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  • Espérance de vie ? Vraiment ?

    Je m'interroge sur la pertinence des calculs en termes d'espérance de vie : le constat amer de nos décrépitudes dans le vieil âge a conduit l'Union Européenne a prudemment mettre en place un observatoire non plus de l'espérance de vie mais de l'espérance de vie en bonne santé, il y a quelques années.

    Avec ce nouvel indicateur, les choses sont désormais loin d'être roses. Nous disposons de suffisamment de données pour constater que notre espérance de vie en bonne santé stagne et même régresse depuis quelques années.

    S'il fallait croire nos magazines de vulgarisation scientifique ou encore les annonces fracassantes dans les médias, nous serions aux portes de l'immortalité. Dans la réalité, aucun être humain en dépit des 7 milliards que nous sommes ne dépasse 110 ans aujourd'hui. Le nombre de centenaires n'a pas explosé contrairement à ce que l'on nous annonçait il y a quelques années et il n'est pas prêt de s'accroître sauf à maintenir de très nombreux individus dans un état végétatif.

    Si ces cent dernières années sont des années de progrès continus dans le domaine de la médecine, sans conteste, il est imprudent d'imaginer que jamais les conditions n'ont été aussi optimales pour nous assurer une vie longue. Le sophiste Gorgias a vécu 109 ans sans que cela semble étonner outre mesure ses contemporains, et ce, en pleine grèce classique, c'est à dire il y a 2500 ans environ.

    La France était au troisième rang mondial au début des années 2000 en espérance de vie corrigée de l'incapacité

    La recherche fondamentale progresse sans doute, mais les applications pratiques tardent. Or, l'espérance de vie en bonne santé va devenir un enjeu économique majeur en Europe en raison des déséquilibres des caisses de retraite. On ne peut qu'allonger la durée de travail (de cotisation, en tout cas) mais ce n'est possible qu'à la condition d'être en état de travailler...

  • Euthanasie : liberté ou suicide ?

    J'arrive un peu après la bataille à propos du débat sur l'euthanasie, mais j'avoue que c'est un thème qui me travaille.

    Je m'étais déjà prononcé en faveur d'une euthansaie contrôlée ; aujourd'hui, je m'interroge sur le lien, sans doute ténu, qui associe l'euthanasie active et la liberté. Plus exactement, je me pose la question suivante : se donner la mort est-il une expression de nos droits naturels ?

    En posant cette question, je marche sur un champ de mines : le fil est très ténu entre le suicide et l'euthanasie. J'ai toujours considéré, au cours de mon existence, que le suicide coïncidait avec l'anéantissement de tout espoir. Or, quand je m'interroge moi-même, et que je pèse la balance de mes maux à venir, puisqu'ils sont sans doute inévitables, je tends à penser que la somme des contrariétés et des souffrances, quand elle devient trop importante, l'emporte sur le désir de vivre. 

    Le désir de vivre n'est pas seulement l'émanation de notre instinct de survie mais aussi l'espoir de jours meilleurs : c'est cela surtout qui nous rattache à l'existence me semble-t-il.

    Notre tolérance aux afflictions de toute sorte est très variable d'un individu à l'autre. L'émotivité de chaque individu, j'imagine, accentue dans un sens ou dans l'autre nos espoirs.

    Je ne sais si nous avons peur de la mort ou peur de ne plus vivre. Quand j'envisage pour mes vieux jours l'euthanasie plutôt que la décrépitude sans fin, j'ai le sentiment qu'elle ne sera pas possible tant que l'existence me sera tolérable. Et, tant que j'ai envie de vivre, j'ai peur de la mort. En fait, je pense bien que j'ai peur de ne plus vivre.

    J'envie ceux qui sont portés par leur foi : j'ai eu une grande-tante et une grand-mère très croyantes, impliquées dans la charité et la solidarité. Ce sont elles qui m'ont vraiment instruit en religion. Quand j'étais petit, je croyais qu'elles étaient des saintes, et une fois, je me souviens d'avoir posé très sérieusement la question à l'une d'entre elles.

    J'envie également ceux qui sont capables de faire du suc de l'existence une force intérieure profonde. Quand je songe à la mort, à ma mort, parfois, j'ai constamment présents à l'esprit les derniers mots qu'Épicure adressa à ses amis en mourant. La lettre à Idoménée, rapportée par Cicéron, en fait état : parce qu'il était entouré de ses amis et proches, en dépit de ses souffrances, il affirmait partir dans la joie en se souvenant de tous les bons moments qu'il avait passé avec eux.

