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dimanche, 02 février 2014

Et si les Américains pendaient Woody Allen ? Et puis Hollywood avec.

La lettre ouverte de Dylan Farrow confirme les bruits et rumeurs que j'ai entendues depuis un moment à propos de Woody Allen. Ce mec-là m'a amusé jusqu'à Zelig. Après, beaucoup moins. On sentait qu'il prenait la grosse tête et que son absence d'éthique en faisait un individu à la morale chancelante.

Dylan Farrow accuse Woody Allen de l'avoir violée quand elle avait 7 ans. Cette accusation avait vu une première fois le jour avant de finalement ne pas connaître de suite.

Perso, je crois Dylan Farrow. Je ne pense pas qu'elle mente.

Je n'en peux plus du star-system et des élites. Un jour, ça va vraiment péter. Saville le pédophile a vécu une vie tranquille en violant à tour de bras des petites filles. On l'a même anobli. Polanski est accueilli en héros partout où il passe. On fait des ponts d'or à ce salopard de Woody Allen. Matzneff qui ne se vante de n'avoir usé d'autre violence que celle du billet de banque pour avoir des relations sexuelles avec des enfants de 10 à 16 ans écrit dans Le point et reçoit des prix littéraires. Le fumier de Terry Richardson continue d'être le photographe favori du star-system.

Il faudrait un grand lynchage. Un vrai lynchage populaire pendant lequel on chope tous ces gens-là et on les pend à une branche d'arbre. Ils y gigoteraient le temps qu'il faut pour crever.

Ce n'est pas que je  croie la justice incapable d'agir ; c'est plutôt que le vice prospère sur la silence et la complicité passive de la bobosphère médiatique qui ne veut pas envisager d'enfin brûler ce qu'elle a adoré et d'adorer ce qu'elle a brûlé.

J'ai beau être centriste, j'en suis arrivé à un état d'exaspération et d'écoeurement, et je pense ne pas être le seul, même chez les modérés, auquel tout le star-system et son alliée, la sphère médiatique feraient bien de prendre garde.

mercredi, 29 janvier 2014

Théorie du genre en délire : réponse libérale

J'ai entendu parler de ces familles qui voulaient retirer leurs enfants de l'école parce qu'on leur aurait enseigné à ne pas être des petits garçons s'il s'agissait de petites filles et inversement.

J'ai jeté un oeil sur les documents d'accompagnement qui figurent sur le portail du projet : il n'y a rien qui se rattache de près ou de loin à la théorie du genre. On trouve bien quelque part que nos stéréotypes sociaux et nos codes dans le domaine du genre sont des constructions sociales, ce qui est un fait, mais rien qui accréditerait l'idée qu'un enfant ne doit pas être sûr de son genre ou que son genre serait une construction sociale aussi.

En revanche, avec le mélange de béni-oui-ouisme et de rigidité qui caractérise les Socialistes, Najat et Peillon en tête, tout le monde a pu penser (à tort) qu'il y avait anguille sous roche.

Le projet de base, c'est de construire l'égalité entre filles et garçons et, à cet effet, de montrer que ni les filles ni les garçons n'ont de rôles réservés ou gravés dans le marbre. Des analyses de textes sur la figure de la princesse et du chevalier ou d'oeuvres de Renoir sur les codes vestimentaires qui figurent dans les ressources pédagogiques montrent simplement qu'on tend se représenter les filles selon des stéréotypes (passives, par exemple) de même que les garçons (toujours aventureux) ou encore que tel vêtement qui n'était pas accepté pour les femmes il y a moins d'un siècle sont complètement rentrés dans les moeurs aujourd'hui.

C'est l'ambiguïté de la réponse socialiste et la malhonnêteté consubstantielle de l'extrême-droite et des ultra-conservateurs qui ont amené de folles rumeurs dans les médias. La gauche a en effet construit son discours sur l'égalité filles-garçons en s'appuyant sur la construction sociale de leurs différences. Il est très facile, avec un tel propos de glisser sur l'idée que le genre relève du même processus en déconstruisant complètement ce qu'élabore notre société. On reconnaît évidemment dans cette méthode la traditionnelle manière de penser, toute sociologique, des constructivistes.

