Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 17 janvier 2013

Député à deux ?

Je vois qu'un vieux serpent de mer refait surface : on parle à nouveau de mettre fin au cumul des mandats. C'est évidemment loin d'être fait. Hollande veut une loi à horizon 2015 mais la réalité est qu'il devra faire face à sa propre majorité...

Sur le sujet, Bartolone soulève un lièvre et l'assortit d'une proposition intéressante :  en cas de non-cumul des mandats nombre d'élus vont devoir choisir entre deux fonctions. Renoncer à une représentation nationale comme la députation amène à déclencher une législative partielle. Bartolone proposait donc de donner automatiquement le siège de député au suppléant dans un tel cas de figure.

Pour ma part, je serais plus radical. Je regrette que les suppléants ne fassent que de la figuration. Nous devrions avoir des députations bicéphales comme autrefois les consuls romains de jadis qui exerçaient par paires.

Évidemment, cela supposerait un partage des indemnités, mais de ce fait, les députés ne seraient plus automatiquement contraints d'abandonner leur emploi des aménagements devenant possibles. Le suppléant devrait avoir le pouvoir de suppléer le député en toutes circonstances ou, mieux encore, à la romaine, les deux pourraient partager les taches ou siéger alternativement.

Très peu de députés associent à l'heure actuelle leur suppléant à leur fonction à quelques exceptions près (Bayrou, par exemple, organisait une fois par mois avec son suppléant un compte-rendu de mandat à Pau de 2007 à 2012).

12:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | |

jeudi, 10 janvier 2013

La tentation d'un État libéral

Je viens de lire chez Contrepoints le très séduisant compte-rendu d'expérience libérale de Maurice Mc Tigue, ancien premier ministre de Nouvelle-Zélande.

Dans la théorie, la société libérale me paraît la meilleure des sociétés, mais dans la pratique je tends à penser qu'elle ne s'adapte pas heureusement dans les sociétés qui n'ont pas la culture du fair-play. Ce n'est pas un hasard si cette expression est d'ailleurs anglo-saxonne.

Pour qu'une libéralisation fonctionne, il faut que la culture démocratique, la libre concurrence et la transparence soient très fortes là où elle se produit. Si je ne doute pas que les NéoZélandais répondent à ces exigences (il me semble d'ailleurs que ce pays vient d'être jugé comme celui du monde où les libertés sont les plus protégées) j'ai quelques doutes avec la France : ses corporatismes, ses réseaux, la collusion permanente de ses élites avec les grands acteurs économiques, le goût des petits chefs, la mesquinerie généralisée, l'amour de la superficialité et de la poudre aux yeux, rien de tout cela ne me donne confiance. Voyez d'ailleurs comme la France continue d'honorer la mémoire de chefs d'État aussi sinistres et liberticides que Napoléon Bonaparte ou Louis XIV...

L'un des principaux leviers de Mc Tigue a été la suppression massive des subventions de toutes sortes et la fonte drastique des effectifs de la fonction publique, notamment de son administration. Il me semble que l'indispensable corollaire de ces suppressions sont des allègements fiscaux conséquents, au moins sur les activités économiques de production, faute de quoi on tue dans l'oeuf l'esprit d'initiative en étouffant l'entreprise.

Daniel Tourre dans son Pulp Libéralisme fait une observation intéressante : le libéralisme authentique est à l'avantage des PME. C'est l'instabilité fiscale et juridique incessante qui constitue un gros handicap pour cette dernière, ainsi que le poids de l'État, car seules les très grosses entreprises ont la puissance nécessaire pour traiter avec l'État. Or, ce ne devrait pas être sur de tels critères que devraient se faire des négociations entre l'État et les acteurs économiques. Bayrou dans son État d'urgence et par la suite dans son programme présidentiel faisait en 2011 et 2012 à peu près les mêmes observations, s'engageant à cesser de modifier la législation pour une durée certaine s'il était élu.

En France, ce n'est pas je le crois l'absence d'initiative (les Français sont en réalité très individualistes) mais la jalousie et l'envie qui nous conduisent à décréter la puissance de l'État, de manière à ce qu'il puisse s'arroger en notre nom le droit d'exercer les petites mesquineries que chacun individuellement n'aurait pas le pouvoir de réaliser. 

