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samedi, 25 juillet 2009

Ministère et sinécure

La dernière découverte d'Alain Lambert m'a amusé : après une carrière politique aussi exemplaire que riche, notre bon sénateur de l'Orne découvre l'enfer sarkozyste. Je crois, comme il le dit très justement, que la fonction de ministre est souvent en effet de la poudre aux yeux, particulièrement quand on ne dispose pas d'un véritable poids politique. Et encore ! Voyez François Fillon : c'était un poids lourd et il a complètement été étouffé par Nicolas Sarkozy et son cabinet.

Il dépend, en fait, du bon vouloir du Président que le Ministre soit libre ou non de ces décisions. Dans la catégorie pantin ridicule, le pire, à mon avis, a été le people Luc Ferry à l'Éducation Nationale (et ce n'était pas sous Sarkozy).

Mais par les temps qui courent, il faut avoir aussi le courage de démissionner : il n'est pas acceptable de devoir dépendre d'individus qui n'ont aucune légitimé politique, assis dans le clair-obscur des cabinets présidentiels. C'est d'avoir avalé trop de couleuvres, finalement, qui finit par donner une indigestion fatale.

Tenez, par exemple, Fillon, il laisse croire, le doigt sur la couture, que c'est lui qui a pris ces décisions : du coup, Christine Boutin et Yves Jégo pestent, hurlent et ragent contre le Premier Ministre. Il n'en est rien. Le véritable auteur de leur éviction, qu'ils se le disent bien, c'est le chef d'orchestre.

Moi, j'aime bien ce qu'écrit Alain Lambert. Extrait...

Vous pourriez ainsi poser les conditions de votre engagement, obtenir des éclaircissements sur la politique que vous aurez à mener, savoir au moins le « pion » de qui vous devenez. L’erreur est en effet de croire que votre personne puisse compter pour un tout petit iota. Que nenni, vous êtes l’alibi d’un système tellement emmêlé que personne n’en décrypte la logique, si elle existe. En tout cas, vous devenez un avatar sans le savoir.

Eh oui, Monsieur le Sénateur. Je suis bien d'accord avec vous. Mais allez jusqu'au bout de votre démarche. A votre avis, de qui étaient-ils les avatars ou les pions, ces braves ministres ? Et, tenez, Monsieur le Sénateur : à l'heure actuelle, et en toute franchise, accepteriez-vous d'être à Bercy ou Ministre du Budget dans l'équipe de François Fillon Nicolas Sarkozy ?

Vous savez, Monsieur le Sénateur, j'ai une saine lecture pour vous : cela s'appelle Abus de Pouvoir, et cela a été écrit par un honnête citoyen, Béarnais de son état. Il répond au doux nom de François Bayrou. Il est député à l'Assemblée Nationale. Comme son livre a été un bon succès de librairie, je vous parie que vous pourrez le trouver chez n'importe quel bon libraire de l'Orne.

Bonne lecture, Monsieur le Sénateur !

09:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : ministre, bayrou, pouvoir |  Facebook | | |

vendredi, 24 juillet 2009

Sondages, ainsi Bayrou n'avait pas tout à fait tort

Après le piètre résultat des européennes, je suis tombé à bras raccourcis sur Bayrou, estimant qu'il portait une large part de responsabilité dans notre échec. Mais, au fil du temps, même si ce n'est pas le genre de la maison de faire des mea culpa, je dois admettre que je lui suis tombé dessus un peu fort. Je savais qu'il y avait des liens entre les instituts de sondage et le pouvoir, mais je ne pensais pas qu'ils étaient aussi nets.

Je pense que Bayrou a cru, de bonne foi, que les instituts de sondage étaient manipulés et/ou manipulaient l'opinion. Je ne sais pas ce qu'il en est exactement, mais je me serais légitimement posé la question avec des informations du type de celles qui ont été remontées par la Cour des Comptes. Si on ajoute le Canard enchaîné de la semaine et son encart, en page 2, on s'aperçoit qu'en somme, seul Bayrou n'a pas de relations privilégiées avec les sondeurs, puisque même Europe-écologie a été «amicalement» conseillée...

