien compris, ces cons. Ils contre-attaquent en expliquant que l'UMP cherche des voix sur les terres du FN en parlant de la sécurité. Ah bon ? Bande de crétins congénitaux, vous n'avez toujours pas compris que le FN ne doit pas avoir le monopole du discours sur la sécurité, nom de D... !

    Ils feraient mieux de se payer la tête de l'UMP pour son inaction et ses contradictions dans ce domaine au lieu de parler du FN ! Abrutis ! Cela dit, fondamentalement, la sécurité, ce n'est pas vraiment de la compétence de la région, alors l'UMP peut toujours blablater, elle prend vraiment les électeurs pour des cons. Si les électeurs ne sont pas satisfaits de la sécurité, c'est à Sarkozy et à Fillon qu'il faut écrire, qui préfèrent la chasse aux immigrés qui se tiennent tranquilles ou aux points de permis plutôt que d'investir dans la matraque et le traitement qu'il convient d'administrer à la racaille. Et je n'évoque même pas le nombre de gardes à vue de péquins qui avaient le malheur de ne pas être là au bon moment.

    Bref, je suis de mauvaise humeur, aujourd'hui, et je pense que ce sera encore le cas dimanche. J'espère qu'il fera beau, comme ça, je pourrai me promener dans les bois plutôt que de gâcher une heure à aller voter pour Blanc bonnet ou Bonnet Blanc.

  • Corinne Lepage quitte le MoDem

    Corinne Lepage a annoncé sa démission du MoDem. C'était prévisible étant donné ses critiques des derniers mois. Dommage. J'espère que la séparation se fera sans trop de cassures. J'imagine que la décision ne va pas être facile à prendre du côté de Cap21, certains militants de sa formation demeurant attachée au MoDem. J'espère qu'elle continuera à siéger avec l'ADLE au Parlement Européen, évidemment.

    Elle s'apprête à rejoindre Europe-écologie, ce qui la tentait depuis un moment, on l'avait compris. En ce qui me concerne, je ne rejoindrai pas sa plate-forme écolo-démocrate, mais j'espère que nous pourrons travailler ponctuellement ensemble. De larges passages de Vivre autrement demeurent une source d'inspiration pour moi. J'ai trouvé son souhait final pour Bayrou plutôt sympa in fine . Citation extraite de son entretien au Monde :

    François Bayrou a t-il encore un avenir ?

    Je le lui souhaite sincèrement.Il a toutes les qualités de courage et de ténacité pour rebondir.Son avenir dépend avant tout de lui, de sa capacité à écouter les autres, et à leur laisser une place à ses côtés.

    Allez, bonne chance à vous,  malgré tout, Corinne !

  • Clivages

    Quand je je considère la "performance" du MoDem lors de ces élections, et, plus largement dans son ensemble la campagne, j'ai le sentiment que ce qui nous a manqué avant toutes choses, c'est un clivage fort avec le reste des autres forces politiques sur les idées. C'est ce qui se disait dans un fil dont je ne parviens plus à retrouver l'url exact sur le passionnant forum démocrate Démos (un endroit où il y a des débats de qualité, et à bâtons rompus, bref, une référence). L'usager "raimo" y évoquait notamment la nécessité de frapper des coups percutants. Entendons-nous, être percutant, ce n'est pas faire de l'agit-prop d'un jour, mais bien avoir une idée qui détone dans l'atmosphère générale.

    On accuse Bayrou, à nouveau,  de ne songer qu'à son destin présidentiel : pour le compte, c'est injuste, cette fois. Objectivement, il ne s'est pas trompé d'élection, simplement, le MoDem a pris un gros risque en présentant des candidats sans épaisseur politique, non qu'ils ne fussent courageux et déterminés, mais plutôt qu'ils ont manqué d'une notoriété certaine.

