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dimanche, 23 septembre 2012

Hollande et Ayrault ? A rebours des sondages...

Je crois que je fais jamais les choses comme tout le monde. Le dernier sondage IFOP fait état d'une chute sans précédent des cotes du couple exécutif. Hollande a perdu 20 points dans l'opinion en 3 mois et Ayrault 15.

Pour ma part, je suis passé de la catégorie "mécontent" à "plutôt satisfait". Je m'attendais à du socialisme et de l'idéologie de gauche pure de dure et, au final, je crois l'avoir déjà dit, c'est un gouvernement social-démocrate qui s'est installé en mai dernier.

Compte-tenu du contexte difficile, toutefois, je pense que la gauche devrait se garder d'agiter le chiffon rouge : le vote des étrangers, par exemple. 

Pour ma part, le seul vote des étrangers qui est acceptable, c'est celui qui est réciproque, et pour autant que l'on en reste à des élections municipales. Je rejette fermement toute autre solution, même si au fond, la mesure, une fois appliquée, ne concernerait que quelques milliers de personnes seulement.

Le PS n'a pas intérêt à insister sur ce point et on peut espérer que le projet sera assez vite abandonné.

Au fond, ce sont les reniements du candidat Hollande qui finissent par me rendre son action sympathique. 

Le plus drôle, c'est évidemment l'éducation : Peillon a affirmé embaucher 40 000 enseignants à la rentrée prochaine. Trop drôle : en fait, il y en a 22 000 qui partent à la retraite, ce qui ne fait plus que 18 000. Le problème, c'est que les concours de recrutement se sont effondrés : personne ne veut consacrer 5 années d'études pour exercer un métier en voie de dévalorisation rapide, aux conditions dégradées et au salaire peu en rapport avec les efforts consentis.

Si ce ministre avait pour un sou de bon sens il devrait commencer par revenir immédiatement sur la masterisation. Quel mot idiot, d'ailleurs, tout droit venu de la doxa européïste qui chercher à aligner tous les systèmes éducatifs. Bref, il faut revenir d'urgence à bac+3 pour espérer décongestionner le recrutement. Je ne suis pas sûr que cela suffise : dans l'ancien système, il fallait une licence, préparer une année le concours puis faire une année de stage pour devenir titulaire, soit...bac+5 au final ! S'il faut six années pour devenir médecin généraliste (on en manque d'ailleurs de plus en plus et le résultat des courses c'est que l'on va finir par se retrouver avec des praticiens roumains aux diplômes incertains en guise de toubibs...) quel est l'intérêt d'étudier 5 années pour devenir prof ? Comparons les salaires, c'est tout vu. Je me demande ce que cet incapable de Châtel aurait d'ailleurs fait si Sarkozy était resté au pouvoir face à une situation qui aurait été davantage dégradée encore...

Côté justice on va voir comment les juges vont interpréter les déclarations laxistes de Taubira, mais je crains le pire. Le Syndicat de la Magistrature va pouvoir continuer à condamner lourdement les petits excès de vitesse et libérer les mineurs violeurs récidivistes au nom des grandes politiques généreuses de "réinsertion". Vivement qu'on puisse coller un procès aux juges pour leur décision : cela deviendrait drôle bien que juste.

Côté économie, j'ai une proposition : renommons l'actuel Ministre de l'Économie et des finances Ministre des impôts. Je n'entends jamais Moscovici parler d'autre chose que d'impôts nouveaux... En fait, le seul cap qui est fixé, mais je l'agrée, c'est la réduction du déficit budgétaire. Pour le reste, contrairement à ce qu'affirme Mosco, le gouvernement cherche son chemin.