Nous ne sommes pas des Étatistes. Juste des gens envieux, mesquins, jaloux et petits. Nos responsables politique quand ils décrètent une loi de "solidarité" comme ils disent, n'ont de cesse que de penser à s'en affranchir et la laisser aux gogos, et je ne pense pas qu'aux impôts en disant cela. Contraindre à emprunter des transports publics pollués par l'insécurité, la saleté et la vétusté en taxant les moyens de transport individuels, par exemple (Spécialité de la gauche parisienne). Forcer les familles à placer leurs enfants dans des écoles qu'elles jugent pourtant dangereuses et mal famées. Imposer la mixité sociale avec des délinquants. Voilà quelques exemples bien sentis.

Je me sens libéral, mais j'ai un problème de confiance avec mon pays, la France.

C'est cela qu'occultent à mon avis les Libéraux chez nous : ils ne comprennent pas qu'il n'y a pas de libéralisme sans fair-play, sans liberté réelle, sans transparence, sans honnêteté, sans vertu en un mot. Ce n'est pas un hasard si Montesquieu jugeait que les Républiques ne pouvaient fleurir sans vertu dans son Esprit des lois, car c'est pour lui la pierre angulaire de tout régime républicain. 

C'est très exactement mon sentiment. Le libéralisme dans sa forme idéale, c'est cette alliance-là, celle de la liberté, de la vertu et de la démoctatie.

Un libéral qui se respecte ne peut qu'exiger une liberté sans concession. Des libéraux de cette étoffe, il y en a quelques uns en France, et même sur la blogosphère, mais ils ne sont pas nombreux.

Sans verser dans l'anarchie, je pense que le libéralisme s'accomode très mal du culte des petits chefs et des manoeuvres des courtisans de tout poil. Si nous avons eu des esprits forts comme un Voltaire ou un La Bruyère pour les moquer, hélas, ils demeurent omniprésents à tous les étages de notre société.

Quand un chef doit répondre de ses actes, au fond, il est respectable quelles que soient ses lubies, mais quand il est couvert par une hiérarchie ou un Conseil d'Administration,  il vire au chef de soviet à la petite semaine.

15:50 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : libéralisme |  Facebook | | |

mercredi, 09 janvier 2013

Sécurité privée, la pire des options

La lecture du point de vue d'un libertarien sur la sécurité est à faire dresser les cheveux sur la tête. Je ne conçois pas comment on peut croire un seul instant que des milices privées vont assurer la sécurité des individus et garantir leur liberté. Je crois que c'est tout le contraire qui se produit. La milice, c'est la régression clanique, le règne de la force sur le droit, le rétablissement de la féodalité.

Prenons l'exemple du Comté d'Arizona où le shérif "le plus dur d'Amérique" a confié la protection des écoles à des miliciens : moi, je crois bien qu'il y a là une bande armée qui peut tirer à tout moment sur l'individu isolé sous n'importe quel prétexte. Je n'ai pour ma part pas la moindre envie qu'un gros goret s'arroge le droit de décréter qu'il pilote la sécurité de mon quartier en mon nom surtout quand on sait que le gros cochon en question est laxiste avec les affaires d'agressions sexuelles. Je ne suis pas loin de subodorer que ses miliciens dont certains sont des repris de justice s'en prennent peut-être à des jeunes filles désormais sans défense puisque la loi, c'est eux, là-bas.

En réalité, François-René Rideau, par idéologie crasse, raconte un tissu de conneries qui ne sont pas acceptables. La police d'un état démocratique est bien loin du degré de corruption qu'il veut dénoncer et dès lors que l'État garantit les libertés et le droit, elle comporte des contre-pouvoirs qui permettent de lutter contre les excès. En revanche, la moindre de ses milices de merde nous renvoie immédiatement à un Far West de la pire espèce.

Chez certains libertariens, la haine de l'État confine à la pathologie et ils confondent garantie des droits naturels et loi de la nature.

