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samedi, 13 octobre 2012

Audrey Pulvar et le méchant retour de bâton

Il y a eu un très mauvais buzz pour la compagne de Montebourg, Audrey Pulvar à propos du coût de ses lunettes. Je vais être bref. C'est bien fait pour elle et pour la gauche en général.

Personnellement, cela m'est bien égal que quelqu'un s'achète des lunettes à 12 000 euros, et, à la limite, tant mieux si cela fait vivre une industrie quelque part.

En revanche, cela m'interpelle quand je constate que c'est toute la petite coterie médiatique de gauche qui est en cause alors qu'elle passe son temps à dénoncer les "riches" et à cracher sur le fric. Le fric des autres, bien sûr, pas le leur...

Je trouve très drôle le ton mesuré d'un contempteur du Fouquet's comme Roger-Petit même si au final il doit admettre que ça la fout mal. Il tente, fort maladroitement, de défendre Audrey Pulvar. Il va dire quoi Montebourg aux ouvriers licenciés qu'il vient visiter en jurant avec force roulements de tambour de faire rendre gorge aux patrons ?

12:53 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : lunettes, pulvar |  Facebook | | |

jeudi, 11 octobre 2012

Faisons l'union du centre et prenons Paris à la gauche !

J'ai entendu à plusieurs reprises que Borloo pourrait se présenter à Paris en 2014. Dans le même temps il semble qu'une candidature de Fillon s'éloigne. J'ai toujours entendu du bien de Borloo comme édile, du temps où il était maire de Valenciennes. J'en avais émis l'idée une première fois en juillet dernier et je le redis, je suis très favroable à une union du centre en 2014 à Paris. Certains à l'UMP sont prêts à se ranger derrière une candidature Borloo puisque Gloasguen, l'un des chefs de file de la droite à Paris paraît prêt à soutenir le patron de l'UDI.

Je suis pas certain que ce possible ralliement de l'UMP soit une bonne nouvelle tant j'ai une mauvaise opinion de ce parti et tant je constate qu'à Paris, ses intentions ne sont pas fondamentalement différentes de celles du PS.

Le duo de choc ce serait de retrouver Marielle de Sarnez et Jean-Louis Borloo prenant de concert la tête de l'opposition parisienne. Une telle alliance n'aurait toutefois de sens que sur la base d'un programme solide et clairement différent de celui des Socialistes. Il resterait à l'UDI et au MoDem de le concevoir ensemble.

L'un des éléments de ce programme aurait à mon sens vocation à intégrer une baisse très significative des dépenses de la mairie avec à la clef une baisse des taxes foncières et des taxes d'habitation.

De 2006 à 2012 la seule taxe foncière a augmenté de 68%. Je ne comprends pas pourquoi les Parisiens continuent à soutenir l'équipe Delanoë. La facture s'accroît toujours plus, la ville ne s'améliore guère, la majorité socialiste prive progressivement les Parisiens d'une part de leur patrimoine (Jardin d'Acclimatation et Palais de la découverte rognés, Stade Jean Bouin détruit, Piscine Molitor en voie de privatisation, Serres d'Auteuil amputées, tentatives de rétrécissement du Parc Sainte-Perrine), fait exploser de nombreux tarifs (alignement sauvage des tarifs des cantines, hausses vertigineuses des prix des animations et activités de loisirs contrôlées par la mairie), étouffe les associations de particulier (augmentation du prix de location des équipements aux associations, expulsion du Musée en Herbe de ses locaux) et les Parisiens qui n'ont pas encore été chassés de Paris continuent à voter à gauche...

Cela m'évoque une fable fameuse de Jean de l Fontaine mettant aux prises un cormoran et des poissons : ce dernier a vidé un certain nombre d'étangs quand il arrive à un âge avancé. Faute de pouvoir pêcher il convainc la «gent aquatique» qu'un grand péril les menace mais que lui peut les amener dans un endroit sûr. Il engloutit ainsi un par un les poissons trop confiants...

