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samedi, 05 octobre 2013

L'électorat centriste valide à plus de 95% le rapprochement MoDem/UDI

Cela me fait très plaisir d'entendre Jean Dionis ou Hervé Morin évoquer Bayrou avec l'accent de 2007. Je crois que les centristes sont satisfaits de se retrouver.

Lisant la dernière note de Dionis, j'ai eu le contentement d'apprendre que les sympathisants de l'UDI et du MoDem validaient à plus de 95% le rapprochement entre les deux formations.

Et ce n'est pas tout : les Français sont près de 80% à approuver cette union, 84% au PS, 76% à l'UMP.

Il n'y a pas un seul sympathisant du MoDem ou de l'UDI pour juger que l'association de leurs partis favoris soit une très mauvaise chose. Le sondage réalisé par l'IFOP est limpide.

J'ai observé depuis fort longtemps le décalage entre l'électorat du MoDem et sa base militante. J'entends et je lis ceux qui hurlent au loup, jurant leurs grands dieux que Bayrou trahit l'esprit de 2007 et j'en passe des vertes et des pas mûres.

Ceux qui tiennent ce discours et sont d'ailleurs souvent en délicatesse avec le MoDem depuis un moment déjà ne sont pas ultra-minoritaires. Ils n'existent pas électoralement parlant et ne représentent donc qu'eux. Pour les aficionados de twitter ou de facebook, les réseaux sociaux leur donnent l'impression d'être de formidables caisses de résonance. Il n'en est rien. Leur haine, leurs amertumes, leurs déceptions, ne rencontrent pas l'opinion des Français et il ne suffit pas de 10 "like" (toujours les mêmes au demeurant) pour incarner un courant d'opinion.

Je pense que tout le monde, au MoDem et à l'UDI, doit prendre acte des avis exprimés à une majorité écrasante (parlons même d'unanimité) par nos électorats respectifs. C'est au fond une bonne nouvelle car je ne pensais pas que nous puissions nous additionner aussi aisément.

Évidemment, un sondage ne fait pas le printemps, mais j'espère que nous allons avancer à grand pas vers la fusion et recréer enfin un grand parti centriste capable de rivaliser avec les grandes forces politiques.

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dimanche, 29 septembre 2013

L'alliance MoDem-UDI est logique

Je suis un peu agacé par les réactions de certains militants ou anciens militants du MoDem qui jurent que la troisième voie, c'est fini. 

Primo, on ne gouverne pas seul dans sa tour d'ivoire et encore heureux, d'ailleurs. Ce n'est que parce que l'on doit faire des concessions que l'on peut parvenir à un projet acceptable pour une majorité. C'est l'esprit du centrisme que d'avoir en ligne de mire cette perspective.

Secundo, pour ceux qui louchent sur leur gauche, le PS a-t-il jamais proposé quoi que ce soit au MoDem en dehors de quelques alliances locales ? Jamais. En fait, la seule proposition qui a existé s'adressait à l'UDF, c'était celle de Ségolène Royal en 2007 et s'est faite sous l'effet de l'urgence.

La série de rebuffades suivies aurait du faire comprendre à l'aile gauche du MoDem que ce n'est pas le PS mais le centre-droit qui nous est évidemment le plus proche. Faut-il rappeler le piège de Delanoë en 2008 ? Ou encore la manière dont le MoDem a été traité par la mépris à Marseille quand il a voulu participer à des primaires ? Ou, dans la même veine, ce qu'il advient des amendements de Thierry Robert, député MoDem qui a voulu s'associer aux radicaux de gauche ? Il le dit lui-même : leur destination finale est la poubelle.

Ni Rocard ni Delors n'ont jamais adressé le moindre signe de soutien à Bayrou alors que le PS dont ils rêvaient avait l'opportunité de l'alliance et de la majorité qui auraient été nécessaires à Delors en 1995.

Il y a bien sûr quelques individus au PS avec lesquels on peut discuter, mais, tant que le PS ne sera pas électoralement à terre, comme je le disais hier, le pouvoir et les fonctions demeureront le ciment le plus puissant et personne ne partira.

Il faut que ces militants (enfin, ceux qui restent avec nous) se rendent à la raison. Nombre de militants, de cadres, de députés de l'UDI ont été proches de Bayrou pendant très longtemps, y compris quand l'UMP était une machine à broyer l'UDF. Certains d'entre eux ont encore soutenu Bayrou en 2012.