    Partir dans la joie. Moi, je me représente la mort comme une affreuse agonie. Je n'imagine pas d'autres remèdes qu'une euthanasie douce et rapide pour s'en débarasser au plus vite.

    Et comme je n'ai pas la foi, je ne m'imagine pas de vie meilleure ailleurs. Pour moi, mon corps ne redeviendra que poussière et rien d'autre.

    Je n'imagine pas de mort volontaire sans submersion sous l'angoisse (j'exclus de ce champ, toutefois, le sacrifice). L'angoisse me paraît l'un des pires maux humains dans le domaine de l'esprit.

    Toutefois, si un jour je voulais en finir avec l'angoisse, j'estimerais profondément attentatoire à ma liberté et à mes droits que l'on m'en empêche.

    Je reconnais toutefois qu'une telle affirmation est gênante car elle légitime de fait le suicide. Je pense néanmoins que le suicide n'est pas une issue normale pour de jeunes gens ou des hommes et des femmes dans la force de l'âge et en bonne santé. Cette observation seule me semble suffisante pour tracer la nécessaire frontière entre l'euthanasie et le suicide.

  • Depardieu ? Un alcoolique de plus en Russie...

    Depardieu ne s'embarasse pas de scrupules moraux en allant vanter les mérites d'une des pires oligarchies mafieuses de la planète car c'est en somme ce qu'est devenue la Russie. C'est pour punir l'Amérique de ce qu'elle avait soutenu un honnête comptable qui avait fait son boulot dans son pays en dénonçant l'argent volé à l'État puis s'était fait battre et abattre dans son propre pays que le Parlement russe a interdit l'adoption d'orphelins russes par des Américains.

    Cela donne une bonne idée de la nouvelle patrie de Gérard Depardieu. Au fond, ce n'est pas l'exil fiscal qui me pose problème.  Dans cette histoire, c'est Olivier Babeau, expert en stratégie d'entreprise qui a le mot juste : c'est notre système de financement de notre cinéma qui pèche. Depardieu s'est enrichi grâce aux fonds publics. Je ne l'accuserai même pas. C'est notre faute. J'évoquais hier ce que serait une démocratie libérale face à notre actuelle démocratie socialiste et j'observais que l'impôt, en France, ne nous permettait pas de choisir l'affectation de ce que nous payons. Il ne respecte en aucune manière nos choix individuels.

    N'en déplaise à Laurent (dont je ne partage pour une fois vraiment pas l'avis) je ne vois pas en quoi chercher à protéger patrimoine et revenus des prédations de l'État s'apparente à de la désertion. C'est l'actuel gouvernement qui a poussé le bouchon trop loin : rappelons-le, la France est devenu le pays du monde à la fiscalité la plus lourde.

    Je suis également surpris de lire chez Laurent que parce que l'actuelle majorité avait prévenu qu'elle taxerait les hauts revenus jusqu'à la moëlle elle aurait légitimité à faire ce qu'elle a dit et que donc ceux qui essaient de se protéger ne seraient que de vils couards lâches et déserteurs. L'avis du plus grand nombre n'est pas le meilleur, je crois que nous l'avons constaté suffisamment de fois dans l'histoire de l'humanité, y compris en régime démocratique. L'argument n'est donc pas recevable. 

    Au passage, la liberté de circuler et de s'établir ailleurs est une liberté fondamentale : dans les premiers chapitres de Candide, Voltaire ironise sur l'attitude de l'armée qui vient d'enrôler de force Candide et ne supporte pas qu'il use de ses pieds pour se promener où bon lui semble :

    Candide, tout stupéfait, ne démêlait pas encore trop bien comment il était un héros. Il s'avisa un beau jour de printemps de s’aller promener, marchant tout droit devant lui, croyant que c’était un privilège de l’espèce humaine, comme de l’espèce animale, de se servir de ses jambes à son plaisir. Il n’eut pas fait deux lieues que voilà quatre autres héros de six pieds qui l’atteignent, qui le lient, qui le mènent dans un cachot. On lui demanda juridiquement ce qu'il aimait le mieux d'être fustigé trente-six fois par tout le régiment, ou de recevoir à la fois douze balles de plomb dans la cervelle. Il eut beau dire que les volontés sont libres, et qu’il ne voulait ni l’un ni l’autre, il fallut faire un choix.

