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mercredi, 07 novembre 2012

De Bayrou à Gallois...

Que dire du rapport Gallois ? J'ai eu l'impression de passer en revue les tables rondes et les débats que nous avions eus ou du moins initiés pendant la campagne présidentielle de François Bayrou. J'y ai retrouvé plusieurs de ses mesures-phare. J'ai lu en entier toutes les propositions et franchement, ma seule objection va sur les gaz de schiste. J'admets que l'on étudie la question mais certainement pas que l'on passe à l'exploitation compte-tenu des risques connus. Les pro-schistes peuvent toujours faire valoir qu'une pollution définitive d'une nappe phréatique est peu probable, le jour où elle se produit, c'est 10 millions de personnes qui peuvent être empoisonnées. 

Certes, je comprends l'argument de Louis Gallois observant que son exploitation amorce une réindustrialisation en Amérique et que désormais, ce pays paie deux fois et demi moins cher son gaz que nous, mais le risque est vraiment trop élevé.

Pour tout le reste, conseil stratégique, stabilisation juridique, soutien aux entreprises exportatrices, phase d'industrialisation pour les pôles de compétitivité, nécessaire accroissement des marges des entreprises, on ne peut qu'abonder dans le sens de Gallois.

Il y a toutefois un grand absent du rapport Gallois : rien, absolument rien sur le consommateur et sur son rôle. Je crois pourtant que les Associations de consommateurs, les labels (écologiques, équitables, locaux comme le Made In France), les actions de groupe pourraient jouer un rôle déterminant dans le redémarrage de notre économie. Rien non plus sur l'économie solidaire de type SCOP. Il y a des secteurs passés sous silence et en ce sens, je juge le rapport Gallois incomplet même s'il offre des perspectives.

J'ai titré de Bayrou à Gallois, j'aurais voulu écrire de Gallois à Bayrou. Malheureusement, le Béarnais demeure le seul, pour l'instant, au sein de la sphère politique, à avoir voulu penser le consommateur comme un acteur économique de premier plan.

Dans le concert de louanges adressé à ce projet il y a eu tout de même quelques voix discordantes : bien sûr, celle de la gauche de la gauche, et elles étaient prévisibles mais aussi quelques voix de droite et c'est une surprise. Authueil ne fait pas dans la dentelle en qualifiant le rapport d'escroquerie. J'avoue avoir été fort surpris de le voir reprocher à ce rapport de ne pas permettre à l'État d'assurer un contrôle sur les entreprises et de proposer de dégager des marges pour les entreprises sans contrepartie. Jean Peyrelevade faisait observer il y a quelques années (et je crois qu'il n'est pas le seul) que les enteprises françaises ont les marges les plus faibles d'Europe. Comment améliorer leur RD dans ces conditions ? Enfin, je m'étonne de voir le protestant plutôt d'obédience libérale qu'est Authueil réclamer davantage d'économie administrée si l'État doit se mêler des contreparties qu'il escompte obtenir. 

Laurent de Boissieu a sommairement mais assez justement exprimé dans son dernier billet la différence entre baisse de TVA à droite et baisse de TVA à gauche. Si j'en crois les intentions d'Ayrault et le billet d'Authueil, il faut donc en conclure que le premier est à droite et le second à gauche, alors ?

J'ai  lu également l'article de Marie-Anne Kraft assez complet sur le rapport. Je crois qu'elle fait erreur sur un point : elle aurait voulu que le gouvernement cible les crédits d'impôt qu'il prévoit sur l'industrie or je crois que le droit communautaire nous empêche de mener une fiscalité ciblée de ce type. Raison de plus pour rester sur l'idée d'un transfert vers la CSG et dans une moindre mesure vers la TVA comme le préconisait Bayrou dans son État d'urgence.

