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samedi, 29 septembre 2012

Pour négocier avec l'UDI le MoDem doit peser plus : l'Europe nous tend les bras

Je sais que l'on débat actuellement au MoDem de l'attitude qui doit être la nôtre vis-à-vis de l'UDI. Cette formation vient d'ailleurs de se doter d'un site d'adhésion. Si Borloo nous renvoie dans les cordes, à l'heure acutelle, ainsi que tous les cadres de l'UDI, en refusant de bouger d'un iota sur la questions des alliances, c'est que nous sommes faibles. Dans leur esprit, nous pesons 2 à 3% de l'électorat.

Pour peser plus, nous devons montrer que nous pouvons séduire l'opinion. 2014, c'est dans moins de deux ans en termes d'années électorales.

Pour peser plus, il faut pouvoir proposer aux Français un programme qui décape, et en même temps, un programme réaliste. Nous avons une chance à jouer aux élections européennes, mais cette chance, pour la saisir, il va falloir travailler. Il ne suffit pas de s'imaginer que l'Europe est dans notre "code génétique" et que donc les Français europhiles vont spontanément voter pour nous : la désillusion serait sanglante. Je pense d'ailleurs que nous ne nous relèverons pas si nous échouons aux élections européennes. Un objectif viable serait simplement de reconduire nos euro-députés, c'est à dire de réaliser 7.5 à 8% des voix. Si nous faisons plus, c'est du bonus, évidemment.

Du travail, pour réaliser un beau programme européen, il y en a, je peux le dire. Cela va être difficile car nous allons devoir fabriquer une baguette magique pour venir à bout des obstacles apparemment insurmontables qui permettraient à la France et à l'Europe de se relancer.

L'UDI s'apprête à lancer aussi des ateliers autour de l'Europe. On verra ce qu'il en sortira et vers quel euro-groupe se parti se tournera. Pour nous, nous demeurons dans l'ADLE dont la feuille de route recoupe plusieurs de nos préoccupations principales. Je crois que si nous réalisons un score en 2014 l'UDI nous regardera d'un autre oeil et commencera à réfléchir à la pertinence de ses alliances, surtout si le score en question comportait deux chiffres...

En 2014, nous jouerons le tout pour le tout. Contrairement à ce que beaucoup disent, y compris à Guidel au sein de l'Université du MoDem, l'important n'est pas l'alliance ou les alliances. L'important, c'est ce que nous disons et la manière dont nous le disons. Ce que nous proposons. C'est ce que pense au fond François Bayrou et c'est pour cela que je lui renouvelle ma confiance. Nous sommes d'accord, une fois de plus.

Voilà pourquoi j'appelle les militants démocrates de bonne volonté à rejoindre les groupes de travail existant sur l'Europe ou à en constituer eux-mêmes.

18:51 Publié dans Europe, Politique | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : modem, udi, europe, bayrou |  Facebook | | |

Ah, les petits c...

Quand j'étudiais le latin, jeune, au collège puis au lycée, le fonctionnement des âges de la vie des Romains m'avait toujours un tantinet étonné. Ainsi, les Romains appelaient adulescens un jeune homme de 17 à 30 ans. De 7 à 17 ans, une jeune garçon était un puer, c'est à dire un enfant.

Récemment, une étude scientifique a établi que l'adolescence se prolongeait bien au-delà de ce que l'on avait imaginé et qu'il fallait en réalité atteindre les alentours de 28 ans pour rentrer dans l'âge adulte, du moins, au niveau des connexions neuronales dans le cerveau.

A Rome, on obtenait le droit de vote à 17 ans, mais on ne pouvait entrer dans le cursus honorum qu'à partir de 25 ans, et comme ce parcours politique suivait un cours immuable, il n'était en principe pas possible d'être éligible à une magistrature avant d'avoir exercé les précédentes dans l'ordre de préséance.

Au PS, il existe un cursus honorum qui ne dit pas son nom : il s'appelle FIDEL, MJS, Unef ou encore SOS-Racisme. Et tout cela donne plus tard la jeune garde du PS...