Les autres ministres sont quasiment transparents sauf lorsqu'ils font des bourdes, spécialité de Duflot. Je propose d'ailleurs de supprimer le Ministère du Logement qui ne sert à rien et n'a jamais servi à rien. Ce sera toujours cela d'économisé. Malheureusement, aujourd'hui, nous n'avons plus le choix qu'entre l'étalement urbain et la concentration urbaine. Sans révolution dans l'organisation du travail, je ne vois pas comment les gens peuvent faire autre chose que d'affluer vers les grandes villes.

S'il existait des transports ultra-rapides qui reliaient toutes les grandes et moyennes villes en France, avec des transports en commun non moins rapides au sein de chacune, maillant parfaitement leur territoire, on pourrait peut-être envisager un sérieux relâchement de la pression immobilière car les travailleurs pourraient passer très facilement d'une ville à une autre. On est loin du compte et c'est une politique de très longue haleine (au moins une décennie voire deux).

Voilà, la représentation que je me faisais du gouvernement socialiste s'est améliorée par rapport au mois de juin dernier, mais cela ne m'empêche pas de conserver un oil critique...

lundi, 10 septembre 2012

Eh oui, c'est la crise, mon Normal 1er...

Je n'ai pas vraiment écouté la prestation de Normal 1er hier, pour être franc, mais j'en ai eu de nombreux compte-rendus.

Il n'y a rien de vraiment neuf sous le soleil. Il va augmenter les impôts, quoi...Je persiste évidemment à penser que sa taxe à 75% des revenus est une imbécilité sans nom en plus d'être une spoliation et je trouve que Bernard Arnault a bien raison de mettre les bouts en Belgique (alors, on en appelle au patriotisme à gauche, maintenant ? Trop drôle...)

La seule chose qui me console de cette mesure idiote c'est de voir que cette fois, le star-system et les fouteux ne vont pas être épargnés. Ça, c'est une consolation. S'il n'y avait qu'eux de taxés, j'en serais presque favorable à la mesure.

Je donne tout de même quitus à Normal 1er de vraiment vouloir réduire les déficits. Sur ce terrain, il a l'air d'être déterminé. Tant mieux. Bon évidemment, ça fait des déçus sur son aile gauche. Adieu, délirants rêves d'un nouveau keynésianisme...De toutes façons Keynes lui-même ne parlait de déficit que pour des dépenses d'investissement, pas des frais de fonctionnement...

Non vraiment, c'est hilarant au possible de lire la prose de la gauchosphère déconfite. Rien que pour ça, je ne regrette pas d'avoir refilé ma voix au Batave en mai dernier.

En revanche, j'ai hâte de lire les réactions de la pravdasphère à l'annonce du gel du barème du point d'impôt. J'explique pour ceux qui n'ont pas compris : quand vous gagnez 1000 euros l'année 2011 et que l'inflation (la hausse des prix, en somme) est de 3%, pour pouvoir gagner la même chose en 2012 il vous faut gagner 1030 euros (1000 + 3% de 1000). Avec 1030 euros, vous achetez exactement en 2012 ce que vous achetiez en 2011. Si vous devez payer des impôts en 2011 à partir de 1000 euros, en 2012, pour respecter l'évolution de votre pouvoir d'achat, vous devriez en principe n'en payer qu'à partir de 1030 euros. Eh bien avec le gel du barème de l'impôt, les amis, vous allez continuer à en payer dès 1000 euros.  Ça va saigner du portefeuille, moi, je vous le dis. Et Normal 1er peut toujours évoquer des décotes pour les deux premières tranches de l'impôt sur le revenu, toutes les autres vont payer, elles...

Et puis, allez, soyons pédagogiques : tous ceux qui étaient en limite de tranche pour payer l'impôt vont basculer du côté obscur de la force, les amis. Bienvenue parmi les contribuables associés.

Cela dit, soyons honnête, c'est une mesure difficilement évitable quand on veut rétablir les comptes.