Le gouvernement y vient de toutes façons peu à peu puisqu'il vient d'augmenter une première fois la TVA au grand damn des blogueurs de gauche au demeurant, certains ayant assuré il y a peu que jamais ce gouvernement ne s'y risquerait...

Tout doucement mais inexorablement, le gouvernement Ayrault glisse vers une politique économique et sociale à peu près social-libérale, comme l'observait à nouveau judicieusement Laurent de Boissieu.

Certains de mes lecteurs s'étonnent sans doute de me voir avoir beaucoup modéré mes propos contre la gauche ces derniers mois : si j'excepte le fait que Hollande n'a pas dit la vérité aux Français, contrairement à Bayrou - et cela me reste en travers de la gorge - je dois admettre qu'un nombre important d'aspects de la politique menée par ce gouvernement se rapproche de mes propres préconisations. Pas tous, toutefois : il reste chez les Socialistes une méfiance consubstantielle envers les initiatives privées. Ils se méfient des entrepreneurs et cela transparaît dans leurs discours, ils se méfient des individus et cela transparaît dans leurs mesures ou leur absence de mesures. Le chemin vers un libéralisme pragmatique et moédéré est encore long.

Et puis...il y a un autre choc que l'on attend et qui dégagerait bien des marges, je l'ai déjà écrit récemment, c'est la réduction de la dépense publique comme le rappelait opportunément Alain lambert hier...

lundi, 22 octobre 2012

Un jeune poulet UDI caquetant...

Dans un poulailler on peut parfois trouver des poulets qui viennent tout juste de perdre leur duvet très pressés de pousser leur premier cocorico.

Malheureusement pour eux, ils n'émettent en fait de chant du coq qu'un inaudible caquètement aussi inconsistant que ridicule.

Thibault Grillon, jeune poulet centriste en herbe, s'imagine pouvoir «soumettre» Bayrou. Je le cite :

 «Soit François Bayrou intègre l’UDI et se soumet à nos conditions de fonctionnement, soit il disparaît de la vie politique très prochainement»

C'est drôlatique au possible de la part d'un représentant d'un parti qui n'existe que par le bon vouloir de ses alliés. En fait, Thibault Grillon ne risque pas de disparaître un jour de la vie politique faute d'y être apparu...

Les rodomondades de la volaille laissent généralement de marbre le vieux renard jusqu'au jour où il décide de lui voler dans les plumes...

Il faut dire que...attendez, je ne résiste pas l'irrépressible tentation de citer l'une des plus hilarantes déclarations de notre jeune coquelet :

«l’UDI, cela a de la gueule ! Le Parti Radical, Le Nouveau Centre, la Force Européenne Démocrate, L’Alliance Centriste, la Gauche Moderne, le Centre National des Indépendants et Paysans, Territoires en mouvements, Les IDées de Louis Giscard d’Estaing»

Mouâââââââ :o) J'ai pris du temps en fait, à rédiger ce billet car quand j'ai lu l'entretien chez Nouvelles de France, je me suis tellement roulé de rire par terre que mon café est tombé sur le clavier.

Mon pauvre garçon, t'as vu la gueule de ton UDI avec sa coalition de groupuscules tous plus célèbres les uns que les autres ?

J'ai déjà dit ici que je ne voyais pas d'objections à des alliances contractuelles avec la droite modérée, mais de grâce, à condition de nous proposer autre chose que des clowns...

Allez mon garçon, termine ton petit château de sable, grandis un peu et tu seras autorisé à jouer dans la cour des grands une fois que tu auras fait tes preuves avec ta petite pelle et son seau...

23:06 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (33) | Tags : udi, bayrou, grillon |  Facebook | | |

L'UDI ? Un partenaire possible pour le MoDem

Je crois que Bayrou a assez bien résumé ce que pour ma part, je pensais de l'UDI : c'est un partenaire possible du MoDem mais pas exclusif.

