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jeudi, 03 septembre 2009

Délinquance : c'est bientôt fini l'enfumage ?

Soyons concis : l'omnilégislateur me les brise menu. Nicolas Sarkozy a trouvé une solution universelle aux problèmes de tous les Français. Dès que l'actualité se nourrit d'un sujet brûlant, il pond une loi. Ras le bol des lois. La délinquance est emblématique : toujours plus de voyous impunis. Le sentiment d'impunité et le laxisme sont généraux.

Ne sont emm... que les automobilistes qui sont mal garés et les immigrés bien intégrés mais ayant le malheur de ne pas disposer de papiers en règle. Pour ceux-là, tolérance zéro. Pour les Français ordinaires, en revanche, avisez-vous de ne pas payer un PV de stationnement, et vous allez voir ce qu'il va vous en coûter...

Ce n'est pas compliqué : il faut des juges, du personnel judiciaire et des policiers (et plus de places dans les prisons avec du personnel pénitientiaire). Et pour les policiers qui travaillent dans les quartiers et se font caillasser tous les jours, ils ne devraient jamais toucher moins de 2000 euros par mois, et cela, dès le début de leur carrière. Pour les motiver, c'est la base.

Il faut rétablir la police de proximité (une bonne idée de la gauche) et appliquer une tolérance zéro envers la délinquance, particulièrement violente, avec des sanctions immédiates. Cela coûte de l'argent ? Eh bien il faut le retirer ailleurs, dans ces conditions. J'ai quelques idées sur le sujet. Le droit à la sécurité n'est pas négociable. Il n'est pas acceptable que le taux d'élucidation soit si bas, sauf dans les affaires criminelles.

Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, nous les Français, on s'en fout de vos lois et de vos discours. Ce qu'on veut, c'est des résultats.

10:22 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : délinquance |  Facebook | | |

mardi, 21 juillet 2009

Conducteur du RER B agressé, l'art de faisander l'information

On a appris par la presse que le 04 juillet dernier un conducteur de RER (RER B) en île de France, avait été victime d'une agression, ce qui avait entraîné une grève spontanée sur cette ligne.

Puis, retournement généralisé, la presse titre partout depuis hier que l'homme est en fait l'agresseur. Ce qui me sidère, dans cette histoire, c'est la manière honteuse dont la presse minimise les circonstances. Que s'est-il passé ? Deux abrutis qui étaient ivres ont tenté de faire un croche-pied dans un escalator à ce pauvre gars qui rentrait tranquillement chez lui. Il a vu rouge, et il s'est fait justice lui-même. Je sais que dans notre république déliquescente, il est normal de fermer sa gueule et de dérouler un tapis rouge à la racaille, mais tout de même.

Soyons clair : il y a bien eu agression ! la racaille qui passait dans le coin a cru pouvoir faire la loi, comme elle y est habituée dans les zones de non-droit, notamment les gares RER, mais pour une fois la victime s'est révoltée.

L'explication de France-info est un modèle du genre (extrait) :

On apprend aujourd’hui que c’est le conducteur qui était l’agresseur... Ce sont les images des caméras de surveillance de la Gare du Nord qui trahissent le conducteur. Il est presque 6 heures et demie, le 4 juillet dernier. L’homme d’une quarantaine d’années, qui finit son service, sort de sa cabine de RER et rejoint un escalator. Arrivé au niveau de cet escalator, il croise deux jeunes hommes, entre 20 et 25 ans selon la police ; ils ont visiblement un peu bu et l’un d’eux tente un croche-pied sur le conducteur. Un geste qui n’a aucune conséquence : le conducteur ne tombe pas, à peine est-il touché. Mais il ne continue pas son chemin, au contraire : il suit, interpelle, cherche les deux jeunes, raconte la police... et au bout de quelques minutes, il frappe l’un d’eux.
S’ensuit un bref échange de coups, toujours enregistré par les caméras de surveillance. Le conducteur racontera ensuite qu’il s’est fait agresser. Un gros mensonge qui entraîne une grève de plusieurs heures (lire notre article) .
L’affabulateur était convoqué ce matin par la Police Régionale des Transports. Il ne s’y est pas rendu. C’est la deuxième fois qu’il fait faux bond aux enquêteurs
.