En fait, on voit très bien ce que la gauche veut faire du côté de l'impôt : ça, c'est clair. Mais côté réduction des dépenses publiques et relance de l'économie, notamment de l'industrie, là, c'est le grand brouillard. De toutes façons, les Socialistes vont bien devoir admettre de soit réduire le nombre de fonctionnaires soit bloquer l'évolution de leurs salaires. Mais comme plusieurs missions de l'État sont au bord de l'asphyxie il va falloir aussi réfléchir aux missions de l'État. En temps de crise, l'État ne peut pas assurer toutes les missions qu'il prend en charge en période de prospérité. S'il est des secteurs qu'il faut épargner, la santé, la justice, la sécurité, l'éducation, le lien social (subventions aux associations de réinsertion par exemple) il y en a d'autres qu'on pourrait laisser sans grand mal au privé (cela favoriserait une bonne purge, tiens).

Le problème, c'est le risque d'entrer dans un cercle vicieux : la hausse des impôts risque de briser la croissance, particulièrement en raison des surcoûts pour les entreprises. Et du côté des ménages, cela risque de freiner la consommation. Bien sûr, la consommation n'est pas à elle seule un levier pertinent, et, à mon avis, plutôt qu'une augmentation générale des impôts, mieux vaut une fiscalité ciblée en fonction des résultats que l'on cherche à obtenir.

Il n'est tout de même pas fou le Normal 1er : bien qu'il s'apprête à abaisser le quotient famial de 2336 euros à 2000 euros par enfant (ce qui va concerner les foyers fiscaux dont le revenu atteint 8554 euros brut soit environ 6000 et quelques net, soit un nombre de foyers de gens mariés non négligeable...) il épargne tout de même l'emploi à domicile de son plafond de déductions fiscales. En plein marasme de l'emploi, ce n'est pas la peine d'en ajouter une couche...

Sinon, z'avez pas remarqué ? On l'entend plus l'Montebourg. On lui a trouvé un rôle de marionnette chez Guignol aun gouvernement, à celui-là ? Plus généralement, c'est silence radio côté socialistes sur l'industrie et l'emploi. Comme ils n'ont pas d'idées sur la question, ben ils ne savent pas quoi dire, et maintenant que les élections sont passées, terminé le changement...

mardi, 28 août 2012

Ils m'agacent avec leurs transports en commun...

C'est cool. Je viens de passer chez le Tovaricth Yann, l'un des principaux chefs de file de la Pravdasphère avec l'Nicolas.

Le Tovaritch Yann a un problème : il doit composer avec une énième réécriture de l'histoire des promesses du candidat Hollande ce qui a bien fait rigoler Corto.

Maintenant, je vous explique la différence entre un socialiste et un libéral quand il y a un problème économique : le coût du carburant par exemple.

Que dit le Socialiste ? Faut changer le comportement des automobilistes pour qu'ils consomment moins.

Que dit le libéral ? Ben faut changer de carburant pour parvenir à en stabiliser le prix...

Tiens, je fais faire mon anarcap : la voiture, c'est la liberté, les gars. Une incroyable liberté de déplacement. C'est la mobilité. 

Aujourd'hui, l'alpha et l'oméga, c'est de  ne jurer que par le transport en commun (la version kolkhoïsée du déplacement).

De ce point de vue, on ne peut pas dire que le MoDem se singularise de la Doxa commune par une vision différente. Il n'y a qu'à voir avec quel entrain on avalise toutes les delannoconeries dans le domaine de la voirie depuis de longues années.

Je rassure tout le monde : à peu près tous les partis roulent dans le même sillon dans le domaine à l'exception de quelques centristes et libéraux récalcitrants à la bonne parole.

Pour revenir au Yann, le changement c'est pas maintenant, c'est tous les jours, hein ? Heureusement qu'il ne porte pas de chapeau, notre blogueur de gauche, parce que sinon, en 5 ans, il va avoir le temps d'écrire un livre de recettes...

lundi, 23 juillet 2012

Oh non, Hollande ne fait pas du Bayrou !