Pour les Européennes, je demande à voir car l'appartenance à l'ADLE me paraît difficilement négociable. En termes d'idées, attendons de voir ce que propose l'UDI. J'aurais tendance à penser que nous sommes capables d'y aller sans alliés, pour ma part, mais je ne suis pas fermé à un partenariat.

Les coalitions avec l'UDI me paraissent en revanche avoir bien plus de sens lors des élections municipales. Reste à voir quelles relations seront les nôtres avec l'UMP. Si François Fillon en prend la tête, nul doute que nous pourrons localement nous entendre. Si c'est Copé, là, en revanche, je suis plus que sceptique.

On parle de Borloo ou de Fillon à Paris, lors des Municipales de 2014 : une alliance avec l'un ou l'autre ne me choquerait pas à condition de s'entendre sur un programme qui soit très différent de celui de la gauche parisienne. 

A titre personnel, l'inconvénient, c'est qu'il va y avoir vraiment des individus au sein de l'UMP avec lesquels j'aurai du mal. Par exemple, voter Gloasguen, cela me donne au moins autant de boutons (si ce n'est plus) que de voter pour la gauche parisienne. Je ne dis pas que je ne pourrais pas y aller avec une paire de pinces à linge sur le pif, mais ce sera dur et il y aura intérêt à ce qu'il y ait des MoDem en position éligible sur la liste de fusion...

L'UDI, c'est de la droite modérée : typiquement celle avec laquelle nous autres centristes avons des atomes crochus, à l'instar de ce que nous pouvons penser des sociaux-démocrates. Avec l'UMP, c'est déjà plus dur. A titre personnel, à la notable exception de Chirac en 2002 au second tour de l'élection présidentielle, je n'ai jamais voté pour le RPR ou l'UMP...

16:14 Publié dans Paris, Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : modem, udi |  Facebook | | |

samedi, 20 octobre 2012

Immigration : ce n'est pas le nombre le problème.

A droite, j'ai entendu un choeur de pleureuses se récrier quand Manuel Valls a annoncé qu'il allait faciliter les procédures de naturalisation.

En fait, j'ai compris qu'il allait surtout supprimer le QCM (moyen complètement idiot pour juger de l'appétence ou non d'un étranger pour notre culture) et cesser de faire ch... les étudiants étrangers (pas trop tôt).

La droite n'a décidément toujours pas compris. Le problème, ce n'est pas l'immigration en tant que tel. Le problème, c'est qui vient. Quand ce sont des étudiants étrangers formés dans nos universités que l'on naturalise, cela ne pose aucun problème. En règle générale, ils ont intégré à plus de 90% nos moeurs. Le problème, c'est quand on fait venir des individus dénués de qualification, arriérés et réactionnaires en matière de droits, de libertés et de moeurs.

Pour ma part, c'est là-dessus que je juge et c'est pour cela que je condamne fermement Giscard puis les Socialistes jusqu'aux années 2000.

L'idée d'immigration choisie de Sarkozy n'était pas idiote dans le principe mais je n'aimais pas du tout sa formulation primo, et secundo qu'elle soit basée exclusivement sur nos besoins économiques.

C'est bien sûr un aspect, mais c'est sur l'adhésion aux valeurs européennes (liberté d'expression, laïcité, droits des femmes, démocratie) que devraient se faire nos choix en matière d'immigration.

En tout cas, en faire une question de chiffres comme le faisait Guéant montrait qu'à droite, on n'avait toujours pas réfléchi sérieusement à ce que l'on voulait dans ce domaine.

Ce qui heurte les Français, ce n'est pas la présence d'étrangers : ce qui les heurte ce sont ceux qui se permettent de leur cracher dessus et violentent quotidiennement ce en quoi ils croient.

Voilà pourquoi, au fond, immigration et naturalisation devraient se traiter au cas par cas et non par des consignes ministérielles chiffrées comme cela a pu être le cas par le passé.

