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lundi, 20 mai 2013

L'union des centres à Paris ? Faisons-la !

Marielle de Sarnez l'a redit, l'union des différentes forces centristes et modérées à Paris lors des prochaines municipales, elle y est favorable. Cela tombe bien, Yves Pozzo di Borgo, l'un des poids lours de l'UDI dans la capitale y est favorable aussi. Reste à voir ce qu'en pense Rama Yade si c'est bien elle qui porte les couleurs du parti de Borloo à Paris.

Il y a toutefois quelques points d'accord qui pourraient être difficiles à trouver.

a) il faut que l'on s'accorde sur le programme que l'on va proposer si on fait un bout de chemin ensemble. Je suis à peu près certain que Hidalgo et NKM ne pourront pas résister à l'irrépressible envie d'amonceler promesses sur promesses. Toutes ces promesses auront un coût, et, de les exécuter continuera de renchérir les impôts, la vie locale et d'accroître la dette municipales. 

Je pense que les centristes doivent au contraire s'engager à réduire la voilure et notamment les dépenses somptuaires et festives (spécialité socialiste locale). Cela suppose un code de conduite qu'il faut respecter.

Toutes nos propositions doivent se faire à budget constant au pire, avec une baisse du budget de la municipalité autant que faire se peut.

b) on va achopper comme d'habitude sur le second tour : l'UDI veut rejoindre l'UMP par principe. Le MoDem se laisse le droit de choisir en fonction des propositions du PS et de ses alliés d'un côté, de l'UMP de l'autre. J'imagine difficilement un panachage si nos listes de premier tour éclatent en morceaux...

c) Je ne suis pas du tout certains que nos électorats s'additionnent. Nous sommes entre 6 et 8 en moyenne et l'UDI à environ 5-6%. Nous devrions ensemble viser les 15% mais les synergies en politique tendent davantage à donner 2+2 = 3 que 2+2 = 5...

mardi, 14 mai 2013

Taubira fait voler en éclats le mur du çon

Très forte la proposition de Taubira : assister les descendants d'esclaves en leur garantissant des logements. 

J'ai, de mon côté, une réclamation : je réclame avec indignation et énergie que l'on accorde des compensations aux descendants des serfs, compte-tenu des conditions terribles dans lesquelles ils ont été maintenus dans la misère.

Je pense également que nous devrions exiger des réparations auprès de l'Angleterre pour la bataille d'Azincourt au cours de laquelle la fine fleur de la chevalerie française a péri en cherchant à défendre le sol de la doulce France contre l'Anglois.

Je suggère également que l'on traduise devant le TPI les descendants des rois du Dahomey pour génocide, compte-tenu du nombre d'Africains qu'ils ont vendu aux trafiquants de toutes sortes.

Punissons également les Germains et les Gaulois pour ne pas s'être opposés vigoureusement à la pratique courante de l'esclavage à Rome et en Grèce. La France et l'Allemagne paieront.

Et les Italiens au fait ? Là, l'addition va être salée, en comptant tout ce que Rome a importé d'esclaves des quatre coins de la Méditerranée tout au long de la République et de l'Empire, soit près de dix siècles.

Je pense depuis 2002 que Taubira est une idéologue. J'avais jugé le choix de sa candidature par le PRG une balle dans le pied.  Cette personnalité politique est 100% psycho-rigide, tenant ferme sur son idéologie gauchiste empreinte de repentance dégoûlinante.

Tiens, en parlant de politique foncière : qui va dédommager les dizaines de milliers de Harkis abandonnés et laissés pour mort à l'issue de la guerre d'Algérie ? Et pour ceux qui sont parvenus à gagner la France, qui leur donnera quitus de toutes les souffrances qu'ils ont endurées pour notre pays ? Voilà une question de justice qui passe manifestement loin des préoccupations de Madame Taubira...

J'avoue être bassiné par les discours sur la colonisation. Ce que paient les anciens pays colonisés, désormais, ce sont les choix exercés par leurs dirigeants corrompus et ce, alors qu'ils disposaient de très beaux atouts pour engager un développement économique sans précédent. Tous ne sont pas d'ailleurs restés sur le carreau et il y a de belles réussites parmi ces nations. Mais pour ceux qui geignent et réclament toujours plus d'assistance et de dédommagements pour des maux dont nous ne sommes plus comptables depuis fort longtemps, hors de question de leur verser un sou supplémentaire, d'autant que nous avons coulé suffisamment d'aides englouties dans des systèmes de corruption dans pas mal de ces anciennes colonies.

