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vendredi, 14 mars 2014

La hargne fiscale tourne à la rage en Allemagne

Je suis assez sidéré par le sort du patron du Bayern Munich, Uli Hoeness en Allemagne. Voilà un homme qui a pris les commandes d'un club de football qui était endetté jusqu'au cou et à l'article de la mort il y a 30 ans et en a fait une entreprise florissante dont les comptes sont positifs pour le 19ème exercice d'affilée. Voilà un homme qui s'est fait tout seul : fils d'un artisan boucher, il est parti de pas grand chose pour devenir un grand nom de la sphère sportive, économique et politique allemande. Voilà un ancien footballeur d'exception qui blessé gravement au zénith de sa carrière a su rebondir de manière éblouissante et devenir un gestionnaire et président de club hors-pair. Que l'on soit bien conscient qu'il est entré dans le haut du staff du Bayern à 27 ans. Voilà un homme qui a payé 50 millions d'euros d'impôts ces dernières années. Voilà un homme, dont on ne peut pas dire qu'il a profité du système social allemand. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il l'a plusieurs milliers de fois financé. Voilà un homme qui a créé des milliers d'emplois. Voilà, enfin, un homme estimé de ses concitoyens et courtisé de toute la classe politique allemande (88% d'opinions favorables dans un récent sondage).

Eh bien cet homme est condamné à trois années et demie de prison ferme. On l'accuse d'avoir soustrait au fisc 27 millions d'euros. Cet argent aurait dû être touché des gains qu'il a réalisés sur la base d'une somme de 5 millions d'euros initiaux en spéculant astucieusement.

Ce qui me sidère, c'est la vindicte médiatique qui présente sa tentative de préserver ses gains comme une escroquerie. C'est le pompon : qui a-t-il escroqué ? Personne. C'est de l'argent qu'il a gagné.

Simplement, la hargne fiscale atteint de tels sommets que les États et la presse qui leur doivent tout (du moins, dans nos économies européennes partiellement administrées et subventionnées) présentent comme chose normale le racket permanent auquel ils se livrent, roulements de tambours, de ruines et menaces d'emprisonnement à l'appui.

J'admets qu'on puisse être condamné pour fraude fiscale à un redressement, encore qu'il faut considérer la nature de la fraude. Mais de la prison ferme, cela relève de la spoliation organisée. Dans l'histoire de l'Europe, ce sont des individus comme Caligula, Tarquin le Superbe (qui ont fini par être chassés par les Romains) qui se livraient à ce genre de prédations.

In fine, en Allemagne, mais sans doute aussi dans d'autres pays d'Europe, mieux vaut être un violeur avec des circonstances dites "atténuantes" (moi, je n'en vois jamais, mais je dois être un libéral capitaliste tordu qui ne comprend pas la misère du petit peuple, je présume) qu'un individu qui tente de sauver son pécule de l'appétit des États. Ça coûte moins cher en prison, et j'en ai la preuve, car j'ai vu des peines de prison pour viol inférieures à trois ans (quand il devrait en coûter dix fois plus !).

Le plus effarant, c'est de voir comment la peste s'est répandu dans les esprits, y compris les plus modérés : la chasse aux revenus des autres est devenu un spectacle satisfaisant pour la majorité, qui s'en repaît comme des fauves l'auraient fait des premiers Chrétiens dans la Rome impériale.

13:44 Publié dans Economie, Société | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : fisc, uli hoeness |  Facebook | | |

samedi, 08 mars 2014

Les femmes qui comptent en politique

En cette journée du 08 mars j'ai pensé particulièrement justifié de considérer le spectre politique afin de déterminer quelles femmes émergent et joueront un rôle politique majeur dans l'avenir. Je circonscris à la France mon examen car il serait vraiment long de faire le tour du monde, d'autant que je ne connais pas la situation politique partout.

J'ai choisi d'écarter les coqueluches des médias : la plupart du temps, ells font pschitt faute de compétences réelles et on finit par ne plus en entendre parler. Non, je m'intéresse à celles qui ont un poids politique réel et qui l'ont prouvé.