Vous avez lu comme moi : le geste qui n'a aucune conséquence, deux jeunes hommes qui ont un peu bu, à peine touché...En revanche, le conducteur, lui, est un affabulateur, auteur d'un gros mensonge.

Selon Anne Lamotte, si j'ai bien compris, être agressé c'est normal et se défendre, c'est être un agresseur. Ce qui me console, c'est que dans l'ensemble, et pour l'instant, du moins, la blogosphère n'est pas tombée dans le panneau. Je n'ai lu quasiment aucun blog renchérissant sur le landernau médiatique bien-pensant.

De tout ce que j'ai lu et écouté sur la presse, il n'y a eu que France-info pour en rajouter dans l'exégèse, accablant le conducteur. Minable. Anne Lamotte doit faire partie de ces journaleux ordinaires qui vivent à l'abri de la délinquance dans un beau quartier, toujours prête à voir le fantasme et l'agressivité chez la victime. Ça dégoûline de bonne conscience à France-info...

Pas chance, il y a des relais dégoûlinant chez les magistrats aussi,  puisque c'est l'un d'eux qui aurait confié à RTL que les coups de poing échangés par le conducteur étaient dignes d'un boxeur. Faut-il en conclure en plus, puisque l'État ne fait pas ce qu'il faut avec la racaille, que l'on n'a plus le droit d'apprendre à se défendre ?

J'espère en tout cas que ce gars-là va être soutenu par les syndicats de la RATP, mais je pense qu'on peut leur faire confiance sur une affaire comme celle-là.

mercredi, 24 juin 2009

Le gnouf et la matraque pour les bandes violentes, oui mais...

J'ai suivi avec attention la proposition de loi du Motodidacte sur la délinquance en bandes. Je ne peux pas être contre alors que je considère depuis longtemps que la délinquance se nourrit largement de l'impunité des seconds couteaux. Tant que l'on ne punira pas avec sévérité les complices, même passifs, on favorisera l'omerta.

La question que je me pose, c'est de déterminer s'il n'existe pas déjà des dispositions dans nos lois actuelles permettant tout cela. Et puis surtout, on peut voter toutes les lois du monde, si on ne se donne pas les moyens de les faire appliquer, elles ne servent pas à grand chose.

Je rappelle les principales dispositions du texte :

Article 1er
Création d'une nouvelle incrimination (punie de 3 ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende) réprimant de façon spécifique la participation à une bande ayant l'intention de commettre des violences.

Article 2
Extension du délit de participation délictueuse à un attroupement en étant porteur d'une arme (3 à 5 ans de prison et 45 000 à 75 000 euros d'amende) à la personne qui, sans être elle-même porteuse d'une arme, participe volontairement à un attroupement où une ou plusieurs personnes portent des armes de manière apparente.

Article 3
Instauration d'une circonstance aggravante nouvelle lorsque certaines violences sont commises par des personnes dissimulant volontairement leur visage (par exemple à l'aide de cagoules) afin d'éviter d'être identifiées.

Article 4
Modalités selon lesquelles les arrestations lors des opérations de maintien de l'ordre peuvent faire l'objet d'un enregistrement audiovisuel par les services de police judiciaire. La diffusion de ces enregistrements fait l'objet d'une nouvelle incrimination (1 an de prison et 15 000 euros d'amende).

Article 5
Instauration d'une circonstance aggravante lorsque des atteintes aux personnes sont commises  en raison de leurs fonctions  sur les enseignants ou les personnels travaillant dans les établissements d'enseignement scolaire. Protection spécifique de leurs proches.

Article 6
Instauration d'une circonstance aggravante lorsque des vols et des extorsions sont commis dans les écoles ou à proximité.