Maladresse idéologique insigne alors qu'il eût simplement été suffisant de dire que les filles n'avaient pas vocation à être confinées dans des rôles quels qu'ils soient ne serait-ce que parce qu'on les prive ainsi de leur droit le plus fondamental et le plus inaliénable : la liberté.

J'ai souvent ma propre interprétation de la chute d'Adam et Ève. Il y avait un gros nounours tendance bébé cadum qui se trouvait très bien dans son cocon douillet : il s'appelait Adam et son cocon, Eden. Mais un jour, il fit la rencontre d'un autre être qui répondait au doux nom d'Ève. Cette dernière, tout au contraire du conservatisme de son camarade, s'ennuyait comme un rat mort en Eden et n'aspirait qu'à découvrir de nouvelles choses. Aussi, quand le jaloux serpent l'informa qu'en goinfrant un fruit de l'Arbre de Science elle accéderait à de nouvelles choses, elle n'eut pas d'hésitation, quand bien même elle avait été avertie par Adam que la consommation du fruit n'était pas compatible avec sa présence en Eden. Mieux valait vivre libre une vie dure qu'une existence dans des fers, fussent-ils de velours. Ève refusait déjà le ce que les libéraux appellent bien à tort l'État-Maman. Ben non, je viens de le démontrer, en fait, ce n'était pas un État-Maman, c'était un État-Papa, sorte de monde parfait, plat et ennuyeux ou rien ne change jamais. Quand je dis, je l'ai écrit, que la liberté est une femme...

Voilà, j'ai réinterprété un de nos mythes originels. Ai-je eu besoin d'une théorie quelconque sur le genre pour le faire ? Non. La femme demeure-t-elle confinée dans son rôle traditionnel dans mon exégèse ? Non plus.

Si les Socialistes veulent me consulter afin que je leur refasse tous leurs documents sur l'égalité hommes-femmes, pas de problèmes : il suffira juste d'aligner la monnaie. Je pense qu'ils y gagneront au bout du compte. Bon évidemment, cela suppose d'admettre d'envoyer au débarras toute la clique constructiviste.

Après, restent les fachos et les ultra-réacs religieux, mais je les attends le pied ferme parce que leurs discours ne tiennent jamais la route : les fachos invoquent presque toujours la biologie, et les intégristes, les textes sacrés mais comme ce sont des ignares et des imbéciles, ni les uns ni les autres ne maîtrisent vraiment ce qu'ils citent et ils finissent toujours par se contredire.

dimanche, 26 janvier 2014

JDD numérique : quelle m...!

A ce rythme, je vais faire simple : un abonnement numérique au JDD, c'est le journal le mieux informé des projets des candidats lors de la municipale parisienne. Au passage, au JDD ils font tout pour ne pas développer leurs éditions numériques. C'est un chemin de croix pour réunir les conditions nécessaires à la lecture de leur article. Il faut créer un compte avant d'acheter un numéro avec beaucoup trop d'informations indiscrètes demandées (âge, date de naissance, adresse) et le problème c'est qu'une fois la session ouverte, en cliquant pour acheter le numéro on se trouve envoyé de nouveau à une page d'ouverture de compte. Je ne parviens même pas à mémoriser de quelle manière j'ai accédé à la bonne page. Et Après, ce n'est pas fini : une fois l'achat fait, on apprend soudainement qu'il faut installer le logiciel PressReader. Bref, j'aurais eu le temps de faire 10 fois un aller et retour au kiosque le temps de toute cette procédure. Je ne parle de pas l'itunes store : apparemment, il y avait une procédure, mais une fois l'app téléchargée, plus rien de ne passe. Une fois sur l'édition électronique, on ne comprend pas comment l'amener sur le press reader d'autant que la page proposer de l'installer une seconde fois. Quelle système merdique et nul. A ce point-là, les concepteurs méritent des claques. En désespoir de cause, j'ai téléchargé le numéro en epub, j'ai une tablette Kobo.