Un quarteron d'ambitieux et de jeunes politicards qui ne connaissent en fait d'action politique que l'agit-prop et les promesses qui n'engagent à rien puisqu'on  les sait pas réalisables.

Je me suis toujours méfié du jeunisme. Les Romains étaient prudents : ils se gardaient bien de refiler le pouvoir à des petis c... en mal de reconnaissance publique.

Là, leur truc, c'est de faire ch... le gouvernement pour se montrer à tout prix. Tantôt ils menacent de voter contre le traité européen, tantôt ils lancent une pétition pour mettre en place le droit de vote des étrangers alors que c'est un sujet qui divise les Français (au même titre que les attaques incessantes contre l'Islam). Comme l'observait très justement Sylvain Rakotoarison tout récemment, Monsieur "Moi le Président de tous les Français" en laissant la jeune garde monter au créneau à coups de propagande bien sentie, se montre en chef d'État qui divise plutôt qu'en chef d'État qui rassemble ; le compte n'y est pas...

Il y a une manière simple de les dresser : les vieux socialios ont été sympas en laissant des places à la députation pour les petits c... La prochaine fois, couic. Virés. Sans investiture socialiste, ils feront 0.0001% et encore, je suis bon. Il vaudra alors mieux laisser la place à des vieux briscards qui ont été certes des jeunes c... par le passé mais qui ont pris de la bouteille depuis...

14:30 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : ps, jeune |  Facebook | | |

Un socialiste reste un socialiste, même réformateur...

Il y a encore deux jours, je commençais à presque regretter de ne pas avoir voté pour un socialiste (c'était un candidat PRG en fait) au second tour de l'élection législative car les décisions gouvernementales me semblaient commencer à aller vraiment dans le bon sens. 

Un point toutefois me chagrinait : la droite le dit et elle n'a pas tort de le dire, les entreprises françaises ont besoin d'un choc de compétitivité. Ayrault, paraît-il, réfléchit à un allègement des charges des entreprises et Bayrou s'en réjouissait même. Réfléchir, c'est bien, mais in fine quel est le constat ?

En pleine crise, aucune mesure et, pire encore, le gouvernement s'apprête à revenir sur le statut d'auto-entrepreneur. J'avais jugé cette mesure bien trop inaboutie sous le gouvernement Fillon mais elle avait au moins le mérite de stimuler l'esprit d'initiative, en dépit de ses travers et de ses limitations.

La mesure prise par le gouvernement revient à faire payer tous ceux qui envisagent de devenir auto-enrepreneur même quand ils ne font pas de chiffre d'affaire. Radical pour tuer l'esprit d'entreprise.

Bien sûr, je suis content de voir les Socialistes s'attaquer au déficit budgétaire, je ne vais pas dire le contraire, mais ils le font avant toutes choses à coups d'impôts et pourraient de ce fait entrer très vite dans un cercle vicieux si notre pays ne parvient plus à produire de richesses.

Monteboug qui jouait les matadors s'est reconverti dans celui du pompier incendiaire. La gauche essaie coûte que coûte de limiter les dégâts en pertes d'emploi, mais la vie économique des entreprises ne se décrète pas...

L'équation est en réalité simple et elle sera douloureuse d'une manière ou d'une autre :

- soit les entreprises paient mais leur compétitivité en sera affectée et mécaniquement des baisses de recettes s'ensuivront sur les impôts parce qu'elles ne feront plus assez de bénéfices

- soit le salarié paie et et dans ce cas, il y aura des conséquences sur la consommation ; tout dépendra alors des choix effectués par le consommateur. S'il réduit la voilure sur les biens d'importation (par exemple la high-tech), notre balance commerciale s'en réjouira mais tout le secteur commercial en souffrira.

- soit l'État réduit ses dépenses, et là, il faut commencer à bien considérer lesquelles. L'État ne peut qu'abandonner certaines missions car je ne crois pas vraiment qu'il soit possible de maintenir un même service avec des moyens en baisse. Ce qui n'empêche pas de chasser les gaspillages (90% des agences Branquignol et Guignolo dont la Cour des Comptes dénonçait l'enflure démesurée par exemple...).