Article 7
Création d'une nouvelle incrimination réprimant de façon spécifique les intrusions dans un établissement scolaire (1 an de prison et 7 500 euros d'amende). Aggravation de la peine lorsque le délit est commis en réunion (3 ans de prison et 45 000 euros d'amende), par une personne porteuse d'une arme (5 ans de prison et 75 000 euros d'amende) et ou par plusieurs personnes dont l'une au moins est porteuse d'une arme (7 ans de prison et 100 000 euros d'amende). Instauration de peines complémentaires (travail d'intérêt général, interdiction des droits civiques, confiscation et interdiction de port d'arme, interdiction de séjour ou du territoire français).

Tout cela est bien beau, in fine, mais j'ai du mal à m'ôter de la tête qu'il y a là avant toutes choses une opération de com davantage qu'une véritable volonté de se doter des moyens nécessaires pour lutter contre la délinquance. La véritable nouveauté, évidemment, c'est l'appartenance à la bande, mais il faut comprendre aussi qu'aujourd'hui, il y a un croisement dangereux entre la bande ordinaire et la bande délinquante. J'entends pas là, et c'est un fait reconnu par les sociologues, que la bande ordinaire franchit occasionnellement la ligne rouge qui la sépare de la bande délinquante. Ce fait est relativement récent. Jusqu'alors on pouvait distinguer clairement la bande de jeunes, de copains, et la bande de délinquants. Aujourd'hui, la séparation n'est plus aussi nette, particulièrement dans les quartiers difficiles.

Il y a un dernier point, enfin, qui me laisse sceptique : en 7 ans, on en est à la douzième loi sur la sécurité (ou treizième, je ne suis plus sûr de mon chiffre) et ce que je constate, c'est qu'elles n'ont manifestement pas été efficaces... Il y a donc un problème de fond que l'on traîne et qui n'est toujours pas réglé de loi en loi. Il va bien falloir tôt ou tard se pencher dessus...

jeudi, 18 juin 2009

Les récidives de Marc Machin

Dans l'affaire Marc Machin, il y a quelques faits que les médias ont toujours passé sous silence. Tous les écrits se sont toujours concentrés sur la question de sa présence ou non sur le Pont de Neuilly et, par conséquence, sa culpabilité ou non. Mais aucun média ou presque n'avait relevé que Marc Machin avait déjà commis deux agressions sexuelles avant d'être soupçonné. Le voilà à nouveau condamné avec une gradation supplémentaire dans les faits. Les médias ont outrageusement minimisé les faits. La nouvelle agression dont il s'est rendu coupable a été accompagné de sévices sexuels très violents.

Quand la justice étudie la culpabilité ou non d'affaires criminelles, on trouve toujours très rapidement moult comités Théodule pour appeler à soutenir tel ou tel justiciable. Je n'y participe que fort rarement. Non que je ne puisse imaginer qu'autrui soit accusé à tort, mais, dans ce genre de cas, j'aime bien connaître les antécédents judiciaires des individus concernés.

La question que pose l'agression de Marc Machin, c'est celle, une nouvelle fois, de la récidive des délinquants sexuels. Il avait été condamné deux fois pour agressions sexuelles. La presse parle toujours de prise en charge, de soins pour cette délinquance -là.

Est-ce que cela marche ? Voilà la question que je pose. On parle de soins comme s'ils allaient de soi. Mais est-ce le cas ? On retient de 4% de récidive seulement, pour les crimes. 4% , cela s'appuie seulement sur ceux que l'on identifie. Est-ce qu'il ne faudrait pas se poser une bonne fois pour toutes la question de la dangerosité définitive de certaines catégories de crime. Dès lors qu'il y a une seule récidive, on ne devrait pas attendre qu'elle soit "multi", il me semble que le cas devrait être entendu.

Mon sentiment personnel, c'est que les crimes sexuels et les crimes sadiques (avec sévices) sont le fait de gens qui ne sont pas guérissables ni réinsérables. Il n'y a que deux solutions pour en finir une bonne fois pour toutes avec leurs pulsions :

a) la prison à vie

b) la biochimie organique : j'entends par là la possibilité d'agir directement sur les centres qui commandent l'agressivité dans le cerveau. Cela peut être par le biais d'une lobotomie appropriée ou par l'administration de substances bloquant d'éventuelles hormones en cause.

