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lundi, 22 octobre 2007

La lettre de Guy Môquet

A farfouiller sur le site Bayrou.fr, et à lire les commentaires, on en trouve parfois d'excellents. J'ai relevé notamment celui de "Forez" du 22 octobre 2007 à 12h50. Comme j'adhère pleinement à ce qui est dit, je reproduis intégralement ses propos. Chapeau pour la qualité de l'analyse : il y a du neurone à profusion chez les Démocrates !

 La lecture de la dernière lettre de Guy Môquet donne l'occasion pour certains, groupes et individus, d'afficher des postures antagonistes préjudiciables à l'histoire et à la compréhension sereine du passé.

1) La première posture est essentiellement celle de deux personnes, le président de la République, Nicolas Sarkozy, et son conseiller Henri Guaino. Xavier Darcos se fait plus distant, affirmant qu'il n'aurait certainement pas eu l'idée de cette lecture. C'est une posture classique, relevant d'une injonction à la commémoration officielle. Le choix de Guy Môquet comme symbole de l'engagement résistant, alors qu'il a été fusillé comme otage et non pour fait de résistance, est révélateur de leur profonde méconnaissance de l'histoire de cette période.

2) La seconde posture est celle exprimée dans la foulée par le même Henri Guaino, provocatrice, cynique et méprisante à l'égard du monde enseignant, qu'il caricature de façon outrancière et haineuse…

3) Une troisième posture, tout aussi classique, est représentée par le parti communiste français, qui d'une part instrumentalise sans ambages cette commémoration par un appel à "résister" au gouvernement, et d'autre part identifie PCF et Résistance, en occultant deux faits historiques : - le pacte germano-soviétique et le fait que Guy Môquet et ses camarades suivaient la ligne et ne dénonçaient pas l'occupation allemande - le parti communiste clandestin a mis du temps à revendiquer les attentats contre les officiers allemands et n'a pas immédiatement soutenu leurs auteurs

4) Une quatrième posture consiste, à l'image du SNES et d'un groupe d'historiens rassemblés dans le Comité de Vigilance sur les Usages de l'Histoire (CVUH), à dénoncer l'usage politique de cette commémoration en utilisant des arguments qui relèvent aussi d'une certaine instrumentalisation idéologique. Au nom de leur statut d'historiens ils font un véritable usage politique de la dénonciation d'un usage politique de l'histoire. Ils voient dans cette commémoration l'occasion "d’effacer toute «tache» mémorielle : de la responsabilité de l’Etat français dans la déportation et l’extermination des Juifs à la non-reconnaissance des massacres coloniaux, de la répression du 17 octobre 1961 à l’oubli des anciens combattants «ex-colonisés», ainsi que la "réinvention d'une mémoire résistante". Cet argument rejoint les propos, précisément mal à propos, d'une enseignante largement diffusée dans les JT de France 2 et France 3, selon laquelle on assisterait à une "résurgence du résistancialisme gaulliste" ! Les mêmes qui dénoncent l'injonction commémorative ne sont pas capables d'une distance critique à l'égard de certaines approches contestables des "mémoires de la Seconde guerre mondiale" véhiculées depuis 2004 dans certains manuels de Terminale. Cet argument renvoie à une vision sombre, noire, crasse, de l'attitude des Français sous l'occupation, qui auraient eu besoin de "s'inventer une mémoire résistante" pour se dédouaner du reste (voir le téléfilm "Épuration" diffusé la semaine dernière sur France 2). Elle utilise des termes venant de l'extrême-droite ("épuration sauvage", "résistantialisme") destinés d'abord à dénigrer la Résistance. Avec cette confusion constante entre le gouvernement de Vichy, la France et l'ensemble des Français. Hélas les médias ne se font l'écho que de ces postures extrêmes et souvent anachroniques, et laissent bien peu de place à la nuance et à la réflexion sereine sur les complexités du passé. Pour les Français occupés l'exécution des otages, quelles que soient leurs convictions, était d'abord symbolique des souffrances et du martyre de leur pays, elle a provoqué un choc considérable.

Personne ne rappelle l'écho, la portée et la signification, pour les contemporains de Guy Môquet et de ses camarades, de cette exécution et de celles qui suivront.

 

L'analyse de F. Bayrou sur Europe 1 hier soir apportait la distance nécessaire, en replaçant à se juste place cet "événement".

François Bayrou, la présidence, l'Europe et l'Histoire.

François Bayrou était l’invité, dimanche 21 octobre, du Grand Rendez-vous, animé par Jean-Pierre Elkabbach et diffusé sur Europe 1, TV5 Monde et Le Parisien-Aujourd’hui en France. Du traité simplifié à la réforme des institutions en passant par la lecture de la lettre de Guy Moquet et l'avenir de l'Europe, François Bayrou a exposé pendant près d’une heure sa vision des équilibres démocratiques et politiques nécessaires, insistant notamment sur les exigences de la fonction présidentielle.