Le problème, si l'État réduit ses dépenses c'est que cela peut impacter la protection sociale. On dit la France un pays riche, mais le salaire de bien des travailleurs, rapporté au coût de la vie, les réduit souvent à une situation personnelle proche de la précarité. 

Quand je lis les solutions proposées par mon affreux libéral favori, je constate qu'il renvoie tout aux accords passés entre individus. Mais que deviennent alors les plus faibles ? Tributaires des aléas du Charity Business, s'il n'y a pas plus d'état ?

Je ne crois pas aux solutions simples car nous vivons dans un monde complexe. On dit souvent qu'il faut en finir avec les normes. Dans l'idéal, je suis en phase avec cette volonté, mais si le résultat final, c'est l'opacité totale sur ce que l'on consomme parce qu'il n'y a à la fois pas d'information et plus de normes, le remère est pire que le mal !

Le devoir d'information du consommateur, de l'usager, des contractants, devrait être la règle numéro un du marché. La transparence, en somme. Au fond, cela ne me gêne pas tant que cela que certains se satisfassent d'OGM, mais qu'on ne me les impose pas et que l'on soit certain également qu'une grave crise sanitaire en forme de bombe à retardement ne se cache pas derrière, car, même si elle ne me concerne pas directement, j'estime que la société n'est pas seulement le fruit d'une coalition d'intérêts bien compris et réciproques mais aussi un contrat solidaire, y compris avec les individus pour lesquels je n'ai aucune affinité personnelle.

lundi, 24 septembre 2012

Le libéralisme, solution à la crise ? Soit, mais lequel ?

Je suis passablement vexé de ne pas figurer dans la liste des blogues libéraux établie par Pierre Chappaz. Son blogue s'appelle Libertarien : faut-il en déduire qu'il n'accorde la qualité de libéral qu'aux seuls libertariens ? Un courant du libéralisme, certes, mais certainement pas le libéralisme à lui tout seul.

Ensuite, il se trompe en affirmant que les blogues libéraux ne se sont jamais unis : c'est parfaitement faux. Il y a eu le réseau LHC, qui disposait d'une liste de diffusion tout comme les Left Blogs et a commencé à monter en puissance pendant un certain temps. Le problème, c'est qu'il a explosé en vol en raison de dissensions trop importantes entre son aile droitière et son aile modérée.

Le réseau LHC a toutefois perduré jusqu'à la fin 2011 bien qu'affaibli. Il semble en sommeil depuis.

Pourquoi les libéraux ont explosé ? Eh bien moi, sorry, my dear tovaritch libertarien, mais rien ni personne ne me fera considérer un type comme Vanneste ou un blogue comme celui de La lime comme libéraux. Et quand j'ai vu que des anciens du FN comme Blot commençaient à approcher à un moment donné le parti libéral-démocrate (pourtant un vrai parti libéral), je me suis franchement inquiété. Heureusement, depuis, le PLD semble s'être sérieusement recentré.

Je raffole de la lecture de mon infâme libéral favori, Hashtable, mais je suis conscient que mon social-libéralisme d'obédience démocrate-chrétienne aurait quelque mal à s'accorder au quasi-anarcapitalisme de mon affreux.

Bref, comme il n'y a pas un libéralisme, mais une déclinaison du libéralisme, il est difficile de dire que c'est LA solution à la crise. En revanche, si Pierre Chappaz veut dire que l'esprit d'initiative, la liberté, l'esprit d'entreprise, le droit d'association sont les moteurs du progrès humain, je suis d'accord.

Quand Pierre Chappaz écrit donc que le libéralisme est LA solution à la crise, il ne dit rien. Concrètement, quelles mesures, sachant qu'il n'existe aucune économie libérale à l'heure actuelle dans le monde et que le pays que l'on associe le plus au libéralisme, les USA est en réalité une grosse économie étatisée ?...

Ce n'est qu'en Grande-Bretagne, au fond, particulièrement en Angleterre, et, à moindre mesure, peut-être en Hollande, qu'on peut encore plus ou moins percevoir l'essence du libéralisme. Rien de surprenant, ce sont les premières nations a en avoir pressé très tôt le substantifique suc...