Nos sociétés font un blocage sur la seconde possibilité en s'imaginant que toucher au cerveau d'un individu, fût-il un criminel, c'est l'aliéner dans son essence. A ceux-là, on pourrait faire observer qu'un criminel de ce type est de toutes façons, déjà aliéné...

Alors libérer les tarés de toute sorte pour pouvoir se donner une posture morale au nom des droits de l'homme, cela pe paraît un tantinet léger comme issue.

13:26 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags : délinquance, crime, viol, justice |  Facebook | | |

mardi, 24 mars 2009

Sécurité : le PS n'a rien compris. Sarkozy non plus, d'ailleurs...

S'il y a bien eu un écho pitoyable, dans la sphère politique, ces derniers jours, c'est bien celui du pseudo printemps des libertés qu'a fêté le Parti Socialiste. Les Socialistes sont décidément incorrigibles, voire incurables à la notable exception de quelques esprits critiques isolés (Manuel Valls, par exemple). Ils s'obstinent à mélanger dans une même salade la défense des libertés individuelles (à laquelle je pourrais m'associer) et la dénonciation de la lutte contre la délinquance. Comme d'habitude, les Socialistes nient les phénomènes de délinquance et prennent le parti des agresseurs contre les agressés. Crier haro sur le Sarkozy et dénoncer toutes ses mesures, voilà à quoi se limitent les Socialistes. Dénoncer "la folie sécuritaire" du pouvoir, c'est ridicule et démago au possible. Les Socialistes n'ont décidément toujours pas tiré les leçons de 2002. En réalité, c'est l'inefficacité sécuritaire du pouvoir que je dénonce, moi, pas sa folie...Bref, les socialos nous font encore le coup des soixante-huitards attardés beuglant contre la répression. La répression de la délinquance, moi, je suis pour. Créons le Matraque Club des Hérétique, cela ne me pose pas plus de problèmes que cela (un widget qui s'appellerait La Matraque, ce serait pas mal, non ?) . Le vrai problème, ce n'est pas le coup de matraque, le vrai problème, c'est plutôt sur qui tombe le coup de matraque.  Parce qu'au lieu d'interpeller des philosophes ou des syndicalistes, on préférerait voir les forces de police et de gendarmerie s'occuper une bonne fois pour toutes des bandes de délinquants. Mais ce sont plutôt les lycéens, les collégiens, même, les syndicalistes, voire de simples passants, qui les prennent les coups de matraque, pour l'instant. Comme d'habitude, Sarkozy brasse beaucoup de vent et agit peu.

Le fichage des bandes ? Mais qu'il le fasse, bon sang, et qu'il s'en serve. A condition que l'on ne glisse pas d'un délit de voyou à un délit politique au fil du temps. A condition qu'une bande d'écolos ne soit pas confondue avec de l'authentique racaille. Ah oui, la racaille : dès que l'on utilise ce mot, les bobos et autres bien-pensants tombent en pâmoison et hurlent en choeur à l'atteinte à la dignité humaine. On les entend moins quand il s 'agit de dénoncer les tournantes, les viols collectifs, les agressions de personnes seules, faibles et isolées. Tiens, je trouve l'article de wikipedia très clair, sur ce qu'il faut entendre par le mot racaille.

Le problème de Sarko, c'est qu'il nous bourre le mou, et qu'en 7 ans, comme le dit Bayrou, la sécurité ne s'est absolument pas améliorée. Il va bientôt avoir un bilan pire que les Socialistes, s'il continue. Je l'ai souvent dit ici : on ne peut pas rétablir la sécurité à moyens constants : il faut recruter des policiers supplémentaires, rétablir la police de proximité, construire des prisons, les rendre décentes et augmenter les moyens de la justice. Plus que sur la sévérité des peines, il faut travailler sur la résolution des délits ainsi que la certitude et l'immédiateté des peines. Il faut distinguer les crimes graves et les petits délits : sévérité accrue pour les crimes graves, clémence pour les petits délits (délits sans violence).