    Il faut bien comprendre que prendre ce risque ne rapporte pas une voix. Au contraire, cela en fait perdre. Ce n'est donc pas un choix politique, mais un choix éthique. Toutefois, pour engager un parti dans cette voie périlleuse, il faut soit avoir le vent en poupe, comme Europe écologie, soit bénéficier d'une étiquette sûre (PS, UMP) soit vraiment avoir quelque chose à dire de très intéressant qui vous démarque des autres. Et même ainsi, cela peut rater. A preuve le NPA qui a voulu jouer la carte du communautarisme avec sa candidate voilée et qui s'est pris ainsi un méchant retour de bâton.

    Le MoDem avait quelques idées plutôt originales, sans, toutefois, que chacune cassât une brique. On pouvait y compter la relocalisation industrielle dont Bayrou a essayé de se faire le porteur ou encore le rôle particulier de l'entreprise vis à vis de l'apprentissage. Mais globalement, ce qu'on a senti, sans grand enthousiasme pour plusieurs militants, je le suppose, c'est que le MoDem cherchait surtout (comme tout le monde) à marcher dans les traces des écologistes, tentait de ménager la gauche en vue de négocier des accords (Azouz Begag faisant l'apologie de Queyranne, Alain Dolium précisant qu'il avait voté Jospin en 2002 et attaquant principalement l'UMP), le tout sans grande conviction.

    On ne gagne jamais à copier autrui. Un sondage réalisé au cours de l'automne avait pourtant été clair : les Français souhaitaient que le MoDem développe un projet original, qui lui soit propre, et emprunte une voie autre que celle que la gauche trace. Avertissements sans frais dont il n'a été tenu nul compte. Bayrou aurait du se méfier : il ne fallait pas parler des alliances que nous ferions ou non et surtout pas annoncer exclure radicalement l'UMP même si dans les faits, ce pouvait être le cas. Mieux valait se préoccuper de ce que nous pouvions proposer de mieux et de différent. C'est personnellement ce que j'ai tenté de mettre en valeur chaque fois que je l'ai pu tout au long de cette campagne.

    Il ne nous reste plus qu'un tiers de cantonale et la présidentielle (et donc les législatives avec) pour tenter de créer cet indispensable clivage. D'ores et déjà, le fameux projet humaniste ne présente pas à mes yeux de lignes de fracture avec les autres partis politiques, et d'ailleurs, la presse politique l'a jugé socialo-compatible.

    Il faudra donc l'amender très fortement (je pense à la partie éducation, par exemple, digne d'un syndicaliste du SGEN). Le tiers de cantonale a lieu en 2011 : il pourrait servir de ballon d'essai, à condition de tenir la campagne à fond et d'avoir des idées fortes à mettre en valeur à ce moment-là.

  • Les Régions au cas par cas, avis d'un militant MoDem

    Pas folle, Martine...

    Pas folle la Martine. Elle appelle, en Languedoc-Roussillon à faire battre la droite et l'extrême-droite. C'est dit en langage diplomatique, mais en gros, cela revient à dire "Votez Frêche !". Bon, le Faucon ne s'y est pas trompé. Cela dit, ça n'a pas gêné Couderc de bénéficier des voix du Front National en 1998, alors franchement, côté éthique, cela ne me paraît pas mieux que Frêche. Frêche, ce qui me gêne, c'est sa gestion féodale de la Région. Je n'y suis pas, mais si j'y étais, ce serait un vote blanc.

    Ségolène Royal.

    Conforme à ce que j'ai dit très tôt, je pense qu'il faut la soutenir au second tour. J'étais même partisan d'une alliance de premier tour avec elle.

    Rhône Alpes, Meirieu, no pasaran !

    Je n'ai pas trop d'avis sur Queyranne, mais j'en ai un sur Meirieu. Il n'y a pas à transiger. Ce type ne doit pas avoir de responsabilités, et surtout pas éducatives (car c'est ça qu'il va briguer !) à la Région. Les pitreries IUFMesques et l'éducation nationale tout en "ismes", les souvenirs joyeux des "il est interdit d'interdire", la liquéfaction de l'autorité, de la discipline et du savoir à l'école, il en est l'un des principaux comptables. Il faut à tout prix voter François Grossetête et donc UMP en Rhône-Alpes.