10:26 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : immigration, valls |  Facebook | | |

vendredi, 19 octobre 2012

Made in France au Parisien

Je suis allé de ravissements en ravissements en lisant le très bon dossier du Parisien d'aujourd'hui consacré au Made in France.

En fait, pendant une semaine, une journaliste a cherché à n'acheter que des produits made in France. J'ai reconnu parmi les marques qu'elle citait un certain nombre de celles qui ont fait l'objet d'un billet ici, que ce soit les éponges spontex, le papier-toilette lotus, les stylos bic, les machine à laver Brandt ou encore mes fameux jeans girondins Tuff de Florac à 59 euros.

Comme moi, la journaliste s'est rendue à plusieurs reprises chez la Fabrique Hexagonale, l'un des sites de référence que je consulte.

J'ai également eu grand plaisir à lire l'entretien donné par Arnaud Montebourg au Parisien. Il y prône la mise en place un label Made in France, propose de promouvoir celui qui a été créé par Yves Jego, Origine France Garantie, et observe que les États membres sont favorables à l'établissement de labels nationaux pour les lieux de production. Ben, c'est bien mon Nono. Mais là, va falloir en parler à François, parce que maintenant que tu mets les pieds dans le plat européen (bienvenue au club, inscris-toi au MoDem et va tape la discute avec Marielle de Sarnez à ce sujet) tu vas découvrir que c'est la croix et la bannière puisque les États se contorsionnent dans des contradictions pour les moins surprenantes : d'un côté ils passent par-dessus la tête du Parlement pour décider ce qu'il convient de voter et faire appliquer pour l'Europe ou non et de l'autre ils réclament une mesure qu'ils combattent à huis clos. Scizophrènes ? Dédoublements de personnalités morales ? Alllez savoir...

Il faut donc espérer que François (le Président) soutienne sincèrement Nono Montebourg au conseil des États européens pour promouvoir les propositions de François Bayrou (eh oui, nous sommes exactement dans ce qu'il présentait aux Français comme projet pendant les présidentielles).

Pour revenir au Parisien, courez acheter le numéro d'aujourd'hui : précieux documents ! Par exemple, en pages 56  et 57 du dossier  une carte de France des usines françaises qui produisent les achats réalisés par la journaliste testeuse pendant une semaine.

Melclalex a eu l'amabilité de me communiquer l'ouvrage de Montebourg sur la démondialisation. Je vais le lire en entier et en faire une critique sérieuse. Mais comme j'ai déjà feuilleté les premières pages, j'ai vu que Nono Montebourg préconisait à l'Europe de mettre en place un véritable protectionnisme. Si Nono entend par là qu'au sein de l'Europe, sur le marché européen, les règles doivent être les mêmes pour les entreprises qui produisent en Europe et celles qui produisent ailleurs, là, d'accord et c'est d'ailleurs ce que dit Bayrou. Mais s'il s'agit de mettre en place des barrières douanières, alors là, non, parce que nous allons y perdre en exportations et parce que de toutes façons, l'imbrication des différentes industries de tous les pays est telle que nos propres industries ne peuvent se passer de fournisseurs étrangers pour certaines parties de leur production.

Bref, on en rediscutera. Espérons simplement, maintenant qu'il commence à avoir la tête froide, que les projets de Nono Montebourg connaîtront des réalisations concrètes.

Et pour ce qui est d'amener l'Europe à reconnaître les productions nationales, rendez-vous aux européennes de 2014. Je fais toutefois observer à Nono Montebourg que quand je fais valoir ce point de vue, on me qualifie de nationaliste à gauche (mais aussi chez les libéraux, un comble...).

18:25 Publié dans Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : made in france |  Facebook | | |

mercredi, 17 octobre 2012

Réforme des rythmes scolaires : j'ai la haine.

J'avoue l'avoir de plus en plus mauvaise à mesure que se précise la stupidissime mais également nocive au possible réforme des rythmes scolaires.