Il n'en va pas autrement dans les DOM et les TOM : je crois que ces territoires disposent de très grands atouts : faisons-en des laboratoires pour y libérer les énergies plutôt que d'y recycler de nouvelles formes d'assistanat d'autant plus destrutrices qu'elles endorment radicalement l'esprit d'initiative et prospèrent sur un terreau fertile en rigidités de toutes sortes.

mardi, 07 mai 2013

J'aime bien Cahuzac

Il est formidable Cahuzac : pris en flagrant et éhonté délit de mensonge le voilà qui parle de se représenter à la législative partielle qu'il a lui-même généré. Fabuleux ! Au fond ce n'était pas un mauvais ministre et il n'en a jamais trop rajouté sur les riches et les impôts. Ce serait une sacrée claque pour tous les moralisateurs de tout poil s'il gagnait. Espérons dans un tel cas de figure qu'il choisirait enfin la voie de la vérité : sous couvert de redistribution l'État procède à une spoliation en bonne et dûe forme. Trêve de Révolution fiscale à la Piketty la sagesse serait d'associer enfin baisse de la fiscalité et baisse de la dépense publique. Je regarderai en tout cas avec intérêt la profession de foi du camarade Cahuzac.

Hollande un an après...

Hollande achève sa première année de mandat présidentiel. S'il est vrai qui'il s'est mangé la crise de plein fouet, il n'en reste pas moins qu'il n'a pris aucune des mesures qui seraient nécessaires pour favoriser une relance de l'activité dans notre pays. Non seulement il a rendu l'environnement encore plus hostile pour la création de richesses et pour l'entreprise mais il s'est avéré de plus incapable de mettre en place un plan de compression de la dépense publique ; il n'a à vrai dire pas même engagé ne serait-ce qu'une réflexion sur les missions de l'État. La seule chose dont on peut lui faire crédit c'est d'avoir vraiment la volonté de rétablir les comptes publics même s'il s'y prend mal. Sur ce point c'est toujours mieux que Sarko...

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vendredi, 03 mai 2013

Avant-première classement politique e-buzzing du mois de mai 2013

Il y a décidément de plus en plus de blogues de droite, de droite extrême ou d'extrême-droite dans les hautes sphères du classement des blogues politiques. L'extrême-gauche est très bien représentée également. 

J'observe également une raréfaction croissante des liens réciproques entre blogs depuis le départ des Left blogues, ce qui fait que les blogues politiques ont perdu de leur poids dans les classements généraux.

Difficile de préciser si cela se traduit ou non en termes d'audience et de fréquentation. Les commentaires se font en tout cas plus rares.

1 Le Blog de Jean-Luc Mélenchon
2 Egalite et Réconciliation
3 Hashtable
4 Authueil
5 Ivan Rioufol
6 Politeeks
7 François Desouche
8 Arnaud Mouillard
9 Démocratie & Socialisme
10 A toi l'honneur !, la suite...
11 L'Hérétique
12 Jérôme Cahuzac
13 MonPuteaux.com
14 Le Blog d'Alain Juppé
15 Chevenement.fr
16 Le blog de François Fillon
17 Ma perception de l'actu au gré de mes humeurs..
18 Libertarien
19 Françoise Fressoz
20 Le blog de Canaille le Rouge

lundi, 29 avril 2013

Bayrou premier ministre ?

Il a suffi d'un sondage rappelant le goût des Français pour une union nationale afin de sortir de la crise pour que fleurissent les hypothèses les plus extravagantes.

On parle de Bayrou premier ministre. Cela me semble invraisemblable pour plusieurs raisons.

a) l'intéressé le dit lui-même, hors de question de gouverner sans ligne claire, et surtout, sans ligne avec laquelle il soit d'accord. Ce que j'entends et vois des Socialistes me fait penser que ce n'est pas demain la veille qu'une telle condition soit remplie.

b) les Socialistes sont majoritaires à l'assemblée : comment pourraient-ils accepter que ce ne soit pas l'un des leurs qui dirige le pays ? Sur quelle majorité pourrait d'ailleurs s'appuyer François Bayrou ? Certainement pas sur les Hamon, Montebourg, Bartolone et compagnie.

c) Pour que cela tienne, il faudrait au moins le soutien de l'UDI pour compenser la probable désintégration du PS avec le départ de sa gauche. Je sais que le PS vit dans un grand écart continuel mais je n'imagine pas non plus ce parti se tirer une balle dans la tête alors qu'il contrôle tous les leviers du pays.

d) Bayrou ne dispose d'aucune force politique qui pourrait faire de lui un renfort politique de choix. Il y a certes sa stature morale, sa prescience, mais, en politique, il faut plus que cela pour peser.

e) Envisager un changement de gouvernement moins d'un an après son entrée en fonction, c'est ridicule.