C'est très tendance chez les militants MoDem de se consoler en faisant valoir que Hollande commence à appliquer le programme de Bayrou. Vade Retro Batavicas, malheureux ! Et puis quoi encore ? N'importe quoi. Non, Hollande, une fois élu, applique ce qu'il annonçait sur son blogue bien avant de concourrir pour les primaires socialistes : accroître les impôts pour résorber la dette.

C'est son unique horizon, ou presque. Il a bien sûr compris qu'il ne pourrait éviter de tailler dans la dépense publique et a construit une réthorique ad hoc pour emberlificoter ses interlocuteurs, mais, à côté de ces deux antiennes, aucune idée n'émerge du côté des Socialistes. Les gesticulations de Montebourg vont juste achever de réduire l'individu à ce qu'il est vraiment : un guignolo.

En réalité, il est trop tard pour empêcher les entreprises qui s'apprêtent à le faire de licencier. La question à se poser c'est celle des mesures qu'il conviendrait de trouver pour tenter d'empêcher la reproduction du phénomène. Et là, ce n'est pas gagné, loin de là.

Les Socialistes, la gauche en général, sont mondialistes. Ils sont  incapables d'avoir une réflexion à l'échelle nationale dans le domaine industriel (ce qui ne signifie pas pour autant qu'il faut verser dans le souverainisme).

Évidemment, les Socialistes n'ont pas hérité d'une situation facile. Il y a eu quelques idées intéressantes sous le gouvernement Fillon (l'auto-entreprise, le fond stratégique d'investissement, par exemple) mais nous demeurons dans un cercle  vicieux dont nous ne parvenons à briser le cycle infernal.

Mon sentiment est que beaucoup de choses vont se jouer au niveau de l'Europe et des forces politiques que les Européens vont envoyer dans leur Parlement.

Ce n'est pas seulement un programme pour la France qu'il faudra, mais une vision de l'Europe toute entière susceptible de redresser le continent. La France me paraît particulièrement malade, mais certains pays européens sont à l'agonie (la Grèce), rongés par la corruption (la Bulgarie, la Roumanie) en sus de voir leurs productions nationales s'écrouler.

Il faudra donc raisonner non seulement pour notre pays mais pour les autres aussi : favoriser des filières courtes en Europe en règle générale. Ce devrait être un objectif de notre gouvernement qui n'y songe pas.

Pour nous autres Démocrates, même si nous divergeons par bien des aspects des Écologistes, je pense néanmoins que nous pourrons trouver en eux des alliés objectifs au Parlement si nous travaillons dans cette direction. 

Il reste à mener la réflexion et ce n'est pas une mince afffaire : il s'agit ni plus ni moins que de trouver la pierre philosophale...

 

mercredi, 27 juin 2012

Gonflé Hollande : il fait ce que Bayrou proposait après l'avoir critiqué

C'est tout de même fort du collier. Je lis la presse, ce matin, et, que vois-je ? Les Socialistes ont décidé de geler la dépense publique en valeur absolue. C'est tout de même bien la peine d'avoir hurlé au loup libéral et à la rigueur contre Bayrou pour en arriver à faire exactement ce qu'il proposait.

Évidemment, je ne vais pas critiquer la mesure, je pense qu'elle est nécessaire. En revanche, j'espère bien pouvoir prendre part aux arbitrages, la seule marge de manoeuvre qui existe, au final.

Je l'ai quand même mauvaise : qui disait que Bayrou avait un programme de droite en économie ? En citant notamment ses positions sur la dépense publique ? 

Électeur socialiste, songe-s-y la prochaine fois (s'il y en a une) et vote directement pour Bayrou. L'original vaut mieux que la copie, et, au moins, avec Bayrou, tu aurais le reste des idées : le label, la relocalisation et un projet vraiment différent pour l'école.

mardi, 26 juin 2012

Eh oui : les promesses socialistes comme les feuilles d'automne...