Réagissant à la présence du Président de la république au bureau politique de l’UMP, François Bayrou a estimé : « C'est une faute contre la fonction » précisant :«  La fonction de président de la République exige quelqu'un qui soit au-dessus des partis et non pas qui considère que c'est devant son parti qu'il doit aller s'expliquer, ou même devant les partis. »

Concernant le traité simplifié adopté par les vingt-sept chefs d'état et de gouvernement de l'Union européenne à Lisbonne, il a expliqué : « Je voterai ce traité, mais je considère qu'on a laissé en route des choses qui étaient essentielles pour l'avenir, l'idéal européen. Ne me demandez pas d'enthousiasme, je n'en ai pas. » François Bayrou a notamment regretté la disparition des symboles européens : « Pour la mécanique, ça va à peu près, pour l'âme c'est zéro » mettant ainsi en avant une crise d'inspiration.

Enfin, concernant la lecture de la lettre de Guy Moquet dans les écoles, le président du Mouvement Démocrates a estimé que « l'Etat ne doit pas se mêler de l'Histoire. L'Etat ne doit pas organiser la promotion en figure héroïque de qui que ce soit. Le propre d'une démocratie, c'est que l'Etat est respectueux de la séparation nécessaire entre les historiens, les professeurs et les ordres qu'il donne ». « Chaque fois que l'Etat se mêle de l'exploitation de l'Histoire, c'est un très mauvais signe. » a ajouté François Bayrou.

dimanche, 21 octobre 2007

Jacqueline Gourault : contestation populaire et courage politique

Jacqueline Gourrault, ancienne professeur d'histoire et sénatrice UDF-MoDem du Loir-et-Cher était l'invitée de "Travaux Public", l'émission de France Culture animée par Jean Lebrun. Depuis le café de « La Halle au grain » et dans le cadre des 10ème Rendez vous de l’Histoire à Blois, Jacqueline Gourault a pris part, aux cotés d’historiens comme Claude Gauvard et Charles-Henri Depezay, à une réflexion sur le thème « Reine de France et colères populaires au regard de l'actualité
 
 
e52e9bc4414807427150b1a5d1b56350.jpg Interrogée par Jean Lebrun sur la limite entre la vie personnelle et la vie publique pour les responsables politiques et ceux qui assument l’exercice du pouvoir, la sénatrice a estimé que « cela fait partie de la vie quotidienne des Français que d'entendre parler de la vie personnelle des hommes et des femmes politiques. »  ajoutant « il faut dire que certains l'ont cherché plus que d'autres, parce que certains se sont exposé plus que d'autres, et qu’ils ont joué plus que d'autre sur leur vie personnelle et familiale, c'est ce que l'on appelle la peopolisation, c’est-à-dire que certains ont utilisé leur famille, leurs enfants et leurs femmes alors que d'autres essaient de rester en retrait. C'est difficile de résister à une certaine peopolisation mais c'est bien et comme dans toutes choses, il faut de la modération. »

Dans la seconde partie de l’émission, le thème de la contestation et de la colère a été abordé, notamment par Jacqueline Gourault qui a confessé : « L'injustice me met toujours en colère, l'incompréhension et l'intolérance me mettent en colère, il faut toujours veiller à être en colère parce que je crois que c'est sain d'être en colère et il faut  l'exprimer». Puis élargissant à son activité politique : « Un parlementaire peut être en colère et cela m'arrive et même d'être en colère à l'intérieur de l'hémicycle et de l'exprimer. Alors effectivement au Sénat, j'apparais peut-être comme un peu agité, parce que c'est une maison plus feutrée que l'Assemblée nationale mais cela change car le Sénat est en train de rajeunir. »

La sénatrice a par ailleurs révélé une évolution remarquable puisque « la moyenne d'age des parlementaires au Sénat est inférieure à celle de l'Assemblée nationale maintenant,  grâce au scrutin proportionnelle qui a introduit aussi la parité. »

Jacqueline Gourault a estimé que la modération n’était pas un inconvénient en politique :« Quant on dit modération, peut-être pense t-on que c'est l'absence d'opinion solide, forgée. Je crois qu'au contraire, l'opinion forgée, forte, donne une sagesse qui peut se transformer en modération mais cela n'empêche pas la volonté, le combat politique, le combat contre l'injustice, le combat contre les rumeurs. »