Cela me laisse songeur. Les théories du complot m'énervent, et très franchement, je ne pense pas que le MoDem soit dans le collimateur de quiconque, Sarkozy mis à part. Mais, ce que j'en tire, c'est que l'homme du Tiers État n'est compromis à aucun niveau avec les réseaux de pouvoir habituels. Je l'avais déjà observé dans une note du mois de juin sur son ouvrage, estimant que l'Histoire lui rendrait raison.

J'espère simplement que les Français qui brûlent si vite ce qu'ils ont adoré et adorent non moins vite ce qu'ils ont brûlé sauront le reconnaître. C'est vraiment cet homme qu'il faut porter en pouvoir en 2012. Cet homme, et ses amis, comme Marielle de Sarnez, Jacqueline Gourault, Robert Rochefort, Gilles Artigues, Denis Badré, Jean-Jacques Jégou, Jean-Marie Vanlerenberghe et d'autres encore, dont on sait qu'ils lui sont proches, qu'ils ne l'ont jamais trahi, et qu'ils ne le trahiront jamais. Parce que l'on sait aussi que ceux-là ne retourneront pas leur veste et ne céderont pas aux sirènes des puissants.

18:37 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (27) | Tags : bayrou, modem, opinionway |  Facebook | | |

lundi, 20 juillet 2009

Régions, le prochain enjeu du MoDem

Rien de tel que la lecture d'un de mes blogs favoris pour me ressourcer. J'avais bien vu que Quindi avait pris la parole, à la fin juin, pour analyser les perspectives politiques du MoDem, mais, ce qui m'a surtout intéressé, dans son billet, ce sont les lignes directrices qu'il dresse pour les élections régionales. Extrait.

L’autre tendance lourde à intégrer pour le futur scrutin régional, décelable dès maintenant, est celui du positionnement du MoDem face aux problématiques purement régionales : la dévolution des pouvoirs aux régions, la promotion des identités régionales historiques, le rôle des communautés locales dans un ensemble régional, le développement des liens entre métropoles et régions (au delà du Grand Paris, et du le Grand Lyon il s'agit aussi d'organiser le Grand Marseille, le Grand Bordeaux, le Grand Lille, le Grand Nantes, etc.), le développement des infrastructures énergétiques, de transport, de connexion à haut débit, la remise à plat des plans de logements, la dynamisation de la rénovation du tissu éducatif, l'intégration des problématiques environnementales à une échelle cohérente, un plan de développement économique spécifique à chaque région sur la base d'un calcul d'opportunité à jour, en dynamisant les Fonds Structurels Européens, le rôle des régions dans un ensemble européen (Comité des Régions, Groupement Européen de Coopération Territoriale, Eurorégions,Eurodistricts, Assemblée des Régions d’Europe), etc. Tous ces axes doivent être développés au sein de conseils stratégiques, national et régionaux, ainsi que par le biais d’équipes programmatiques spécifiques à cette élection, qui sont encore à créer et à dynamiser. Dans cette optique, tout comme pour la problématique purement environnementale, le MoDem peut créer une dynamique par le biais d’alliances réalisées en amont, région par région, avec des forces participant à l’Alliance Libre Européene (ALE, groupe politique européen constitué de parti régionalistes) dont La Ligue Savoisienne, le Mouvement Région Savoie, lePartit Occitan, l’Union Démocratique Bretonne,  l’Union du peuple alsacien, le Parti de la Nation Corse, Unitat Catalana)

Ces mouvements régionalistes et autonomistes (mais ne cherchant ni l’indépendance et ne sanctionnant aucune forme de violence politique) sont tous des fédéralistes européens, ils sont tous compatibles avec les valeurs environnementales, ils sont de centre gauche, de centre droite, ou indépendants. Ils siègent au Parlement Européen avec le groupe des Verts (Groupe Verts / ALE). C’est ce qui rend justement une alliance du MoDem avec ces partis logique (elle existe déjà au sein du PDE entre le MoDem et le PNV basque espagnol), tant à l’échelle de la gestion régionale, que de la gestion européenne (leurs alliances ponctuelles avec l'UMP, le PS ou les Verts ne les rendent pas incompatibles avec le MoDem). L’atout non négligeable du MoDem, est celui de pouvoir leur offrir, à terme, une place dans toute future majorité gouvernementale, ainsi qu’un espace législatif éventuel, moyens auxquels se refusent généralement l’UMP et le PS. Cela serait inédit à cette échelle en France, mais fait pourtant partie de la politique quotidienne des pays qui nous entourent, notamment, l’Espagne, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Italie. Cela permettrait d'harmoniser des alliances locales, régionales, nationales, et européennes.