J'ai donc commencé à lire le fichier epub sur mon ordinateur, et, au bout du compte, la très mauvaise surprise de ne pas trouver ce que je cherchais : les grands projets de NKM pour Paris.

Ma conclusion est que l'abonnement numérique en version JDD, c'est de la m... en barre. Là, je vais enfiler une tenue décente et l'acheter en kiosque. 

Le poids des apparences.

Il y a parfois des images qui se passent de mots. Je suis tombé sur cette magnifique vidéo virale au hasard de mes pérégrinations sur twitter.

J'invite tous ceux qui passent ici à bien la regarder. 

08:51 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : apparence, handicap |  Facebook | | |

samedi, 25 janvier 2014

Logement social et scoring

Anne Hidalgo a mentionné sur twitter son intention de mettre en place un système de "scoring" pour l'attribution de logements sociaux à Paris. Elle cite Rennes en exemple. Renseignements pris, la pratique consiste à donner des points aux demandeurs selon le nombre demandes et le temps d'attente, les revenus, la situation familiale, la nature de la demande pour l'essentiel des critères habituellement retenus.

L'idée provient d'une mission comprenant des élus de tous les bords politiques : le rapport final préconise un système de cotations.

Quand on prend connaissance à la page 94 de la diversité et de la quantité des commissions impliquées dans la désignation d'un attributaire, on conçoit l'opacité de la chose pour le Parisien lambda effectuant sa demande. C'est impressionnant : demande peut passer devant plus de 20 commissions différentes au bas mot. Et il faut compter qu'il y a de surcroît des filières réservées. 

Qui veut faire du ménage là-dedans ferait bien de supprimer 95% de ces commissions, coûteuses, inefficaces et chronophages.

Il y a en plus des commissions de pré-peuplement s'il s'agit d'immeubles à livrer.

Elles comprennent la DRIHL (Préfecture de Paris et d’Ile-de-France), le cabinet de l’Adjoint au Maire de Paris en charge du logement, le bailleur gestionnaire de l’immeuble, la mairie d’arrondissement concernée, la DLH et l’ensemble des autres réservataires, notamment les CIL. Il peut s’agir par exemple de recommander d’éviter de proposer à des familles monoparentales un logement classé en zone sensible, de privilégier les enfants en âge d’aller au collège en raison d’un manque d’école primaire dans le périmètre, de s’abstenir d’attribuer un appartement à des personnes handicapées moteur en raison de l’éloignement de transports accessibles ou du manque d’accessibilité de l’immeuble lui-même, etc. Sur ce point, les mairies d’arrondissement apportent leur connaissance fine du terrain en matière d’équipements publics, de difficultés spécifiques, etc. Les candidatures de l’Etat sont ensuite envoyées à la DLH avant leur envoi officiel aux bailleurs, ce qui permet d’éviter les doublons et de discuter d’une candidature qui ne correspondrait pas aux consignes. La Ville fait de même pour ses candidatures émanant de la Mairie centrale et des mairies d’arrondissement. Les candidatures des deux partenaires sont ensuite adressées au bailleur pour être présentées devant les CAL.

Je suis quand même scié que dans les commissions en question il ne soit jamais évoqué la tranquillité des nouveaux locataires. Quitte à mettre en place ce qu'il faut appeler une notation, le casier judiciaire, les incivilités passées devraient coûter cher en cas de demande. En outre, tout habitant d'un logement social ne devrait pas considérer sa présence comme un droit acquis : il serait logique que son score évolue selon sa situation personnelle et son attitude avec son voisinage.

 

Crédible, le plan de réduction de dépenses de l'UDI ?