    Aquitaine, il n'en restera qu'un.

    C'est clair : Lassalle est notre dernier espoir, il mérite toute notre attention et...nos votes !

    île de France : blanc bonnet et bonnet blanc sont dans un bateau, blanc bonnet tombe à l'eau : qui reste dans la barque ?

    En île de France, je suis partagé : je vote sur Paris, et à Paris, c'est Anne Hidalgo qui se présente. Une bien jolie femme, mais aussi la dauphine de Delanoë. Quand je vois les concessions que Delanoë a fait aux Verts à 5-6% je n'ose même pas imaginer ce qu'il va leur offrir à près de 20%. Paris va devenir un vaste embouteillage. En même temps, Cécile Dufflot a eu l'équité de se prononcer contre un péage urbain, à l'inverse de l'UMP... Je trouve le bilan de Huchon pas fameux, mais le programme de Pécresse, lui est carrément fumeux, à quelques idées près. Elle a tout de même quelques idées intéressantes, et puis il y a des centristes sur sa liste comme par exemple Nicolas About. J'hésite entre vote blanc et UMP.

    Nord Pas de Calais, Aubrystes, ça va, mais il y a Valérie Létard.

    J'ai toujours pensé qu'on était, au MoDem, compatibles avec les Aubrystes. On peut voter Socialiste, à mon avis, là-bas. Ce qui m'embête un peu, en même temps, c'est que là-bas, c'est Valérie Létard la tête de liste de la majorité UMP-Nouveau Centre, or, c'est une femme bien et une centriste. Là, c'est difficile. Les deux votes me tenteraient si j'étais en Nord pas de Calais. Je botte en touche. En tout cas, pas de vote blanc, un choix.

    Bretagne, à la croisée des chemins

    Difficile de se faire un avis, mais il me semble que Le Drian n'est pas trop mal, d'un côté, de l'autre Bernadette Malgorn, ancienne proche de Philippe Séguin, a montré, comme Préfète, un véritable souci de sa région avec une action positive (TGV, qualité de l'eau, préservation des bords de mer). En outre, sur les questions de sécurité, voilà quelqu'un qui ne verse pas dans l'angélisme. Bien réfléchi, en fait, étant donné que l'Alliance Centriste la soutient, je crois qu'il faut voter UMP-NC-AC là-bas. Donc, conclusion, si je votais en Bretagne, ce serait Malgorn qui aurait ma voix.

    Partout ailleurs

    Je n'ai pas encore examiné toutes les situations, mais a priori, c'est vote blanc, sauf en PACA où je voterai Socialiste pour dégager Mariani, un représentant de la droite dure que j'ai le plus grand mal à supporter...

    Tant que j'y suis, au fait, très intéressante analyse de Meilcour, qui observe que le centre-droit pourrait bien avoir constitué un gros contingent d'abstentionnistes.

  • MoDem, le paradoxe de la défaite

    Nouvelle réflexion sur la débâcle du MoDem : paradoxalement, ces élections régionales pourraient vraiment nous donner un tremplin pour rebondir. Pour une raison très simple : la gauche de la gauche est désormais à 10% en totalisant les scores des partis d'extrême-gauche et du Front de Gauche. Or, ceci va amener le PS à recomposer alliances et discours. Europe-écologie est dominé par les Verts, clairement à gauche d'obédience. Il y a donc une voie large pour le MoDem, à condition de cesser d'imiter la gauche et les écologistes, contrairement à ce que souhaite Madame Lepage.

    De l'autre côté, l'erreur originelle du Nouveau Centre incapable de se présenter seul à une élection, et le positionnement bonapartiste de Nicolas Sarkozy laissent une large place aux libéraux et aux modérés de centre-droit. C'est de ce côté qu'il faut chercher, qui était celui de Bayrou lors de la présidentielle.