Mais bon, puisque Pierre dit qu'il va s'exprimer plus longuement sur la question, wait and see, nous verrons bien ce qu'il dira...

23:21 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : libéralisme |  Facebook | | |

dimanche, 23 septembre 2012

Voile et kippa, le faux-pas de gauche de Marine Le pen

On a dit parfois que Marine Le pen avait emprunté en certaines circonstances la phraséologie de la gauche de la gauche mais là, bingo, elle a touché le gros lot en comparant la kippa et le voile islamique.

Le raisonnement est simple : les islamistes nous emmerdent avec leur voile, car il est contraire à notre tradition humaniste (en effet, il signifie que la femme doit se garder de tenter l'homme, ce qui la ramène à la condition d'objet sexuel avant toutes choses pour son seigneur et maître...) donc, il faudrait faire chier les Juifs qui n'ont rien demandé avec leur kippa, le tout sous prétexte que ce serait des signes extérieurs d'appartenance religieuse.

Alors, là, la réacopsphère a toussé : côté philosémite comme l'Didier on lui a soufflé dans les bronches tandis que côté facho, conspirationniste  et antisioniste (quand ce n'est pas antisémite) façon Hoplite ou encore fdesouche on se pâmait d'aise à l'inverse.

La manière de raisonner qui consiste à appliquer une mesure à toutes les minorités pour ne pas faire de jaloux sans se préoccuper du fond, c'est un bien un truc de gauche, ça. Du coup, c'est trop drôle de voir Valls lui répliquer en assurant que les Juifs pouvaient porter tranquillement leur kippa en France (ce qu'ils font depuis des siècles en Europe au demeurant).

Au passage, le port du voile n'est pas même une spécificité de l'Islam : c'est une pratique locale issue des déserts d'Arabie qui s'est progressivement répandue dans tout l'Islam et dont les esprits les plus réactionnaires ont fait un étendard.

La kippa, elle, n'a d'autres buts que de rappeler au fidèle que l'Éternel est l'autorité suprême. Rien de gênant, me semble-t-il dans notre civilisation imprégnée de droit, de liberté  et de justice.

Eh oui, les amis, tous les signes religieux ne se valent pas. Dur à admettre pour notre République qui se veut une et indivisible et se refuse donc à établir quelque forme de préférence que ce soit.

Masi voilà, l'impartialité ne signifie pas l'abolition du jugement. S'il a fallu casser les pieds des Catholiques et des Juifs à cause du foulard, extension avancé du voile et de la burka, la dernière fois, les juristes français ne s'y sont pas trompés et ils ont ciblé la burka toute seule avec l'interdiction de masquer son visage en public. 

Il ne restera plus que le carnaval aux intégristes...

Bayrou ne dit pas non à Borloo

Caramba, troisième note aujoud'hui mais l'actualité l'exige. Bayrou vient de s'exprimer sur I-télé sur de nombreux sujets et notamment sur le projet de rassemblement du centre de Borloo.

Je pense qu'il lui a largement rendu la main en proposant de constuire ce centre ensemble afin de porter des idées et des valeurs communes. Il a en revanche réaffirmé sa volonté de ne pas être prisonnier d'une alliance proposant à chacun de pouvoir conserver son cap. Liberté de vote, en somme, ce qui était l'un des principes de la nouvelle UDF de 2002 à 2007.

Ceci ne l'empêche pas de souhaiter une opposition responsable qui ne s'oppose pas pour s'opposer. Mais sur ce point, j'ai entendu Borloo dire que son groupe n'excluait pas de voter certains projets gouvernementaux socialistes s'il jugeait qu'ils allaient dans le bon sens.

En somme, Bayrou propose à Borloo une unité des idées et une unité électorale pendant les premiers tours électoraux.

Il reste à voir quelle va être la réaction de l'UDI...

11:06 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : bayrou, borloo |  Facebook | | |

Hollande et Ayrault ? A rebours des sondages...

