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lundi, 17 mars 2014

Pollution et diesel : c'est pourtant simple.

Prévenir la pollution liée aux moteurs diesel est simple : je ne comprends pas que ni le gouvernement précédent ni celui-là ne s'y soit attelé ou ne s'y attelle. 

Le point le plus important, c'est de ne pas prendre par surprise les automobilistes, motocylistes et entreprises de transports. Il faut donc étaler la réforme sur une longue période.

En annonçant maintenant une mesure qui sera effective dans 5 ans, on laisse à tout le monde le temps de se retourner. Il faut faire en sorte que progressivement, d'ici 5 ans, prix de l'essence et prix du diesel soient alignés. En jouant sur les aléas des cours du pétrole, on peut le faire de manière indolore. Passé les cinq années, il faudra faire en sorte que le diesel soit un peu plus cher que l'essence.

D'ici 5 ans, on pourra interdire les diesels de plus de dix ans d'âge dans les villes sauf les moteurs hybrides. 

Toutes ces mesures doivent être discutées et aménagées si nécessaire dans le temps en consultant les associations d'usagers et les constructeurs automobiles afin que ces derniers soient prêts à faire face. Enfin, les bonus sur les véhicules propres doivent être maintenus le temps que les constructeurs parviennent à produire en série des modèles performants et moins coûteux. Il faut toutefois arriver à ce que ces bonus disparaissent avec le temps (on peut tabler sur dix années) et, dans tous les cas de figure, les financer spécifiquement sur la montée du prix du diesel.

Tous les chiffres que je propose le sont à titre indicatif, mais le principe d'annoncer maintenant et de laisser du temps pour mettre en place est à mon avis le bon et le plus aisé, politiquement, à faire passer. Venir à bout des micro-particules issues du diesel est un impératif notoire.

Il y a une dernière piste que je n'ai toutefois pas explorée : celle d'une amélioration du diesel comme carburant et des moteurs, conduisant à ce que ces derniers cessent d'être polluants.

10:36 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : diesel, pollution, particule | |  Facebook | | | |

Commentaires

Avec la norme européenne Euro 6 les diesels qu'on achète maintenant ne sont quasiment plus polluants.
Et il ne dégagent pas de gaz carbonique et donc n'ont pas d'effet sur le réchauffement climatique.
Le réchauffement de la planète, on l'oublie un peu en ce moment !!!

Écrit par : estelle92 | lundi, 17 mars 2014

Je ne comprends pas bien le procès permanent fait au diesel, les véhicules diesel récents ne sont-ils pas tous équipés de filtres à particules très efficaces? Ce sont les vieux véhicules qu'il faudrait éradiquer mais comme dans mon cas, les propriétaires ont de petits moyens et un vieux diesel pour aller au travail c'est vital. Il faut également prendre en compte que la TVA sur le diesel est partiellement récupérable, c'est une des raisons pour laquelle les artisans, commerçants etc... qui roulent beaucoup et doivent investir dans des utilitaires, l'ont tellement adoptés. Récupérer la TVA rend le prix au litre de diesel fort attrayant, je ne suis pas sûre que cette mesure concerne l'essence, mes notions de comptabilité datent un peu. En tout cas, interdire sous l'émotion une partie des véhicules comme cela a été fait hier est proprement un bricolage désastreux, cher et inefficace, mais le gouvernement actuel n'agit qu'en dictateur qui rêve de régenter la vie de tous ses sujets, cela devient lourd et politiquement totalement improductif. Je suis à fond pour l'écologie mais pas dans les mains dans lesquelles elle se trouve.

Écrit par : Carpe Diem | mardi, 18 mars 2014

Peut-etre que je me trompe, mais il me semble que la tva est récupérable sur tous les utilitaires, quelque soit le carburant...

Écrit par : Michel | mardi, 18 mars 2014

@L' héré,
Suis assez d'accord sur le principe d'un contrat de plan, mais je sais bien que dans notre pays et bien d'autres cela relève de l'utopie.
Pour l'anecdote l'héré, il y a quinze jours environ, il y avait une alerte à la pollution sur la A15 bien au nord d'Argenteuil, bon peu de chance que les capteurs d'airmachin...(Voyez, voyez? C'est pas Paris!) Je vous ai déjà parlé du sens du vent dont m'avait parlé une amie agée devant mon désarroi quand aux crises d'asthme de mon fils ainé tout petit, épisodes vécus aussi par son père quand pitchoun à Paris. J'avais bien noté que les pics de ses crises avaient lieu sous épisodes venteux^^^.