C'est une socialiste et une nationaliste qui me viennent d'abord à l'esprit : à l'évidence, Anne Hidalgo est bien partie pour devenir un acteur majeur de la sphère politique française, sauf à ce que sa rivale et challenger, NKM crée la surprise. Maire de Paris, c'est un sacré tremplin, en France, à condition que l'on se montre capable de franchir un échelon supérieur. Marine Le pen est à l'évidence l'une des personnalités les plus emblématiques parmi les femmes. Elle a réussi à s'imposer à la droite de la droite, créant dans son sillon une dynamique qu'aucun leader d'extrême-droite n'était jusqu'ici parvenu à générer. Sa nièce, Marion, s'engouffre d'ailleurs dans le même chemin. Toujours à gauche, Martine Aubry, la maire de Lille, est assurément un femme qui compte en politique. Elle a la stature et l'esprit de décision pour accéder aux fonctions suprêmes, premier ministre ou présidente. A droite, outre NKM,  je crois que Valérie Pécresse a beaucoup de potentiel, mais il faut qu'elle le réalise.

Christine Lagarde est aussi une actrice de premier plan, mais elle est un peu éloignée des affaires de la France, et puis c'est surtout une excellente technicienne, plus qu'une politique. A vrai dire, je pense que les femmes qui se spécialisent, ou dans l'économique, comme Christine Lagarde, ou dans le social/sociétal, comme Najat Belkacem ou Christine Taubira perdent considérablement en aura politique, contrairement aux apparences. Et je ne parle pas de celles qui ne valent que par les médias.

Au centre, il y a des femmes que j'apprécie beaucoup, comme Marielle de Sarnez ou Chantal Jouanno, mais je ne les crois pas en état de percer dans l'opinion pour l'instant.

Simone Veil s'est retirée du monde politique et Ségolène Royal est définitivement hors-course, désormais. Je ne vois donc pas d'autres noms qui attirent suffisamment mon attention pour que je les joigne à la liste que je viens d'établir.

jeudi, 20 février 2014

Les sources amères du djihadisme en France

Le Nouvel Obs fait sa une sur la jeunesse djihadiste ce jeudi. Je suis parfois surpris par la naïveté des journalistes, tout à leur étonnement d'un phénomène pourtant très prévisible.

A Qaeda et les organisations terroristes n'ont pas besoin de réseaux. C'est l'absence d'identification positive, d'une alternative, qui rend possible des initiatives personnelles. Oh, bien sûr, il y a quelques recruteurs, mais ils n'ont pas à forcer leur talent : les fruits sont mûrs, il n'y a qu'à se baisser pour les cueillir.

Le djihadisme renvoie un reflet conforme aux représentations d'idéal masculin telles que se les figure la jeunesse d'origine immigrée. La question de fond est donc bien celle de l'image. Et elle naît de deux défaillances : d'une part un référent qui puisse être idéalisé, d'autre part une vision sexuée très patriarcale de ce que doit être un homme.

Cette vision est à la source de tous les maux de cette jeunesse, ce qui explique d'ailleurs que les filles immigrées s'en sortent bien mieux que les garçons. Elle s'alimente du communautarisme, de la concentration ethnique, de la délinquance et du phénomène des bandes.

On est toujours tenté de trouver des coupables idéaux et on pointe du doigt des mosquées sauvages, illégales, qui fanatiseraient les banlieues. Dans la réalité, quand elles existent, elles ne sont qu'un symptôme, pas une cause.

Les parents de ces jeunes gens qui ont bien compris le risque ne sont pas fous : s'ils le peuvent, ils envoient leurs enfants chez les "Catholiques", comme ils le disent à mi-voix entre eux. C'est dire l'échec total de l'école publique avec tout son laïus laïc et son béni-oui-ouisme républicain.