    Bref, par chance, d'une certaine manière, personne n'a encore emprunté vraiment l'autoroute. A nous de la prendre et de cesser de sortir de route. Cela passe par une véritable indépendance, par une mise en veilleuse sérieuse de l'anti-sarkozysme proclamé (ce qui ne signifie nullement s'allier à Sarkozy, bien au contraire) et par un renoncement aux discours gauchistes : dénonciation du capitalisme, des banquiers, des libéraux, des marchés, des puissances de l'argent, des sondeurs, des médias, et cetera, sauf lorsque c'est clairement fondé et ponctuel. Il faut en finir avec les théories du complot de toute sorte et adopter un positionnement original, ce qui n'est pas si compliqué qu'on le pense.

    Par exemple, au lieu de marcher dans les traces des Verts, nous ferions mieux de heurter de front leurs idées (ce que Jean Lassalle fait régulièrement) avec des propositions clairement alternatives. Finissons-en aussi avec l'épithète "Démocrate" claironné sur tous les tons : je l'ai dit déjà, des démocrates, il y en a dans tous les partis. Si nous nous disions personnalistes, libéraux, ou sociaux-libéraux, au moins nous aurions une identité marquée. Alors le grand rassemblement social, démocrate et écologique...si je devais en dire tout le mal que j'en pense de longue date...

    Certains ont peur de l'adjectif libéral ? En Angleterre, les Lib-Dems, en Allemagne le FDP (F pour Frei qui signifie libre, libéral) n'ont aucune hésitation à en endosser l'identité avec comme résultat d'osciller entre 15 et 20% des suffrages...

    Il va y avoir une curée générale contre Bayrou et le MoDem. Moi, je crois que ce parti n'est pas foutu. Je crois aussi que Bayrou peut rebondir. Mais il doit absolument revenir de ses errements. Il y a également un ménage à faire au sein du MoDem, j'en reparlerai bientôt. Si certains veulent se rallier à Europe-écologie, qu'ils le fassent une bonne fois pour toutes. Mais pour d'autres, qui essaient de tuer le MoDem de l'intérieur, à commencer par quelques individus qui en sont salariés de longue date (généralement issus de l'UDF), il est temps qu'ils partent, que ce soit de leur plein gré ou à grands coups de pied dans le c..

    Bref, vous croyez à la troisième voie, vous pensez que le rassemblement social, écologique et démocrate est l'avenir, vous avez flingué le MoDem sans relâche depuis plusieurs mois, Europe-écologie vous ouvre les bras, les amis...

  • Maintenant, il faut tout donner pour Jean Lassalle

    Court ce billet : maintenant, il faut mettre le paquet pour aider autant qu'on le peut Jean Lassalle. S'il est un homme d'honneur et de parole qui mérite d'être soutenu, c'est bien lui. Ensuite, il faudra faire les comptes avec François (et Marielle) sur le naufrage de la stratégie vers la gauche appliquée depuis la présidentielle.

  • Le MoDem doit cesser de faire risette à la gauche !

    Et voilà. Le MoDem s'est pris la baffe qu'il était prévisible qu'il se prenne. A vrai dire, j'en ai ma claque d'un parti qui ne cesse de faire risette à la gauche. Plus qu'assez. Je note d'ailleurs avec satisfaction que là où des personnalités de centre-droit assumées, anciens de l'UDF se sont présentées (Aquitaine, Bretagne, Basse-Normandie) le MoDem obtient des scores honorables.