Écrit par : Martine | mardi, 18 mars 2014

@L'héré,
Merci de ce billet, une bise, une fois n'est pas coutume.

Écrit par : Martine | mardi, 18 mars 2014

Concernant la récupération de la TVA, sauf erreur de ma part elle ne concerne que le diesel, le superéthanol et le GPL. L'essence étant exclue. Elle est récupérable à 100% pour les véhicules utilitaires et à 80% pour les véhicules de tourisme.
Une autre incitation a utiliser le diesel, c'est le remboursement de la TICPE pour les transports de marchandise et transports en commun. Ce remboursement ne concernant que le gazoil...

En IdF, la plus grande partie du trafic est due aux véhicules utilitaires, je le constate chaque matin. C'est de ce côté qu'il faudrait faire quelque chose.

Écrit par : Marti | mercredi, 19 mars 2014

Bonjours
Le problème n'est pas "diesel ou pas diesel", le problème est "pollution". On refait la même erreur qu'il y a vingt ans en imposant une technologie (pot catalytique hors de prix et confisquant la quasi totalité des ressources en métaux rares) ou en interdisant une autre, en l’occurrence le diesel, alors que la seule bonne mesure est une obligation de résultat pour les fabricants, quelle que soit la technologie employée. Des technologies très prometteuses de moteurs peu polluants et sans pots catalytiques ont été abandonnées bêtement, par exemple.

Écrit par : GattoVolante | mercredi, 19 mars 2014

Bonjour Gatto
à quelles technologies pensez-vous ?

Écrit par : l'hérétique | mercredi, 19 mars 2014

Bonsoirs
A l'époque, si je me souviens bien, plusieurs motoristes, dont Peugeot et Alfa-Romeo (j'ai un faible pour Alfa....), qui était alors indépendant, avaient engagé des recherches sur les carburations "pauvres" (c'est à dire avec un fort taux d'air admis). C'est une technique qui permet une combustion plus complète du carburant, mais qui impose à la chambre de combustion des contraintes de température et de lubrification pas encore vraiment alors maitrisées. Alfa avait commencé à mettre en application sur les 2 litres 4 cylindres double arbre en tête (Spider 2L, entre autres, ais-je dit que j'avais un gros faible pour les Alfa?), ce qui c'est traduit par par un nombre impressionnant de pistons percés, les problèmes de températures élevées dans la chambre de combustion n'ayant pas été résolus (ce qui n'a pas arrangé les affaires d'Alfa et précipité sa chute et son annexion par Fiat, mais c'est une autre histoire). Chez Peugeot et un allemand (Audi???) et peut-être Renault, avait été envisagés des moteurs avec les pièces internes soumises aux températures extrêmes (chemises, revêtements de pistons)en céramique, sans suite. Mais de nombreux industriels divers et variés, dont Camping-Gaz par exemple, se penchaient sur le problème, qui est en fait d'optimiser la combustion d'un carburant. Il y a actuellement des laboratoires qui cherchent à appliquer les piles à combustible aux carburants (rendement proche de 100%, à comparer aux 25% d'un moteur à combustion), mais c'est pas gagné, ces piles ne fonctionnent correctement qu'avec des produits purs, alors que par définition, ces carburants sont des mélanges. Dans un domaine très proche, les moins de @"# ans ne peuvent se souvenir que dans les années 80 (zut, je suis démasqué!) il y avait une forte incitation gouvernementale pour les alternatives par exemple pour le GPL, qui est quasi indemne de particules et assure une combustion assez propre. Il faut rappeler qu'une raffinerie produit ce qu'on lui demande, ou plutôt ce pourquoi et comment elle a été construite: super, gas-oil, kérozène, pas exclusivement mais en proportions variables. Il y avait alors un fort effort de recherche publique (CNRS) et industrielle IFP (Institut Français du Pétrole) dans cette voie, et entre autres sur la liquéfaction et la gazéification du charbon, pour donner des, des, allez, on répond dans le fond, oui!!!! c'est çà!!! pour donner des carburants liquides/gazeux à partir de charbon dont tout le monde sait qu'il n'y en a pas un gramme dans le sous-sol. Les crédits de recherche dans ce domaine ont été supprimés, définitivement, en 1990....
On pourrait parler aussi des clathrates, ou pour être moins pédant, des hydrates de méthane, qui sont dans tous les océans (question Quizz: place de la France dans les puissances maritimes?) qu'il suffit de pomper, sans forage, non? les japonais ont commencé.
Bon, je ne suis partie prenante dans aucun des domaines relatés ci dessus, mais, chercheur CNRS en chimie, j'ai des informations absolument pas confidentielles que tout le monde peut se procurer, j'ai seulement un peu de mémoire.