Bref, il y a du boulot, il faut agir au lieu de parler.

mardi, 20 janvier 2009

Enseignante agressée : et les autres coupables ?

Il y a quelque chose qui me frappe dans l'histoire tragique de Karen Montet-Toutain, c'est l'impunité absolue dont ont bénéficité nombre d'élèves de cette enseignante. Son mari l'a dit à plusieurs reprises : elle était stressée par les menaces d'agression sexuelle de la part de ses élèves. L'enquête n'a pas été menée à son terme. L'Éducation Nationale, comme d'habitude, a eu peur du scandale. Lâchement et minablement Kévani Wansale ment et essaie de faire croire que son geste n'était pas prémédité. En première instance, il a été condamné à 13 ans de prison. Il a fait appel. J'espère que sa peine sera aggravée. Karen Montet-Toutain a reçu 15 000 euros de l'Éducation Nationale. Ce n'est pas suffisant : il fallait blâmer et muter le chef de son établissement pour sa pusillanimité et condamner l'Inspection pour sa surdité.

Mais surtout, les ordures de petits salopards qui la menaçaient et qui se sont empressés de la boucler quand ils ont vu la tournure que prenaient les choses, il aurait fallu les condamner solidairement à quelques mois de prison et à des amendes lourdes. Tous au gnouf afin d'y méditer sur la condition des enseignantes et des femmes en général. L'ouverture d'un casier judiciaire pour chacun d'entre eux eût été le minimum.

Bref, pour moi, je considère que dans cette histoire, justice n'a toujours pas et ne sera probablement jamais rendue.

lundi, 08 décembre 2008

Intervention dans le Gers, à quand la vérité ?

Je savais bien qu'il suffisait d'attendre que la baudruche médiatique se dégonfle un peu pour que l'on en sache plus...Via Secret défense, on sait enfin ce qu'il s'est produit dans cet établissement du Gers où l'interpellation de jeunes a fait sensation. Je cite le rapport du gendarme que voici :

« Lors de ce contrôle 6 étudiants ont été trouvés porteur de STUP dont un avec 34 grammes et une petite balance électronique sur lui pour la revente. (...)  1 mois 1/2 auparavant deux gendarmes(formateur relais anti drogue ) sont intervenus dans cet établissement pour faire de la prévention, c'est à dire informer du danger de la drogue sur la santé, sur les conséquences pénales, et ont averti les étudiants qu'il y aurait des contrôles »

Moi, je continue à attendre avant d'en savoir plus, mais je vois que j'ai bien fait de me méfier. J'ajoute que l'enseignant qui a essayé de jouer le "résistant" à peu de frais (je le sentais à lire son témoignage) s'est bien gardé de préciser toutes les circonstances et en a rajouté manifestement pour passer pour un héros. Le mec, il se la pète libertaire : alors il n'a jamais vu "ça", comme iol dit, en 50 ans de carrière, comme il n'a sans doute jamais vu non plus les traffics de shit dans l'établissement ?

Cela dit, il y a deux affaires : il y a celle d'un CFA d'un côté, et c'est celle-là dont je parle, et celle du collège de Marciac, où là, en revanche, je suis toujours en attente d'explications. Là-bas, je ne suis pas convaincu que la gendarmerie ait agi comme elle le devait, quelle que fût le motif de sa "visite".

Toutefois, je reproduis cette interrogation d'un commandant de gendarmerie sur le forum "Secret-Défense"...

