Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 27 novembre 2013

Ah, si Marielle menait la bataille à Paris !

J'ai un gros coup de déprime, là : avec les dernière erreurs de débutante de NKM, je comprends bien que la gauche est partie pour garder Paris fingers in the noise. Je suis surpris. Je la croyais tout de même plus tactique. Elle n'a pas compris un truc : ce n'est pas la peine de jouer à la bobo romantique pour gagner la capitale. Ça loupe complètement son but et ça fait bien rigoler toute la gauche. Côté Hidalgo, on est évidemment mort de rire. Et pour ne pas arranger les choses, NKM balance des approximations (sauf sur l'augmentation des taxes, bien réelle, elle).

Il y a une chose qui me paraît de plus en plus patente à Paris : ce n'est pas possible de remporter la capitale à droite. Il faut gagner par le centre, ce qui signifie un leader centriste que la droite appuie. 

Si c'était Marielle de Sarnez qui menait la bataille, avec sa rigueur, son sérieux, son honnêteté, sa pertinence et ses idées, je pense que les Socialistes pourraient commencer à pleurer sur la perte de la capitale.

Le MoDem parisien est au centre-gauche en grande partie (je le dis depuis le début que c'est un parti de centre-gauche !). NKM aurait dû le comprendre et contacter les élus un par un pour tenter de les conserver, quitte à remanier son programme. Pendant ce temps, à gauche, on leur ouvre chaleureusement les bras et on leur réserve des postes. Alors évidemment, ils font les grenouilles et ils sautent dans tous les sens et forcément, y'en a une partie qui tombent du côté gauche...

J'aime beaucoup Christian Saint-Étienne à l'UDI. Je pense même que c'est lui qui a le programme le plus juste, le meilleur, le moins démago, mais malheureusement, il n'a pas la stature ni le charisme politiques pour faire valoir davantage ce qu'il propose. 

Moi, c'était mon idée initiale : un tandem Borloo-Marielle pour porter un projet fort. Marielle était prête à s'engager. Pas de pot, ça ne s'est pas fait.

Le problème, ce sont les barons UMP. Ils foutent la merde systématiquement et torpillent à chaque fois la reconquête de Paris. Ils ont fait échouer Séguin qui était un bon candidat en 2001 et là, en sous-main, ils continuent à placer des chausse-trappe. C'est évident qu'ils ne font pas de cadeaux à NKM et qu'ils attendent le 1er faux pas pour l'enfoncer.

C'est dans les semaines qui viennent qu'on va voir ce qu'elle vaut : elle a fortement intérêt à rectifier le cap, en commençant déjà par venir dire bonjour à ses propres troupes (qui commencent à râler d'être traitées comme quantité négligeable, à ce que je comprends...).

Bref, je le sens mal : on en est réduit à attendre une erreur d'Hidalgo et, à mon avis, elle n'est pas du genre à faire des erreurs. Je dirais même que je ne l'ai pas vue en faire une seule depuis qu'elle est en campagne (je ne parle pas de son programme, je suis vent debout contre, mais de sa tactique). Elle nous joue la campagne à la force tranquille façon Mitterrand en 1988 et ça risque de produire le même résultat : elle va laminer la droite, et ce, en dépit d'une conjoncture défavorable à la gauche. Elle peut dire merci aux centristes qui la rallient, en tout cas...

NKM doit comprendre une chose : si elle veut redresser la barre, elle doit associer ses partenaires au maximum et éviter un face à face très périlleux contre Hidalgo. Toute majorité bénéficiera toujours d'une prime aux sortants dans une élection municipale. Il faut du solide en face, et qui connaît bien les dossiers et Paris.

lundi, 25 novembre 2013

Ayrault est désespérant avec ses impôts

C'est assez incompréhensible la sortie d'Ayrault sur les impôts. Je ne comprends pas une telle erreur de communication (sans parler de l'aspect économique). Ayrault devrait comprendre qu'il ne faut surtout plus prononcer le mot "impôt" par les temps qui courent. Les Français n'en peuvent plus, des impôts. Ce n'est vraiment pas le moment de la ramener sur le sujet et d'imposer à notre peuple qui n'en veut pas les poncifs sur l'équité, la solidarité, la justice fiscale et compagnie.

C'est Bayrou qui a eu le mot le plus juste en répliquant que ce n'était plus d'une réforme des impôts dont nous avions besoin mais de la dépense.

De surcroît, c'est techniquement une bêtise de vouloir procéder à l'heure actuelle à une réforme : Bercy tourne bien, l'impôt rentre à plein régime avec des taux de recouvrement très forts (près de 99% !!!) ! Quelle idée de vouloir réformer une machine qui fonctionne. Ayrault risque surtout de provoquer un désordre indescriptible, de nouvelles normes administratives qui étouffent notre pays et de maintenir une instabilité fiscale qui nous est extrêmement nocive. Comme beaucoup de Français, quand j'ai entendu la déclaration d'Ayrault, j'ai commencé par un coup de stress. Le discours et les préoccupations de Monsieur Ayrault sont anxiogènes pour les Français, il devrait le comprendre une bonne fois pour toutes.