En réalité, la frange gauche du MoDem est à équidistance de l'aile droite du PS et du centre. Avec un petit effort, elle peut se déporter un peu sur sa droite et elle trouve alors sur son chemin le centre-droit, sans doute plus libéral qu'elle.

Il y a évidemment la question de l'UMP. Je reconnais que c'est un problème. Si Juppé fait l'unanimité au MoDem, que Fillon a longtemps été bien vu, d'autres leaders, parfois locaux, ne sont pas la tasse de thé des centristes.

Nous n'avons pas d'obligation de nous associer à l'UMP quand des représentants de ce parti ne nous plaisent pas. Rien ne nous empêche de tenter notre chance au premier tour avec l'UDI quitte à se retirer à l'issue de ce dernier si l'alliance de second tour ne nous convient pas, l'UDI faisant de son côté ce qu'elle juge bon.

De toutes façons, l'UMP doit être jugée au cas par cas. Le rejet en bloc de ce parti est au moins aussi sectaire que l'adhésion en bloc à l'alliance aux seules forces de gauche ou écologistes.

Autre point : le PS n'hésite pas à proposer des alliances au Front de gauche et regarde avec attendrissement le NPA, alors que l'UDI récuse tout rapprochement avec les souverainistes ou avec l'extrême-droite.

Enfin, si l'on considère les idées et les solutions apportées par nos deux partis, une synthèse harmonieuse paraît possible.

09:53 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : udi, modem, ps |  Facebook | | |

la gauche pourrait imploser

Je sais que l'intérêt bien compris est le plus puissant ciment au sein d'un parti et plus généralement d'une alliance politique, mais je crois qu'un vent mauvais vient de se lever et souffle sur la gauche.

Il y a d'abord le PS où la ligne Valls provoque bien plus que des remous : des ministres qui se critiquent publiquement les uns les autres et la tête de l'État qui n'ose ou ne veut dire clairement quelle ligne doit l'emporter. Pendant que Bartolone peste contre Viviane Reding, Benoît Hamon et Emmanuelli quand ce n'est pas jusqu'à Montebourg pestent contre Valls, sans parler de Duflot qui le colle publiquement au piquet.

Du côté des Verts, une ligne de purs ou au contraire de pragmatiques ne supporte plus l'alliance sans condition avec le PS et le verrouillage des instances. Des signes de dislocations apparaissent çà et là, tandis que le vaste rassemblement initié par Daniel Cohn-Bendit a vécu.

Plus à gauche, PC et Front de gauche sont au bord de la guerre ouverte : les premiers donnent la priorité à leur alliance avec le PS qui leur permet de conserver des mairies et des élus au Parlement, les seconds rêvent de surfer sur le désenchantement de l'électorat de la gauche pour obtenir des scores qui leur permettraient de peser.

Au fond, dans la sphère politique, seul le centre semble trouver la voie de l'union grâce à la volonté commune de François Bayrou et de Jean-Louis Borloo.

En effet, à l'UMP, une guerre sans merci se prépare entre prétendants, Sarkozy dans le rôle de Raminagrobis s'apprêtant à rafler la mise, tandis que les éléments modérés envisagent désormais ouvertement de faire sécession.

Seul le FN a le vent en poupe, et, on peut l'espérer, le centre s'il marche d'un pas commun.

samedi, 28 septembre 2013

Les germes de la haine étoufferont la France

C'est le coeur lourd et empli d'affliction que j'assiste au spectacle aussi désolant qu'inquiétant que donne notre pays avec les Roms. Les propos que l'on entend dans notre pays renvoient à une période très noire de l'Europe. Chacun s'obstine à évoquer les Roms en général, amalgamant toute une ethnie et des problèmes de circulation et de sécurité dont ils ne sont pas directement comptables.

Je n'aime plus le mot "stigmatiser" parce que la gauche l'a tellement employé à tort et à travers qu'elle l'a vidé de tout son sens. Et pourtant, aujourd'hui, on stigmatise les Roms en général parce qu'il y a des problèmes réels d'aires d'accueil et d'occupation de propriétés privées. 

Nous ne parvenons pas à gérer la libre-circulation des personnes en Europe : ça, c'est un problème. De nombreuses communes françaises ne mettent pas en place des aires d'accueil pour les nomades. C'est encore un autre problème. Il n'existe par ailleurs aucune association, parmi les populations nomades, qui essaie de trouver une solution privée en acquérant en commun les terrains nécessaires pour pouvoir les louer à prix coûtant à tous ses membres. C'est également un problème. Des propriétés privées sont occupées en France. Cela concerne des Roms, mais bien d'autres populations également. C'est un problème.