Il peut y avoir une recomposition, mais elle ne viendra pas avant que les municipales et les européennes soient passées. Sans un score conséquent du MoDem, je vois mal comment le centre pourrait peser.

En revanche, ce que je vois se profiler, c'est une explosion du FN. Seul le programme et les idées de Bayrou pourraient contrer en partie les propositions de ce parti, mais elles doivent être affinées, précisées et approfondies. Cela suppose pour cela un parti capable de creuser et de penser. Le MoDem s'est réorganisé, mais, au niveau des idées et de son appareil militant, c'est pour l'instant une coquille vide. J'écoute et je lis avec beaucoup d'attention ce que disent les militants du MoDem ou même ses cadres : ils sont sympathiques, certes, honnêtes, mais rien d'original ni de percutant n'émane d'eux pour l'instant.

Bayrou fait pourtant des observations intéressantes :

1. Il juge avec beaucoup de justesse que la priorité des priorités c'est la création de richesses sur notre sol.

2. Il estime que baisser les salaires pour faire face à la main d'oeuvre à bas coût est une piste fallacieuse.

Voilà des propos qui devraient plaire aux Français et certainement les rassurer. J'attendrais du MoDem qu'il se lance à corps perdu et de toutes ses forces sur ces deux thèmes qui sont fondateurs car ils sont constitutifs du redressement de notre pays. Au lieu de cela, quelques propos vaseux sur la moralisation de la vie publique, des postures, encore des postures et toujours des postures. 

Il y a un problème avec ce parti : il n'a jamais produit ne serait-ce que le dixième des idées que l'UDF apportait à la politique française sauf en 2009 avec son programme européen atypique. C'est pour cela qu'il perd toutes ses élections, parce qu'à chaque fois, il n'a rien à proposer. Fier d'être démocrate, c'est un slogan en interne, pas un mantra mobilisateur pour le pays...

Bref, ce qu'il faudrait à Bayrou, c'est un think tank (notamment pour réfléchir sur ses propositions économiques) en plus de son parti, et, pour l'instant, rien de tel.

Conclusion du billet, aucune des conditions nécessaires n'est réunie pour que Bayrou puisse aspirer au poste de Premier Ministre (et de toutes façons, il n'y ira pas en l'état).

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samedi, 27 avril 2013

Gare aux discours fumeux

Les temps que nous vivons sont troublés : notre pays est en crise, le chômage explose (comme les impôts, au demeurant), la dépense publique ne baisse pas et les créateurs envisagent l'exil.

Il me paraît dans ce contexte tout à fait essentiel d'apporter des propositions très pragmatiques. Malheureusement, comme au moment des législatives en juin 2012, je n'ai pas le sentiment que ce soit le chemin que prenne le MoDem.

J'ai lu les propositions de nos deux candidats aux toutes proches législatives partielles : il y est question de la moralisation de la vie publique, d'union nationale, du rejet des deux partis dominants, mais, sur l'emploi, l'entreprise ou même des sujets plus mineurs, rien.

Je ne saurais que recommander à mes amis du MoDem la lecture d'une comédie antique édifiante : les Nuées d'Aristophane.

Elle met en scène un philosophe grec généralement connu, Socrate, en le ridiculisant. Nous avons en règle générale une image positive de ce sage parce que ses disciples, Platon principalement, nous en ont transmis un portrait exceptionnel.

Socrate a pourtant été condamné à mort et nombre de ses propos n'ont pas été compris. Aristophane, l'un de plus talentueux auteurs comiques de toute de l'histoire de l'humanité, s'est largement payé la tête de notre philosophe dans sa pièce. Les raisonnement d'Aristophane vont rarement loin. La plupart du temps, il en appelle (et l'applique!) au bon sens populaire.

Ainsi, toute la métaphysique dont se faisait le porteur Socrate lui apparaissait comme des billevisées fumeuses qui discréditait d'autant plus le discours moral du personnage. Les Nuées font de Socrate un imbécile heureux, sorte de Pangloss satisfait de lui-même, dispensant une adoration éperdue pour les nuages. En plus de tenir des raisonnements sans queue ni tête, Socrate, dans la pièce, a la réputation d'un homme capable de tordre les mots et la logique au point de faire passer pour honnête quelqu'un de malhonnête et vice-versa. Cela tombe bien, Strepsiade, un vieux paysan, et personnage principal de la pièce, est justement perclus de dettes à cause de son fils. Quant à la fin il comprend qu'il n'y a que du vent dans les théories de Socrate, il finit par mettre le feu à l'école de ce dernier...