C'est ainsi que les naïfs Parisiens qui ont reconduit Delanoë au pouvoir en 2008 pourraient donner les clefs de la ville à sa dauphine Anne Hidalgo en 2014. Et peu importe si ce ne sont pas les mêmes, puisque les plus modestes d'entre eux ont dû quitter la capitale depuis 2001 en raison de la pression immobilière mais aussi sous l'afflux de taxes diverses.

Là Cormoran le bon apôtre,
Les ayant mis en un endroit
Transparent, peu creux, fort étroit,
Vous les prenait sans peine, un jour l'un, un jour l'autre.
Il leur apprit à leurs dépens
Que l'on ne doit jamais avoir de confiance
En ceux qui sont mangeurs de gens.

Mais ne soyons pas un prophète de malheur et pressentons qu'il est encore possible de sortir Paris de la spirale infernale qui l'aspire depuis le jour où Delanöe a mis le pied à l'Hôtel de Ville. Ceci suppose l'élaboration d'un grand et beau programme capable de séduire les Parisiens et l'abandon d'une politique qui ne profite qu'aux bobos et aux hyper-assistés.

lundi, 08 octobre 2012

Copé ne manque pas d'air

Il y a deux manières de réagir à la burlesque sortie de Copé sur le ramadan et le pain au chocolat : la première c'est de dire qu'il fait le jeu du FN en tenant un discours similaire en tous points à celui des chefs du parti d'extrême-droite, mais le seconde c'est de lui répliquer qu'on se demande ce qu'a fait sa majorité pendant 5 ans. Ce dernier point n'a d'ailleurs pas échappé à Authueil, blogueur de droite émérite

Cela dit, remettons les choses dans l'ordre : ce n'est pas le Ramadan ni l'Islam le problème, contrairement à ce que laisse entendre Copé. Le problème, c'est la racaille délinquante qui essaie de se racheter une image à peu de frais.

Le racisme anti-français, c'est vraiment du blabla à peu de frais. La réalité, c'est qu'il y a du communautarisme dans les cités, c'est tout, primo, et, secundo, principalement dans une classe d'âge.

Copé essaie donc de récupérer minablement l'électorat d'extrême-droite. Et c'est totalement raté, parce que les rodomondades de Sarkozy et ses lois qui brassaient surtout du vent, on a vu ce qu'il en résultait : rien. Quand on mène une politique de répression, on la mène jusqu'au bout et on évite de se payer de mots.

Sarkozy a été le promoteur d'une politique du brassage de vent, en aucun cas de répression de la délinquance. Pendant qu'il faisait de grands discours, il réduisait les effectifs de gendarmerie et de police et Rachida Dati envoyait en sous main des directives pour désemplir les prisons.

Objectivement, Valls qui évacue les campements illégaux, démantèle les réseaux islamistes sans instrumentalisation, et accroît les effectifs de police, est autrement plus efficace que la coterie sarkozyste.

Bref, la droite s'est totalement discréditée dans la lutte contre la délinquance et ce, dès Chirac. Comme elle a été nullissime dans ce domaine, plus elle la ramène, plus en effet, elle fait le lit du FN. Non pas que le sujet ne soit pas légitime comme essaient de le faire valoir certains à gauche, mais plutôt qu'elle y a perdu toute crédibilité.

17:34 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : délinquance, droite |  Facebook | | |

dimanche, 07 octobre 2012

La main invisible

Quoi de plus drôle que de lire les éructations d'un socialo (de préférence avec les cheveux gras) sur la fameuse main invisible d'Adam Smith. Au demeurant, ce qu'il y a de drôle, c'est que ce concept est mineur chez Adam Smith et que ce sont ses successeurs, surtout, qui s'en sont emparés.

Nos socialos se prennent pour des Voltaire en herbe en acceptant implicitement une définition leibnizienne de la main invisible, comme si ses tenants, à l'instar du Pangloss béat de Candide, jugeaient que tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes et que le marché était naturellement efficient.

Cette acception mérite une correction radicale : 

La théorie de la main invisible affirme que si chaque consommateur peut choisir librement ses achats et si chaque producteur peut choisir librement les produits qu'il vendra et la façon de les produire, alors, le marché évoluera vers une situation mutuellement bénéfique pour tous les agents.