Les alliances avec les régionalistes,c 'est une bonne idée, d'autant que le MoDem et Bayrou ont toujours été en pointe quant à l'identité des régions. Mais c'est sur les problématiques régionales que Quindi excelle : on a là un concentré des questions sur lesquelles nous allons devoir nous pencher.

samedi, 18 juillet 2009

Je conchie la Marseillaise !

Ça faisait longtemps que j'avais envie de l'écrire. En fait, plus encore que Némo, vous l'aurez deviné, les sentiments que j'éprouve pour cette chanson révolutionnaire, sont peu amènes. Je dirais même que mes réflexions sur le sujet sont assez proches de celles de Roman. Il y a toute une mythologie autour du drapeau et de la Révolution qui ont le don de m'exaspérer. En réalité, il y a une date importante, pendant la Révolution, c'est la nuit du 04 août. C'est là que l'Ancien Régime décide, sous la pression conjuguée des idées qui circulaient depuis le début du siècle et du peuple, d'abolir une large part de ses privilèges.

Le second point important, c'est la réforme du Droit. Le droit révolutionnaire a véritablement ouvert une nouvelle ère. Seule chose valable de la Révolution que Napoléon s'est empressé d'anhiler.

Le reste à acouché de monstres, de crimes, de meurtres et d'infâmies. D'ailleurs, sans famine, sans crise économique (la Révolution a connu aussi ses titres faiansés avec les assignats de Law), il n'y aurait pas eu d'émeutes et donc pas de révolution. Le régime se serait doucement mais sûrement libéralisé et la France aurait évité bien des misères.

D'ailleurs, partout où l'on a brandi par la suite la Révolution pour inspirer une révolte, cela a servi à établir des dictatures ou des semi-dictatures.

Pour revenir à la Marseillaise, je n'ai aucune sympathie pour un hymne qui veut abreuver de sang la terre. C'était un bon chant de guerre en un temps où la France était menacée par des puissances étrangères, mais c'est un mauvais hymne national.

Là s'arrête mon inimitié. J'aime mon pays, j'aime mon drapeau, et j'aime ma culture et ma langue. Je serais prêt (volontiers) à laisser tomber mon drapeau pour le bleu étoilé de l'Europe, mais jamais je ne renoncerai à ma culture et à ma langue.

Droit et liberté

Je vais être synthétique au possible faute de temps. Claudio s'est récemment interrogé sur la nature de la liberté, se demandant s'il fallait ne la définir que par une simple absence d'interdits. Il répond par la négative en évoquant des discriminations et des dysfonctionnements assez caractéristiques de notre pays.

Je ne suis pas sûr de le rejoindre. L'absence d'interdits est surtout une absence de limites. Ce qu'il me semble devoir dire, c'est que l'illimitation et la liberté ne sont pas synonymes.

L'un des premiers à saisir le danger que représente philosophiquement l'argumentation de l'illimitation, c'est Platon dans le Philèbe. La mesure s'oppose à la démesure comme le limité s'oppose à l'illimité. Se définir selon une mesure, c'est échapper au cours insensé des plaisirs sans limites. C'est à l'aune de la mesure, et non de la démesure que s'accomplit la liberté.

J'observe au demeurant que la même confrontation d'idées opposent relativisme et vérité. Nous n'en avons décidément pas fini avec le multiple et l'un chers à Platon...