Ce qui est inquiétant, c'est de dire que les Roms sont le problème. Et de le dire en usant d'un article défini, ce qui caractérise toute une ethnie. Bayrou a usé d'un mot très juste pour juger la politique menée envers les Roms en France : malsaine.

«Il y a un très grand trouble. En axant toute sa communication sur l'expulsion à grand spectacle de quelques centaines de Roms, le gouvernement a créé un malaise profond, jusque dans sa majorité [...] les gouvernants qui méritent le soutien, et qui l'obtiennent, sont ceux qui tirent les peuples vers le haut et non vers le bas. On a tout entendu cet été: nazis, fascistes, indignité nationale... Ce que nous vivons n'est ni nazi, ni fasciste. Le mot le plus juste est: malsain!».

Merci François Bayrou.

Je refuse donc, comme Bayrou,  de verser dans un discours haineux. De même que je récuse que l'on évoque les Arabes, les Noirs, les Musulmans ou encore les immigrés pour établir des généralités morales. Il y a des Arabes (mais lesquels ? Quoi de commun entre un Tunisien et un Irakien ?), des Noirs (Et quel serait le trait d'union entre un Éthiopien et un Zoulou ?), des Musulmans (là encore, entre un Alaouite et un Sunnite, ou même, au sein de la Sunna, entre un Wahhabite et un Soufi, que de différences !).

Bien peu dans la classe politique française parviennent à allier le bon sens et la dignité. Soit ils nient en bloc les situations difficiles qui existent, comme on le fait par exemple chez les Verts ou du côté de la Commission européenne avec Madame Redding (qui a même réussi à exaspérer Bartolone) soit, au contraire, ils vomissent leur haine du nomade.

Je ne peux que rendre hommage au bon sens et à l'humanité de Marielle de Sarnez pour évoquer ces sujets. Elle l'a compris et dit avec intelligence : 

«Oui, il y a des choses à dire à propos des Roms, notamment sur l'exploitation des enfants, les vols, les rackets. Parlons-en, mais posément et tranquillement. Je n'aime pas quand on a l'impression qu'il y a dans la politique des arrières-pensées. Je pense que l'on doit faire respecter la loi et l'ordre. Il y a des questions de sécurité. On voit des mafieux qui font venir des groupes en France, qui exploitent des enfants. Ces mêmes groupes repartent, financés par l'argent du contribuable, puis reviennent. Il faut mettre fin à cela. J'attends deux choses de la Commission européenne : d'abord, qu'elle mette la même autorité qu'envers la France pour mettre à mal la mafia. Tous ces enfants que nous voyons dans les rues, c'est de l'exploitation, c'est un système mafieux pour leur apprendre à voler, pour les rendre délinquants. Tout cela ne va pas dans le bon sens. Deuxièmement, j'aimerais que l'Europe nous dise pourquoi en Roumanie, en Bulgarie, les efforts ne sont pas faits. Pourquoi l'argent n'y est-il pas correctement dépensé pour intégrer ces populations ? Si les Roms s'en vont de leurs pays, c'est parce que là-bas ils sont plus que discriminés, ils sont traités comme des sous-hommes. Il faut le savoir ! C'est le rôle de l'Europe que d'imposer à la Roumanie, à la Bulgarie et à la Hongrie que l'intégration se fasse en faveur de ces populations. Il y a des dizaines de milliards d'euros au budget européen pour cela.»

Merci Marielle.

00:47 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : sarnez, bayrou, roms |  Facebook | | |

lundi, 23 septembre 2013

Le page rank des blogs politiques a sévèrement reculé

Par curiosité, je suis allé consulter le page rank google de mon blogue, histoire de constater la décrue. Je sais que j'écris moins, que le départ des Left blogs d'ebuzzing a tari les liens réciproques entre blogues et qu'enfin, je ne suis plus un blogue de référence de marianne.net ; de fait, tous les ingrédients étant réunis, j'ai perdu un cran, passant de 5 à 4. Ceci traduit certainement aussi une perte d'influence du centrisme sur la Toile.