Il faut évoquer aussi une politique de la ville déficiente, mais à la vérité, il aurait déjà fallu ne pas laisser de telles concentrations ethniques se créer dans les banlieues. Il était parfaitement évident qu'elles tourneraient au communautarisme. Cela supposait évidemment une immigration bien moins massive et sa dispersion sur tout le territoire français.

Refaire l'Histoire ne fera pas avancer notre problème. Il faut maintenant réfléchir à des solutions avec la situation actuelle.

Je sais que la France déteste les statistiques ethniques et religieuses, mais il va bien falloir s'y faire car il ne sera pas possible de travailler sans ces dernières.

Clairement, le problème touche les jeunes de confession musulmane, même s'il y a un fort effet d'aspiration sur les autres. Il ne suffira donc pas d'évoquer la diversité, comme le font nos responsables politiques en la brandissant à titre de joujou électoral.

La discrimination positive à l'aveuglette ne débouchera pas sur grand chose, à mon avis. Ces programmes-là ne marchent jamais. 

Il y a en revanche un véritable travail de repérage des talents. Comme beaucoup de libéraux, je tends à penser que le commerce apporte la paix et la démocratie. Il y a quelques idées apparues sous des gouvernements précédents que l'on pourrait reprendre : 

- la création de zones fiscalement franches dans les quartiers les plus déshérités

- le tutorat de chefs d'entreprise renommés auprès des jeunes de ces quartiers. Il ne faut d'ailleurs pas se limiter au commerce : la science, l'ingénierie, la littérature, la sphère médicale mais aussi les métiers de l'artisanat. A mon avis, ce système peut suppléer avantageusement à la perte de repères et au manque de référents. Il doit bien sûr être pensé sur la durée car il s'agira de valoriser les premières réussites.

Il ne faudra évidemment pas hésiter à s'associer à d'autres acteurs : les établissements scolaires privés (puisque les établissements publics semblent incapables de s'extraire de leur gangue idéologique) et les associations actives qui ont choisi d'agir au lieu de pleurnicher. Nos quartiers ont du talent ou encore l'Échelle humaine d'Alain Dolium montrent la voie qu'il est souhaitable d'emprunter.

Il me paraît tomber sous le sens que les entrepreneurs-tuteurs qui auront vu leurs pupilles gravir les échelons ou les engageront directement ou sauront les recommander. Un avantage appréciable quand il faut trouver un premier emploi.

J'ai enfin une autre proposition en tête pour faire face aux dérives qui menacent la jeunesse de nos cités.

- la prise de contact avec des partenaires religieux acceptables : j'ai en tête la lecture des Mémoires de guerre du Général de Gaule, période 1944-1946. Il y évoque la collaboration qu'il perçoit comme un immense gâchis. De son point de vue les jeunes gens qui se sont engagés sur le front russe auraient tout aussi bien pu rejoindre la Résistance. C'est parce que leur ardeur a été pervertie qu'ils ont fait ce choix. D'une certaine manière, on peut se dire que les jeunes djihadistes qui se rendent en Syrie font aussi partie des jeunes les plus entreprenants, en dépit de leur inconscience. Il y a donc là des talents qui ont été pervertis mais que l'on pourrait réorienter vers quelque chose de plus positif. Si, par exemple, la foi est leur moteur, un partenariat avec le Croissant Rouge, un organisme confessionnel humanitaire, neutre et pacifique. On pourrait penser à des actions de ce genre, même si j'imagine mal la forme qu'elles pourraient prendre exactement.

A côté de cela, la volonté déterminée de ne plus alimenter la concentration ethnique doit être un moteur de la politique de la ville. La dissémination des logements sociaux et la maîtrise totale de l'immigration en sont deux moteurs majeurs. 

 Je n'ai pas trop évoqué l'éducation des garçons, mais elle est en filigrane dans mes propositions. Je renvoie sur ce point à une excellente tribune de Brighelli dans Le Point en citant un passage de son entretien qui pourra nourrir notre réflexion.