Si à la place Monsieur Ayrault proposait des économies simples : fusionner les départements et les régions par exemple ou encore réformer les urgences des hôpitaux simplement en constituant des maisons médicales (regroupement de cabinets médicaux) je crois qu'il aurait de bonnes chances d'obtenir l'agrément de ses concitoyens. Il est vraiment, avec son équipe, complètement à côté de la plaque (au grand désespoir de Moscovici qui n'avait rien demandé, dans cette histoire).

C'est Bayrou a nouveau qui a la formule juste : encore une diversion mais cette fois, elle va vraiment mal finir.

vendredi, 22 novembre 2013

Boutin, tu fais honte à la France.

Quand des parlementaires ou des personnalités politiques françaises, viennent critiquer la position de notre pays en se donnant en spectacle dans des régimes autoritaires (la Russie de Monsieur Poutine) ou des tyrannies théocratiques (l'Iran) elles font honte à notre pays.

C'est à juste titre que François Hollande s'oppose à la prolifération nucléaire, a fortiori dans un pays qui bafoue tous les jours les valeurs démocratiques.

Voir la Boutin pleurnicher sur le mariage homosexuel à la télévision iranienne, recouverte d'un voile (pour montrer son adhésion à la vision islamiste de la femme ?), c'est le pompon.

Bien qu'en règle générale, François Fillon soit un individu  estimable, je crois que sa sortie contre la politique de la France en Syrie n'est pas glorieuse. Comprenons-nous : moi aussi je n'adhère pas du tout à la ligne suivie par Hollande en Syrie et je crois qu'il fait une grave erreur d'appréciation. Mais je ne vais pas le claironner chez les Russes qui appuient Bachar el Assad sans jamais se soucier de ses manquements très graves envers ses opposants.

Pour en revenir à Boutin, elle n'a qu'à demander la nationalité iranienne si elle se sent si bien là-bas. Au fond, les radicaux de tout poil finissent toujours par s'associer, parce qu'entre cléricaux radicalisés et extrémistes on se reconnaît. Boutin n'a rien à voir avec la démocratie-chrétienne dont elle a sans vergogne repris le nom pour son micro-parti ( je rappelle d'ailleurs qu'elle a été virée de l'UDF par Bayrou).

Sa famille, c'est l'intégrisme, et d'ailleurs, elle était accompagnée de Martinez, un ancien du FN. Rien d'étonnant à ce qu'elle se retrouve avec les amis de Khameini et d'Ahmadinejad dont au fond, elle approuve les valeurs. C'est quoi la suite ? Une conférence de presse commune avec les Talibans ?

15:02 Publié dans International, Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : boutin, iran |  Facebook | | |

lundi, 18 novembre 2013

Un effet immédiat de l'Alternative dans les sondages ?

Il est difficile de se prononcer sur les conséquences électorales de la constitution de l'Alternative, mais, dans les derniers sondages, je vois tout de même des frémissements jusque là inconnus.

Jusqu'ici, Benhamias était à 3% d'intentions de votes à Marseille. Le voici subitement à 7% dans un tout récent sondage. Bayrou est donné gagnant à Pau. Marielle de Sarnez était à 16% au second tour dans le 14ème sans même qu'une dynamique d'union n'eût été encore enclenchée dans la capitale.

Il reste encore bien des obstacles sur le parcours de la fusion MoDem/UDI mais j'avoue que j'ai de l'espoir. Un autre sondage évalue le potentiel de notre association à 9% minimum 19% maximum pour les élections européennes. Une belle marge qui va bien au-delà de qu'obtenaient les centristes par le passé.

L'Alternative n'est pas encore en ordre de marche. J'espère pourtant qu'elle y parviendra. Avec des idées, des valeurs fermes, et une véritable union des centres et des modérés, ce peut être une formidable machine électorale, emmenée par les deux leaders charismatiques et populaires que sont Bayrou et Borloo.

Les moqueries d'une certaine presse ne doivent pas faire illusion, pas plus que les commentaires aigris des déçus, bientôt, nous serons en mesure de faire peur à tout le monde. L'UMP à 9% seulement à Pau au premier tour, cela devrait donner matière à réflexion à Monsieur Copé, j'espère...

15:38 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : bayrou, alternative, pau, modem, udi, borloo |  Facebook | | |

dimanche, 10 novembre 2013

Hollande s'est bêtement aliéné le centre

Je n'ai pas trop commenté le changement de cap du MoDem et du Bayrou, mais je voudrais tout de même faire une réflexion d'ordre tactique.

Contrairement à d'autres, je ne reprocherais pas à Hollande d'avoir laissé un candidat face à Bayrou ni de ne pas lui avoir confié de responsabilités mais en revanche, il n'a aucunement examiné la possibilité d'introduire de la proportionnelle aux législatives et pourtant, il s'y était engagé après le vote de Bayrou. 