    Les réseaux sociaux russes qui ne manquent pas d'humour ont à mon avis le mot de la fin, et le plus juste, en jugeant  qu'avec  Depardieu il n'y a qu'un alccolique de plus dans leur pays...

  • Insécurité grandissante à Paris...

    Tentative de cambriolage en présence du Président des Jeunes MoDem de Paris.

     

     

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             Photo de campagne de John Colorado  aux Buttes Chaumont (Paris 19e) 


     

    Alors qu’il se trouvait à son domicile avec sa compagne dans le 19e arrondissement de Paris, John Anderson Colorado, Président des Jeunes Démocrates (MoDem) de Paris et candidat aux élections législatives de 2012, a été victime d’une tentative de cambriolage dans la nuit de mardi à mercredi.

     

    « Des cambrioleurs ont dû nous croire absents car ils ont essayé de défoncer ma porte. Mais ils n’ont pas eu le temps d’aller plus loin, je me suis manifesté dès mon réveil et la porte a tenu bon. Le vacarme était tel que cela ne nous a pas seulement réveillés : de nombreux voisins de mon immeuble m’en ont parlé dès ce matin. Tout ce que j’ai pu faire sur le coup, c’était prévenir la police pour que le quartier soit sécurisé par une patrouille » Déclare-t-il, encore légèrement sonné. « Les cambriolages ont augmenté de + 20% à Paris ces deux dernières années, il faut vraiment inverser cette tendance et non pas seulement parce que j’ai failli en être victime mais pour la sécurité de tous les Parisien. Les méthodes des enquêteurs se perfectionnent, (prises d’empreintes systématiques, de traces ADN…) mais celle des cambrioleurs aussi ».

     

     À L’instar de François Xavier Pénicaud, ancien Président national des Jeunes Démocrates, agressé et volé dans le 7e arrondissement de Paris le 22 septembre 2011, John Colorado portera plainte. Le jeune homme déclare vouloir prolonger et élargir la réflexion sur la sécurité, notamment dans le cadre des élections municipales. Tant à Paris que dans le reste de la France.

  • Démocratie libérale versus démocratie socialiste

    J'entends souvent une réponse qui me frappe quand je marque mon désaccord avec une opinion ou une mesure qui se veut majoritaire : parce qu'elle est majoritaire elle serait la vérité révélée ou encore elle justifierait d'opprimer l'individu en lui imposant l'ordre de la majorité.

    J'avoue que cet argument ne laisse pas de me faire bondir. Je crois qu'il y a là la principale ligne de fracture entre la démocratie libérale et la démocratie socialiste. La démocratie libérale a comme principal souci de défendre avant tout chose les droits naturels imprescriptibles de chaque individu, pas de représenter la moitié du corps social plus une personne.

    Il existe bien sûr des biens supérieurs non parce qu'ils servent les desseins de l'État mais parce qu'ils profitent à chaque individu : la liberté, la sécurité, par exemple.

    Mais pour le reste, je demeure sceptique. Même la solidarité que l'on brandit dans tous les discours, souvent synonyme d'impôts nouveaux devrait au fond relever de l'éthique personnelle.

    Quand l'État me prend mon argent pour le redistribuer il m'impose de donner le fruit de mon travail à des gens que je ne connais pas et parmi lesquels je pourrais bien compter nombre d'individus auxquels je ne souhaite faire grâce de rien.

    J'aimerais choisir qui j'aide, quelles causes je soutiens, pas que ce soit un État et a fortiori une "majorité" qui me l'impose au nom de la "solidarité.

    Si au moins on pouvait choisir, sur sa feuille d'impôts ne seraient-ce que les secteurs que l'on souhaite favoriser il y aurait un (très) léger progrès dans le sens du respect de chaque choix individuel mais à l'heure actuelle nous sommes dans des fers fiscaux qui ne respectent rien de nos choix personnels.

    Parmi les biens supérieurs, certains paraissent évidents, d'autres moins :  la démographie d'un État est une condition sine qua non de sa survie comme peuple. On peut donc comprendre qu'il fasse l'objet d'une politique fiscale générale. Bien sûr, de tels choix empiètent sur le choix de vie de chacun, mais si une nation s'éteint faute de citoyens, tous en paieront les conséquences sans exception.

    Mon grand-père, libéral qui s'ignorait, me disait souvent que je me coucherais dans le lit que j'aurais laissé au petit matin, après le lever. Froissé si je n'avais pris le temps de le refaire, bordé et lisse si j'en avais fait l'effort.