L'absence de "rites de passage" pèse plus sur les garçons que sur les filles et ce, à divers moments. L'élève, notamment le garçon, était le "patron" de la cour et des divers espaces de l'école primaire qu'il maîtrisait bien. Il se retrouve au collège dans un espace dont il ne possède pas toutes les clés, et apparaît comme le "petit" de l'établissement, ce qui peut générer une certaine angoisse. Dans la construction de sa personnalité, le garçon vit moins dans son corps la sortie de l'enfance que les filles qui lorsqu'elles sont réglées savent qu'elles peuvent potentiellement être mères. Il a donc toujours eu besoin de rites d'initiation, de transmission et d'intégration.

dimanche, 09 février 2014

un lave-vaisselle Brandt lave mal : comment le réparer.

Je fais mon oeuvre citoyenne toute bête mais utile, aujourd'hui : pendant un an, j'ai eu beaucoup de problèmes avec mon lave-vaisselle brandt. Les lecteurs fidèles reconnaîtront mon achat Made in France de janvier 2012. Il lavait mal, je ne comprenais pas pourquoi et les réparateurs Darty non plus. Cinq interventions sans effets véritables. Et puis un jour, je suis tombé sur le réparateur expérimenté qui a trouvé le truc, et il est très simple.

Quand vous trouvez des traces sur votre vaisselle alors que vous nettoyez les filtres régulièrement et que votre appareil ne manque pas de sel ni de liquide de rinçage ou de produit de lavage, c'est simple, ce sont les pales de lavage !

Regardez-les bien : elles sont dotées de petits trous  de part et d'autre. Le lave-vaisselle lave mal parce que plein de détritus se sont logés dedans. Dévissez les pales, c'est très facile, elles tiennent par un loquet que l'on desserre et resserre manuellement. Secouez-les et faites couler de l'eau chaude par le gros trou central pour les remplir et la forcer à sortir par les petits trous. Vous verrez alors des détritus apparaître à la sortie de un ou plusieurs petits trous. Le plus mortel ? Les pépins. On peut en compter jusqu'à une vingtaine à l'intérieur. Pas étonnant que cela ne lave plus. Une fois vos bras de lavage bien vidés, ça repart comme en quarante.

Tant que j'y suis : une autre astuce : si un jour votre appareil refuse d'enclencher le programme de lavage et affiche un H clignotant, c'est que vous avez de l'eau dans le coffrage. Dans ce cas, prévoyez une serpillière, basculez votre appareil vers l'avant et vous verrez, tout se vide par terre.

En fait, l'appareil est assez robuste et surtout conçu pour qu'on puisse intervenir soi-même en cas de problème. 

A vrai dire, ceux qui rincent soigneusement leur vaisselle et leurs couverts avant de les glisser dans le lave-vaisselle ne connaîtront pas ce problème. Ça tombe bien, j'écris ce billet pour les autres.

Pourquoi ce billet au fait ? Parce que j'ai cherché pendant des semaines une solution à mes problèmes et que je n'ai trouvé nulle part cette information sur la Toile.

Maintenant, elle y figure et elle apparaîtra dans les moteurs de recherche :-)

vendredi, 07 février 2014

Le CRAN ignore tout de l'ironie

L’ironie désigne un décalage entre le discours et la réalité, entre deux réalités ou plus généralement entre deux perspectives, qui produit de l'incongruité.

C'est je crois exactement l'intention de Nicolas Canteloup dans l'extrait d'un de ses sketchs suivant : 

Imitant Julien Courbet, Nicolas Canteloup s'adresse à un certain M. Hutu qui avait un "conflit de voisinage" (la spécialité de l'animateur de RTL) avec M. Tutesi. "Vous avez découpé, macheté et carpaccioté sa famille, alors qu'apparemment il n'en avait pas exprimé le désir (...) Vous lui auriez également découpé les bras bien dégagés au dessus des coudes, il a d'ailleurs eu le plus grand mal à vous écrire, du coup, avec les conséquences désagréables qu'on imagine, perte d'une montre de famille, impossibilité désormais de faire du stop",

Je suis vraiment surpris de la réaction du CRAN. Le choix de Canteloup est un procédé littéraire très caractérisé qui consiste à en rajouter dans l'horreur tout en minorant la tonalité du propos et en l'énonçant froidement.