C'est en tout cas la réinterprétation qu'en fait Pareto, et je m'accorde avec cette lecture.

Tout le problème réside dans le «si» et dans le «librement». 

Comme plusieurs lecteurs ont pu le constater, je me suis intéressé ici principalement à la liberté du point de vue du consommateur et, pour moi, elle consiste d'abord dans la possibilité pour lui d'être informé sur ce qu'il achète. Dès lors qu'il a cette information, il commande le producteur, et, dans ce cas, j'agrée tout à fait l'idée que le marché évolue vers une situation mutuellement bénéfique pour tous ses acteurs.

Le problème, c'est que l'on est loin du compte. Très loin, même. La concurrence libre et non faussée à la sauce TCE a quasi-occulté cet aspect alors qu'il eût dû être essentiel.

Être informé sur un produit c'est avoir la possibilité de savoir où il est produit, comment, ce qui le compose et quels sont ses effets.

Le jour où le consommateur disposera de toutes ces informations avant de pouvoir acheter un produit, on aura fait une première moitié de chemin vers une société économiquement libérale

Voilà pourquoi, pour ma part, je me suis tant engagé derrière le label que Bayrou proposait de mettre en place, et, plus généralement, derrière l'idée centriste qu'il portait qui était que bien loin d'être une portion de cerveau disponible, le consommateur avait vocation à devenir «consommacteur» dans la sphère économique. A cet effet, les puissantes et efficaces associations de consommateurs démontrent, par leur vitalité, que l'association est la cellule politique de base dans une société libérale.

Une telle réflexion sur la main invisible mérite d'être collective. Voilà pourquoi j'invite les blogueurs libéraux à répliquer à leur tour à la gauche qui s'essaie systématiquement à caricaturer l'esprit du libéralisme.

Xerbias, Libertarien, Alexandre, Hashtable, le Parisien libéral, Objectif Liberté, Aurélien Véron, Lupus, Humeurs de vache, Libertas, blogs emblématiques dans la sphère libérale, sont cordialement invités à proposer leur propre définition de la main invisible, pour autant qu'ils admettent que ce qu'en dit Adam Smith n'est pas suffisant pour s'en faire une idée claire. J'ajouterai à tous ceux-là un blogueur que je ne connais pas mais dont je lis parfois le blog : Nicomaque. Je subodore que son nom ne doit rien au hasard et se réfère à une oeuvre aristotélicienne culte pour moi, l'Éthique à Nicomaque.

Parmi les politiques blogueurs, j'ai déjà lu Alain Lambert se revendiquer du libéralisme. Comme il se mêle assez facilement au petit peuple des blogueurs, je le tague aussi...

Si le libéralisme veut s'extraire de la caricature à laquelle on le réduit (et à vrai dire à laquelle certains libéraux se prêtent aussi parfois...) un débat d'idées doit pouvoir émerger sur les grands concepts libéraux tant je crois profondément qu'ils ont vocation à être revisités.

samedi, 06 octobre 2012

Bayrou demeure le leader du centre

Le sondage commandé par Atlantico est sans appel : Bayrou demeure dans l'opinion le principal représentant du Centre. Loin devant Borloo. Quoi que l'on pense de Bayrou, tout le monde s'accorde à reconnaître que c'est un type courageux et qu'au niveau des valeurs et des actes, il est irréprochable. En soi, je n'ai pas une mauvaise opinion de Borloo, mais je ne le trouve pas fiable. En 2012 il n'a pas osé aller jusqu'au bout parce qu'il se voyait roi avant même d'avoir été sacré et, au final, il s'est dégonflé. Borloo, il ne fait du bruit que lorsqu'il n'y a pas de risques. Bayrou, c'est tout de même autre chose. Il va jusqu'au bout de ce qu'il pense y compris si cela doit lui coûter sa place en politique.

Moi, j'aime bien ce gars-là pour ça, parce qu'il n'a peur de rien.