Je crois que je fais jamais les choses comme tout le monde. Le dernier sondage IFOP fait état d'une chute sans précédent des cotes du couple exécutif. Hollande a perdu 20 points dans l'opinion en 3 mois et Ayrault 15.

Pour ma part, je suis passé de la catégorie "mécontent" à "plutôt satisfait". Je m'attendais à du socialisme et de l'idéologie de gauche pure de dure et, au final, je crois l'avoir déjà dit, c'est un gouvernement social-démocrate qui s'est installé en mai dernier.

Compte-tenu du contexte difficile, toutefois, je pense que la gauche devrait se garder d'agiter le chiffon rouge : le vote des étrangers, par exemple. 

Pour ma part, le seul vote des étrangers qui est acceptable, c'est celui qui est réciproque, et pour autant que l'on en reste à des élections municipales. Je rejette fermement toute autre solution, même si au fond, la mesure, une fois appliquée, ne concernerait que quelques milliers de personnes seulement.

Le PS n'a pas intérêt à insister sur ce point et on peut espérer que le projet sera assez vite abandonné.

Au fond, ce sont les reniements du candidat Hollande qui finissent par me rendre son action sympathique. 

Le plus drôle, c'est évidemment l'éducation : Peillon a affirmé embaucher 40 000 enseignants à la rentrée prochaine. Trop drôle : en fait, il y en a 22 000 qui partent à la retraite, ce qui ne fait plus que 18 000. Le problème, c'est que les concours de recrutement se sont effondrés : personne ne veut consacrer 5 années d'études pour exercer un métier en voie de dévalorisation rapide, aux conditions dégradées et au salaire peu en rapport avec les efforts consentis.

Si ce ministre avait pour un sou de bon sens il devrait commencer par revenir immédiatement sur la masterisation. Quel mot idiot, d'ailleurs, tout droit venu de la doxa européïste qui chercher à aligner tous les systèmes éducatifs. Bref, il faut revenir d'urgence à bac+3 pour espérer décongestionner le recrutement. Je ne suis pas sûr que cela suffise : dans l'ancien système, il fallait une licence, préparer une année le concours puis faire une année de stage pour devenir titulaire, soit...bac+5 au final ! S'il faut six années pour devenir médecin généraliste (on en manque d'ailleurs de plus en plus et le résultat des courses c'est que l'on va finir par se retrouver avec des praticiens roumains aux diplômes incertains en guise de toubibs...) quel est l'intérêt d'étudier 5 années pour devenir prof ? Comparons les salaires, c'est tout vu. Je me demande ce que cet incapable de Châtel aurait d'ailleurs fait si Sarkozy était resté au pouvoir face à une situation qui aurait été davantage dégradée encore...

Côté justice on va voir comment les juges vont interpréter les déclarations laxistes de Taubira, mais je crains le pire. Le Syndicat de la Magistrature va pouvoir continuer à condamner lourdement les petits excès de vitesse et libérer les mineurs violeurs récidivistes au nom des grandes politiques généreuses de "réinsertion". Vivement qu'on puisse coller un procès aux juges pour leur décision : cela deviendrait drôle bien que juste.

Côté économie, j'ai une proposition : renommons l'actuel Ministre de l'Économie et des finances Ministre des impôts. Je n'entends jamais Moscovici parler d'autre chose que d'impôts nouveaux... En fait, le seul cap qui est fixé, mais je l'agrée, c'est la réduction du déficit budgétaire. Pour le reste, contrairement à ce qu'affirme Mosco, le gouvernement cherche son chemin.

Les autres ministres sont quasiment transparents sauf lorsqu'ils font des bourdes, spécialité de Duflot. Je propose d'ailleurs de supprimer le Ministère du Logement qui ne sert à rien et n'a jamais servi à rien. Ce sera toujours cela d'économisé. Malheureusement, aujourd'hui, nous n'avons plus le choix qu'entre l'étalement urbain et la concentration urbaine. Sans révolution dans l'organisation du travail, je ne vois pas comment les gens peuvent faire autre chose que d'affluer vers les grandes villes.