    Renvoyer la générosité aux choix individuels c'est en finir avec l'hypocrisie d'une morale d'État qui ne procède que par contraintes.

    Ceci ne signifie pas qu'il soit interdit à l'État de mettre en place des dispositifs (vois, cher lecteur, comme je diffère des libéraux sur ce point), mais il ne devrait pas se donner le droit de contraindre les individus à s'en servir, fût-ce au nom du choix d'une majorité.

    Nos élections ont vocation à nous donner des représentants pas à donner à certains tous pouvoirs popur faire faire à plusieurs d'entre nous ce que nous ne voulons pas faire...

    Bref, la démocratie, ce n'est pas la guerre inexpiable d'une majorité contre sa minorité...

     

  • Médecine soviétique, la médecine oubliée

    Jeune, enfant, je me souviens avoir fait un séjour scolaire en union soviétique. En Ukraine, pour être très précis. Par malchance, au cours de mon voyage, je suis tombé malade. Comme il s'agissait d'un échange scolaire, les autorités locales ont très vite pris les choses en mains, et l'on ma dépêché un médecin. Je devais avoir une angine ou une grippe, quelque chose de ce genre. Un truc à virus, en tout cas, car j'avais de la fièvre. Quand ce médecin est arrivé il a sorti une seringue dotée d'une aiguille de taille respectable (en fait, avec le recul, elle n'était respectable qu'à mes yeux d'enfants, en réalité, ce n'était là qu'une aiguille bien ordinaire). Jamais on ne m'avait soigné ainsi en France. En règle générale, c'était le lit et des antibiotiques si nécessaires. La seringue était impressionnante, mais j'ai été guéri en deux jours. Complètement. Pendant longtemps j'ai cherché à comprendre comment les Soviétiques étaient parvenus à obtenir de tels résultats sans trouver d'explications.

    Et puis il y a quelques mois, j'ai lu un article dans Le Monde sur la médecine géorgienne : la phagothérapie. Au lieu de tenter de liquider bactéries et virus à l'aide de la chimie, des antibiotiques en somme, les Géorgiens utilisent des super-virus prédateurs capables de dévorer nombre de ceux qui nous affectent.

    Après la chute de l'URSS, cette voie a été méprisée par la médecine occidentale car elle jugeait datées de telles méthodes. Mais aujourd'hui, de plus en plus de bactéries deviennent résistantes aux antibiotiques avec des conséquences parfois dramatiques. 

    L'article que j'ai lu soulignait le sort particulier d'une jeune femme qui aurait dû perdre sa jambe par amputation à la suite d'une infection par staphylocoque dorée et qui a dû son salut aux phages géorgiens.

    Évidemment, il serait fort imprudent de jouer aux apprenti-sorciers avec l'inoculation de virus mais on ne peut ignorer une piste si précieuse. Les USA l'ont bien compris, particulièrement le département de la Défense qui imagine très clairement l'usage précieux que l'on pourrait faire de tels procédés face à des armes bactériologiques...

    Ce sont donc les Américains qui ont investi massivement dans le centre de recherches d'Eliava à Tbilissi. Sans leur intervention, il ne serait rien resté de ce vénérable établissement, mais les fonds américains ont redonné une seconde jeunesse à l'institut de recherche.

  • Urgences, une solution simple mais efficace...

    D'après l'agence Reuters François Hollande a passé une partie de son réveillon aux urgences d'un hôpital parisien. Précisément, je discutais des conditions d'accueil des hôpitaux avec le mari de ma belle-soeur ce même soir et il me racontait ses méandres à Necker un jour où il avait dû conduire sa fille aux urgences : 7 heures d'attente pour 1mn30 de consultation.

    On pourrait croire qu'il y a une question de moyens derrière ? Il n'en est rien. Il y avait à l'accueil ce jour-là pas moins de 7 à 11 personnes qui traitaient essentiellement de la paperasse et c'étaient eux qui finissaient par diriger les patients en attente vers les (le ?) médcecin.

    Une solution simple aurait pourtant fluidifié l'accueil considérablement et c'est celle-là même qui est appliquée en Italie et en Allemagne, de l'aveu même du médecin qui se trouvait là : il aurait suffi que le médecin passe dans la salle d'attente et consacre quelques minutes à chaque patient pour vérifier lesquels pouvaient repartir chez eux avec un remède mineur et lesquels devaient rester. C'était le cas en particulier de ma belle-nièce qui est rentrée de suite chez elle.