J'espère qu'il représentera à nouveau le centre en 2017 aux présidentielles. J'espère aussi qu'on réussira à monter une coalition centriste, mais là encore, je crains la faiblesse de Borloo et la pusilanimité de Morin. Bayrou a viré tous les élus qui étaient prêts à s'allier avec le FN en 1998. Borloo, là-dessus, je n'ai pas confiance. J'ai retenu qu'il avait envisagé des alliances en 1993. Cela ne me donne pas confiance, car comme l'écrasante majorité des centristes, je suis radicalement allergique au Front National.

Déjà, de voir dans l'UDI des représentants du CNIP cela me file des boutons. Je n'ai jamais considéré ce parti comme centriste. Quand j'étais jeune, on le plaçait entre le RPR et le FN.

L'UDI de Borloo commence à ressembler à l'UDF de Giscard. Je n'ai jamais reconnu Giscard ni son UDF comme centristes. Il y avait aux côtés de Giscard d'authentiques pré-fachos comme Ponatiowski sans parler d'individus aux parcours plus que tortueux. L'UDF de Giscard était un parti de droite, parfois plus dure que le RPR. Le candidat centriste en 1974, c'était Chaban et pas Giscard. En tout cas, disons que Chaban incarnait la démocratie-chrétienne par ses valeurs et son courage politique. 

Les manuels officiels et la plupart des journalistes s'obstinent à nous présenter les choses ainsi, mais c'est une falsification. Pas des faits en tant que tels, mais de la pensée politique. 

Si je devais faire la genèse de l'ADN du MoDem, j'y trouverais le MRP, Mendès-France, Lecanuet, le CDS puis la Nouvelle UDF, celle de Bayrou. 

En 2017 si Hollande se représente et qu'en face il y a Fillon, je vais être ennuyé si ces deux-là arrivent au second tour. J'ai de l'estime pour Fillon et je le crois sérieux. Mais si entre-temps les Socialistes sont parvenus à l'équilibre budgétaire, ce serait raide de les désavouer.

J'examinerai à la loupe les discours de l'un et de l'autre pour faire un choix. Les Socialistes auront fait leurs preuves s'ils se présentent avec ce bilan-là, pas Fillon. Un handicap pour lui.

Tout dépend aussi de la manière dont ils auront traité la réduction de la dépense publique et les entreprises. Pour les secondes, le compte n'y est pas pour l'instant, et pour la première, je n'ai pas vu grand chose.

En attendant, pour revenir à mes moutons grenouilles centristes, le compte n'y est pas avec l'UDI. Le parti de Borloo est moins indépendant que ne l'était l'UDF. Je peux admettre que l'on préfère une alliance à droite mais déclarer dès la création du parti qu'elle est inconditionnelle, c'est scier d'ores et déjà la branche sur laquelle on est assis.

19:26 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (35) | Tags : bayrou, borloo |  Facebook | | |

mercredi, 03 octobre 2012

Ben oui, Jean-Marie, les détails, ça compte...

Jean-Marie s'excite parce que la droite ne veut pas s'allier avec le FN. Comme on lui fait observer que ses propos sur les chambres à gaz, le fameux "détail" de l'histoire, comme il dit, ont un tantinet enfoncé la stratégie d'alliance de son parti, il réplique qu'il ne comprend pas que les chambres à gaz aient une importance fondatrice dans la politique française.

Ben mon vieux facho, c'est bien ça le problème : t'as toujours pas compris qu'en effet les chambres à gaz ont une importance fondatrice dans la politique nationale française. En fait, mon gros facho, tu n'as, je crois, toujours pas percuté que cela a même une importance fondamentale dans l'histoire de l'humanité.

Mais bon, j'imagine que c'est le genre de "détails" qui t'échappe...

samedi, 29 septembre 2012

Pour négocier avec l'UDI le MoDem doit peser plus : l'Europe nous tend les bras

Je sais que l'on débat actuellement au MoDem de l'attitude qui doit être la nôtre vis-à-vis de l'UDI. Cette formation vient d'ailleurs de se doter d'un site d'adhésion. Si Borloo nous renvoie dans les cordes, à l'heure acutelle, ainsi que tous les cadres de l'UDI, en refusant de bouger d'un iota sur la questions des alliances, c'est que nous sommes faibles. Dans leur esprit, nous pesons 2 à 3% de l'électorat.