S'il existait des transports ultra-rapides qui reliaient toutes les grandes et moyennes villes en France, avec des transports en commun non moins rapides au sein de chacune, maillant parfaitement leur territoire, on pourrait peut-être envisager un sérieux relâchement de la pression immobilière car les travailleurs pourraient passer très facilement d'une ville à une autre. On est loin du compte et c'est une politique de très longue haleine (au moins une décennie voire deux).

Voilà, la représentation que je me faisais du gouvernement socialiste s'est améliorée par rapport au mois de juin dernier, mais cela ne m'empêche pas de conserver un oil critique...

mardi, 18 septembre 2012

Entre MoDem et UDI

Ce serait un secret de polichinelle de la cacher, une quantité non-négligeable des cadres du MoDem a pris le chemin de l'UDI, la formation de Borloo.

Il y a pour ma part un certain nombre de points qui me retiennent et pas forcément des moindres.

J'ai parfois critiqué le MoDem pour la superficialité de son programme mais au sein des autres chapelles centristes c'est quasiment le néant. Au Parti Radical, il y a le rapport d'Yves Jégo, mais sinon...De belles déclarations de principe à l'Alliance centriste mais c'est à peu près tout et une accumulation de platitudes parfois stupides au Nouveau Centre à la suite des conventions organisées par Morin à l'occasion de la présidentielle.

Par ailleurs, je n'ai pas l'intention de voter UMP jusqu'à nouvel ordre et l'UDI s'engage dans une alliance sans condition avec cette formation.

Enfin, même si je trouve que le Parti Socialiste n'offre pas de perspectives économiques faute d'idées (à force d'avoir privilégié des discours complètement démagogiques) je ne suis pas choqué plus que cela par la politique menée par Ayrault.

Bons arbitrages budgétaires (justice, sécurité et éducation), très bon boulot de Valls, vote de la règle d'or européenne, politique active pour réduire les déficits. Sur les dépenses, ce n'est pas encore ça, mais bon, s'ils commencent à revenir sur toutes les agences à la noix qui pompent nos budgets, on peut espérer commencer à faire des économies.

Après, Mister Vincent et Docteur Peillon m'agacent profondément, évidemment, de même que la Taubira et ses messages laxistes, mais enfin, au final, il y a avec Hollande un honnête gouvernement social-démocrate. Pas ma tasse de thé, mais pas rédhibitoire non plus.

Sur les emplois d'avenir, le gouvernement ferait mieux d'écouter la bonne suggestion de J-C Lagarde qui suggère de les associer aux entreprises.

Non, je l'ai dit, le seul domaine qui pèche vraiment, c'est l'économie et le matraquage fiscal qui va toucher les entreprises et réduire encore davantage leur marge d'investissement ne risque pas d'améliorer les choses...Il n'y a aucune action sérieuse des Socialistes dans ce domaine, mais je l'ai dit, c'est un problème d'idées...

Pour revenir à l'UDI, wait and see, comme on dit. Il se murmure que le MoDem pourrait autoriser la double-appartenance. Prélude à l'absorption ?

Personnellement, je veux bien m'allier avec des centristes, mais hors de question de voter un jour pour un représentant du CNI sous prétexte qu'il aurait rejoint l'UDI. Je préfère nettement les Socialistes voire même les Verts en cas de duel.

Bref. Attendons...

19:54 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (31) | Tags : modem, udi, ps |  Facebook | | |

Benghazi n'est pas forcément salafiste

Après le drame de Benghazi au cours duquel du personnel diplomatique américain a péri dans des circonstances terribles plusieurs analystes me semblent être allés un peu vite en travail.

Il est bien possible qu'Al Qaeda ou des ramifications de même nature soient présents à Benghazi mais il ne faut pas oublier que la Cyrénaïque autrefois bastion de l'islam radical donne désormais ses voix aux modérés comme l'ont montré les dernières élections.

Le pouvoir politique libyen actuel est furieux de cette attaque et j'observe qu'il a mis très peu de temps à retrouver une partie des auteurs de l'attaque.

Une vidéo toute récente montre d'ailleurs une tentative d'extraction de l'ambassadeur américain par des Libyens qui tentent de lui porter secours.