François-René Rideau croit sans doute incarner le libéralisme avec de telles sentences : 

«pour un authentique libéral, la recherche pour tout problème nouveau d'une solution dans l'élargissement continuel des pouvoirs d'un État auquel on voue une confiance aveugle, ces pouvoirs spéciaux conférés à un monopole de la police et le déni croissant du droit à l'auto-défense des citoyens, tout cela constitue la cause même du problème»

Ben non. Il n'a rien compris. Ce n'est pas de l'auto-défense que de confier à un groupe de tarés sa propre défense. C'est un suicide programmé, du masochisme mal assumé. On a bien compris que MadMax représente l'idéal de société pour un certain nombre de libertariens. Très peu pour moi. Mêmes les communistes me sont plus aimables.

Ce qui est dangereux, ce n'est pas que l'État dispose de forces de police mais qu'un individu puisse faire la pluie et le beau temps à la pointe de son fusil.

mardi, 08 janvier 2013

A trop tirer sur la corde, la gauche va tout casser...

Je suis émerveillé et estomaqué de la persévérance imbécile de la gauche gouvernementale à poursuivre sa chasse aux koulaks. Notre réputation devient exécrable, si des acteurs sur le retour font l'actualité, à la réalité, c'est les départ des jeunes chefs d'enteprise qui sont inquiétants.

Je n'ai pas suivi le débat Cahuzac-Mélenchon, mais j'ai appris que Cahuzac entendait pérenniser la taxe à 75% sur les très hauts salaires. 

Depuis la présidentielle, la gauche joue de sa petite partition sur l'un des ressorts les plus mesquins et vils qui soient : la propension naturelle du Français à envier son voisin pour ce qu'il de plus que lui. On pourrait espérer que ce trait suscite une émulation, or, à l'inverse, il fait de nos concitoyens les complices actifs d'une spolation au prétexte d'une solidarité en réalité forcée.

Hollande et consorts vont payer cash leur incroyable persévérance dans l'erreur. L'économie n'est pas prête de se redresser car les entreprises n'ont aucune marge d'action.

Il faut en outre en finir avec le mythe idiot qu'un entrepreneur crée son entreprise pour le plaisir d'entreprendre. Il le fait parce qu'il y trouve un avantage en dépit des risques et que cet avantage repose en règle générale sur de grosses perspectives de profits.

Les Socialistes allument des contre-feux pour tenter de masquer le néant de leur politique économique en agressant bêtement l'Église au risque de finir par générer un véritablement ressentiment dans la société française contre l'union homosexuelle. Pour l'instant, les Français la soutiennent, mais à trop en faire, il pourrait y avoir un revirement.

Je ne dirais pas que les Socialistes sont responsables de l'emploi qui se délite, mais ils ne prennent aucune mesure qui pourrait permettre de construire l'avenir à défaut de rétablir maintenant la situation. 

En réalité, ils attendent en espérant un imprévu sursaut de croissance comme une tribu primitive cherchant des temps meilleurs en effectuant une danse de la pluie.

Certains disent que le vaisseau tangue : la réalité c'est qu'il ne parvient pas même à larguer les amarres...

jeudi, 03 janvier 2013

Démocratie libérale versus démocratie socialiste

J'entends souvent une réponse qui me frappe quand je marque mon désaccord avec une opinion ou une mesure qui se veut majoritaire : parce qu'elle est majoritaire elle serait la vérité révélée ou encore elle justifierait d'opprimer l'individu en lui imposant l'ordre de la majorité.

J'avoue que cet argument ne laisse pas de me faire bondir. Je crois qu'il y a là la principale ligne de fracture entre la démocratie libérale et la démocratie socialiste. La démocratie libérale a comme principal souci de défendre avant tout chose les droits naturels imprescriptibles de chaque individu, pas de représenter la moitié du corps social plus une personne.

Il existe bien sûr des biens supérieurs non parce qu'ils servent les desseins de l'État mais parce qu'ils profitent à chaque individu : la liberté, la sécurité, par exemple.

Mais pour le reste, je demeure sceptique. Même la solidarité que l'on brandit dans tous les discours, souvent synonyme d'impôts nouveaux devrait au fond relever de l'éthique personnelle.

Quand l'État me prend mon argent pour le redistribuer il m'impose de donner le fruit de mon travail à des gens que je ne connais pas et parmi lesquels je pourrais bien compter nombre d'individus auxquels je ne souhaite faire grâce de rien.