Toutefois, à tout hasard, j'ai aussi testé quelques autres blogues politiques et en fait, ils ne s'en tirent globalement pas mieux : même h16, fdesouche , Sarkofrance ou encore jegoun n'obtiennent que 4. Pas mieux que moi. Seul l'inamovible Authueil conserve un PR à 5 mais parmi les blogues non-professionnels, c'est bien le seul. Du côté de la classe politique, ce n'est pas mieux à l'exception de Mélenchon qui obtient un surprenant 6. Dupont-Aignan s'en sort à 5. Et c'est tout : même des politiques blogueurs autrefois emblématiques comme Alain Lambert, Alain Juppé, JPR ou encore François Fillon, ne dépassent pas 4.

Quelques blogues de journalistes s'en tirent bien comme Rioufol avec un très haut score à 6. Je n'ai pas testé les autres mais j'imagine que d'être repris dans un gros média fait monter le score. Droites extrêmes est à 5, par exemple.

Il y a  une époque qui est révolue, à n'en pas douter.

22:56 Publié dans Internet, Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : blog, page rank |  Facebook | | |

L'échec des libéraux allemands

Les résultats des élections sont tombés : impitoyables pour les libéraux allemands. Un échec malheureusement prévisible. Un parti centriste tend naturellement à perdre des plumes quand il s'allie avec un parti plus puissant. Mais en Allemagne, les libéraux sont plus que comptables de leur chute. Quand on n'a pour tout programme que la baisse des impôts et le moins d'état, on ne risque pas d'aller loin. Qu'on fait les libéraux pendant la période où ils ont été au pouvoir avec la CDU ? Je serais bien incapable de le dire. Et pourtant, si j'en crois wikipedia, ils avaient quelques idées intéressantes.

Je m'inquiète parce que les libéraux français que je lis ont exactement le même travers que les libéraux allemands. La haine féroce qu'ils vouent à l'État est tout simplement maladive et ils n'ont ni idée ni programme en dehors de la disparition de l'État, la baisse des impôts et la privatisation de la protection sociale. On entend sinon quelques uns d'entre eux appuyer les promesses de libéralisation du marché, mais en règle générale, cela revient chez eux à faire sauter toutes les normes (et elles sont pourtant nécessaires !!!)

En Angleterre, les Lib-Dems se sont prix une baffe en s'alliant avec les Tories, mais ce n'est pas faute de programme : c'est au contraire de ne pas l'avoir fait valoir dans leur coalition qui leur a coûté cher. Ils semblent toutefois se redresser nettement et les derniers sondages les donnent enfin en progression.

Il reste décidément à construire un libéralisme européen qui puisse prendre un véritable essor et répondre aux défis de notre monde moderne sans verser dans l'idéologie. Ce n'est pas chose simple et le chemin sera encore long.

mercredi, 18 septembre 2013

Nice ou les fruits amers du laxisme

Par organes de presse interposés, bijoutier et famille se renvoient la responsabilité de la mort du jeune braqueur. Un mot court, tout de même : je rappelle que les deux braqueurs ont menacé avec une arme et roué de coups le bijoutier. Je comprends la douleur d'une famille, mais il faut tout de même rester digne. Anthony Asli était un individu violent, dangereux et sans repères, certainement pas le sympathique jeune homme dont la famille Asli essaie de nous dresser le portrait. Dans cette histoire, ne perdons pas de vue que Stéphane Türk aurait aussi pu mourir sous les coups de ses agresseurs. Parfois, le fil d'un événement ne tient pas à grand chose et les titres de la presse auraient pu être tout autres.

Cela dit, au fond, tous, famille, bijoutier et braqueur sont les victimes d'un système qui permet à un individu quatorze fois récidiviste de continuer à perpétrer ses délits dans une impunité la plus totale.

Nous avons d'un côté des juges qui se prennent pour des assistantes sociales, des familles dépassées, des prisons criminogènes et pleines à craquer et de l'autre, des délinquants en pertes de repère.

Si au premier délit ce garçon avait l'objet d'un rappel à la loi et d'une mesure de suivi éducatif et judiciaire avec des contraintes fortes, on n'en serait sans doute pas là. Il y a le système judiciaire dont je pense le plus grand mal comme responsable, notamment ses juges et ses lois absconses et d'autant plus droitdelhommistes qu'elles permettent de mieux masquer les manquements les plus élémentaires à la dignité humaine, mais il y a aussi l'incroyable inertie de toute la classe politique et du système médiatique.