Caramba : l'ami Yves m'a pris de vitesse ! Il s'est dit, tiens, m... alors, il se produit pile ce que Bayrou avait dit : les Socialistes, rattrapés par le principe de réalité se trouvent dans l'impossibilité de tenir 90% de leurs promesses...

Au fond, d'une certaine manière, c'est rassurant : encore heureux qu'ils n'essaient pas de les tenir, en effet. Ouf, on va au moins éviter le syndrome de 1981. 

J'approuve aussi leur priorité qui est d'épargner éducation, justice et sécurité. On est d'accord. En revanche, j'attends avec gourmandise les arbitrages qui vont être faits dans les autres domaines.

En revanche, copier Bayrou, hélas, il ne faut pas y compter, bien que l'ami Yves l'espère : cela supposerait une telle révolution intellectuelle à gauche que ce n'est pas pensable.

Réfléchir sur les productions locales, imaginer faire un pont en or au capital-risque investi dans l'industrie, ne rêvons pas, c'est hors de portée de la pensée socialiste ordinaire...

D'ailleurs, attendons le grand matraquage fiscal qui s'annonce : préparez les pansements, les amis, parce que là, ça ne pas être de la matraque, cela va être du taser, et à grande échelle. 

Et pendant ce temps, les Delanoë et consorts vont poursuivre leurs dépenses somptuaires à Paris, par exemple...

Certes, les Socialistes ne vont pas faire n'importe quoi, et je m'en réjouis : mais cela ne signifie pas qu'il existe un contre-programme astucieux et inventif qui n'offrirait pas mieux qu'une simple gestion ordinaire de crise, ambition désormais avouée de François Hollande.

Espérons que nous y viendrons vite, et, comme la crise est d'ores et déjà européenne, gageons que les prochaines échéances électorales qui verront l'occasion de renouveler nos euro-députés seront aussi, au centre, l'occasion de proposer un projet alternatif de grande envergure pour l'Europe et pour la France.

jeudi, 21 juin 2012

Normal 1er se débrouille à peu près correctement

Je n'ai pas encore pris le temps d'écrire un billet sur les premiers pas de François Hollande comme président, mais voilà l'occasion : c'est clair, ça me change du Sarko. Ouf, on a enfin un président qui n'est pas ridicule, qui ne s'imisce pas sans cesse dans les affaires du gouvernement et qui respecte la place de chacun.

Sur la scène internationale, difficile de juger : je pense que Hollande arrive avec un certain nombre d'idéaux, notamment en matière de droits de l'homme. Il va devoir au fil du temps réussir à les conjuguer avec une certaine forme de réalisme politique. Je pense à la manière dont il a reçu Poutine, par exemple : sur le fond, il a évidemment raison, mais sur la forme, Hollande doit bien considérer ce qu'il cherche exactement à obtenir avant de se livrer à des déclarations publiques.

Au G20, je regrette qu'il n'ait pas suivi la recommandation de Bayrou qui insistait pour que l'on évoque la question des productions locales. Sur tout le reste, on ne peut pas dire qu'il ait franchement avancé : taxation des transactions financières, convertibilité du yuan ou même croissance, c'est chou blanc. A vrai dire, je pense que ses partenaires ne partagent pas sa vision de la fiscalité.

Enfin, bon, on ne va pas lui en tenir rigueur. Si la France veut obtenir gain de cause dans plusieurs domaines elle doit apporter quelque chose sur la table, primo, et, secundo, commencer par convaincre ses alliés européens.

Bref, pas de regret d'avoir voté Hollande au second tour de la présidentielle.

Sur le plan intérieur, en revanche, je n'ai pas le même satisfecit à accorder aux Socialistes. D'ailleurs, je me suis bien gardé de glisser un bulletin socialiste au second tour : là où je vote, les Socialos désespèrent de parvenir à gagner municipale ou législative parce qu'il leur manque à chaque fois les voix centristes. Ils ne sont pas prêts d'y parvenir, je peux vous le garantir...