J'aimerais choisir qui j'aide, quelles causes je soutiens, pas que ce soit un État et a fortiori une "majorité" qui me l'impose au nom de la "solidarité.

Si au moins on pouvait choisir, sur sa feuille d'impôts ne seraient-ce que les secteurs que l'on souhaite favoriser il y aurait un (très) léger progrès dans le sens du respect de chaque choix individuel mais à l'heure actuelle nous sommes dans des fers fiscaux qui ne respectent rien de nos choix personnels.

Parmi les biens supérieurs, certains paraissent évidents, d'autres moins :  la démographie d'un État est une condition sine qua non de sa survie comme peuple. On peut donc comprendre qu'il fasse l'objet d'une politique fiscale générale. Bien sûr, de tels choix empiètent sur le choix de vie de chacun, mais si une nation s'éteint faute de citoyens, tous en paieront les conséquences sans exception.

Mon grand-père, libéral qui s'ignorait, me disait souvent que je me coucherais dans le lit que j'aurais laissé au petit matin, après le lever. Froissé si je n'avais pris le temps de le refaire, bordé et lisse si j'en avais fait l'effort.

Renvoyer la générosité aux choix individuels c'est en finir avec l'hypocrisie d'une morale d'État qui ne procède que par contraintes.

Ceci ne signifie pas qu'il soit interdit à l'État de mettre en place des dispositifs (vois, cher lecteur, comme je diffère des libéraux sur ce point), mais il ne devrait pas se donner le droit de contraindre les individus à s'en servir, fût-ce au nom du choix d'une majorité.

Nos élections ont vocation à nous donner des représentants pas à donner à certains tous pouvoirs popur faire faire à plusieurs d'entre nous ce que nous ne voulons pas faire...

Bref, la démocratie, ce n'est pas la guerre inexpiable d'une majorité contre sa minorité...

 

jeudi, 20 décembre 2012

Paris post-Delanoë, terre de cendres

J'ai trouvé Jean-François Martin, l'élu MoDem de la capitale à la fois fort lucide et bien bon avec la majorité socialiste de Paris. Il admet que l'édifice delanoïste repose sur des sables mouvants et qualifie dans le même temps le dernier budget voté de budget maîtrisé ?!!!

Son billet met pourtant parfaitement le lumière la manière dont l'équipe Delanoë compromet gravement l'avenir des Parisiens : pour financer ses folies et ses fêtes Monsieur Delanoë vend le patrimoine foncier de la mairie qui fond à vue d'oeil et compte sur les droits de mutation c'est à dire l'augmentation du foncier parisien au final pour financer ses dépenses.

Je n'aurai de mots assez durs pour qualifier la gestion socialiste à Paris : des mensonges à tout va pour faire payer aux Parisiens une facture toujours plus salée. Des kilomètres de travaux insensés sur la voirie à coups de milliards au moment où les taxes locales croissaient dans des proportions inconsidérées et où les familles quittaient les unes après les autres Paris faute de modes de garde adaptés à leurs besoins. 

Quant à la pollution le procédé tient de la tartufferie : en plaçant des sondes sur les axes où Delanoë a décrété non gratae les automobiles, il s'est assuré une qualité de l'air en apparence en progression. Air-Parif s'est bgien gardé d'aller prendre des mesures sur les voies de contournement. Grâce à Delanoë, Paris est devenue la capitale la plus encombrée d'Europe.

Le nec plus ultra, c'est le velib : ne prennent le velib que ceux qui n'utilisaient pas l'automobile. En termes de congestion, cette solution n'a strictement rien amené. Si le principe des autolib est sans doute mieux pensé, il ne résisterait absolument pas face à un afflux massif d'usagers. Et il est loin d'être donné...

Il faudrait encore citer les tours triangles qui, si elles devaient voir le jour, nous garantiraient les plus beaux courants d'air d'Europe sans compter de magnifiques zones d'ombre glacées hiver comme été. Le MoDem du 15ème arrondissement s'est d'ailleurs opposé avec la plus grande vigueur à ce projet.

Ce que je vois en tout cas c'est que bientôt, Paris n'aura plus d'argent : au lieu de créer un fond de réserve comme le suggère sagement Jean-François Martins, Delanoë dilapide à tout va ses collectes d'impôts sans autre discernement que la fête perpétuelle.