Pour peser plus, nous devons montrer que nous pouvons séduire l'opinion. 2014, c'est dans moins de deux ans en termes d'années électorales.

Pour peser plus, il faut pouvoir proposer aux Français un programme qui décape, et en même temps, un programme réaliste. Nous avons une chance à jouer aux élections européennes, mais cette chance, pour la saisir, il va falloir travailler. Il ne suffit pas de s'imaginer que l'Europe est dans notre "code génétique" et que donc les Français europhiles vont spontanément voter pour nous : la désillusion serait sanglante. Je pense d'ailleurs que nous ne nous relèverons pas si nous échouons aux élections européennes. Un objectif viable serait simplement de reconduire nos euro-députés, c'est à dire de réaliser 7.5 à 8% des voix. Si nous faisons plus, c'est du bonus, évidemment.

Du travail, pour réaliser un beau programme européen, il y en a, je peux le dire. Cela va être difficile car nous allons devoir fabriquer une baguette magique pour venir à bout des obstacles apparemment insurmontables qui permettraient à la France et à l'Europe de se relancer.

L'UDI s'apprête à lancer aussi des ateliers autour de l'Europe. On verra ce qu'il en sortira et vers quel euro-groupe se parti se tournera. Pour nous, nous demeurons dans l'ADLE dont la feuille de route recoupe plusieurs de nos préoccupations principales. Je crois que si nous réalisons un score en 2014 l'UDI nous regardera d'un autre oeil et commencera à réfléchir à la pertinence de ses alliances, surtout si le score en question comportait deux chiffres...

En 2014, nous jouerons le tout pour le tout. Contrairement à ce que beaucoup disent, y compris à Guidel au sein de l'Université du MoDem, l'important n'est pas l'alliance ou les alliances. L'important, c'est ce que nous disons et la manière dont nous le disons. Ce que nous proposons. C'est ce que pense au fond François Bayrou et c'est pour cela que je lui renouvelle ma confiance. Nous sommes d'accord, une fois de plus.

Voilà pourquoi j'appelle les militants démocrates de bonne volonté à rejoindre les groupes de travail existant sur l'Europe ou à en constituer eux-mêmes.

18:51 Publié dans Europe, Politique | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : modem, udi, europe, bayrou |  Facebook | | |

Ah, les petits c...

Quand j'étudiais le latin, jeune, au collège puis au lycée, le fonctionnement des âges de la vie des Romains m'avait toujours un tantinet étonné. Ainsi, les Romains appelaient adulescens un jeune homme de 17 à 30 ans. De 7 à 17 ans, une jeune garçon était un puer, c'est à dire un enfant.

Récemment, une étude scientifique a établi que l'adolescence se prolongeait bien au-delà de ce que l'on avait imaginé et qu'il fallait en réalité atteindre les alentours de 28 ans pour rentrer dans l'âge adulte, du moins, au niveau des connexions neuronales dans le cerveau.

A Rome, on obtenait le droit de vote à 17 ans, mais on ne pouvait entrer dans le cursus honorum qu'à partir de 25 ans, et comme ce parcours politique suivait un cours immuable, il n'était en principe pas possible d'être éligible à une magistrature avant d'avoir exercé les précédentes dans l'ordre de préséance.

Au PS, il existe un cursus honorum qui ne dit pas son nom : il s'appelle FIDEL, MJS, Unef ou encore SOS-Racisme. Et tout cela donne plus tard la jeune garde du PS...

Un quarteron d'ambitieux et de jeunes politicards qui ne connaissent en fait d'action politique que l'agit-prop et les promesses qui n'engagent à rien puisqu'on  les sait pas réalisables.

Je me suis toujours méfié du jeunisme. Les Romains étaient prudents : ils se gardaient bien de refiler le pouvoir à des petis c... en mal de reconnaissance publique.

