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mercredi, 07 janvier 2015

Attentat à Charlie-Hebdo : le problème n'est pas l'Islam mais les cités

Je pense qu'on va encore se tromper de cible après l'affreux massacre qui a visé Charlie Hebdo. L'Islam va être pointé du doigt et on va demander des comptes aux Musulmans dans leur ensemble. On sait, maintenant, que le crime a été accompli par deux racailles des cités revenus de Syrie pour commettre leur forfait.

Le crime est épouvantable, mais le pire n'est pas là. Le pire, ce sont les réactions sur twitter ou sur facebook des jeunes des cités, originaires d'Afrique sub-saharienne ou du Maghreb. En fait, un nombre conséquent d'entre eux approuvent ou trouvent des circonstances atténuantes au crime. 

Le djihadisme se nourrit de la rencontre des facteurs suivants :

a) concentrations ethniques et sociales dans des zones d'habitation de type cités

b) impunité à peu près totale pour la racaille, et ce, jusque dans les prisons (il n'y a qu'à voir aux Baumettes). Merci le laxisme inouï de de la justice et des médias depuis plus de trente ans.

c) talibanisation des banlieues depuis 15 ans qui vise particulièrement les filles. La racaille se convertit à l'Islam pour redorer son blason, et entraîne dans son sillage tout son environnement, y compris des Catholiques ou laïcs, Africains ou Européens, qui finissent par adopter le discours et les opinions de la racaille. L'Islam sert de véhicule à cette talibanisation parce que de nombreux pays musulmans ont adopté une interprétation du Coran hystérique et intégriste. Mais cela aurait tout aussi bien pu être une autre religion si les circonstances avaient été différentes.

Les djihadistes viennent donc de notre pays et pas d'ailleurs. On peut souligner si l'on veut le rôle déstabilisateur du Qatar ou de l'Arabie Saoudite au sein de l'Islam, mais l'honnêteté commanderait de reconnaître que nous payons surtout nos errements depuis 40 ans : immigration incontrôlée, regroupements ethniques et sociaux, laxisme, absence de fermeté.

Les attentats en France ne sont pas une fatalité. En rétablissant la loi, la justice, en protégeant très fermement les filles dans les banlieues (et je ne parle pas de déclarations d'indignation sur les réseaux), en réformant les prisons (il faut les doter de moyens considérables), en réformant la justice tant du point de vue des lois (refondation du code pénal en associant les plus fortes peines aux crimes) que des magistrats (il faut peut-être affecter à la "circulation" les juges gauchistes qui se permettent des murs des cons où ils épinglent les pères de jeunes filles violées et tuées), on peut renverser la vapeur. Et, pour que toutes ces réformes aient un sens auprès de ceux qui les vivent, il faut aussi leur donner des perspectives.

C'est une politique de longue haleine, très éloignée de ce qu'ont fait droite et gauche, la première surfant sur les événements, la seconde bêlant à perdre haleine, depuis de nombreuses années.

On va me dire que j'instrumentalise ce qu'il vient de se produire. Eh bien non ! Ce que je dis, je le dis depuis longtemps. Je suis convaincu que le sort affreux de nos journalistes n'est pas un accident. C'est un enchaînement dont on aurait pu stopper la logique avec une véritable volonté. Aujourd'hui, tout le monde va s'indigner, mais qui va s'attaquer aux racines du mal ?

mardi, 20 janvier 2009

Enseignante agressée : et les autres coupables ?

Il y a quelque chose qui me frappe dans l'histoire tragique de Karen Montet-Toutain, c'est l'impunité absolue dont ont bénéficité nombre d'élèves de cette enseignante. Son mari l'a dit à plusieurs reprises : elle était stressée par les menaces d'agression sexuelle de la part de ses élèves. L'enquête n'a pas été menée à son terme. L'Éducation Nationale, comme d'habitude, a eu peur du scandale. Lâchement et minablement Kévani Wansale ment et essaie de faire croire que son geste n'était pas prémédité. En première instance, il a été condamné à 13 ans de prison. Il a fait appel. J'espère que sa peine sera aggravée. Karen Montet-Toutain a reçu 15 000 euros de l'Éducation Nationale. Ce n'est pas suffisant : il fallait blâmer et muter le chef de son établissement pour sa pusillanimité et condamner l'Inspection pour sa surdité.

Mais surtout, les ordures de petits salopards qui la menaçaient et qui se sont empressés de la boucler quand ils ont vu la tournure que prenaient les choses, il aurait fallu les condamner solidairement à quelques mois de prison et à des amendes lourdes. Tous au gnouf afin d'y méditer sur la condition des enseignantes et des femmes en général. L'ouverture d'un casier judiciaire pour chacun d'entre eux eût été le minimum.

Bref, pour moi, je considère que dans cette histoire, justice n'a toujours pas et ne sera probablement jamais rendue.