Du côté du développement économique, mis à part le financement de projets pseudo-écologiques ne vivant que de fonds publics, c'est la misère. Jean-François Martins a bien raison de relever, je le cite, que l’impératif de solidarité c’est aussi de pouvoir œuvrer à ce que chaque Parisien puisque trouver un travail et pour ce faire, que des P.M.E. embauchent, que des T.P.E. se créent, que des structures d’économie sociale et solidaire grandissent et qu’enfin, de grandes entreprises s’installent à Paris

Pour faire de Paris, il faudra un autre projet que la fête perpétuelle, le musée et la bobo-gentrification de la capitale. Si j'avais été l'élu démocrate du MoDem, je ne me serais pas abstenu : j'aurais voté contre un budget et un projet aussi mortifères.

La chance de Delanoë et des Socialistes, au fond, c'est d'avoir eu en face d'eux un fraudeur, poison pour la démocratie prêt à falsifier un scrutin public. Par la suite, pas de projet original digne de ce nom, mais un Delanoë-like qui ne donnait pas envie de soutenir la droite en 2008.

Il reste à espérer une figure qui brandira enfin de l'étendard de la révolte et proposera une vraie issue alternative aux sables mouvants socialistes qui emobourbent inéluctablement Paris dans un avenir bien sombre.

19:28 Publié dans Paris, Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : delanoë |  Facebook | | |

lundi, 17 décembre 2012

Depardieu s'exile, certes, mais pourquoi ?

Au lieu de persévérer dans l'erreur, le gouvernement socialiste ferait mieux d'enfin s'interroger sur la plus emblématique dans la catégorie débile de ses mesures : la taxe à 75% sur les "riches" comme on dit chez nos nouveaux soviets.

Je l'ai dit dès le départ : taxer 75% des revenus de quelqu'un c'est purement et simplement de la spoliation. Par principe, j'estime qu'aucun impôt sur le revenu ne devrait dépasser 49%. On ne devrait jamais se retrouver privé de plus de la moitié de ce que l'on a gagné à la sueur de son front.

Depardieu a sans doute exagéré quand il a expliqué qu'on lui taxait 85% de ses revenus en France mais je pense qu'on lui en taxe tout de même un très gros morceau.

Pas la moindre remise en question à gauche : ce qui est minable, c'est la réaction d'Ayrault. Ce gouvernement ne voit tout simplement pas que sa taxe est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Il pousse les entrepreneurs et les créateurs à décamper de notre pays. Il va rester quoi ? Les fonctionnaires ?

Tous ces exils sont les conséquences directes de la démagogie du candidat Hollande pendant la campagne présidentielle de 2012, stigmatisant les "riches" comme il l'avait déjà fait en 2007. Du "moi j'aime pas les riches" au "nous arrivons" le résultat final, c'est que les "riches", ils partent.

L'imposition sur les plus-values des entreprises  a été le coup de grâce. En Belgique (ou ailleurs, en Suisse, par exemple) ceux qui gagnent de l'argent ne sont pas des salauds de riches.

samedi, 15 décembre 2012

MoDem et UDI ne jouent à rien du tout...

On s'ennuie au Lab d'Europe 1 en ce moment ? Au point d'y publier une polémique créée de toutes pièces ? Non, le MoDem et l'UDI ne jouent pas au chat et à la souris. L'UDI est une force politique de droite modérée proche du MoDem à de nombreux points de vue. Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que les deux forces se regardent et discutent de temps à autre. Mais sur les fondamentaux, le MoDem reste le MoDem avec la ligne politique qui est la sienne, c'est à dire des alliances à la carte avec les modérés des deux bords. Cela n'avait pas si mal marché, quoi que l'on en dise aux dernières élections municipales et je pense donc qu'elle sera reconduite.

En ce qui concerne l'Europe, je ne vois aucune raison de faire liste commune avec l'UDI dans l'immédiat sauf à ce qu'elle adhère à l'ADLE. Dans ce dernier cas, évidemment, on pourrait commencer à discuter, mais, pour mémoire, le Nouveau Centre s'était empressé de rejoindre le PPE. Je suis porté à penser que l'UDI fera de même car sinon, elle ne pourra s'allier à l'UMP pour les élections européennes.