On sait qu'il faut investir dans le budget de la justice, dans les prisons et dans les surveillants. On sait aussi qu'il ne faut pas faire le moindre cadeau aux délinquants. La classe politique le sait et elle ne fait rien. Elle se contente de moulinets de bras (à droite) ou d'indignation (à gauche).

J'ai une proposition choc pour trouver l'argent nécessaire au financement d'un système carcéral rénové : cessons de construire des gymnases qui vont brûler, de dresser des centres culturels pour jeunes exclus, d'engager des animateurs socio-culturels de tout poil et, à la place, construisons des prisons, engageons des surveillants, du personnel pour surveiller l'exécution des peines de ceux qu'on laisse dehors et, en parallèle,  parce que la délinquance prospère aussi sur la misère, créons de véritables zones franches dans les quartiers les plus défavorisés pour inciter les entreprises à s'y installer, sous condition, évidemment, d'engager les habitants des lieux. Cela suppose aussi de réhabiliter l'apprentissage et l'alternance dans les collèges et les lycées.

Bref, une révolution culturelle dont je crois la gauche et la droite incapables. 

lundi, 16 septembre 2013

MoDem/UDI, fusion difficile mais intéressante

Le Figaro s'est essayé à un exercice intéressant et instructif : comparer les électorats respectifs du MoDem et de l'UDI. Je ne suis pas du tout surpris du résultat. Cela fait un moment déjà que je dis que le MoDem est de centre-gauche et l'UDI de centre-droit.

Ce que le Figaro met à jour correspond très exactement à mon ressenti tout au long de ces dernières années.

Je me suis toujours senti bien plus proche idéologiquement des militants du Nouveau Centre puis, plus tard, de l'UDI que de ceux du MoDem que je trouve en général bien trop à gauche à mon goût. Trop de relais de discours gauchisants sur les banques et le capitalisme ou encore la taxation de la richesse, trop de théories complotistes, trop de dénonciation du libéralisme, et, dans bien des cas, un alignement  presque complet sur les thèses vert-gauchistes libertaires.

Ça ne va pas être facile parce que nous n'avons ni le même électorat ni le même appareil, ni la même base militante.

Mais, du coup, je suis très curieux de voir le résultat final et je tiens bien à participer à sa construction, d'ailleurs. Si Bayrou et Borloo parviennent enfin à se marier et à établir un compromis programmatique, on aura un parti final authentiquement en plein milieu du centre. Quelque chose qui ne s'était jamais produit jusqu'ici, pas même au temps de la Nouvelle UDF de 2007 et encore moins au MoDem, penchant sur sa gauche dès Villepinte.

Bon, moi, je suis plutôt content : je vais pouvoir retrouver des amis que je n'ai jamais perdu de vue partis généralement au Nouveau Centre au bout d'un certain temps.

A Paris, personnellement, je trouve Christian Saint-Étienne et Marielle de Sarnez très complémentaires.

Je pense que l'UMP et le PS vont faire assaut de guignoleries : on n'a pas du tout intérêt à rentrer dans ce jeu-là. Finie la fête, que l'on revienne aux choses sérieuses.

23:58 Publié dans Paris, Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : udi, modem |  Facebook | | |

samedi, 14 septembre 2013

MoDem/UDI fer de lance de l'opposition au FN

Je ne me suis pas encore vraiment exprimé sur le rapprochement MoDem/UDI mais bien évidemment, je suis à 100% pour. Je constate que partout où nous nous sommes rangés derrière la gauche nous ne pesons plus que quelque pour cent. En revanche, là où nous sommes restés indépendants et où nous avons su nous associer avec la droite modérée, particulièrement dans le sud-ouest, nous demeurons une force politique importante.

Bref, je suis en phase avec ce que disent et font Bayrou et Borloo, mais en même temps, j'ai conscience du caractère fatal d'un tel pari. Soit on réussi et on fait un carton, soit on échoue et on est mort.

En somme, il faut que l'alliance UDI-MoDem tourne autour des 15% de suffrages pour qu'elle survive. 

Jean-Christophe Lagarde a parfaitement raison de dire qu'il y a le feu : nous avons le FN dont les intentions de vote explosent pendant que le Front de Gauche mange littéralement le PS sur sa gauche.