Pas de proportionnelle, pas de centre indépendant dans notre système de scrutin majoritaire à deux tours. Même au plus fort de son aura (époque du MRP) le centre pouvait atteindre 25% des voix mais pas plus. Les Communistes qui sont parvenus à près d'un tiers des voix n'ont jamais pu prendre non plus le pouvoir sans s'allier (aux Socialistes en 1981) et ils se sont faits bouffer.

Si le centre n'a pas de perspective et que le PS lui claque la porte au nez à quelques exceptions près d'individus qui n'ont finalement pas fait bouger les lignes, croyez-vous que le centre va aller au bout du suicide ?

Le PS aurait pu constituer une majorité réformiste avec les centristes, qui, je le pense, auraient été des alliés bien plus fiables que les verts ou le front de gauche ou même la gauche du PS. Elle a raté, et pour longtemps, le coche. 

Personnellement, cela ne me fait pas pleurer plus que cela, car j'assistais, navré, aux rapprochements programmatiques successifs du MoDem et du PS. Mauvaise passe  à vivre pendant 5 années une gauchisation que je n'avais pas souhaitée, même si elle demeure encore vivace dans les moeurs militantes et dans les restes de l'ancien programme politique du MoDem.

Ce que je pense, maintenant, c'est qu'à terme, il faut que le MoDem et l'UDI (et d'ailleurs toutes les petites chapelles centristes) disparaissent une bonne fois pour toutes et que l'Alternative prenne le relais.

Je ne considère pas l'UMP comme notre partenaire naturel, loin de là. Une partie de l'UMP est fréquentable, pas l'autre. Je ne garantis d'ailleurs pas de continuer à m'abstenir lors de certains seconds tours si le centre n'y est pas, et, même en cas d'alliance, faut pas pousser mémère dans les orties, comme on dit : imaginons des centristes sur une liste menée par Copé, par exemple, à moins d'avoir un front de gauche ou un Hamon en face, je vote direct socialiste. Dès le premier tour. 

A Paris, NKM va devoir affronter autant que le PS les contradictions de l'UMP, surtout si elle souhaite se concilier l'électorat centriste, pour l'instant enclin à donner sa voix à l'équipe sortante. Pour moi qui ne représente pourtant pas l'aile gauche du MoDem, au contraire, il y a des UMP parisiens pour lesquels je ne voterai jamais. C'est très clair dans ma tête. 

L'erreur tactique des Socialistes n'est donc pas un blanc-seing pour faire n'importe quoi côté centriste, d'autant que son électorat a la particularité d'être très volatil et de faire bien ce qu'il veut.

Je me souviens encore de la comparaison de Bayrou évoquant la charrette de grenouilles centristes. Pour qui a vécu le MoDem de l'intérieur, on est encore en-dessous de la réalité. Les Verts sont des rigolos à côté de nous. Un centriste, une grenouille. Je ne compte pas les listes dissidentes, les militants ne comptant en faire qu'à leur tête, l'absence générale de la moindre discipline de parti, et cetera...Même moi qui suis de tempérament individualiste et parfois frondeur, j'en suis demeuré scotché pendant 5 années...

Au fond, aujourd'hui, Bayrou revient à ce qu'il a toujours été : la démocratie-chrétienne. En France, elle ne s'allie plus d'une manière ou d'une autre avec la gauche depuis le début des années 70, soit près de 40 années même s'il y a eu quelques ponts pendant cette période (Rocard, Bayrou).

Maintenant, c'est fini. Le centre reprend le chemin de la droite et la gauche de gouvernement reste seule en tête-à-tête avec sa propre gauche. Bonne chance les filles et les gars, c'est pas un cadeau...

18:54 Publié dans Paris, Politique | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : ps, modem, alternative, ump, nkm |  Facebook | | |

samedi, 09 novembre 2013

Marielle de Sarnez et la sécurité à Paris

Je dois un mea culpa à Marielle de Sarnez : j'ai écrit récemment en comparant les programmes de l'UDI et du MoDem à Paris qu'elle ne s'était pas exprimée sur les questions de sécurité à Paris, pas plus que le MoDem. Vous allez rire, mais c'est en partie un problème de mot-clef, et pour l'autre partie, lié au statut très particulier de Paris.

Quand on tape dans un moteur de recherche "Sarnez"+"sécurité" ou toute combinaison similaire, on ne trouve effectivement rien. Mais si on remplace "sécurité" par "pouvoirs de police"+"maire"+'paris", là, on trouve quelque chose

Ce n'est pas le rapprochement avec NKM qui m'intéresse en tant que tel mais la remarque sur les pouvoirs de police du maire de Paris. Il n'en a pas. Et, cela m'est revenu à l'esprit, c'est quelque chose que Marielle de Sarnez dénonce depuis fort longtemps. Interrogée sur une politique de sécurité intéressante dans une grande ville, elle citera spontanément Gérard Collomb à Lyon, au-delà de toute étiquette partisane. Sans rentrer dans le détail, disons que Collomb, c'est un peu la ligne politique de Valls au PS. Pragmatique donc.