L'année prochaine, à cause des chronobiologiconnards et de l'Académie des Charlatans (vous savez ceux qui prétendent incarner la médecine mais dont le seul fait de gloire consiste à pratiquer toujours plus de dépassements d'honoraires) mes deux plus petits enfants vont se prendre un cinquième jour d'affilée d'école dans la semaine. Et en plus, le jour en question tombera le mercredi.

Ils ne pourront donc plus souffler le mardi soir. Pour couronner le tout, avec une fin des cours à 16h00 il me deviendra définitivement impossible d'aller les chercher de temps à autre à la sortie de l'école.

Quand je les vois qui se traînent comme ils peuvent pendant la semaine, j'avoue que je suis très en colère.

Notre incapable de Ministre ne trouve comme seule réforme parfaitement inutile et idiote que la seule distribution de cours de morale. Il se croit au catéchisme ?

L'Académie de Médecine, elle ferait mieux de se mêler de ce qui la regarde : ils sont qui ces médecins je-sais-tout pour savoir pourquoi les enfants sont fatigués ? Leur rapport bidon à la c... va amener à épuiser encore plus les enfants avec la bénédiction du tout-pensant pédagogique, et, je ne l'oublie pas, de toute la classe politique, droite y compris, qui se montrait prête à embrayer sur ses conclusions bidon.

Je n'ai pas besoin d'être médecin, et à vrai dire, il n'est pas nécessaire non plus d'être grand clerc, pour comprendre que cette demi-journée de plus va assommer nos enfants. En tout cas, les miens, c'est sûr. On aurait pu admettre à la rigueur la situation qui prévalait avant la réforme de Darcos c'est à dire un cours un samedi sur deux, et, le samedi suivant, une demi-journée ouverte pour des rencontres parents-enseignants.

Il paraît que Peillon aurait proposé sa démission à Ayrault après sa fumeuse sortie sur le canabis. Zut alors : Ayrault ne l'a pas acceptée. A vrai dire, ce n'aurait pas changé grand chose, c'est le programme de la gauche.

Les sondages disent que près de 55% à 60% des parents sont contre la journée du mercredi à l'école. Je vais très méchamment dire le soupçon que j'ai à propos des autres, à l'exception des militants FCPE qui agissent par idéologie et par habitude de servir de courroie de transmission au PS :

Je crois que leur motivation est essentiellement économique. Une demi-journée d'école en plus, c'est la garderie gratuite. Voilà la motivation de fond. Cela évite de devoir payer le centre de loisirs ou tout autre mode de garde.

Le problème, c'est que ce n'est pas le rôle de l'école. A eux de voter en conséquence, lors des élections, pour des forces politiques qui proposent de vraies solutions pour occuper et garder les enfants des parents qui travaillent le mercredi. Cela se règle à un étage municipal avec évidemment des choix sur les dépenses prioritaires (n'est-ce pas monsieur Delanoë et consorts qui dépensent 3.5 milliards d'euros dans leur travaux de m... sur la voirie mais laissent neuf familles sur dix sur le carreau pour ce qui est des crèches...).

Franchement, j'ai vraiment la haine, et je ne vois pas comment inverser la tendance, d'autant que tous les lobbies s'y mettent. Les enfants ont failli se coltiner une sacrée réduction de leurs vacances d'autant que les connards de l'industrie touristique qui ne pensent qu'à leur gueule avaient trouvé un modus vivendi avec l'incompétent Peillon : faire un zonage pendant les grandes vacances. Tout benef pour eux, cela rallongeait la saison touristique, et catastrophe pour les enfants qui se seraient emmanchés une quinzaine de jours d'école de plus alors qu'ils sont épuisés en fin d'année scolaire.

Je ne sais pas pourquoi Peillon a renoncé, ou, plutôt, si, je devine : la grogne des profs. Comme il ne peut pas les payer plus, il s'apprêtait à les faire travailler plus pour gagner moins. Sarkozy était battu sur ce coup-là...