Mais pour revenir sur les exemples que donne Claudio, je ne suis pas certain de le suivre. Il n'y a là à mon avis pas grand chose à voir avec la liberté. Nous sommes plutôt dans le domaine de la justice et du droit. Et de toutes façons, rien n'interdit de transmettre une profession de manière héréditaire. En ce qui concerne le jeune homme venu des cités, j'aimerais avoir connaissance de TOUS les paramètres. Quel est son niveau de langage, a-t-il l'accent des cités, quelle est sa tenue vestimentaire, par exemple. Le fait est qu'il ne dispose pas de tous les codes qu'a inculqué naturellement ou presque l'ingénieur à son fils. Mais ça, c'est un problème d'éducation, pas un problème de liberté. Si vraiment on veut essayer de combler ce fossé, on peut essayer d'enseigner ces codes à l'école ou ailleurs, sachant que l'école ne pourra jamais remplacer complètement la famille.

07:44 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : platon, liberté |  Facebook | | |

vendredi, 17 juillet 2009

être de droite, c'est ça

Tiens tiens : Némo se demande ce que c'est, être de droite. C'est vrai, par les temps qui courent, ce n'est pas facile d'être de droite. Moi, j'ai simplement une anecdote que m'a raconté quelqu'un qui m'est très proche. Dans sa famille, on était à gauche, enfin, du moins, ses soeurs l'étaient. Petite, un jour, elle demande à une de ses grandes soeurs : c'est quoi la gauche et la droite. Et la grande soeur de répondre : eh bien être à droite, c'est avoir un jardin pour soi tout seul. Et être à gauche, c'est avoir un grand jardin où tout le monde joue. Que croyez-vous que choisit l'enfant ? Elle décréta qu'elle était à droite...

Aujourd'hui, elle vote à gauche (modérée) et il y a pour elle une ligne quasi-infranchissable entre la gauche et la droite (sauf circonstances exceptionnelles : Chirac contre Le pen en 2002, par exemple). Et pourtant, ce n'est pas une idéologue et elle n'est pas butée. Elle a même parfois envisagé de voter Bayrou (pour faire ch... le PS, pas par conviction en dépit de mes efforts constants, bien qu'elle apprécie que le personnage soit sans concessions face à Sarkozy). Mais elle ne l'a jamais fait. Elle appartient à l'évidence à cette frange social-démocrate, que certains, à gauche, voient à droite, que moi, je vois plutôt au centre, mais qui indéfectiblement, vote PS quand bien même le PS présenterait un cochon aux élections. Pas simple, la gauche et la droite, non ?

En tout cas, je sais une chose : si un jour cette personne vote Bayrou, alors Bayrou passera le premier tour de l'élection présidentielle. Pas facile et surtout pas si simple de venir à bout de la frontière droite-gauche, comme l'espère Chritophe...

Et moi, que devrais-je dire ? Je suis de centre-droit et je vote comme un c.. à gauche au second tour depuis de nombreuses années...(quand je peux éviter de le faire, je le fais, évidemment, et puis il y a des fois où la gauche m'insupporte trop. Mais la droite, avec l'UMP et désormais, sans l'UDF, est devenue tellement monolithique qu'il n'y a plus d'alternative quand le MoDem n'est pas ou plus présent...)

Et Vincent, qui a quasiment le même positionnement politique que moi : comment il fait ?

12:36 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : droite, gauche |  Facebook | | |

mardi, 07 juillet 2009

Nicolas About élu président de l'Union Centriste au Sénat

Ah, bonne nouvelle. J'évoquais récemment Nicolas About, sénateur MoDem, dans un billet sur l'addiction aux jeux de hasard. Eh bien au sein de l'Union Centriste (qui réunit les sénateurs MoDem, Nouveau Centre et Alliance centriste), il est parvenu à dégager une majorité, et le voilà élu président de l'Union Centriste.

Nicolas About, sénateur des Yvelines, membre du Mouvement Démocrate (MoDem), a été élu mardi 7 juillet président du groupe parlementaire Union centriste au Sénat, en remplacement de Michel Mercier. Nicolas About a été élu au premier tour par 16 voix contre 11 voix à Jean-Léonce Dupont, sénateur du Calvados (NC).

Pas mal, non ? il a fait le plein des voix Alliance Centriste et Mouvement Démocrate ! Je pense qu'Alliance Centriste a préféré l'indépendance du MoDem et puis Nicolas About est un modéré qui vote selon ses convictions et non selon une obédience politique. Son profil ne pouvait que plaire aux amis de Jean Arthuis.

dimanche, 05 juillet 2009

Connectons le MoDem !