    Une fois encore, le message du MoDem a été contradictoire : on se déclare indépendant, mais on récuse toute alliance avec l'UMP tout en faisant des avances à la gauche. Alors il faut être clair : soit on est capable de s'allier des deux côtés selon des problématiques régionales, soit on ne s'allie avec personne. Mais on ne louvoie pas sans cesse avec un message illisible. Je n'ai pas voulu plomber la campagne en disant ce que je pensais de la stratégie, mais je commence à en avoir plus qu'assez de voir le MoDem courir après les écolos et la gauche. Très logiquement, d'ailleurs, les électeurs préfèrent l'original à la copie. Pendant ce temps, il y a un boulevard, un boulevard ?, que dis-je !? une autoroute grande ouverte et déserte ou presque au centre-droit. Pas forcément un centre-droit rallié, mais indépendant, capable d'approuver le pouvoir quand le pouvoir a raison. Bref, ce que Bayrou me semblait avoir promis dès 2006.

    J'en ai assez de le dire, et je pense que je ne suis pas le seul. Je sais très bien que Gilles Artigues, par exemple, pense exactement la même chose que moi sur le centre-droit. Je pense qu'un Jean Lassalle, un Bruno Joncour se sentent bien mieux dans un tel positionnement que dans celui qui est le nôtre et nous mènera inéluctablement à la PRGisation...

    Le MoDem n'est pas au centre, à aucun point de vue, y compris programmatique. Je vais faire partie de ceux qui vont rester dans la difficulté, mais j'en ai aussi ma claque. Je vais faire partie de ceux qui vont faire des propositions stratégiques et programmatiques. Et si je constate qu'elles ne sont pas retenues, je vais en tirer des conclusions définitives.

    Je suis déçu quand je fais 3-4% tout en défendant des idées qui sont les miennes ; mais quand je me ramasse ce score-là tout en ayant défendu sans enthousiasme des propositions qui n'étaient pas les miennes, ras-le bol.

    Comme j'en ai assez, je vais lancer des appels à soutenir l'UMP au second tour là où je le juge pertinent d'ici le prochain tour des régionales. A commencer par la région Rhône-Alpes où il faut résolument faire échec à Philipppe Meirieu qui va se rallier au PS (il est habitué à manger à tellement de râteliers...). Pas seulement : je n'imagine pas pouvoir voter pour les Socialistes en île de France. Alors, je vais la faire à la Bayrou pendant la présidentielle : je ne voterai pas pour Anne Hidalgo et Jean-Paul Huchon au second tour des Régionales...

    Ah, et je fais un EDIT, ce n'est pas peine de gloser sur l'échec de Nicolas Sarkozy pour se consoler : c'est d'un ridicule consommé. On ferait mieux de s'occuper de nos oinions de et penser sérieusement à construire un parti digne de ce nom...

    Quant à parler de rassembler les autres, on n'a qu'à commencer par se rassembler nous-mêmes, ça fera un bon début ; les châteaux en Espagne et les moulins à vent, ça commence à bien faire aussi...

    Bref, m... je ne suis pas allé au MoDem pour rejoindre un parti de gauche, me réjouir des victoires de la gauche parce qu'elles sont des défaites de Sarkozy et cetera...

  • Voter Meirieu, ça va pas la tête ?

    Je vais être court, ce soir, mais quand je vois dans les sondages que 20% des électeurs de Rhône-Alpes s'apprêtent à offrir la région sur un plateau à Meirieu, je leur dis : ne déconnez pas, m... bon sang ! Meirieu est l'un des pires fossoyeurs de l'école, celle en laquelle vous croyez pour vos enfants, votre famille et la France. Je suis un militant démocrate, je ne vous dis même pas de voter Begag. Non simplement, tout mais pas Meirieu. Je ne sais pas, moi, Queyranne, Grossetête, ce que vous voulez, mais pas Meirieu. L'archétype du type qui a saboté l'Éducation Nationale depuis 20 ans. Le mec qui expliquait qu'il fallait apprendre le français aux fils et filles d'ouvriers sur des modes d'emploi de machine parce que c'était là toute leur littérature. Bref, tout mais surtout pas Europe-écologie en Rhône-Alpes.

  • Que peut espérer le MoDem ?