Là, leur truc, c'est de faire ch... le gouvernement pour se montrer à tout prix. Tantôt ils menacent de voter contre le traité européen, tantôt ils lancent une pétition pour mettre en place le droit de vote des étrangers alors que c'est un sujet qui divise les Français (au même titre que les attaques incessantes contre l'Islam). Comme l'observait très justement Sylvain Rakotoarison tout récemment, Monsieur "Moi le Président de tous les Français" en laissant la jeune garde monter au créneau à coups de propagande bien sentie, se montre en chef d'État qui divise plutôt qu'en chef d'État qui rassemble ; le compte n'y est pas...

Il y a une manière simple de les dresser : les vieux socialios ont été sympas en laissant des places à la députation pour les petits c... La prochaine fois, couic. Virés. Sans investiture socialiste, ils feront 0.0001% et encore, je suis bon. Il vaudra alors mieux laisser la place à des vieux briscards qui ont été certes des jeunes c... par le passé mais qui ont pris de la bouteille depuis...

14:30 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : ps, jeune |  Facebook | | |

Un socialiste reste un socialiste, même réformateur...

Il y a encore deux jours, je commençais à presque regretter de ne pas avoir voté pour un socialiste (c'était un candidat PRG en fait) au second tour de l'élection législative car les décisions gouvernementales me semblaient commencer à aller vraiment dans le bon sens. 

Un point toutefois me chagrinait : la droite le dit et elle n'a pas tort de le dire, les entreprises françaises ont besoin d'un choc de compétitivité. Ayrault, paraît-il, réfléchit à un allègement des charges des entreprises et Bayrou s'en réjouissait même. Réfléchir, c'est bien, mais in fine quel est le constat ?

En pleine crise, aucune mesure et, pire encore, le gouvernement s'apprête à revenir sur le statut d'auto-entrepreneur. J'avais jugé cette mesure bien trop inaboutie sous le gouvernement Fillon mais elle avait au moins le mérite de stimuler l'esprit d'initiative, en dépit de ses travers et de ses limitations.

La mesure prise par le gouvernement revient à faire payer tous ceux qui envisagent de devenir auto-enrepreneur même quand ils ne font pas de chiffre d'affaire. Radical pour tuer l'esprit d'entreprise.

Bien sûr, je suis content de voir les Socialistes s'attaquer au déficit budgétaire, je ne vais pas dire le contraire, mais ils le font avant toutes choses à coups d'impôts et pourraient de ce fait entrer très vite dans un cercle vicieux si notre pays ne parvient plus à produire de richesses.

Monteboug qui jouait les matadors s'est reconverti dans celui du pompier incendiaire. La gauche essaie coûte que coûte de limiter les dégâts en pertes d'emploi, mais la vie économique des entreprises ne se décrète pas...

L'équation est en réalité simple et elle sera douloureuse d'une manière ou d'une autre :

- soit les entreprises paient mais leur compétitivité en sera affectée et mécaniquement des baisses de recettes s'ensuivront sur les impôts parce qu'elles ne feront plus assez de bénéfices

- soit le salarié paie et et dans ce cas, il y aura des conséquences sur la consommation ; tout dépendra alors des choix effectués par le consommateur. S'il réduit la voilure sur les biens d'importation (par exemple la high-tech), notre balance commerciale s'en réjouira mais tout le secteur commercial en souffrira.

- soit l'État réduit ses dépenses, et là, il faut commencer à bien considérer lesquelles. L'État ne peut qu'abandonner certaines missions car je ne crois pas vraiment qu'il soit possible de maintenir un même service avec des moyens en baisse. Ce qui n'empêche pas de chasser les gaspillages (90% des agences Branquignol et Guignolo dont la Cour des Comptes dénonçait l'enflure démesurée par exemple...).

Le problème, si l'État réduit ses dépenses c'est que cela peut impacter la protection sociale. On dit la France un pays riche, mais le salaire de bien des travailleurs, rapporté au coût de la vie, les réduit souvent à une situation personnelle proche de la précarité. 