J'espère que les militants et candidats démocrates qui me liront comprendront cette comparaison. Je n'attends pas une énième posture morale de leur part, mais des propositions concrètes avec un discours fort :

«faites-nous confiance et donnez-nous les clefs de notre pays. Si vous nous remettez le pouvoir, en cinq ans, nous rétablirons les comptes, redresserons l'industrie et les services et ferons baisser le chômage. Nous avons un leader qui ne vous a jamais menti, qui se montre lucide, qui se refuse à toute forme d'idéologie et qui se montre modéré.»

La méthode Bayrou, au fond, est assez simple : elle consiste à cerner la cause de nos maux puis, au lieu de sortir des mesures dogmatiques ex nihilo, à aller s'adresser à ceux qui vivent concrètement les maux en question et ont des idées pour les résoudre.

Deux exemples très simples :

Bayrou voulait mettre en place un Conseil d'Analyse Stratégique afin de rétablir notre industrie et il comptait pour cela y convier de très nombreux chefs d'entreprise (pas que le MEDEF ou les très grands patrons de l'industrie et de la distribution). D'ailleurs, lors des présidentielles, quand il s'est rendu à l'invitation de la CGPME il a commenté toutes les mesures de cette confédération au lieu de répondre par un discours en l'air à leurs propositions.

S'agissant d'école, plutot que de procéder par partis pris, il suggérait d'aller observer les réussites des enseignants sur le terrain et de s'en inspirer pour généraliser les choses qui marchent.

Enfin, en matière de droit, il a brandi tout récemment le code du travail suisse, comparant le maquis juridique que constitue le nôtre avec la simplicité helvétique.

In fine j'aimerais trouver dans les propositions de nos candidats des reprises de ce qui figure dans les domaines économiques du programme du MoDem. S'ils s'obstinent à ne faire campagne que sur la morale, je leur prédis une gamelle monumentale et des déceptions de plus...

mercredi, 24 avril 2013

Au-delà de Paris, les bobos n'existent pas

L'Express a réalisé un excellent reportage relayé par la plume de Libie Cousteau sur le transfert de voix socialistes vers le candidat FN lors de la dernière élection législative partielle. J'invite mes lecteurs à en prendre connaissance , on y trouve en quelques témoignages lapidaires un beau bestiaire des errements de l'actuelle majorité.

Conh-Bendit écrivait dans le Nouvel Obs jeudi dernier qu'il existait trois gauches : la gauche autoritaire, la gauche gestionnaire et la gauche libertaire. C'est justement observé, mais je constate qu'aucune des trois ne répond aux attentes populaires.

La gauche libertaire est celle des bobos et des étudiants, la gauche gestionnaire, celles des cadres et des hauts fonctionnaires, et la gauche autoritaire, celles des fonctionnaires, petits profs, instituteurs et administratifs de toutes sortes.

Que reste-t-il pour les ouvriers, les employés, les précaires ? Personne. Tout du moins, si : le Front National dont le discours s'adresse directement à eux.

Si l'assiociation continuelle du mariage pour tous et de la manif pour tous pendant si longtemps dans les médias et les réseaux sociaux m'a prodigieusement agacé, c'est que l'on voit bien à cette turgescence incongrue que les gens qui sont à l'abri du besoin et de la précarité n'ont vraiment rien à f... de leur journée, ou, tout du moins, ignorent clairement les fins de mois difficiles. Qu'ils soient pour ou qu'ils soient contre. Toutes les enquêtes d'opinion l'ont montré clairement, ce sujet est apparu comme tout à fait secondaire aux Français.

Cela me frappe de voir les beaux esprits beugler au fascisme parce qu'ils voient des UMP et des FN côte à côte chez les anti. Ils n'ont vraiment rien compris. Et cela ne m'interroge pas moins de constater l'inanité, la vacuité, même, de la droite, qui escompte se refaire une santé sur un sujet qui concerne moins d'1% des Français (l'écrasante majorité des homosexuels se fiche du mariage comme de l'an 40 de même que près de la moitié des Français toutes orientations sexuelles confondues ne se marient plus, je le rappelle, ou, à défaut, divorcent...).