La question que l'on peut se poser, dans ces conditions, c'est de déterminer si le maire de Paris peut faire quelque chose dans le domaine de la sécurité. Le blog du Monde spécialisé en délinquance ne semble guère optimiste sur le sujet et critique de manière quelque peu acerbe les imprudentes promesses de NKM dans ce domaine.

Il est vrai que les pouvoirs de police sont dévolus au préfet à Paris, mais les consultations entre l'édile et le maire sont régulières et je doute fortement qu'un préfet puisse suivre une ligne foncièrement hostile au projet du maire. En réalité, jusqu'à un certain point, ils s'entendent comme larrons en foire. Pendant ces deux mandatures, Delanoë n'a eu de cesse de dresser en priorité des PV de stationnement. Un aspect qu'occulte totalement le blog que je cite. Oubli ou parti-pris partisan ?

En ce qui concerne Marielle, la sécurité était présente en page 67 de son projet de 2008. On y trouvait ainsi le constat suivant : 

En matière de sécurité et de circulation, Paris est une exception. Alors que les 36 000 maires de France disposent des pouvoirs de police municipale, le maire de Paris en est dépossédé au profit du Préfet de Police. Cette situation, qui date du Consulat, est très révélatrice de la méfiance des pouvoirs publics à l’égard de la capitale, longtemps considérée comme le foyer de toutes les contestations et de la défiance vis-à-vis du pouvoir central. Si l’on comprend aisément que l’État assure la sécurité des institutions et la mise en œuvre des politiques de lutte contre les différentes formes de criminalités, on doit, à l’inverse, s’interroger sur l’interdiction qui est encore faite au maire de Paris de s’occuper de tout ce qui relève, de par la loi ordinaire, des pouvoirs de police municipaux, essentiellement axés sur la proximité et la prévention.

Marielle, comme NKM, était en 2008 favorable à l'instauration d'une police de quartier. Mais, bien plus prudente sur la réalité effective des pouvoirs du maire, elle ne disait pas qu'elle la mettrait en place mais qu'elle demanderait au préfet de le faire. Il y avait dans le projet de Marielle, tant c'est sa marque de fabrique toute centriste et proche des idées de Montesquieu que de vouloir associer les corps intermédiaires aux décisions politiques, la volonté d'associer les citoyens à la sécurité par le biais des associations mais aussi du volontariat. Comprenons-nous : il ne s'agissait en aucun cas de former des milices mais de demander par exemple aux associations de parents de participer aux opérations de prévention aux abords des établissements scolaires, ou encore, de créer une réserve de citoyens disponibles capables de porter une assistance psychologique et matérielle en cas de risques majeurs. Sur ce dernier point, je peux vous assurer que lorsque le risque en question se produit, la présence de milliers de personnes capables de décharger les services de police et de sécurité des taches humaines simples est un apport inestimable. J'aime bien en outre cette philosophie de la responsabilité où l'on se montre solidaire et l'on se prend en mains.

Je ne doute pas que Marielle finira pas d'exprimer plus précisément sur la sécurité mais je pense que les idées de 2008 sont toujours valides globalement. Et je pense aussi qu'il y a chez Marielle, comme chez Bayrou, au demeurant, une volonté très ferme de ne pas instrumentaliser la sécurité en divisant les citoyens et en les montant les uns contre les autres.

Je note par exemple qu'elle est la seule à avoir eu une réaction censée à propos des Roms à Paris : pas d'angélisme (PS), pas de stigmatisation (NKM, UMP) mais simplement l'observation très juste que si des Roms étrangers viennent jusque chez nous c'est que leurs pays d'origine ne mettent pas en oeuvre les politiques qu'ils devraient mener et ce alors qu'ils reçoivent des fonds très importants de l'Europe pour cela...Bref, comme souvent dans ce genre de cas, les solutions sont souvent européennes et exigent des contrôles des fonds alloués. Il ne faut pas oublier que Marielle de Sarnez est aussi eurodéputée et qu'elle sait de quoi elle parler. Nonobstant ces observations elle est évidemment favorable à l'application ordinaire de la loi, et à l'extension de la vidéosurveillance dès lors qu'elle respecte les libertés publiques.

jeudi, 07 novembre 2013

La difficile fusion programmatique de l'UDI et du MoDem

L'Alternative est née, je ne puis que saluer cette association, bien évidemment. J'espère d'ailleurs qu'à terme elle effacera les identités respectives de l'UDI et du MoDem afin de tourner définitivement la page des détestables chapelles centristes.

Je suis très étonné de voir à quel point les commentateurs de cet événement ne l'abordent que sous l'angle des alliances politiques et des individus.

La vraie friction et c'est elle qui génère toutes les autres, elle est programmatique. Il y a des convergences, certes, entre l'UDI et le MoDem, mais aussi d'importantes divergences. Je l'ai écrit à plusieurs reprises ici, le centre-gauche et le centre-droit, ça a beau être centriste, ce n'est pas pareil. Si je devais simplifier, je dirais que l'UDI est d'obédience libérale quand le MoDem penche assez nettement vers la social-démocratie.