« En tant que commandant d'une communauté de brigades de gendarmerie, je suis sollicité par des directeurs d'établissements pour effectuer un contrôle à titre "préventif", qui n'hésitent aucunement à demander de réprimer pour assainir leurs établissements.
Face à la conjoncture actuelle, j'estime devoir éviter ce type de contrôle pour le moment. Résultat, un proviseur adresse un courrier à Mr. le Procureur de la république pour s'en plaindre. Dois-je arrêter de travailler par crainte d'une mauvaise interprétation ou éxagération le la part de la presse ? ou me mettre à dos le Procureur de la république (qui est quand même le patron en matière judiciaire). Ce magistrat doit bien répondre à la lettre du plaignant, sinon c'est son supérieur à lui ,qui en sera informé. Il n'y a pas de juste milieu, il faut toujours savoir courber le dos. En attendant, les stupéfiants ont de bons jours devant eux au grand désepoir des parents, qui eux, ne réagiront que lorsque leur enfant sera impliqué, à leur très grande surprise...»

Personnellement, j'ai trouvé suspect le retrait si rapide de manifestation de la FSU et de la FCPE. Ce subit rétro-pédalage m'incite à penser que dans l'affaire du Collège de Marciac, il y a anguille sous roche et que des informations nous manquent. J'aimerais bien savoir lesquelles...

lundi, 01 décembre 2008

Le paradis UMP est pavé de mauvaises intentions !

Je viens de lire l'excellent article d'Aurélien, du Bord de sa fenêtre fort lointaine, puisqu'il réside dans la Belle Province, et j'avoue que j'incline tout à fait en son sens : l'UMP, ses alliés qui ne pipent mot (n'est-ce pas le Nouveau Centre ?) et plus généralement la Sarkozie rêvent d'un monde aussi parfait que policé et sécurisé. Ce qui me fait bondir, ce n'est pas de dépister la violence de jeunes enfants dans des crèches ; ce qui me fait bondir, c'est d'associer ce dépistage à la prévention de la délinquance.

Et si on lobotomisait les enfants un peu agités, dans ces conditions ? Ben oui, car, pour ma part, je me serais attendu à une politique dont l'objet était de favoriser le développement de l'enfant, en somme, une politique qui fasse de l'être humain le centre de ses préoccupations. Or, il n'en est rien : l'UMP, Sarkozy and Co ne cherchent pas à dépister la violence chez l'enfant afin de sécuriser cet enfant et l'aider, mais, bien au contraire, afin de le stigmatiser et de le réduire, comme le dit très justement Aurélien à son code génétique.

Et, je me pose exactement, au final, la même question que lui (je le cite) : Comment imaginer une solidarité accomplie dans une société où l'autre peut dès sa plus jeune enfance être "catalogué" comme déviant?

Je rejoins donc sa conclusion, que je fais mienne, définissant à propos le projet sarkozyste pour l'enfance :

On nous propose ici de réduire dès l'enfance les individus à leur code génétique, de les cataloguer et d'une manière ou d'une autre de les isoler les uns des autres. On me reprochera sans doute d'en faire trop, mais je suis convaincu que c'est tout le contraire de ce dont nos sociétés ont besoin. C'est un renoncement à l'enfance, la négation absolue de toute Poésie, de tout espoir... tout simplement de la vie. Résister à de telles idéologies n'est plus seulement une option citoyenne, c'est un devoir humain.

samedi, 29 novembre 2008

Prison et délinquance des mineurs

Je suis avec beaucoup d'attention le débat sur l'ordonnance de 1945 et les sanctions qu'il convient d'infliger aux mineurs délinquants. Dès lors que la prison ne concerne que les crimes, je ne suis pas a priori opposé à la conduite en prison de mineurs, dès lors que des prisons spécifiques leur sont réservés et qu'ils disposent d'un encadrement éducatif.

Les mineurs d'aujourd'hui ne sont absolument pas ceux de l'immédiat après-guerre. Les lois doivent s'adapter aussi aux états de fait, or, un état de fait, c'est qu'il y a 200 000 mineurs délinquants actuellement en France. Dans les propositions faites, certaines sont intéressantes : par exemple, plutôt que l'incarcération, il est question d'envisager un bracelet électronique dans de nombreuses circonstances.