Enfin, bon, quand les profs se font entuber par la gauche, j'en suis toujours content. C'est bien fait pour leur g...Ils n'avaient qu'à voter autrement aux présidentielles puis aux législatives. Au centre, par exemple...Je suis dur de dire les profs. Ils n'ont pas tous voté aveuglément à gauche. Presque tous, mais pas tous. Et de toutes façons, ceux qui ont voté à droite se seraient fait entuber encore plus avec Chatel.

21:59 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (42) | Tags : rythmes scolaires |  Facebook | | |

Ben oui, le MoDem assume les résultats de ses candidats...

A Rue89 on s'est cru très malin en mitraillant un grand blessé : l'un des derniers titres assassinait le MoDem en raison de ses dettes et ses difficultés à payer les imprimeurs de la campagne législative.

Si le MoDem est dans cette situation, c'est surtout parce qu'il est déterminé à ne pas laisser tomber ceux qui se sont battus sous son étiquette et entend les couvrir financièrement jusqu'au bout quel qu'ait été leur score.

C'est donc tout à l'honneur de ce parti et très mal venu de la part de Rue89 (où l'on connaît d'autant moins les jours sans gras que l'on y est allègrement subventionné par l'État) de s'en prendre à un parti qui assume.

14:58 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : politique, rue89 |  Facebook | | |

lundi, 15 octobre 2012

La Normalitude a aussi du bon

J'avoue être assez agacé par le déluge de critiques qui s'abat sur Hollande. Je pourrais juger justifié qu'on critique sa politique sur le fond, mais, en ce moment, c'est à sa personne qu'on s'en prend.

Depuis Pompidou on a en gros, des monarques, des people et des magouilleurs. Parfois, les trois à la fois.

Avec Hollande, on a enfin une respiration. Il ne se prend pas pour Louis XIV, il ne cherche pas à montrer sa bibine dans tous les magazines people et il ne confond pas sa poche et celle de l'État.

Ouf. Respiration. Je ne compte pas me priver d'attaquer les Socialistes sur leurs mesures les plus ineptes mais je n'ai pas l'intention de hurler avec les loups non plus.

D'avoir un président qui ne la ramène pas tout le temps, ça repose aussi. Même remarque pour Ayrault qui m'a l'air d'un honnête homme. On le dit fade. Moi, je préfère les mecs qui ne parlent pas trop à ceux qui ne peuvent pas s'empêcher d'accompagner chaque déclaration d'un roulement de tambour.

22:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : ayrault, hollande |  Facebook | | |

dimanche, 14 octobre 2012

La Verte et la Vertu...

J'aurais pu être tenté de jouer les hyènes. Cette élue EELV qui a un gros compte en Suisse, c'était une aubaine, mais'Authueil m'a un peu coupé l'herbe sous les pieds en exprimant à peu près ce que j'avais à dire en termes globalement mesurés.

Je juge au passage drôlatique au possible la défense tout azimut de Florence Lamblin par le grand ponte des Verts à Paris (hors Baupin), Yves Contassot.

Au fond, je ne suis pas choqué par le compte en Suisse de cette élue a fortiori s'il s'agit d'un héritage , cas dans lequel on ne peut pas même retenir le chef d'accusation d'évasion fiscale. Il faut voir quel est le statut de cet argent en Suisse et s'il peut se voir taxer au titre des successions ou encore de revenus supplémentaires.

En revanche, son rapatriement en liquide indique bien que notre élue n'avait aucunement l'intention de le déclarer. Et puis, excusez-moi du peu, quand on tombe sur quelqu'un qui vous propose de vous ramener plusieurs centaines de milliers d'euros dans des valises on ne peut ignorer que l'on a affaire à quelqu'un de pas très net...