Il y a bien sûr les municipales, mais ça, ce sont des enjeux locaux. Non, le grand enjeu, c'est l'Europe, bien sûr, et là, ça va sérieusement chauffer. Ça va chauffer parce que l'Europe a mauvaise presse. Et à vrai dire, je le comprends : la construction technocratique qui nous dirige nous est étrangère. Ce serait une erreur fatale, pour nous, partis centristes, de tenter de la défendre telle qu'elle est. Le déni est un poison mortel qui nourrit le souverainisme avec son cortège de promesses illusoires et de maux à venir.

Et en même temps, on ne peut pas continuer comme ça. Alors il faut qu'on propose une alternative non seulement aux souverainistes, mais également aux européistes (PS,UMP), sans parler des partisans du Grand Soir qui rêvent d'une Europe collectiviste.

J'ai dit que les municipales étaient des enjeux locaux. Peut-être. Mais nous pourrions avoir une plate-forme globale afin d'apporter une réponse viable au surcroît de la fiscalité et à la question de l'insécurité : cela fait un moment que je dis que c'est un thème de campagne majeur et je constate dans le dernier sondage fait sur les préoccupations des Français qu'il est passé devant le logement. Et la fiscalité locale est-elle en tête. J'ai la flemme de rechercher mes billets sur les municipales à Paris mais on retrouve exactement ce que je disais il y a un an...

Il reste enfin les problématiques nationales. Et sur ce point, on ne peut plus éviter une action de fond sur la dépense publique afin de ramener la fiscalité à un niveau acceptable. Là encore, une politique fiscale ne peut se contenter de dire qu'on va couper les crédits partout. Il y a une indispensable réflexion à mener sur les missions de l'État, mais je constate que l'on n'en est pas même aux prémices dans ce domaine. A titre personnel, cela fait depuis 2006 que j'appelle régulièrement à explorer cette voie.

Il faudrait que l'on cesse un peu de se regarder le nombril en parlant de nos principes et nos alliances au MoDem. Et l'UDI serait bien inspirée de mettre de côté ses "traumatismes" (faut pas exagérer non plus...). 

Mettons-nous au travail ensemble pour bâtir un grand programme politique dans tous les domaines que nous pourrons proposer aux Français. Les Français valident le rapprochement entre le centre (le MoDem) et la droite modérée (l'UDI) : la sphère centriste en somme.

Nous n'avons donc plus qu'à nous atteler à l'ouvrage.

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dimanche, 01 septembre 2013

UDI/MoDem ? A voir.

Je ne vais pas bouder ma satisfaction, je suis depuis longtemps plutôt favorable à des accords entre MoDem et UDI. Je me doute bien que c'est aux élections européennes que cela pose le moins de problèmes puisqu'il n'y a pas de second tour et donc de délicate question des alliances à résoudre.

Pour autant, il ne suffit pas de dire que nous avons le même code génétique sur l'Europe pour décider de nous allier. 

Ce que nous avons en commun avec l'UDI c'est estimer que l'Europe est le destin commun des peuples européens. Je pense aussi que nous sommes favorables de part et d'autre au fédéralisme. Mais quel fédéralisme ? Voilà où des clarifications s'imposent. A titre personnel, je suis convaincu que l'Europe ne peut pas continuer dans le mauvais sillon où elle a embourbé sa charrue.

Il est impossible de continuer à construire l'Europe contre les peuples, ou, dans le moins pire des cas, sans leur avis.

Pour cette raison, le fer de lance de l'action politique pour les Européens que nous sommes doit être de réclamer une transparence sans condition. Il n'y a pas d'autre alternative pour notre démocratie européenne. Or, nous savons très bien que cette transparence entre frontalement en opposition avec les mauvaises habitudes des chefs d'État et de leurs gouvernements de même qu'avec celles des bureaucrates et commissaires.

Il ne peut pas y avoir de compromis sur un sujet aussi grave. L'UDI est-elle prête à renverser la table ? J'espère, en tout cas, que le MoDem fera campagne avec le reste de l'ADLE sur cette ligne-là. Il restera ensuite à être clair sur la dose de protectionnisme que nous tolérons, sur ce que permet ou non la concurrence libre et non faussée en Europe et comment la définir et, enfin, sur les relations que nous avons avec tous les autres grands ensembles économiques (USA, Chine, pays émergents en particulier). 

Donc, un accord MoDem/UDI, pourquoi pas, mais trêve de déclarations, travaillons d'abord sur un programme commun et allions-nous seulement ensuite.

15:55 Publié dans Europe, Politique | Lien permanent | Commentaires (31) | Tags : modem, udi |  Facebook | | |