J'ai entendu aussi qu'il était envisagé d'envoyer le mineur à l'école pendant la semaine et en prison le week-end : le retour au sein de la société des gens ordinaires mais tranquilles ne doit se faire que si les dits mineurs ne viennent pas jouer les caïds dans les écoles sous prétexte qu'ils sont en prison, un certain nombre en tirant actuellement un titre de gloire.

Je suis d'accord aussi avec l'idée que des mineurs délinquants de 16-18 ans puissent être jugés par des juges ordinaires et non par des juges pour enfants. En revanche, ceci doit se faire sous la condition qu'ils ne puissent être incarcérés avec des adultes.

C'est à mon avis ce dernier point le véritable enjeu : les conditions d'incarcération. On entend beaucoup d'organisations s'indigner des nouvelles règles pénales, or, ce ne sont à mon avis pas elles qui sont un véritable problème, mais bien l'environnement dans lequel la peine se passe. Il faut notamment séparer aussi chez les mineurs les délinquants des criminels, et, parmi les criminels, mettre à part les pervers de toutes sortes (violeurs, auteurs d'actes de barbarie) qui sont clairement les pires et difficilement récupérables la plupart du temps.

Si l'on évoque les conditions d'incarcération, il faut fatalement parler de gros sous, et donc, de moyens ! Personne n'en parle, mais il faudrait commencer par là. Dans la mesure où la délinquance augmente, il est évident qu'il faut plus de prisons et plus de surveillants, or, les unes et les autres fonctionnent à moyens constants depuis plusieurs décennies.

Commençons déjà par là, avant d'avoir l'indignation sélective : on ne peut connaître l'efficacité d'une politique répressive que dans la mesure où elle est appliqué correctement et avec les moyens adéquats, or, nous sommes très loin du compte...

samedi, 25 octobre 2008

Justice et sécurité, la faute de Sarkozy et de Dati

Je suis vraiment en colère contre le Président et la Garde des Sceaux. Je fais partie des Français qui sont favorables à une politique répressive en matière de délinquance. La répression, c'est bien. J'aime la répression. Vive la répression. Épelons le mot répression : r-é-p-r-e-s-s-i-o-n. Avec un début de billet comme celui-là, j'ai de bonnes chances de rameuter la gôche bien-pensante et assimilés dans un retentissant concert de bêlements outragés.

Cela dit, j'en veux beaucoup à Sarkozy et Dati parce que leur politique complètement incohérente va discréditer durablement toute forme de politique répressive en France et redonner des couleurs à la gôôôche et à l'idéologie du laisser-faire, laisser-aller et cetera...

Quand on  mène une politique répressive, on s'en donne les moyens. On ne fait pas l'apologie de l'incarcération sans augmenter considérablement les places en prison, les surveillants et les personnels de justice. On ne se défausse pas sur les juges de ses propres errements en proposant de condamner ceux-ci quand un prévenu mineur s'est suicidé en prison. Le problème n'étant bien sûr pas le jugement, mais l'état de la prison elle-même.

Paradoxalement, tout en étant favorable à la répression, je fais mienne l'idée de Montesquieu qu'elle n'a pas besoin d'être brutale dès lors qu'elle est systématique. Ce qui fait la force de la justice, c'est la certitude de la sanction, non l'alourdissement des peines.

De plus, je tends à penser qu'humanité et efficacité tendent à se conjuguer. Non le dévoiement de l'humanité qui se décline sous la forme inadmissible du laxisme généralisé, mais simplement l'humanité efficace qui consiste simplement à donner à chaque condamné une pièce où il sera seul, fût-elle très petite.

J'ai été très choqué et exaspéré par un jugement récent dont j'ai été témoin : quelqu'un que je connais bien a reçu un coup de couteau dans l" ventre pour avoir cherché à protéger une jeune femme d'une agression. Le croirez-vous ? L'agresseur n'a pris que 18 mois avec sursis ! Dans un premier temps, je suis tenté de cracher sur le juge qui prononce une sentence aussi inadmissible, mais dans un second temps, je me dis que c'est peut-être en désespoir de cause et en raison des consignes qu'il reçoit pour vider les prisons qu'il renonce à enfermer un criminel...