Le cas d'école, c'est la comparaison des programmes de Marielle de Sarnez et de Christian Saint-Étienne à Paris. C'est très simple : comparez ce que disent l'un et l'autre sur les déplacements (plan air de Marielle de Sarnez), ça va être dur de les rendre compatibles. Le leader de l'UDI à Paris, considère la mobilité comme une liberté fondamentale (ce que j'approuve pleinement) et cela inclut l'usage des véhicules particuliers ; en face, le programme du MoDem est quasiment aligné sur celui du Parti Socialiste, avec toutefois une touche plus incitative que coercitive. Pour avoir regardé de près ce que dit NKM, je constate que l'UMP est plus proche de l'UDI que le MoDem sur ce point. Bref, on a un bloc de droite (UMP/UDI) et un bloc de gauche (PS/MoDem) sur ce sujet. Si l'électorat du MoDem est aux 2/3 centriste ou de centre-droit, sa base militante est aux 3/4 de centre-gauche et son programme politique s'en ressent.

On le voit bien en lisant le blog de Marielle (nettement plus modérée que sa base militante, pourtant), ses priorités ne sont pas les mêmes  que celles de Christian Saint-Étienne.

Soyons positifs : je vais essayer de sélectionner au moins ce qui nous rassemble.

- la volonté de faire de Paris une ville à énergie positive

- la multiplication de bus et navettes électriques ainsi que le développement du transport fluvial

- des mesures incitatives pour favoriser les véhicules propres (clairement incitatives à l'UDI, nettement plus coercitives au MoDem...)

- liberté d'ouverture des commerces (bémol côté MoDem qui estime que ce sont les salariés qui doivent prendre la décision)

- pour l'instant ni le MoDem ni l'UDI ne l'ont évoqué, mais je pense que ces deux partis sont d'accord sur la nécessité de réaliser le Grand Paris. Le projet de couverture du périphérique de Marielle de Sarnez est d'ailleurs un procédé astucieux pour associer deux objectifs, le premier de dégager du foncier pour le logement, le second de faire tomber la barrière physique entre Paris et la petite couronne.

A côté de ça...l'UDI n'a pas de projet spécifique pour le logement mais une visée plus globale sur le pouvoir d'achat en promettant de baisser les dépenses de la ville de Paris ainsi que le montant de la taxe d'habitation. Marielle de Sarnez ne réclame qu'une pause fiscale (pas une baisse, quoi...). Il va sans dire que l'UDI semble plus proche de l'UMP que du MoDem sur ce sujet, mais les apparences sont trompeuses. Pourquoi ? Parce que le projet de l'UDI est économiquement crédible alors que l'UMP et NKM multiplient les promesses de dépenses somptuaires en même temps qu'elles assurent vouloir réduire les impôts. Le beurre et l'argent du beurre, on sait ce que cela fait, au final...J'ai l'impression que l'UDI aborde la question du Grand Paris davantage du point de vue de la Région tandis que le MoDem compte d'abord sur les municipalités. Il y a eu une intervention intéressante au Conseil de Paris, d'un élu UDI en février dernier qui proposait de fusionner quatre départements en un seul.

Si l'UDI ne dit rien ou presque sur le logement, c'est quasi-silence radio sur la sécurité côté MoDem pas plus préoccupé que cela de la question.

Je sais qu'il est question de s'allier avec l'UMP dès le premier tour, mais je crois, bien réfléchi et contrairement à ce que j'avais écrit il y a quelque temps, que nous avons intérêt à des listes centristes indépendantes. Marielle de Sarnez à 13% dès le premier tour dans le XIVème puis à 16 au second tour, cela signifie que nous n'avons a priori pas perdu notre potentiel électoral et que notre association avec l'UDI peut même l'augmenter légèrement. Or, nous étions à un peu plus de 9% en 2008. En dépassant partout les 10%, ce que je crois possible parce qu'ensemble, nous avons les armes pour le faire, nous pouvons arriver en position de force au 2ème tour.

Je connais beaucoup d'électeurs socialistes exaspérés par les impôts autour de moi. Ils ne voteraient sans doute pas pour une liste de fusion avec l'UMP mais pour une liste MoDem ou pour une liste MoDem/UDI, ils m'ont assuré qu'ils le feraient.

Toutefois, il faut le dire, seule Marielle de Sarnez dispose de la notoriété et de la popularité suffisante à Paris, au sein de la sphère centriste, pour mener une telle bataille. Cela suppose d'accorder nos violons avec nos amis de l'UDI et puis surtout, je le souligne, une très sérieuse refonte des programmes des uns et des autres pour parvenir à une voie moyenne...

Alors...en route pour une Alternative ?

01:03 Publié dans Paris, Politique | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : modem, udi, alternative |  Facebook | | |

samedi, 02 novembre 2013

Que penser du ralliement d'un conseiller MoDem à Anne Hidalgo ?