J'en vois beaucoup qui ricanent et assurent qu'on aurait dû laisser les Libyens se débrouiller avec Kadhafi. Je les engage à ne pas verser dans le travers même qui anime les Salafistes furieux qui s'en prennent aux ambassades occidentales à l'heure actuelle.

Il ne faut pas condamner un peuple pour quelques furieux,  pas forcément Libyens de surcroît.

Mon sentiment est que Cameron, Sarkozy et Obama demeurent populaires en Libye pour leur action et que les Libyens sont honteux et furieux du sort échu au consulaire américain alors que Christopher Stevens a fait beaucoup pour la libération de leur pays.

C'est un peuple qui a le sens de l'honneur. Il ne laissera pas cet affront impuni.

Je voudrais ajouter un dernier point quant à la vidéo qui s'en prend au Prophète de l'Islam : sans justifier d'une quelconque manière les violences, imaginez simplement du côté des Chrétiens qu'un film soit produit par des Musulmans présentant Jésus de Nazareth comme un travesti imposteur et menteur et sa mère Marie comme une prostituée de bas étage se donnant à la soldatesque.

Je ne sais pas quelle serait exactement l'intensité de la réaction de la communauté chrétienne dans le monde, mais je pense qu'ils ne seraient vraiment pas contents et je ne parierais pas que dans certains pays cela n'aille pas jusqu'à l'incident armé. Ajoutez à cela les actuels conflits qui viennent se greffer sur cette histoire et la flambée de violences n'étonnera plus grand monde.

Bien sûr les Salafistes sont des criminels mais dans le domaine religieux il me semble sage de faire preuve d'un bon sens tout de même élémentaire avant de s'en prendre à ce qu'une religion a de plus sacré.

Si j'étais musulman, à l'heure actuelle, je pense que je l'aurais très mauvaise même si, il est vrai, je n'aurais pas l'idée saugrenue d'accuser l'Amérique pour un individu aux intentions plus que douteuses.

Quand je lis et vois avec quelle facilité des gens pourtant éduqués font très facilement porter le chapeau à tout et n'importe quoi en raison d'une situation difficile dans nos pays développés et éduqués je ne m'étonne pas qu'il en aille de la même manière avec des masses moins bien éduquées ailleurs...

lundi, 03 septembre 2012

2014 : bouter le Socialiste hors de Paris ?

I dreamed a dream : plus de Socialistes à la tête de la capitale en 2014, un centre fort, unifié, et porteurs d'un nouveau projet pour Paris.

Dans le dernier sondage réalisé pour le JDD, le MoDem se maintient à un honnête étiage par rapport à 2008, qui va de 7 à 9% environ, à condition de demeurer sous la houlette de Marielle de Sarnez. Si Borloo prend la tête de l'opposition de droite, Marielle de Sarnez est à 8 contre 7 si c'est Fillon. Le sondage révèle ce dont je ne doutais guère depuis un bon moment : la majorité de notre électorat parisien est au centre-droit, pas au centre-gauche. J'espère donc qu'il est bien hors de question de s'allier aux Socialistes (ils n'ont de toutes façons pas besoin de nous) à Paris.

Pour battre la sectaire Hidalgo et sa clique, il va falloir élaborer un contre-projet à la gabegie socialiste. Ça n'est pas si difficile, au fond : il suffit  de faire l'inverse de ce que les Socialistes font depuis plus de 10 ans dans la capitale séquane.

C'est juste une question d'affectation des fonds.

Par exemple :

- au lieu de dépenser près de 5 milliards d'euros dans la voirie, laisser enfin les piétons et les automobilistes tranquilles et à la place, déplacer le budget engagé vers la création de crèches.

- plutôt que de reconstruire un second Jean Bouin et une extension de Roland Garros non sans avoir saccagé les Serres d'Auteuil, laisser les accès aux équipements sportifs de la ville de Paris au même tarif pour les Associations : Delanoë vient de les multiplier par 4 ! Il y en a au moins un qui a protesté au Conseil de Paris, c'est Jean-François Martins, le député MoDem qui a cherché à émettre un voeu contre ce choix.