J'ai pris connaissance de la synthèse du projet présenté par Hervé Morin pour réduire la dépense publique. Comme c'est souvent le cas, dans le jeu politique, les plans que l'on propose quand on est dans l'opposition partent toujours du principe qu'ils s'exécutent dans le meilleur des mondes possibles...

Je juge irréaliste de faire revenir les Français de 35 à 39 heures de travail par semaine. Le faire dans toute la fonction publique provoquerait des manifestations monstres. C'est une proposition qui ne tient pas la route : si elle était si simple, la droite qui a été au pouvoir pendant dix ans l'aurait mise en application. On peut donc déjà enlever 20 des 80 milliards d'économies. Et puis au fond, je me demande si ce ne serait pas une régression, finalement.

L'idée de contractualiser l'emploi dans la fonction publique pour les recrutements à venir pourrait en revanche apporter de la marge de manoeuvre et éviter pas mal de rigidités. Encore faut-il trouver des candidats : si la fonction publique n'apporte pas la sécurité de l'emploi et tous les avantages qu'elle offre habituellement, elle risque d'attirer nettement moins d'individus et, contre toute attente, devoir faire face à des difficultés de recrutement.

Tout le plan de rationalisation des dépenses aboutira à des effets pervers s'il n'est pas précédé d'une réflexion et d'un tri sur les services que l'État assure. Rogner tout partout sans y avoir pensé produit des dysfonctionnements. Cela tombe plutôt bien, les Français sont prêts à renoncer à un certain nombre de services publics contre moins d'impôts, d'après un sondage BVA tout récent.

Le passage à 41.5 années de cotisation est de toutes façons inéluctable. Il faut être naïf pour imaginer toucher simultanément aux allocations chômage. A considérer les vagues que cela va engendrer alors que l'emploi est fragilisé, on a là l'assurance de mettre le feu aux poudres.

Je vais être sévère, mais c'est mérité : ce plan est un mauvais plan parce qu'il ne tient pas compte des réactions sociales qu'il peut engendrer et parce qu'il ne réfléchit pas sur la structure de nos dépenses. 

J'adhère à la volonté affichée, mais tout effort demandé doit s'appuyer sur la situation existante, par sur une France rêvée.

lundi, 20 janvier 2014

Droit des femmes, le retour de la réaction la plus vile

Quatre billets dans la même journée, cela commence à faire beaucoup mais je ne peux pas laisser passer l'amendement du sieur Le Fur et la cohorte de réactionnaires qui l'ont co-signé.

J'ai mes propres doutes sur l'interruption volontaire de grossesse : non que j'en dénie le droit aux femmes mais plutôt que je suis très mal à l'aise avec ce qu'est l'embryon a fortiori s'il s'agit d'un foetus. Mais il ne me viendrait pas pour autant à l'esprit de penser qu'une IVG puisse être une intervention de confort comme semblent le penser le Mollah le Fur et ses 16 talibans.

La loi Veil avait très bien établi qu'une IVG est avant tout une situation de détresse. Qu'est-ce que veulent nos talibans locaux ? Comme leurs homologues espagnols punir les femmes en les contraignant à accoucher ? 

Je tends à souhaiter que l'on évite les IVG autant que faire se peut sauf en cas de viol ou de malformation, mais pas à la manière de monsieur Le Fur. On peut, par la douceur et l'information, en entourant les jeunes femmes qui en arrivent à de telles extrémités, leur donner le maximum de cartes en mains pour faire le meilleur choix possible. Voilà ce que je souhaite. Que l'avortement ne soit pas anodin et que toute la procédure soit accompagnée avec possibilité de l'interrompre jusqu'au dernier moment. 

Mais la méthode brutale et réactionnaire de ce quarteron de réactionnaires en retraite est pour moi la pire des solutions. La plus vile aussi, puisqu'elle enfonce les femmes les plus en souffrance et en difficulté : en effet, en adoptant le principe d'un déremboursement, seules celles qui en auront les moyens pourront encore effectuer le choix. Les autres devront porter le fardeau de leur souffrance comme le Christ sa croix. Et ce ne seront pas Monsieur le Fur et ses amis qui viendront les assister et les soutenir, croyez-moi.