Fondamentalement, on le voit, les mesures prises par les Socialistes (la fin de l'exonération des heures sup, l'absence de projet pour relancer l'industrie), leurs mensonges, vont à rebours des aspirations populaires dont les envies sont au fond simples : avoir un travail et pouvoir vivre décemment.

J'aimerais que le MoDem ne verse pas dans la boboïsation, en se préoccupant de sujets secondaires, mais se montre capable de s'adresser aux Français délaissés avec des propositions concrètes.

La sauvegarde de l'emploi en France parle certainement à ceux qui en sont privés ou, tout du moins, menacés de perte. Bayrou est un homme honnête. Il a vocation à porter un centrisme populaire et tribunicien, bien loin des éructations d'un Mélenchon, afin de ne pas laisser comme seul et trompeur interlocuteur au peuple le Front National.

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samedi, 20 avril 2013

Austérité ? Cambadélis déconne...

Ce pays et sa classe politique sont vraiment délirants. On entend tous les jours parler d'austérité alors que la dépense publique ne cesse d'augmenter et que finalement, la seule chose que sait faire la France pour la contrôler est d'augmenter les impôts. Entre ceux que Sarkozy a fait passer avant de partir et ceux que les Socialistes nous préparent, les François vont avoir droit à l'effet kisscool.

Je ne puis qu'inviter les Socialistes, comme le suggère mon ami Olivier, à imiter le simple bon sens cher à Bayrou.

Christophe Cambadélis ne comprend pas : Bayrou se fiche bien du PS. Ce qui l'obnubile, c'est de sauver la France.

L'accuser de promouvoir l'austérité parce qu'il réclame l'équilibrage des comptes et brandir l'Allemagne comme un épouvantail, c'est vraiment une forfaiture indigne.

Ce gouvernement qui a trouvé le moyen de générer de nouvelles dépenses (jour de carence supprimé pour les fonctionnaires, multiplication de postes à l'Éducation Nationale comme des petits pains, ministères pléthoriques) me paraît, avec sa majorité, très mal placé pour hurler au loup austère.

Ce qui aggrave la crise dans tous les pays ce sont les coups de boutoir fiscaux que les gouvernements assènent. Associés à une baisse des services de l'État, en effet, ils sont contre-productifs.

Et les exemples que cite Monsieur Cambadélis illustrent tout à fait cette politique qui ne sert en rien à libérer les énergies. Quant à Mario Monti et à l'Italie que Cambadélis se plaît à critiquer, on pourrait lui objecter que l'Italie n'est plus en déficit primaire, contrairement à la France.

Mais moi, je donne un conseil à Monsieur Cambadélis et à ses amis, et c'est le même que Bayrou : la France emprute bas pour financer ses dépenses, mais si elle continue à montrer qu'elle n'est pas capable de réduire sa dépense, ses prêteurs vont un jour la lâcher.

J'ajoute autre chose : tenter de saupoudrer des réductions dans tous les services de l'État, c'est inefficace. A l'heure actuelle, ce sont des services entiers qu'il faut purement et simplement supprimer, surtout à considérer leur très faible efficience.

Faut-il attendre d'être dos au mur pour le comprendre ?

mercredi, 17 avril 2013

Revue du foutage de gueule

Y'a pas à dire, c'est pas si simple de prendre les Français pour des c... En tout cas, pas la grande chaîne des blogueurs. Nombre d'entre eux se sont empressés de déclarer leur compte en Suisse, les revenus générés par les millions de clic quotidiens sur leur blogue leurs packs de bières, machines à café et ordinarteurs portables (le kit de survie du blogueur, quoi...).

Ce sale menteur de David a essayé de planquer ses deux appartements cannois et son en Suisse, mais c'est raté.

Kaylan reconnaît enfin que les comptes en Suisse, il y en a en Martinique aussi.

Nicolas n'a pas voulu verser dans la mesquinerie et refuse de donner une valeur pour sa Lamborghini et son 342m2 à Neuilly.

Hashtable, le Saint-Homme, lance une souscription pour les ministres de la République désargentés.

Xerbias nous invite au jeu de la vérité vraie tandis que le Parisien Libéral nous offre sa déclaration de patrimoine en images, s'il vous plaît.

Phil se moque bien de ses potes Balkany, Kaltenbach et Ceccaldi-Reynaud.

Bon, Corto n'a toujours pas réagi à la chaîne, mais son inventaire des couillonnades ministérielles mérite tout de même le détour.

On inviterait bien quelques blogueurs de gauche (Sarkofrance, Melclalex, par exemple) mais allez savoir pourquoi, je ne les sens pas enthousiastes... :-D