- en parlant de Roland Garros, construire les cours sur l'A13 au lieu de démolir des serres chaudes. Seuls David Alphand, Laurence Dreyfus et les Verts ont défendu cette option. Pas d'illusion du côté de l'opposition de droite : l'une de ses élues, Valérie Sachs a déploré que des associations aient le pouvoir de s'opposer aux projets mégalomaniaques de l'actuelle majorité. Bref, dans cette histoire, tous dans le même panier.

- revenir sur la neutralisation des voies sur berges qui va créer un record d'embouteillages et de phénomènes de pollution dans les rues adjacentes. Une automobile verra sa vitesse osciller entre 20 et 40 km/h selon que les zones soient denses ou non sur le nouveau tracé rive droite. En somme, l'automobile se déplacera moins vite qu'un Parisien faisant son footing. Ne croyez pas qu'il s'agisse d'une victoire. La mobilité du Parisien moyen va en prendre un sacré coup, d'autant que les transports en commun sont saturés, sales, mal fréquentés et souvent mal distribués. Si vous êtes jeune et sans enfant, il vous reste le velib'. Si vous êtes jeune et sans enfant...ah, le jeunisme cher à la gauche. Si vous êtes riche, bobo et que vous vous prenez pour un écolo, vous aurez les moyens d'emprunter l'autolib à un prix faramineux, mais au moins, cela vous évitera de devoir vous mélanger au populo. 

Populo dont vous souhaiterez la présence dans des HLM mais pas dans votre immeuble et dont vos enfants ne viendront pas fréquenter la progéniture à l'école publique. Les immigrés, c'est bien, mais seulement chez les autres.

- Ne pas réduire Paris aux fêtes privées, à l'évènementiel et au tourisme. Je pense en particulier à la science largement sacrifiée quand une large partie du Palais de la Découverte a été récupérée au bénifice du Grand Palais. On a ce jour-là privilégié le zapping, le fugace, le ponctuel sur le fond et toute la section nucléaire a disparu ce jour-là des espaces du Palais. Sans créer de bureaux supplémentaires, on peut développer l'ingénierie immatérielle à Paris (informatique, finance, par exemple).

- Évoquons également le Jardin d'Acclimatation dont Delanoë a autorisé le décepage alors que d'autres projets étaient largement envisageables. Pour l'heure, on y supprime des attractions qu'on remplace par des bosquets "durables". L'attraction est un loisir vulgaire et populaire alors que le bosquet écolo convient bien à la riche clientèle électorale socialiste à Paris.

La presse titre qu'Hidalgo l'emporte nettement à Paris dans les sondages. En réalité, en un an, l'écart s'est resserré nettement. Et le phénomène pourrait s'aggraver à mesure de l'impopularité à venir des Socialistes heurtant les murs des réalités économiques. Hidalgo croit avoir gagné mais je fais partie de ceux qui escomptent bien la faire chuter.

J'espère que les centristes et les libéraux sauront s'unir à Paris pour proposer un projet qui en finisse avec la municipalisation complète de la vie parisienne. Un projet politique plus respectueux des individus et des minorités, et quand je dis "minorités", je ne parle pas des minorités ethniques mais de toutes les formes de minorités, plus soucieux d'une vraie diversité culturelle et sociale  pas de faux-semblants bobos pour se donner bonne conscience centrés sur l'immigration et l'art moderne.

In fine, j'attends un projet novateur qui décape, qui sorte de l'ordinaire et du gag auquel nous a habitué la droite depuis plusieurs années : son opposition aux Socialistes à Paris n'est qu'une opposition de principe. Sur le fond, elle agrée les décisions prises.

Un pôle centriste associant le MoDem et Borloo avec ses alliés de droite pourrait changer la donne : cela suppose que les uns et les autres le veuillent et se dote du projet ad hoc...Moi, le ticket Marielle de Sarnez/Jean-Louis Borloo, cela m'irait bien, évidemment, mais tout le monde doit y mettre du sien pour que cela soit possible...