    Les élections régionales touchent à leur fin, le premier tour devrait avoir lieu ce dimanche. Si jamais les sondages sont justes, alors le MoDem est plus que sur le fil, car il pourrait ne pas même être qualifié pour espérer fusionner. En île de France, en dépit d'une campagne intelligente, Alain Dolium semble ne pas avoir percé. C'est dommage, car j'ai découvert l'homme et ses équipes petit à petit, et, même si son score n'est pas élevé dimanche, s'il persévère, je pense qu'il percera. Sa communication est bonne, en dépit de sa jeunesse en politique, et il a de bonnes idées. Je crois que notre score prévisible en île de France aurait certainement été double au moins, si la liste avait été conduite par Marielle de Sarnez. Je me souviens encore de son très fort taux de popularité mesuré en mars dernier (64% de bonnes opinions, 97% au sein de l'électorat MoDem de l'époque !!!). Le MoDem a pris le risque d'un renouvellement, et Marielle la première, puisque nous l'avons évoqué de vive voix en juillet dernier, au cours d'une conversation.

    Le renouvellement en politique a un coût : le MoDem a accepté d'en payer le prix. Ensuite, Bayrou a retenu la leçon des Européennes, et tenter vraiment d'éviter les débats nationaux pour se concentrer sur l'action spécifique des Régions. Il le disait à nouveau, hier soir, sur France2 lors du JT de 20h00. Les Verts ont le vent médiatique en poupe, nous, nous affrontons à l'inverse de vents contraires. Il est difficile de maintenir le cap quand la tempête fait rage. Chaque tête de liste aura essayé de le faire du mieux qu'elle le pouvait.

    Quoi qu'il advienne, je persiste à penser que le programme du MoDem dans les Régions était un bon programme. En particulier l'application régionale du principe des deux emplois garantis pour chaque nouvelle embauche dans les Régions. En île de France, d'ailleurs, Alain Dolium a obtenu un véritable succès d'estime auprès des chefs de TPE et de PME.

    Nous ne sommes plus la troisième force, c'est évident. Les Verts, le FN et même sans doute le Front de Gauche nous devancent. Mais nous demeurons la troisième voie, car aucune de ces forces politiques ne constituent une alternative. Europe écologie est ancrée clairement à gauche. Le Front de Gauche oscille entre gauche et extrême-gauche. Quant au FN, c'est une force d'extrême-droite que l'on voit très mal diriger un pays.

    Il ne restera plus au MoDem qu'à travailler ses propositions pour deux échéances : ce qu'il reste de cantonales (les départements) en 2011 et, bien sûr, les élections présidentielle et législative en 2012.

    Il est possible qu'il y ait quelques fusions avec la gauche dans certaines régions, là où il existe une gauche qui n'agit pas par calcul à court-terme mais par conviction ou calcul à long-terme (par exemple, je pense que nous devrions trouver un accord avec Ségolène Royal en Poitou-Charente). En île de France, on persiste à dérouler un tapis rouge à la gauche, alors qu'elle nous méprise, sur le fond, et ne fera alliance avec nous que contrainte et forcée. Autant dire que cela ne risque pas de se produire à l'heure actuelle. Alain Dolium a fait avec Huchon un peu la même erreur que Marielle avec Delanoë (ils sont pourtant de la même obédience politique). C'était une erreur de considérer Pécresse comme la cible principale (ce que font déjà tous les partis d'opposition). Il fallait au contraire attaquer durement le bilan de Huchon qui n'est pas un bon bilan. Ce n'était pas plus la peine de faire des mamours et des papouilles par nos votes à la Région qu'à la municipalité de Paris. C'est à tort que nous avons voté certaines décisions, certaines parties de budget. Les Socialistes Franciliens ne nous en tiennent aucunement grâce, et en agissant ainsi, nous nous déconsidérons comme force centrale.

    J'espère que le MoDem viendra enfin à la raison dans ce domaine. En 2014, il y aura de nouvelles échéances, municipales, cette fois, et j'aimerais bien que l'on réussisse à renverser l'équipe en face. Ce sera difficile sans s'entendre avec la droite locale.