 Je renvoie le CRAN à un texte fameux de Montesquieu dans le onzième livre, au chapitre V, de l'Esprit des lois : 

Si j’avais à soutenir le droit que nous avons eu de rendre les nègres esclaves, voici ce que je dirais : Les peuples d’Europe ayant exterminé ceux de l’Amérique, ils ont dû mettre en esclavage ceux de l’Afrique, pour s’en servir à défricher tant de terres. Le sucre serait trop cher, si l’on ne faisait travailler la plante qui le produit par des esclaves. Ceux dont il s’agit sont noirs depuis les pieds jusqu’à la tête ; et ils ont le nez si écrasé qu’il est presque impossible de les plaindre. On ne peut se mettre dans l’idée que Dieu, qui est un être très sage ait mis une âme, surtout une âme bonne, dans un corps tout noir, Il est si naturel de penser que c’est la couleur qui constitue l’essence de l’humanité, que les peuples d’Asie, qui font des eunuques, privent toujours les noirs du rapport qu’ils ont avec nous d’une façon plus marquée. On peut juger de la couleur de la peau par celle des cheveux, qui, chez les Égyptiens, les meilleurs philosophes du monde, étaient d’une si grande conséquence, qu’ils faisaient mourir tous les hommes roux qui leur tombaient entre les mains. Une preuve que les nègres n’ont pas le sens commun, c’est qu’ils font plus de cas d’un collier de verre que de l’or, qui, chez des nations policées, est d’une si grande conséquence. Il est impossible que nous supposions que ces gens-là soient des hommes ; parce que, si nous les supposions des hommes, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous-mêmes chrétiens. De petits esprits exagèrent trop l’injustice que l’on fait aux Africains. Car, si elle était telle qu’ils le disent, ne serait-il pas venu dans la tête des princes d’Europe, qui font entre eux tant de conventions inutiles, d’en faire une générale en faveur de la miséricorde et de la pitié ?

Que pense le CRAN de ce texte , Imagine-t-il un seul instant que Montesquieu puisse être sérieux ? Toutes les études littéraires mettent pourtant en évidence le profond rejet de Montesquieu pour l'esclavage. Ne voit-il donc pas que d'en rajouter dans l'horreur n'a pour objet que de heurter le lecteur ?

La parenté entre les deux textes me paraît pourtant très claire. Le CRAN se fourvoie.

jeudi, 06 février 2014

Chasse aux dépenses, c'est parti !

Les choses sérieuses commencent à prendre corps : Hollande a assuré qu'il allait réduire les charges des entreprises, et, pour cela, il sait qu'il doit réduire les dépenses.

D'après les Échos, le Ministre du Budget commence à recevoir tous ses collègues, mais j'ai cru comprendre que l'Élysée entendait piloter la chose. C'est en tout cas ce que je lis dans Le Figaro.

J'ai lu que François Hollande voulait en finir avec les coupes budgétaires aveugles mais réfléchir, désormais, sur les causes structurelles des dépenses et notamment redéfinir les missions de l'État.

C'est un point de vue que je défends depuis fort longtemps ici. François Hollande aura-t-il le courage de mécontenter ses clientèles et de proposer aux Français de vrais choix ?

J'attends de voir, parce que par exemple, sur la réduction du nombre de collectivités locales, on peut dire qu'il a commencé d'emblée par une reculade.

Et pour l'instant, la méthode utilisée demeure la lettre de cadrage. C'est le chemin naturel de la coupe budgétaire aveugle, dont je me méfie énormément. Le coup de rabot, ça ne marche pas et cela crée des mécontents en grande quantité. 

Je suis blasé et passablement lassé des déclarations sans lendemain. Mais, si vraiment le président Hollande se résout à s'engager dans des réformes d'envergure, sait éviter les écueils idéologiques venus de tout horizon, pas seulement de la gauche, mais aussi de certains cercles libéraux extrémistes, alors peut-être y-a-t-il la place pour une grande politique sociale-libérale en France.