Je réitère ce que j'ai dit à plusieurs reprises ces derniers mois : le MoDem ne peut réémerger politiquement que s'il prouve qu'il a encore un poids politique. On nous enterre, je le sais, mais en dépit de notre cuisant échec électoral, les Français nous connaissent et ne nous ont pas oublié.

Je veux continuer à croire que si nous leur proposons des idées originales, efficaces, novatrices et proches de leur préoccupation, nous pouvons regagner leurs faveurs. Cela suppose un travail de fond sur notre programme européen (votre hôte s'y emploie) et des réflexions locales approfondies pour les échéances municipales.

Je note en tout cas avec intérêt une véritable réorganisation du MoDem en interne avec l'émergence de militants énergiques et fiables au coeur de notre action politique. Ceci va dans le bon sens.

17:36 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : udi, modem |  Facebook | | |

vendredi, 14 décembre 2012

Libéralisme et Révolution

Les observateurs attentifs des blogrolls locales auront remarqué la présence d'une référence à la dénomination hilarante dans la colonne de gauche : le libéralisme amusant. Or, j'ai eu la riche (et libérale)  idée de faire l'acquisition du livre (très bien) écrit par l'auteur du site, Daniel Tourre, Pulp libéralisme

Didactique et amusant au possible. Comme je le parcours, je vais en rendre compte ici-même au fur et à mesure de ma lecture. 

Il y a d'ores et déjà un point qui m'a frappé et qui ne laisse pas de m'étonner : l'attachement indéfectible des libéraux pour la Révolution Française. Soyons précis : pour celle de 1789. Pas 1793, évidemment.

La gauche de la gauche qualifie souvent cette révolution-là de bourgeoise car elle se contentait de garantir les libertés et le droit à la propriété sans privilège régalien de quelque sorte que ce soit et enfin la sécurité.

Les libéraux authentiques ont donc une véritable vénération pour la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 car c'est bien l'article 2 qui énonce quatre droits fondamentaux issus des Lumières : 

- liberté

- propriété

- sûreté

- résistance à l'oppression

Au fond, la seconde révolution, elle a eu lieu l'air de rien au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, au moins en France en tout cas, en 1946 : le première révolution garantissait les libertés, la seconde, les droits sociaux qui horripilent nombre de libéraux à l'exception notable du droit de grève.

C'est très amusant d'ailleurs de voir un certain nombre de nos libéraux modernes pas toujours forcément au faits des conceptions de celui qu'ils mettent en avant célébrer Bastiat. S'il y a bien un libéral qui a soutenu et défendu le droit de grève, c'est bien lui avec les conditions suivantes : 

Si les ouvriers se sont concertés, se sont entendus, et qu'ils se disent : nous ne voulons pas vendre notre marchandise, qui est du travail, à tel prix; nous en voulons un autre, et si vous refusez, nous allons rentrer dans nos foyers ou chercher de l'ouvrage ailleurs.


samedi, 08 décembre 2012

A Cahuzac de jouer

En règle générale, je n'aime pas pas trop les injonctions publiques lorsqu'elles sentent la chasse aux sorcières. En temps normal, je n'aurais donc pas agréé celle de Rue89 invitant Cahuzac à se manifester auprès d'UBS pour lever un éventuel secret bancaire.

Au passage, les gens de gauche récoltent ce qu'ils ont semé et c'est bien fait pour eux : à conspuer sans cesse le "riche" et jurer de le faire payer la gauche a créé une atmosphère nauséabonde autour de l'argent.

En ce qui concerne Cahuzac je n'aurai toutefois pas d'états d'âme : il est ministre du budget, en charge de la lutte contre la fraude fiscale. Il doit être blanc comme neige dans cette histoire. 

Ce qui est triste dans cette histoire c'est que Cahuzac est l'un des plus raisonnables à gauche. Il avait été d'ailleurs fort surpris la fameuse taxe à 75% de Hollande lors de la campagne présidentielle.

Il serait mieux pour la France qu'il ne soit pas coupable de ce dont on l'accuse. 

17:35 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cahuzac |  Facebook | | |