J'ai déjà deux bêtes noires : Peillon et Taubira. Pour l'instant, les deux ministres les plus nuls et les plus démagos du gouvernement Ayrault.

Je vois aussi que les Socialistes envisagent d'ores et déjà de revenir sur nombre de leurs engagements : eh oui, ils viennent de découvrir qu'il leur manque 10 milliards d'euros !

Résultat des courses, même si Normal 1er s'en défend, Ayrault est bien en train d'étudier la perspective de ne pas remplacer deux fonctionnaires sur trois partant à la retraite de 2013 à 2017 hors éducation, justice et intérieur. Mais cela doit être ce que l'on appelle pudiquement un document de travail , je présume.

Contrairement à la droite, je ne vais pas leur jeter la pierre : s'ils réfléchissent sur le sujet, ils vont dans le bon sens. De même, il est question que l'État réduise ses interventions de 40% hors prestations sociales. Bonne idée aussi.

Mes reproches, ils sont plutôt à deux titres : a) les Socialistes continuent à mentir en soutenant l'inverse de ce qu'ils préparent à faire, et ça, c'est quelque chose que je déteste b) c'est bien de réduire le train de vie de l'État, mais ils doivent vraiment repenser aussi ses missions : ils ne doivent pas faire la même erreur que la droite, c'est à dire assécher les divers postes budgétaires de l'État tout en lui confiant les mêmes missions. Il y a donc une réflexion très importante à mener à ce sujet.

Bien évidemment, la matraque à taxe est repartie : j'espère que les Socialistes vont l'utiliser avec une intelligence relative même si je n'attends pas de miracles de leur part. Je sais que la TVA va augmenter. Pas de reproches là-dessus, cela me paraît inévitable pour équilibrer nos comptes, et, de toutes façons, ça a l'air d'une augmentation très modérée, de l'ordre de 1% à peine. 

Le problème, c'est que les Socialistes alimentent largement la scizophrénie des Français : d'un côté, les Français voudraient que l'État prenne tout en charge, de l'autre, ils désirent des baisses d'impôt. C'est clair, les deux ne sont pas compatibles. En fait, le plus probable, pour l'instant, compte-tenu de nos dettes, c'est bien des augmentations d'impôt et des baisses d'intervention étatique.

11:09 Publié dans Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : hollande, ps, taxe |  Facebook | | |

dimanche, 06 mai 2012

Un seul regret.

J'ai un seul regret : je viens de prendre connaissance (en fait, c'est un gros mensonge, je le connais depuis longtemps) du résultat final du second tour et je vois que Sarkozy ne s'en sort pas si mal que cela. Hollande ne l'emporte qu'à 52% environ.

Or, pour que la droite se recompose, il aurait fallu une claque. Une défaite sèche.

Attendons la suite. J'observe tout de même que Dominique Paillé, du Parti Radical a tout de suite réagi : 

La présidentielle se gagne au centre. N Sarkozy n'a jamais voulu le prendre en compte. Il a eu tort.

Eh oui, mon ami...et pas seulement la présidentielle : c'est toute la politique menée pendant 5 années qu'il aurait fallu conduire autrement. On en reparlera.

Bon, pour moi, je vais sans doute passer de l'opposition à...l'opposition...C'est pas grave, j'ai l'habitude.

En revanche, il y a un truc qui me fait rigoler : ils vont faire quoi les blogs de gauche dont le fond de commerce était de conchier Sarko, sans Sarko ? 

20:18 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : sarkozy, hollande |  Facebook | | |

jeudi, 03 mai 2012

L'hérétique votera Hollande, comme Bayrou !

Bon, ben y'a plus qu'à. Le chef a dit, alors l'hérétique vote comme le chef a dit :-) Cela dit, sérieusement, cela tombe bien. J'étais enclin à voter en effet Hollande pour le second tour de l'élection présidentielle, le jugeant tout de même plus crédible que Sarkozy en dépit de son programme économique.