Écrit par : GattoVolante | mercredi, 19 mars 2014

Le moteur auquel vous faites allusion, tout en haut, ce ne serait pas le moteur à piston rotatif initialement conçu par la NSU Wenkel, par hasard ?

Écrit par : l'hérétique | mercredi, 19 mars 2014

Bonsoir
Non, pas du tout, le rotatif, s'il apporte en théorie un avantage en terme de régularité, de remplissage, de simplicité mécanique et de vibrations (mouvements uniformément circulaires comparés au moteur "classique" qui transforme un mouvement linéaire alternatif en mouvement circulaire), ne change rien en ce qui concerne la thermique. En fait, les problèmes d’étanchéité interne de la chambre (il est plus facile, bon, disons réalisable, de faire des segments d'étanchéité circulaires et empilés dans le cas de pistons cylindriques classique qu'un seul segment en "U" efficace.
Maintenant, je ne sais pas ce qui c'est passé dans les labo de Wankel, ou du coté du Japon, mais je crois que les problèmes d'étanchéité interne on eu raison de cette techno. Il y a quand même eu un mini moteur pour modèle réduit d'avion il y a dix-vingt ans....
Les recherches aux quelles je faisait allusion plus haut se rapportaient aux moteurs 2 ou 4 temps classiques, même si je me souviens maintenant d'études sur des turbines, ou au moins des revêtements céramiques sur des pièces en température, mais apparemment sans applications actuelles (une céramique, ça tient en température, mais ça déteste les chocs et les contraintes)

Écrit par : GattoVolante | mercredi, 19 mars 2014

@GattoVolante
mais aucune des technologies que vous citez ne semblent avoir eu d'applications pratiques utilisables à l'échelle industrielle, non ?

Écrit par : l'hérétique | mercredi, 19 mars 2014

Maintenant que les caisses sont vides c'est la belle aubaine que la moitié de la population se soit équipée en diesel, ou comment l'état finira par punir (fiscalement bien sûr) les andouilles qui lui ont fait confiance.

a) Je ne tiens pas à voir mon véhicule dévalué.
b) C'est l'état qui m'a incité à prendre un diesel.
c) L'entretien des bidules déjà installés pour protéger l'environnement me coûte un bras.
d) Y'a pas de pollution là où je vis.

Merci d'avance de laisser tomber cette idée en mousse.

Écrit par : skunker | jeudi, 20 mars 2014

Bonsoirs
Oui et non, je m'explique: les contraintes de plus en plus drastiques ont amené des progrès dans les performances, par exemple dans le domaine de la chimie et des huiles, et des étanchéités internes: il n'y a pas si longtemps une vidange moteur à 5000 km et une consommation d'huile d'un litre/1000 km étaient dans la norme. Maintenant, vidange à 20 000 et consommation minime.
D'autre part, la généralisation de l'injection, de mieux en mieux maitrisée, et les études sur la carburation (pauvre) a bien amélioré les choses.
Par contre, et c'est tout à fait vrai, les autres techniques que j'évoquais, mais qui ne sont pas de la science fiction , mais réelles, ne sont pas, à ma connaissance, appliquées, sauf l'exploitation des clathrates (Japon, maintenant) gazéification du charbon (France, jusqu'en 1990).
Mais les progrès dans la métallurgie sont immenses depuis 20 ans. Si mes renseignements sont bons, et le le crois, les motoristes continuent à se pencher sur les pièces en céramique, comme les avionneurs.

En fait, s'il y a une solution elle est dans la recherche: le premier avion à réaction a volé 2 mn (Henri Coanda, Paris, Champ de Mars, Juillet 1905), plus tard en 1945 les allemands on fait voler leurs Messerschmidt dont les moteurs avaient une durée de vie de trente heures maximum, et nos Airbus ont des durées de moteurs qui se comptent en milliers d'heures.

Écrit par : GattoVolante | jeudi, 20 mars 2014

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