Mais je le dis tout de suite : le débat ne fait que commencer même si on en devine quelques prémices dans la presse.

dimanche, 02 février 2014

Pas de chance pour Farid de la Maurelette : les Français aiment les animaux

Le salopard qui s'est amusé à jeter violemment un chaton en l'air a mal mesuré à quel point les Français, sans distinction de milieu ou d'origine  aiment les animaux.

Je félicite bien sûr les deux jeunes gens qui ont créé la page demandant une sanction exemplaire envers Farid de la maurlette.

L'adorable chaton Oscar va mieux et a été récupéré par les trois enfants de Majid, le père de famille qui avait adopté la petite bête.

Le salaud qui a filmé va en prendre plein la tête aussi. Quant à l'auteur des sévices, il sera jugé lundi et la gendarmerie a remercié et félicité les internautes pour leur mobilisation aussi rapide qu'exemplaire.

Les Français ont plus d'animaux de compagnie que tous les autres pays du monde. Ce n'est pas un hasard. Et chez nous, les associations de protection des animaux sont puissantes, heureusement.

Il est grand temps de modifier les lois sur les animaux et d'admettre qu'ils sont dotés d'une conscience et de sentiments. A l'heure actuelle, leur statut est à peine différent de celui des meubles.

Je me prends à rêver de ce que deviendrait notre société si elle révolutionnait sa perception des animaux : doués de conscience, il deviendrait plus que problématique d'en faire nos aliments...

Même si la manière dont nous traitons les animaux destinés à finir dans nos assiettes n'a rien à voir avec la cruauté sadique de Farid de la Maurelette, elle n'en est pas moins barbare...

Il y a un autre aspect de cette histoire qui me frappe : les Français sont bien plus sensibles aux injustices qu'on le pense et ils ont, eux qui sont réputés assez froids, le sang chaud quand ils sont exaspérés. 

Je suis toujours frappé de voir à quel point les bien-pensants sont effarés et inquiets dès que la température populaire monte. Ceux-là même qui font de grands discours sur la démocratie, défendent avec de belles paroles les référendums d'initiative populaire, crient au complot fasciste, à la réaction, au populisme face aux mouvements populaires spontanés. On l'a vu avec l'histoire du bijoutier de Nice, on le voit à nouveau avec celle du chaton Oscar. Tenez, il suffit de lire le premier commentaire du connard venu m'insulter après que j'ai réclamé de punir ce salopard de Woody Allen et dénoncé les compromissions de ses admirateurs et du star-système avec leurs pédophiles/incestueux (j'ai d'ailleurs oublié ce salaud de Klaus Kinsky dans mes exemples).

J'ai jugé édifiant et très justement pensé le propos de Jean-François Khan chez nos amis belges, tout récemment. Il y a un fossé entre les journalistes et le peuple parce qu'ils pensent tous la même chose, sont passés par les mêmes écoles que les politiques et vivent entre eux, dans les mêmes quartiers que les élites.

Et la fracture devient insondable, au fil du temps.

Je me méfie des mots fourre-tout. JFK dit que les élites ont cédé aux sirènes du néo-libéralisme. Moi, je ne vois pas trop ce que notre système actuel comporte de libéral. Tout est faussé à peu près partout et il n'y a de l'équité nulle part. Ce n'est pas le libéralisme. C'est le règne de la connivence partout, et il n'y a rien de pire pour miner la démocratie.

23:06 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : farid, chaton oscar |  Facebook | | |

Et si les Américains pendaient Woody Allen ? Et puis Hollywood avec.

La lettre ouverte de Dylan Farrow confirme les bruits et rumeurs que j'ai entendues depuis un moment à propos de Woody Allen. Ce mec-là m'a amusé jusqu'à Zelig. Après, beaucoup moins. On sentait qu'il prenait la grosse tête et que son absence d'éthique en faisait un individu à la morale chancelante.