22:42 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : ivg, le fur |  Facebook | | |

lundi, 13 janvier 2014

Si Hollande avait été une femme, qu'est-ce qu'elle aurait pris...

Dans l'affaire Hollande, je me fais la réflexion qu'il a bien de la chance de ne pas être une femme. L'opinion tolère au nom du droit à la vie privée des écarts qu'elle n'aurait peut-être pas pardonné à une femme.

Parlons-en des femmes. C'est vrai que tous les hommes politiques ont droit à la vie privée. Mais François Hollande doit aussi prendre conscience que le chef d'un État n'est pas un individu ordinaire.

Il était marié et avait eu quatre enfants. Il s'est séparé de leur mère et a installé sa maîtresse à l'Élysée semant une confusion protocolaire : première dame de France ou pas ? 

Et voilà qu'il trompe sa maîtresse, à son tour, pour une jeune actrice, et que son actuelle concubine l'apprend quasiment par la presse. Ça commence à faire un peu tache.

J'aime bien les hommes simples. J'aime bien François Bayrou entre autres pour cette raison, en sus de sa culture, de sa clairvoyance et de son honnêteté. Je ne l'imagine pas autrement que finissant son existence avec Elisabeth, son épouse, qu'il aime depuis le premier jour. Ça a son charme aussi, le catholicisme bon teint.

Je suis un peu lassé par les scandales de moeurs de la vie politique. Il y eu Berlusconi et DSK qui incarnaient tout ce que je déteste, passibles l'un et l'autre d'une condamnation pénale. Il y en a une tripotée (toujours des hommes !) qui ne valent guère mieux en Europe.

Bien sûr, ce genre de frasques n'induit pas de conclusions sur la compétence politique d'un homme politique, mais enfin, la morale n'est pas si éloignée que cela de la compétence, fût-elle privée et on tend à les séparer un peu trop soigneusement.

François Hollande aurait mieux fait d'annoncer à sa maîtresse que leur relation était finie une bonne fois pour toutes plutôt que de fuir, jusque dans sa vie privée, ses responsabilités. Voilà une histoire qui conforte l'idée que je me fais de l'homme.

Je me dis qu'une femme en aurait pris plein la figure : quand je vois déjà les grossièretés et les préjugés dont elles sont victimes...Imaginez une femme à hommes au pouvoir, trompant son amant au su et au vu de tout après s'être séparée de son précédent compagnon. Cela aurait le mérite d'être atypique. Bénéficierait-elle de la mansuétude dont Hollande (ou d'autres) profite ? Je ne le crois  pas. L'opinion serait sans pitié et la grossièreté en barre jailliraient de tous les égouts médiatiques et sociaux.

16:10 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : hollande |  Facebook | | |

dimanche, 12 janvier 2014

Eh oui...internet, c'est pas la vie réelle...

Il est instructif le sondage qu'IFOP a réalisé auprès des Français à propos de Dieudonné. On voit qu'il est rejeté à une majorité écrasante par les Français (un autre sondage donne même 84% de rejet). Tous les petits fumiers de tout horizon qui ont soutenu mordicus la raclure l'ont dans le baba. Ils s'étaient crus puissants et majoritaires parce qu'ils faisaient beaucoup de bruit sur les réseaux sociaux mais ils ont découvert qu'ils n'étaient rien.

Ce phénomène de tapage venteux n'est pas nouveau. Je ne compte pas le nombre de fois où de bonnes âmes sont venues m'expliquer que j'étais un facho, un réac, un gros droitier, lors des cinq années qui sont passées, parce que je ne bramais pas dans le sens du vent et que je n'étais pas politiquement correct quand je m'exprimais sur Israël, sur l'immigration, sur les incidents dans les banlieues ou encore sur l'insécurité.