Comme je venais de faire un petit détour à Tours, j'ai pu prendre connaissance des dernières décisions du Conseil National du MoDem. Comme je l'ai déjà écrit il y a peu le Shadow Cabinet a mon aval. Je l'ai suggéré en mars 2008, et il se trouve qu'à cette époque, j'en avais discuté avec Marielle et qu'elle était très favorable à ce type d'organisation. Elle souhaitait d'ailleurs mettre en place des porte-paroles à Paris sur ce modèle-là. Si nous mettons en place un tel groupe, nous aurions tout intérêt à associer Caroline Ollivro, chef de file du MoDem à Rennes, à notre réflexion, puisqu'elle a mis en place une structure de ce type dans la capitale de la Bretagne.

Les Lib-Dems en Angleterre usent d'un tel procédé depuis longtemps. Comme on le dit souvent, il est à notre avantage d'importer les bonnes pratiques.

Les points 6 et 7 du compte-rendu m'intéressent également. Les Européennes ont laissé entrevoir que les citoyens de renseignaient de plus en plus sur la Toile pour affiner leurs votes. S'il faut saluer la naissance du site lesdemocrates.fr, il n'en faut pas moins se leurrer. Notre présence sur la Toile s'amenuise progressivement, et nous avons de moins en moins de relais d'opinion.

S'il y a un groupe de coordination sur les stratégies numériques, je me porte candidat pour y participer. Et une fois que Christophe aura pris du repos et aura retrouvé sa placidité habituelle, il me paraît tout désigné pour en être le coordinateur principal étant donné son expérience dans ce domaine. La logique commanderait également de travailler avec Nicolas Voisin, l'architecte principal des democrates.fr, qui monte en puissance progressivement, de même que les adhérents MoDem qui assurent une veille continue et en font une synthèse chaque semaine, et enfin, Antonin Moulart qui est à l'origine du fameux widget box MoDem. D'autres me paraissent bien sûr légitimes, mais voilà mes recommandations, à titre personnel. Évidemment, si Quitterie Delmas décidait de revenir vers nous après son temps de réflexion, elle aurait à l'évidence toute sa place dans un tel groupe. Ah, et j'allais l'oublier : Luc Mandret, bien sûr, a vocation à participer à ce groupe.

J'ai vu enfin que François Bayrou appelait à un grand Congrès Programmatique. Bonne idée. Mais cela suppose d'avoir mis en ordre ce que nous proposons déjà auparavant. Et de ne pas se cantonner à des généralités philosophiques, mais de prendre position clairement y compris sur les sujets qui fâchent. Voilà qui légitime, en tout cas, le travail de compilation que j'entreprends sur le programme du MoDem.

Ah, un dernier point : je déplorais récemment l'absence de relai sur la Toile et chez les Conseillers des décisions prises en CN, mais cette fois, je crois que tout le monde a mis la main à la pâte :-)

jeudi, 02 juillet 2009

Le parlement du MoDem

Dimanche, un conseil national du MoDem devrait avoir lieu. Le MoDem dispose de plusieurs instances pour définir sa ligne politique. Il y a d'abord le Congrès, en fait les adhérents : une sorte d'assemblée générale, comme dans une association, en somme. Le Congrès élit le Président du Mouvement Démocrate.

Il y a ensuite la Conférence Nationale, qui est une sorte de Congrès restreint constituée d'élus à raison d'un élu pour ving adhérents. C'est elle qui approuve ou non la ligne générale du Mouvement Démocrate. Elle est en principe réunie une fois par an, et en théorie, c'est à dire quand l'agenda électoral le permet, une année avant une élection. Si elle ne peut le faire, c'est le Conseil National qui prend le relais.

Le Conseil National est en quelque sorte le Parlement du Mouvement Démocrate. C'est lui qui propose à la Conférence Générale la ligne générale du MoDem. Dix adhérents peuvent saisir le Conseil National sur tout sujet intéressant la vie politique. Il exprime par la voix de son Président ou d'un membre désigné les positions du Mouvement Démocrate.

On peut dire que ce sont ses dysfonctionnements qui provoquent pas mal de remous, au sein du MoDem. Par exemple, les Promoteurs estiment que les décisions prises en Conseil National ne sont pas suivies d'effet.