Dylan Farrow accuse Woody Allen de l'avoir violée quand elle avait 7 ans. Cette accusation avait vu une première fois le jour avant de finalement ne pas connaître de suite.

Perso, je crois Dylan Farrow. Je ne pense pas qu'elle mente.

Je n'en peux plus du star-system et des élites. Un jour, ça va vraiment péter. Saville le pédophile a vécu une vie tranquille en violant à tour de bras des petites filles. On l'a même anobli. Polanski est accueilli en héros partout où il passe. On fait des ponts d'or à ce salopard de Woody Allen. Matzneff qui ne se vante de n'avoir usé d'autre violence que celle du billet de banque pour avoir des relations sexuelles avec des enfants de 10 à 16 ans écrit dans Le point et reçoit des prix littéraires. Le fumier de Terry Richardson continue d'être le photographe favori du star-system.

Il faudrait un grand lynchage. Un vrai lynchage populaire pendant lequel on chope tous ces gens-là et on les pend à une branche d'arbre. Ils y gigoteraient le temps qu'il faut pour crever.

Ce n'est pas que je  croie la justice incapable d'agir ; c'est plutôt que le vice prospère sur la silence et la complicité passive de la bobosphère médiatique qui ne veut pas envisager d'enfin brûler ce qu'elle a adoré et d'adorer ce qu'elle a brûlé.

J'ai beau être centriste, j'en suis arrivé à un état d'exaspération et d'écoeurement, et je pense ne pas être le seul, même chez les modérés, auquel tout le star-system et son alliée, la sphère médiatique feraient bien de prendre garde.

mercredi, 29 janvier 2014

Théorie du genre en délire : réponse libérale

J'ai entendu parler de ces familles qui voulaient retirer leurs enfants de l'école parce qu'on leur aurait enseigné à ne pas être des petits garçons s'il s'agissait de petites filles et inversement.

J'ai jeté un oeil sur les documents d'accompagnement qui figurent sur le portail du projet : il n'y a rien qui se rattache de près ou de loin à la théorie du genre. On trouve bien quelque part que nos stéréotypes sociaux et nos codes dans le domaine du genre sont des constructions sociales, ce qui est un fait, mais rien qui accréditerait l'idée qu'un enfant ne doit pas être sûr de son genre ou que son genre serait une construction sociale aussi.

En revanche, avec le mélange de béni-oui-ouisme et de rigidité qui caractérise les Socialistes, Najat et Peillon en tête, tout le monde a pu penser (à tort) qu'il y avait anguille sous roche.

Le projet de base, c'est de construire l'égalité entre filles et garçons et, à cet effet, de montrer que ni les filles ni les garçons n'ont de rôles réservés ou gravés dans le marbre. Des analyses de textes sur la figure de la princesse et du chevalier ou d'oeuvres de Renoir sur les codes vestimentaires qui figurent dans les ressources pédagogiques montrent simplement qu'on tend se représenter les filles selon des stéréotypes (passives, par exemple) de même que les garçons (toujours aventureux) ou encore que tel vêtement qui n'était pas accepté pour les femmes il y a moins d'un siècle sont complètement rentrés dans les moeurs aujourd'hui.

C'est l'ambiguïté de la réponse socialiste et la malhonnêteté consubstantielle de l'extrême-droite et des ultra-conservateurs qui ont amené de folles rumeurs dans les médias. La gauche a en effet construit son discours sur l'égalité filles-garçons en s'appuyant sur la construction sociale de leurs différences. Il est très facile, avec un tel propos de glisser sur l'idée que le genre relève du même processus en déconstruisant complètement ce qu'élabore notre société. On reconnaît évidemment dans cette méthode la traditionnelle manière de penser, toute sociologique, des constructivistes.

Maladresse idéologique insigne alors qu'il eût simplement été suffisant de dire que les filles n'avaient pas vocation à être confinées dans des rôles quels qu'ils soient ne serait-ce que parce qu'on les prive ainsi de leur droit le plus fondamental et le plus inaliénable : la liberté.