Jean-François, le représentant du MoDem au Conseil de Paris (Marielle de Sarnez lui avait cédé sa place, jugeant ne pas pouvoir cumuler efficacement eurodéputation et mandature municipale) a décidé de soutenir Anne Hidalgo au municipales de 2014.

Je voudrais avant toutes choses récuser toute forme d'anathème. Ce n'est pas une trahison ni un marchandage, en tout cas, pas à mes yeux, mais la suite logique des positions et des votes exprimés par Jean-François pendant 5 ans. Je le respecte beaucoup pour sa droiture, et, d'une certaine manière, je me réjouis s'il prend, sur la liste socialiste, la place de quelqu'un de moins investi et de plus sectaire, mais je ne cache pas que nous nous sommes opposés à de multiples reprises ces 5 dernières années (amicalement, je le précise).

Jean-François le dit lui-même : il a voté un peu plus de 50% des délibérations socialistes qui faisaient débat pendant la mandature municipale parisienne. 50% ! Faut-il s'étonner, dans ces conditions, qu'il finisse par rejoindre une majorité dont il est si proche ?

Sur les voies sur berge, sur le tramway, sur les rythmes scolaires, sur la répartition du logement social, il est d'accord avec la gauche. Personnellement, sur tous ces points, je suis contre, absolument contre ce que propose la gauche. Et j'ai râlé de voir notre élu soutenir des aménagements que je jugeais nocifs ou mal pensés. J'ai bien observé, en revanche, que l'UMP s'y est en partie opposée, de même que le centre-droit (Nouveau Centre). Et quand je considère les premières idées émises par NKM je les juge vraiment proche de ce que je pense. Que Jean-François leur reproche-t-il, au fait ?

Il est vrai que l'UMP représente une droite conservatrice : c'est ce que dit Jean-François, et il a raison. Mais avec à sa tête NKM, on peut espérer une modération. Il est vrai aussi qu'il y a des barons UMP qu'à titre personnel je ne soutiendrais jamais. Tiberi et son clan ne peuvent pas être soutenus dans le 5ème arrondissement. Je ne me verrais pas voter pour une liste sur laquelle figurerait un Tibéri (Père, épouse ou fils). Mais, à vrai dire, pas plus pour une liste où il y aurait Cohen-Solal, figure socialiste de la FCPE, pas moins compromise, dans un genre différent, que Tibéri. Je pense que cela m'arracherait la gueule de soutenir Goasguen dans le 16ème ou Lebel dans le 8ème. C'est vrai. Mais au moins autant de soutenir Pascal Cherki pour évoquer l'un des socialistes les plus sectaires dans la majorité municipale. Et je ne parle même pas des Fronts de Gauche...

Bref, des pas fréquentables, on peut en trouver des deux côtés. Dans ces conditions, c'est le projet global qu'il faut considérer. Que le MoDem s'allie avec l'UMP est une possibilité, pas une certitude, loin de là. C'est la place faite à notre projet qui déterminera notre alliance finale.

Jean-François assure qu'Anne Hidalgo est plus proche de Marielle de Sarnez que NKM sur le logement : où a-t-il vu que les Socialistes favoriseraient le retour des investisseurs institutionnels dans le logement parisien ? Quelle mesure socialiste existerait visant à favoriser le logement social pour les classes moyennes ? Non, comme d'habitude, la pensée socialiste, c'est d'utiliser le logement social pour nuire aux arrondissements de droite et pour cela, au lieu de rendre le logement social accessible au mérite, compter  y loger les cas sociaux, comme les Socialistes l'ont fait par exemple dans le 15ème. La proposition hypocrite et démagogique de Ian Brossat (futur ami de Jean-François ?) d'installer une aire pour Roms dans le Bois de Boulogne procède de la même logique bouffonne et grotesque.

Jean-François s'inquiète à juste titre de la tempête budgétaire qui risque de s'abattre sur Paris : imagine-t-il un seul instant Anne Hidalgo avec ses promesses de fastes mirifiques parvenir à réduire les dépenses ? Ou alors Jean-François s'est il converti à l'usage de la matraque fiscale socialiste ?

Et que fera-t-il, que dira-t-il quand ses nouveaux amis entameront l'édification des tours triangle ? Ne s'y est-il pas opposé avec force ? Se souvient-il que l'exécutif actuel a tenté de le museler sur ce sujet ? Et en ce qui concerne les Serres d'Auteuil, même si Jean-François semblait juger que le projet socialiste ne leur était pas si nocif (à l'inverse du MoDem du 16ème), il avait fini par se laisser convaincre que la couverture du périphérique pouvait constituer une alternative intéressante : or, que constate-t-il ? Le PS se contrefiche bien de tous les projets alternatifs et essaie de passer en force ! Il l'écrit lui-même sur son blog

Il va être instrumentalisé évidemment par la gauche qui va essayer de démontrer qu'Anne Hidalgo est capable de rassembler. Moi, je crois que la seule voix que cela amènera à Anne Hidalgo, c'est celle de Jean-François et aucune autre. Il était facile de convaincre quelqu'un qui était déjà convaincu et qui espérait de longue date voir une alliance MoDem-Gauche (celle-là même que je rejette avec la dernière des énergies). Mais les tours de passe-passe d'Hidalgo ne tromperont personne.