    7 heures pour 1 minutes 30 : est-ce pertinent ? 

    Il y a donc là une mesure très simple qu'il suffirait de décréter pour améliorer considérablement le service hospitalier.

    A cela, j'ajoute que j'ai du mal à comprendre pourquoi, à l'ère de l'électronique, on continue à passer autant de temps en formalités, paperasserie incluse.

    La Santé publique devrait prendre s'inspirer des Impôts dont l'efficacité est exemplaire dans ce domaine. Ce n'est tout de même pas compliqué d'imposer l'usage systématique d'une carte et de la relier à un lecteur qui fait le travail.

    Il y a des secteurs à l'évidence où les déserts médicaux sont des réalités et menacent certainement nos concitoyens. Mais il y en a d'autres où l'amélioration du service relève du simple bon sens et de la bonne organisation sans qu'il soit nécessaire de faire la révolution ou de modifier les statuts des personnels hospitaliers.

  • La France sur le déclin ?

    J'ai lu il y a quelques jours un classement réalisé par un institut britannique qui annonçait le déclin irréversible de la France (et de plusieurs autres pays d'Europe, au demeurant).

    Je crois qu'il faut être prudent avec les chiffres : je lis en ce moment Pulp libéralisme de Daniel Tourre (j'en reparlerai dans plusieurs prochains billets) et l'une des critiques qu'il adresse à l'économisme du XXème siècle est d'avoir soumis la théorie économique, pourtant incertaine, aux mathématiques, à ses chiffres et à sa floppée de formules.

    Selon le Centre of Economics anb Business Research, l'Inde deviendrait la 5ème puissance mondiale d'ici 2022. Bien sûr, si l'on raisonne en PNB brut, c'est quelque chose de fort possible en raison du poids démographique de ce pays. Mais l'Inde, ce n'est pas ce pays où l'on viole les femmes et où elles en meurent ? Ce même pays qui prétend au titre de plus grande démocratie du monde mais qui a été désigné comme le pire pays au monde pour les femmes ? Devant l'Afghanistan, l'Égypte, le Soudan, le Mali qui pratiquent lapidations et/ou excisions ?

    Qui a envie de vivre en Inde ? l'hindi est-il une langue qui se répand en dehors de l'Inde ? Non. Je ne vise pas à m'en prendre particulièrement à l'Inde. Je suis simplement sceptique sur ce que le CEBR appelle influence.

    Oh, certes, sans doute y-aura-t-il beaucoup de milliardaires de pays émergents capables de racheter des entreprises ou des grandes demeures en France, d'ici une dizaine d'années.

    Cette vulnérabilité, il ne tiendrait qu'à nous de la corriger : François Bayrou a tracé le chemin en décembre de l'année précédente et l'a de nouveau indiqué tout récemment. Juguler la dette, redresser notre industrie, développer les filières courtes, doter le consommateur du pouvoir de décider grâce à l'information. Bref, concourrir pour sauver nos emplois, redresser nos comptes, et rendre pérenne notre modèle social, voilà l'objectif.

    L'inconvénient, c'est qu'à la tête de l'État, il n'y a pas de volonté d'infléchir la pente sur laquelle nous sommes. Trop de fausses promesses et de mensonges dont aujourd'hui l'exécutif est prisonnier. C'est le prix à payer pour avoir menti et il doublera quand il faudra se renier.

    En attendant, le gouvernement Ayrault a réussi à créer un environnement franchement inamical pour l'entreprises et les entrepreneurs en moins de 6 mois, et cela, dans un pays en crise et rongé par le chômage. Les mesures fiscales confiscatoires finalement retoquées par le Conseil Constitutionnel n'en sont qu'un énième avatar.

    Je ne suis pas ceux que l'on appelle les Autrichiens dans tous les méandres de leurs analyses, mais ils me semblent avoir mieux compris que toute autre école économique l'un des piliers de l'économie : elle  est avant toutes choses de la psychologie.

    Si la France est en déclin, c'est que le déclin est dans nos têtes. Non qu'il s'agisse d'appliquer une sorte de méthode Coué qui consisterait à affirmer le contraire mais plutôt que nous refusons de nous administrer les remèdes qui nous seraient pourtant nécessaires alors même qu'ils nous sont connus.

    Ce serait de la responsabilité de la classe politique que de l'indiquer clairement à ses concitoyens et elle fait pour une large part tout l'inverse en l'abreuvant de promesses improbables à quelques exceptions près...