C'est ça le microcosme. Microcosme, c'est deux mots grecs : micros, petit, et cosmos, univers. Donc, le microcosme, c'est le petit univers.

Sur la Toile, les internautes vivent dans un petit univers. Ils croient représenter le monde entier, mais ils ne sont qu'eux-mêmes. Vous allez voir des myriades de commentateurs qui vont venir vous agonir de tous les noms sur votre mur, en commentaires, sur un fil twitter, et vous allez vous croire seul au monde. Mais une fois les Français sondés, vous allez découvrir qu'en fait, ils sont nombreux à penser comme vous, et que la minorité, ce sont les gueulards qui vous ont dans le pif.

Je n'ai jamais bêlé avec les moutons et je crois adopter parfois des positions difficiles. S'en prendre systématiquement aux Roms, ça m'agace. Faire des femens des extrémistes au même titre que les antisémites et les racistes, c'est fallacieux, une extrapolation mensongère qui repose sur l'invention de "phobes" en tout genre. De même que décréter que la France est islamophobe, c'est ridicule, alors que l'Islam politique ne cesse de renvoyer des signaux désastreux à l'ensemble du monde depuis une trentaine d'années. Ceci ne signifie pas pour autant qu'il faut interpeller l'Islam tous les quatre matins, et on peut comprendre que les Musulmans finissent par être un tantinet lassés. Et il n'y a pas davantage de christianophobie. Ce n'est pas moins ridicule. Dans un autre registre, ne pas vouloir admettre la sur-représentation de l'immigration dans l'insécurité, c'est une malhonnêteté absolue qui n'amène rien de bon. Mieux vaut tenter d'en comprendre la raison. Tiens, ça me rappelle les nombreuses pleurnicheries sur les deux jeunes de Villiers le Bel : ce qui m'avait frappé, perso, c'est surtout le délit de fuite, que tout le monde semblait avoir éclipsé et clairement à l'origine de leur mort alors qu'on cherchait des poux à des agents de police qui ne faisaient que leur boulot.

Je ne vais pas continuer à énumérer des prises de position non-conformes au sein du microcosme : je me réjouis simplement de voir que des avis en apparence isolés sur la Toile trouvent un écho bien plus important au sein du peuple réel.

13:30 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (26) | Tags : internet, opinion |  Facebook | | |

vendredi, 10 janvier 2014

Zemmour : l'erreur du Nouvel Obs

Quelle erreur monumentale de la part du Nouvel Obs que d'avoir mis dans le même sac Soral, Dieudonné et Zemmour.

Si le premier est un apprenti SA, le second un authentique fumier, le troisième joue plutôt dans la cour des ultra-réacs, souvent populiste et clownesque mais pas fondamentalement nocif.

Chapeau le Nouvel Obs : la gauche des années 80 le retour. C'est dommage parce que l'article de fond n'est pas inintéressant (je l'ai lu) mais le choix d'une Une hystérique fout en l'air tout le reste.

Comparons ce qui est comparable : je n'ai jamais entendu Zemmour préconiser de brûler, tuer, gazer qui que ce soit ni évoquer un vaste complot dont l'objet final serait la domination de la planète.

Soral et Dieudonné frayent avec ce qu'il y a de pire : racaille, islamisme ultra-radical et terroriste, néo-nazis et fachos de tout acabit. Rien de tel avec Zemmour.

La justification de Thierry de Cabarus est affligeante et ses exemples très mal choisis. Zemmour est un réac populiste, mais ses saillies à chaud traduisent aussi une exaspération devant la bonne conscience bobo de la gauche dégoulinante et son hystérie naturelle dès qu'il est question de des mots en "isme". On est loin d'un Soral et d'un Dieudonné qui puent la haine mauvaise, l'un essayant de la théoriser, l'autre d'en faire des spectacles.

18:04 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : zemmour |  Facebook | | |