A vrai dire,le MoDem a du gérer dans l'urgence sa naissance, le vote de ses statuts et trois élections successives, parfois dans un joyeux foutoir. A cela s'ajoute des effectifs devenus squelettiques au siège faute d'élus. La moindre faille dans l'organisation a pu dans ces conditions prendre des proportions importantes.

Il n'existe aucune liste de nos Conseillers Nationaux. En fait, les adhérents, même intéressés par la vie de leur parti, comme moi, ne savent pas qui sont les Conseillers Nationaux. Il n'en existe aucune liste nominative publique. Personnellement, j'en connais quelques uns qui tiennent des blogs, mais cela doit représenter au mieux 15-20 conseillers.

En principe, ils sont constitués de 180 élus + les présidents des Départements (on dispose de la liste dans le livret d'accueil) + 60 représentants des élus locaux ou parlementaires élus par leurs pairs et enfin les membres du Bureau Exécutif National.

En fait, ceux que je connais le plus, ce sont ceux qui une fois élus se sont empressés de tirer à boulets rouges sur le MoDem. Sont-ils toujours conseillers nationaux, ceux-là ? Et s'ils n'ont pas réadhéré, ce qui serait bien le moins, ne serait-il pas légitime de procéder à des élections partielles pour les remplacer.

Il existe des compte-rendus des réunions du Conseil National, ce qui permet d'avoir un aperçu de ce qu'il s'y dit, mais les informations les plus croustillantes n'en sortent pas ou alors au compte-goutte et parfois si déformées qu'il est difficile d'en extraire la substantifique moëlle.

En tout cas, les  instances du MoDem mettent les bouchées doubles avant le prochain conseil national :  convocation accélérée de tous les conseils départementaux, tout récemment, et  mise en place d'une commission pour faire la synthèse des "ressentis" de campagne. Sur ce point, je m'étonne du récent commentaire de Christophe : la démarche des Promoteurs est certes légitime, mais en quoi le serait-elle davantage que d'autres remontées venues de tous les collèges départementaux de France ? Le Conseil national me paraît à moi aussi, le bon lieu pour débattre et prendre des décisions si elles s'imposent.

Comme pour le programme du MoDem, il y a sur ces conseils un travail de synthèse et de compilation à réaliser afin que l'on puisse comprendre clairement ce qu'il s'y dit et qu'il s'y vote. Je compte donc sur tous nos conseillers nationaux pour nous  faire le compte-rendu le plus exhaustif possible de celui du 04 juillet.

 

08:29 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : conseil national, modem |  Facebook | | |

lundi, 29 juin 2009

Gadin du MoDem, Home n'y est pour rien.

Allez, rendons un service à mon mouvement afin qu'il ne s'égare pas. J'entends sur la Toile, mais aussi dans les propos de plusieurs responsables du MoDem, en particulier de Bayrou, que le film Home serait l'un des principaux responsables de notre revers.

Désolé, mais c'est faux. J'ai lu un petit entrefilet il y a deux semaines, dans le Canard Enchaîné, qui observait qu'un sondage Ipsos nous donnant à 10% à peine avait été réalisé le vendredi soir : un première partie de l'échantillon avait été testée AVANT la projection du film, et la seconde partie, APRES la projection. Résulats des courses ? Sondages IDENTIQUES, avant, et après...

Les Français ne se sont donc pas décidés sur la seule foi d'un film. En revanche, si nous avions mis en avant nos têtes de liste vertes ainsi que notre programme dont l'une des pierres angulaires est le développement durable, nous aurions certainement convaincu davantage. Corollairement à ce que je viens de dire, le film n'a pas décidé davantage les électeurs des Verts à voter pour eux.

J'avais observé, plus de trois semaines avant le scrutin, que 50% de nos deux électorats n'était pas sûr de son choix et invité alors à la prudence. Nous étions sur un toboggan. Il fallait y prendre garde.

Si on veut travailler sérieusement, il faut repartir sur des bases fiables et cesser de trouver des bouc-émissaires toujours à l'extérieur.

08:11 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (35) | Tags : modem, verts, home, bayrou |  Facebook | | |