Que fera Jean-François s'il a face à lui un candidat du MoDem (au hasard, si c'est par exemple Marielle de Sarnez qui en avait fait son numéro 2) ? Il soutiendra un ayatollah vert-rose du genre Baupin (qui vient de le saluer très amicalement sur twitter) ? des potes socialistes copains comme cochons avec Unibail ? Christophe Girard qui a foutu en l'air une partie du Jardin d'Acclimatation afin de la donner à la fondation Vuitton alors qu'il  était lui-même un haut responsable de LVMH ?  Pascal Cherki qui insulte une organisation patronale et se réclame d'Hugo Chavez et de l'anticapitalisme ? Le même Pascal Cherki sera le porte-parole d'Anne Hidalgo ! Était-ce la peine d'avoir été un représentant important de la FAGE pour se retrouver finalement à copiner avec Bruno Julliard, qui ne doit son chemin au PS qu'à son parcours à l'UNEF ? Ce même syndicat étudiant dont Jean-François n'aura pourtant cessé de dénoncer les dérives tout au long de ses propres mandats syndicaux à l'Université ?

Il compte faire quoi, Jean-François, pour assumer toutes les nouvelles contradictions auxquelles il va devoir faire face ? 

02:38 Publié dans Paris, Politique | Lien permanent | Commentaires (21) |  Facebook | | |

jeudi, 24 octobre 2013

Khatchik est loin d'être un martyr, hélas !

Dénoncer les amalgames et rejeter les a priori douteux et nauséabonds c'est aussi défendre à propos ceux que l'on veut protéger. Après avoir hésité faute d'éléments pour se faire un avis et dénoncé une campagne souvent haineuse, dans l'affaire Leonarda j'avais conclu en jugeant que la famille et la jeune fille n'étaient défendables ni l'une ni l'autre.

Le cas de l'étudiant arménien Khatchik Kachartyan est encore plus clair : voilà un menteur sans scrupules qui réclame la nationalité française les larmes aux yeux et vole dans les étalages en bande de surcroît. C'est d'ailleurs de cette manière qu'il s'est fait interpeller. Pris sur le fait, la police a contrôlé ses papiers et s'est aperçu qu'il n'était pas en règle.

Les organisations étudiantes perdent toute crédibilité en faisant de l'agit-prop pour défendre des individus qui n'ont en aucune manière prouvé leur attachement à notre pays. On ne leur demande pas non plus d'en faire des cent et des mille mais simplement de vivre en honnêtes citoyens.

Le problème, c'est que ces organisations décrédibilisent ensuite les luttes que d'autres mèneront pour ceux qui souhaitent s'intégrer. 

Au fond, quand j'observe les réactions des Français, ils ne s'émeuvent pas quand une famille étrangère qui souhaite s'intégrer fait l'unanimité autour d'elle. 

Le malheur c'est que leur exaspération se traduit en vote pour des forces politiques qui n'auront cure des efforts de familles étrangères qui auront voulu s'intégrer mais qui vireront tout le monde sans vergogne.

Pour bien considérer ce que le FN pense du droit, il suffit de regarder les alliés qu'il veut se choisir : il veut briser notre alliance démocratique avec nos amis européens et américains pour la remplacer par une amitié avec des pays orientaux qui s'assoient allègrement sur les droits les plus élémentaires des êtres humains. Les grands démocrates que sont les Syriens, les Chinois et les Russes ne pourraient évidemment que se réjouir de l'arrivée de Marine Le pen au pouvoir. Les camps de concentration existent toujours en Russie et en Chine et les conditions d'existence y sont terribles. On pourrait se consoler en pensant que l'on n'y trouve que des délinquants : pas de chance, ils sont truffés de prisonniers d'opinion précisément livrés à leur vindicte. Les camps nazis, les goulags de Staline fonctionnaient de la même manière. Les droits communs y faisaient régner la terreur. Pour les Français qui ne comprennent pas, imaginez que vous soyez suspecté et placé dans une de nos prisons avec la racaille ordinaire qui y traîne : là-bas, dans ces pays, c'est tout simplement cent fois pire. Pas de droit, pas de protection, vous y deviendrez les souffre-douleurs de la racaille, cent fois battu, tourmenté et violé. Vous croyez que je verse dans l'hyperbole ou l'extrapolation ? Pas du tout. Lisez les témoignages. Ils sont affreux.

Pourquoi cette aparté ? Dis-moi quels sont tes amis je te dirai qui tu es. Marine Le pen n'a pas craint de se rendre à un bal d'une organisation autrichienne réputée pour ses sympathies néo-nazies, à Vienne. J'ai déjà parlé de Frédéric Chatillon, éditeur négationniste et responsable de la communication du FN.