J'ai souvent ma propre interprétation de la chute d'Adam et Ève. Il y avait un gros nounours tendance bébé cadum qui se trouvait très bien dans son cocon douillet : il s'appelait Adam et son cocon, Eden. Mais un jour, il fit la rencontre d'un autre être qui répondait au doux nom d'Ève. Cette dernière, tout au contraire du conservatisme de son camarade, s'ennuyait comme un rat mort en Eden et n'aspirait qu'à découvrir de nouvelles choses. Aussi, quand le jaloux serpent l'informa qu'en goinfrant un fruit de l'Arbre de Science elle accéderait à de nouvelles choses, elle n'eut pas d'hésitation, quand bien même elle avait été avertie par Adam que la consommation du fruit n'était pas compatible avec sa présence en Eden. Mieux valait vivre libre une vie dure qu'une existence dans des fers, fussent-ils de velours. Ève refusait déjà le ce que les libéraux appellent bien à tort l'État-Maman. Ben non, je viens de le démontrer, en fait, ce n'était pas un État-Maman, c'était un État-Papa, sorte de monde parfait, plat et ennuyeux ou rien ne change jamais. Quand je dis, je l'ai écrit, que la liberté est une femme...

Voilà, j'ai réinterprété un de nos mythes originels. Ai-je eu besoin d'une théorie quelconque sur le genre pour le faire ? Non. La femme demeure-t-elle confinée dans son rôle traditionnel dans mon exégèse ? Non plus.

Si les Socialistes veulent me consulter afin que je leur refasse tous leurs documents sur l'égalité hommes-femmes, pas de problèmes : il suffira juste d'aligner la monnaie. Je pense qu'ils y gagneront au bout du compte. Bon évidemment, cela suppose d'admettre d'envoyer au débarras toute la clique constructiviste.

Après, restent les fachos et les ultra-réacs religieux, mais je les attends le pied ferme parce que leurs discours ne tiennent jamais la route : les fachos invoquent presque toujours la biologie, et les intégristes, les textes sacrés mais comme ce sont des ignares et des imbéciles, ni les uns ni les autres ne maîtrisent vraiment ce qu'ils citent et ils finissent toujours par se contredire.

dimanche, 26 janvier 2014

JDD numérique : quelle m...!

A ce rythme, je vais faire simple : un abonnement numérique au JDD, c'est le journal le mieux informé des projets des candidats lors de la municipale parisienne. Au passage, au JDD ils font tout pour ne pas développer leurs éditions numériques. C'est un chemin de croix pour réunir les conditions nécessaires à la lecture de leur article. Il faut créer un compte avant d'acheter un numéro avec beaucoup trop d'informations indiscrètes demandées (âge, date de naissance, adresse) et le problème c'est qu'une fois la session ouverte, en cliquant pour acheter le numéro on se trouve envoyé de nouveau à une page d'ouverture de compte. Je ne parviens même pas à mémoriser de quelle manière j'ai accédé à la bonne page. Et Après, ce n'est pas fini : une fois l'achat fait, on apprend soudainement qu'il faut installer le logiciel PressReader. Bref, j'aurais eu le temps de faire 10 fois un aller et retour au kiosque le temps de toute cette procédure. Je ne parle de pas l'itunes store : apparemment, il y avait une procédure, mais une fois l'app téléchargée, plus rien de ne passe. Une fois sur l'édition électronique, on ne comprend pas comment l'amener sur le press reader d'autant que la page proposer de l'installer une seconde fois. Quelle système merdique et nul. A ce point-là, les concepteurs méritent des claques. En désespoir de cause, j'ai téléchargé le numéro en epub, j'ai une tablette Kobo.

J'ai donc commencé à lire le fichier epub sur mon ordinateur, et, au bout du compte, la très mauvaise surprise de ne pas trouver ce que je cherchais : les grands projets de NKM pour Paris.

Ma conclusion est que l'abonnement numérique en version JDD, c'est de la m... en barre. Là, je vais enfiler une tenue décente et l'acheter en kiosque.