Quand je lis les solutions proposées par mon affreux libéral favori, je constate qu'il renvoie tout aux accords passés entre individus. Mais que deviennent alors les plus faibles ? Tributaires des aléas du Charity Business, s'il n'y a pas plus d'état ?

Je ne crois pas aux solutions simples car nous vivons dans un monde complexe. On dit souvent qu'il faut en finir avec les normes. Dans l'idéal, je suis en phase avec cette volonté, mais si le résultat final, c'est l'opacité totale sur ce que l'on consomme parce qu'il n'y a à la fois pas d'information et plus de normes, le remère est pire que le mal !

Le devoir d'information du consommateur, de l'usager, des contractants, devrait être la règle numéro un du marché. La transparence, en somme. Au fond, cela ne me gêne pas tant que cela que certains se satisfassent d'OGM, mais qu'on ne me les impose pas et que l'on soit certain également qu'une grave crise sanitaire en forme de bombe à retardement ne se cache pas derrière, car, même si elle ne me concerne pas directement, j'estime que la société n'est pas seulement le fruit d'une coalition d'intérêts bien compris et réciproques mais aussi un contrat solidaire, y compris avec les individus pour lesquels je n'ai aucune affinité personnelle.

lundi, 24 septembre 2012

Le libéralisme, solution à la crise ? Soit, mais lequel ?

Je suis passablement vexé de ne pas figurer dans la liste des blogues libéraux établie par Pierre Chappaz. Son blogue s'appelle Libertarien : faut-il en déduire qu'il n'accorde la qualité de libéral qu'aux seuls libertariens ? Un courant du libéralisme, certes, mais certainement pas le libéralisme à lui tout seul.

Ensuite, il se trompe en affirmant que les blogues libéraux ne se sont jamais unis : c'est parfaitement faux. Il y a eu le réseau LHC, qui disposait d'une liste de diffusion tout comme les Left Blogs et a commencé à monter en puissance pendant un certain temps. Le problème, c'est qu'il a explosé en vol en raison de dissensions trop importantes entre son aile droitière et son aile modérée.

Le réseau LHC a toutefois perduré jusqu'à la fin 2011 bien qu'affaibli. Il semble en sommeil depuis.

Pourquoi les libéraux ont explosé ? Eh bien moi, sorry, my dear tovaritch libertarien, mais rien ni personne ne me fera considérer un type comme Vanneste ou un blogue comme celui de La lime comme libéraux. Et quand j'ai vu que des anciens du FN comme Blot commençaient à approcher à un moment donné le parti libéral-démocrate (pourtant un vrai parti libéral), je me suis franchement inquiété. Heureusement, depuis, le PLD semble s'être sérieusement recentré.

Je raffole de la lecture de mon infâme libéral favori, Hashtable, mais je suis conscient que mon social-libéralisme d'obédience démocrate-chrétienne aurait quelque mal à s'accorder au quasi-anarcapitalisme de mon affreux.

Bref, comme il n'y a pas un libéralisme, mais une déclinaison du libéralisme, il est difficile de dire que c'est LA solution à la crise. En revanche, si Pierre Chappaz veut dire que l'esprit d'initiative, la liberté, l'esprit d'entreprise, le droit d'association sont les moteurs du progrès humain, je suis d'accord.

Quand Pierre Chappaz écrit donc que le libéralisme est LA solution à la crise, il ne dit rien. Concrètement, quelles mesures, sachant qu'il n'existe aucune économie libérale à l'heure actuelle dans le monde et que le pays que l'on associe le plus au libéralisme, les USA est en réalité une grosse économie étatisée ?...

Ce n'est qu'en Grande-Bretagne, au fond, particulièrement en Angleterre, et, à moindre mesure, peut-être en Hollande, qu'on peut encore plus ou moins percevoir l'essence du libéralisme. Rien de surprenant, ce sont les premières nations a en avoir pressé très tôt le substantifique suc...

Mais bon, puisque Pierre dit qu'il va s'exprimer plus longuement sur la question, wait and see, nous verrons bien ce qu'il dira...

23:21 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : libéralisme |  Facebook | | |