Quand on parle de l'immigration, il faut bien considérer notre environnement personnel.

On connaît tous des immigrés. Il est certain que le débarquement de la racaille dans les gares, les halls d'immeubles ou les rames de RER n'incite à aucune forme de fraternité. Pas de chance, ce ne sont généralement pas ceux-là qu'on renvoie. Ils ont obtenu sans rien faire la nationalité française et crachent maintenant sur la France et les Français. 

Mais il y a aussi le commerçant arabe ou kabyle du coin, souriant, sympathique, amène et amical ou encore le vendeur de pizza ou la nounou à laquelle on a confié ses enfants. Et ceux-là vous avez envie de les renvoyer, vous ? Pas moi. En fait je signerai les yeux fermés une pétition s'ils étaient en danger d'expulsion.

Le drame, c'est que les réalités se télescopent parfois en une crase improbable : à côté de chez moi, un petit commerce tenu par des Arabes vend des pizzas. Ce sont des gens adorables. La pizza est toujours amenée dans les délais prévus. Ils savent que j'ai des enfants, et, une fois sur deux, prévoient des douceurs pour mes petits (desserts, friandises) toujours à titre gratuit. Et pourtant, dans leur boutique, toutes les femmes portent le voile et eux-mêmes sont barbus. Et voilà. Ils sont sympas, mais ce sont des fondamentalistes. Ce sont des fondamentalistes mais ils sont aussi sympas.

C'est un peu ça le problème, au fond : on ne peut jamais réduire les individus à une seule caractéristique. On est content quand elles sont cohérentes entre elles, mais c'est rarement le cas. Pareil au FN, du coup : ce serait cool si c'étaient tous des salauds. Mais ça ne marche pas comme ça. Marine Le pen, elle-même, est une femme droite, sans doute courageuse. Ce qui ne l'empêche pas de s'asseoir tranquillement sur nombre de valeurs humanistes. La réduction ne marche pas, là encore. Il reste tout de même heureusement de presque parfaits salauds pour nous aider à conserver nos catégories, mais il se trouve qu'ils ne constituent pas la majorité, hors, pour qu'une catégorie soit un tantinet plausible, il faut justement qu'elle repose sur une majorité.

J'ai déjà écrit je ne sais plus quand un billet sur l'article défini. Dans les déterminants, je crois que c'est l'un des plus dangereux à employer car il a vite fait de cataloguer ce dont on parle. Je ne dénie pas que le catalogue existe, quand bien même on parlerait de réalités humaines, mais il n'est pas exhaustif, donc pas suffisant.

Même Khatchik, au fond, je l'imagine, doit être un bon copain. Peut-être. Il n'en reste pas moins qu'il a piqué quelque chose en bande organisée.

Alors quoi ? Cela veut-il dire qu'il ne faut pas placer de curseur ? Je pense le contraire. Mais quand on le fait, on doit avoir toujours présent à l'esprit la complexité des réalités humaines et se défier des simplifications de toute nature, à droite comme à gauche.

mercredi, 23 octobre 2013

Quand Copé renifle la charogne...

Je sens que l'UMP va encore me mettre hors de moi avec leur réforme du droit du sol.

Comprenons-nous : je ne suis pas hostile à des aménagements du droit d'asile et j'avais proposé en 2010 un système de nationalité à points. Les Anglais, me semble-t-il ont essayé de mettre en place un système d'acquisition de la nationalité britannique sur ce principe. Marine Le pen avait repris en apparence cette idée en 2011 mais avec une différence de taille par rapport à ce que je proposais. Dans mon esprit, le système de points ne valait que pour une période probatoire. Il ne s'agissait pas de faire peser une épée de Damoclès à vie sur la tête de nos futurs concitoyens. Rien de tel pour Marine Le pen qui entend bien les tenir en otages jusqu'à la fin de leur existence sur notre sol.

Mais ce qui m'énerve avec l'UMP c'est que son patron rapplique toujours quand ça pue au lieu de créer un débat serein. Une affaire Léonarda, des sondages favorables au FN et le voilà à brandir une loi qu'il aurait eu toute latitude d'appliquer quand son parti gouvernait.

Le débat lancé sur l'identité nationale ne m'avait pas moins paru relever de l'enfumage sous le gouvernement de Fillon.

Les Socialistes devraient envoyer chier Copé et sa bande. C'est ce que je ferais si j'étais eux. La loi, ils l'appliquent et ils n'ont pas à se faire dicter leur agenda par l'UMP ou le FN.

J'espère en tout cas que nous autres, centristes du MoDem et nos alliés de l'UDI n'allons pas tremper dans cette fumisterie.

On peut se dire qu'il faut réformer notre droit d'asile et la protection sociale qui y est associée pour ne pas se retrouver à financer à fonds perdus des individus qui ne devraient pas vivre sur la bête, mais ce n'est pas la même chose que de distiller la méfiance et la division dans le pays par des mesures purement opportunistes.

19:56 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : immigration, ump |  Facebook | | |