Cela dit, je ne me suis jamais associé à la chasse aux koulaks chère à la gauche en général. Ce qui me choque, c'est évidemment le décalage entre les déclarations de vertu (que personnellement je n'agrée de toutes façons pas) et la pratique des Verts en général. Reste à savoir si Florence Lamblin s'y est associée. Je retiens tout de même qu'elle n'a pas rejoint EELV à l'occasion des dernières européennes mais que c'est une militante verte ancienne puisqu'elle co-signait des tribunes avant même la prise de Paris par la gauche.

Ce qui est dommage c'est que cette élue me semblait par ailleurs avoir une réflexion intéressante avec son compère Jean-Marc Pasquet sur l'usage des berges de la Seine (l'un et l'autre critiquaient la réduction de cet espace à une exclusive zone de loisirs).

Certains blogues de gauche se sont lâchés, récemment, à propos de Pierre Chappaz qui a émigré tout à fait légalement en Suisse (cela commence à puer qu'on ait à s'expliquer sur ses choix personnels, au passage, Val a bien raison de le souligner : c'est de sa faute s'il a été amoureux d'une Suissesse dans une vie antérieure ? ). Ouf, il y a tout de même une gauche qui a sauvé l'honneur.

On attend donc avec impatience les prochains billets d'un Rimbus sur l'exilée fiscale verte du XVIIème ou même des tovaritchi Sarkofrance et Nikolaï Leftblogueskiï ou même Bembelly que j'ai connu plus inspiré...

Alors, les gars, vous tenez peut-être une fraudeuse : encore mieux qu'un «exilé fiscal», patron de son état. A quand les billets enflammés contre la fraude exemple à l'appui ?

T'en fais pas mon Faucon, leur semaine prochaine aussi va être longue...

L'esclavage universel de Monsieur Tandonnet

Je viens de lire la dernière note de Maxime Tandonnet et j'avoue qu'elle m'a fait bondir. Si je veux bien lui concéder que les incessantes manifestations de repentance finissent par lasser, admettons, en revanche, confondre dans une même catégorie toutes les formes d'esclavage qui ont existé c'est une erreur magistrale.

L'esclavage des vikings, des armées romaines ou des pirates chrétiens et musulmans n'a jamais été autre chose que des effets d'aubaine, de la rapine ordinaire. Au détour d'un assaut on en profitait pour capturer des individus en raison de leur seule valeur marchande car s'il s'agissait là d'un bien de valeur comme les autres. 

Jamais il n'a existé avant la traite des noirs de convois organisés d'esquifs transportant des centaines et des centaines d'esclaves après en avoir fait le commerce exclusif. Il y a eu aux XVIème et XVIIème siècle sdes compagnies, des familles bourgeoises et/ou aristocratiques, des ports européens spécifiquement spécialisés dans l'esclavage.

Maxime Tandonnet devrait relire des pièces de Térence ou de Plaute ou même revoir la biographie d'Épictète. Les deux premiers mettent en scène de pendables esclaves en tout point comparables aux domestiques du temps de Molière. Épictète lui-même était un esclave et a accédé à une notoriété inouïe en devenant l'un des plus grands philosophes de tous les temps.

Rien de semblable avec les esclaves noirs des temps modernes. Quelle pièce les met en scène ? Quel esclave noir est devenu philosophe ou pédagogue ou quoi que ce soit de ce genre ?

En réalité, le préjugé racial avait largement pris le dessus. Les esclaves d'Afrique n'étaient pas autre chose que du bétail et, quand ils "encombraient" lors d'une traversée atlantique on n'hésitait pas à les passer par-dessus bord. Mal nourris, mal traités, entassés souvent dans des conditions insupportables et inhumaines, leur mortalité était effrayante. 

Renvoyer la traite des noirs est donc au mieux une grave ignorance historique et une lourde confusion, au pire une authentique malhonnêteté intellectuelle.

09:48 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (34) | Tags : esclavage |  Facebook | | |