Je me doutais que Bayrou se prononcerait en faveur de Hollande à titre personnel, sans toutefois donner de consignes de vote.

Je ne voulais pas non plus risquer de placer Bayrou en porte-à-faux,  au cas où...Là, plus de problèmes. M...alors, je fais devoir voter la même chose que toute la clique de gauchistes qui s'est emparée de la Toile de longue date.

19:37 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (50) | Tags : hollande, bayrou |  Facebook | | |

mercredi, 02 mai 2012

Hollande, Sarkozy, que choisir après le débat ?

Bon, j'ai écouté le débat Sarkozy-Hollande et je ne sais toujours pas ce que je vais voter. Sarko remonte dans l'opinion : il est désormais à 48.5 contre 51.5 à Hollande. Je fais partie des indécis qui vont faire basculer cette élection dans un sens ou dans l'autre.

Bayrou avait envoyé une lettre à Nicolas Sarkozy et François Hollande : ce soir, il doit franchement être déçu.

Rien sur la relocalisation et la réindustrialisation de la France. L'emploi en dépendait pourtant...

Sur l'Éducation, ni l'un ni l'autre ne sont vraiment crédibles : Sarkozy ment comme un arracheur de dents, François Hollande esquive les questions qui fâchent. L'un et l'autre se sont bien gardés d'aborder les méthodes pédagogiques, l'organisation des enseignements, la diversification des voies et la répartition des élèves.

Sur la réduction des dépenses publiques, je ne vois pas ce que Hollande va réaliser : elles sont où ses économies. L'inconvénient, c'est que je ne vois pas non plus celles de Sarkozy, même si j'agrée sa volonté d'inscrire la Règle d'Or dans la constitution.

Sur le nucléaire, je ne vois toujours pas comment Hollande va passer à ses 50% d'énergie. Sarkozy minimise les risques : dire que Fukushima, c'est juste un problème de Tsunami...franchement...

Sur l'immigration, avantage à Hollande dont j'ai trouvé les positions claires et crédibles. Sarkozy, on sait qu'il fait n'importe quoi et instrumentalise à chaque fois le débat. A son crédit, toutefois, ses remarques sur l'Islam de France : en effet, il faut un Islam de France et non un Islam en France.

Sur la sécurité, Sarkozy est tout sauf crédible, il a réduit le nombre des fonctionnaires de police. Avantage à François Hollande.

Nada également sur la représentativité du Parlement et notamment sur la proportionnelle. Sarkozy s'y est déclaré favorable dans sa lettre à Bayrou, Hollande a dit qu'il ouvrirait le débat, mais ce soir, rien dessus.

Sur la richesse et les impôts, j'ai trouvé Hollande nul : notamment cette légende sur les chèques du Trésor Public aux "riches". Rien de plus fallacieux. Si vous payez 1000 euros d'impôts et que finalement on s'aperçoit qu'on vous spolie un tantinet puis qu'on vous reverse 200 euros, cela signifie-t-il que Bercy vous fait un chèque ? On a bien compris que Hollande allait faire grimper les impôts, même si Sarko en a largement fait autant, toutefois, l'air de rien, effectivement, en 5 ans. Donc, sur la question, match nul entre les deux, mais le lauréat du discours démago revient quand même à Hollande.

Sur DSK, c'est petit de Sarko de s'en prendre à Hollande : si Hollande comptait concourrir contre DSK c'est bien qu'il ne comptait pas se ranger avec enthousiasme derrière. Toutefois, Hollande est gonflé de dire qu'il ne savait rien de DSK : c'était de nototriété publique au PS et il avait reçu Tristane Banon. Match nul sur ce point.

Sur les otages et l'Afghanistan, les deux me semblent avoir bien parlé.

Bref, attendons l'avis du chef suprême des centristes :-)

23:43 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : hollande, bayrou |  Facebook | | |