Enfin, reliant la notion de courage en politique avec l’actualité, en particulier la question des tests ADN, elle a estimé que  « le courage n'est pas toujours la vertu  des hommes politiques. ce que l'on peut regretter souvent en politique, c'est le suivisme. On l'a vu dans un débat très récent, le débat sur l'ADN. » Développant l’exemple de l’attitude du Sénat face à cette question, Jacqueline Gourault précisa :
« Vous savez que le Sénat a été, dans un premier temps, remis sur le devant de la scène comme étant utile, que le bicamérisme était quelque chose d'important, puisque le Sénat s'est opposé à cet amendement Mariani qui était apparu à l'Assemblée nationale. Et puis après, d'un seul coup, les choses se sont un peu dégonflés, on a eu une majorité de gens qui ont perdu l'essentiel de vue et se sont arrangés d'un amendement déshabiller, rhabiller et qui, au final, n'a pas beaucoup de sens, qui est totalement inapplicable. Ils n'ont pas eu le courage d'aller jusqu'au bout et de dire : "non, cela, on en fait une question de principe, on ne touche pas à cela ». Parce qu'il y a le phénomène de groupe, parce qu'il ne faut pas mécontenter le ministre, mécontenter le président et je crois d'ailleurs que c'est une erreur de penser cela parce ce que je crois que l'on est d'autant plus respecté en politique que l'on existe, que l'on est ferme sur ses convictions."

samedi, 20 octobre 2007

Rodophe Thomas retrouve François Bayrou

Rodolphe Thomas, ancien député UDF de la législature 2002-2007, a rejoint au courant du mois de septembre à nouveau François Bayrou en adhérant au MoDem. Il est de ce fait investi par le MoDem à Hérouville Saint-clair, où il remet son mandat en jeu.

Il faut dire que la maire de Caen, Brigitte le Brethon,  le menace de ses foudres, simplement parce que des centristes ont l'outrecuidance de se présenter à Caen. Elle envisage, pour la citer dans le texte, des « éclaboussures à Hérouville ». Rodolphe de Thomas a réagi :

« Je suis très honoré de l'attention que Brigitte Le Brethon porte sur mon adhésion au MoDem et des élections à Hérouville . Hérouville serait-elle convoitée à ce point ·

Je lui conseille dans un premier temps de régler les problèmes au sein sa majorité et de gérer les nombreuses divisions qui s'annoncent en vue des municipales avant de venir me donner des conseils politiques à Hérouville. Je tiens tout de même à apporter une précision concernant ses propos, je ne souhaite pas comme elle le dit « fédérer la droite autour du MoDem à Hérouville » mais construire une équipe où l'étiquette politique importe peu, une équipe qui représente la population hérouvillaise de tous bords, ouverte au tissu associatif et aux socioprofessionnels, et continuer à développer de véritables projets pour ma ville comme je l'ai toujours fait.

Alors de grâce, Madame le maire, ce n'est pas comme cela que vous sortirez grandie des difficultés que vous occasionnez autour de vous. Ne vous trompez pas d'adversaire ».

 A lire en tout cas les commentaires qui figurent sur le blog de la section MoDem d'Hérouville Saint-Clair, Rodolphe Thomas fédère aussi bien à droite qu'à gauche.

 

On ne peut enfin, que saluer sa déclaration très claire et très juste contre l'utilisation des tests ADN en matière d'immigration. 

Yves Détraigne : une avancée pour le droit dans les prisons

Yves Détraigne, sénateur UDF-MoDem, au nom du groupe UC-UDF du Sénat, a salué l'adoption définitive du projet de loi instituant le contrôleur général des lieux de privation de liberté. Ce texte était très attendu, la France étant une des dernières démocraties occidentales à ne pas s'être doté d'une telle autorité. Il permet également à la France de se mettre en conformité avec ses engagements européens et internationaux en particulier avec le protocole à la Convention de l'ONU "contre la torture, les traitements inhumains, cruels ou dégradants." Par ailleurs, Yves Détraigne a insisté sur la nécessité d'accompagner cette création de moyens humains et budgétaires substantiels afin de permettre au contrôleur de remplir efficacement sa mission. Enfin, il a souhaité que le futur contrôleur général soit choisi en fonction de ses compétences et connaissances professionnelles. Il est en effet essentiel que le premier contrôleur nommé soit une personnalité incontestable, à l'autorité reconnue, afin que l'institution prenne tout de suite une place éminente.

jeudi, 18 octobre 2007

Quitterie Delmas et Marielle de Sarnez

Elles se sont donc rencontrées au bar de l'imprévu hier soir. Il ressort de l'entrevue entre les jeunes MoDem et Marielle de Sarnez quelques éléments significatifs.

  • Jusqu'à la tenue d'un congrès constitutif du MoDem, ce sont les statuts de l'UDF qui régissent la vie du MoDem et les investitures. Ils ne prévoient pas de primaires.
  • Marielle de Sarnez souhaite faire appel largement à la société civile et ouvrir à d'autres sensibilités politiques pour conduire des listes MoDem aux municipales, et donc, fatalement moins, du moins en tête de liste, aux militants et adhérents de base
  • La plupart des parlementaires rechignent à suivre François Bayrou. Nous sommes désormais seuls avec lui et quelques fidèles.
  • François Bayrou maintient contre vents et marées la ligne qui a toujours été la sienne.
  • Quitterie Delmas s'est vue proposer une mission pour trouver des procédures de désignation rapides et démocratiques mais l'a refusée en raison de la charge de travail que cela représente.
  • Quitterie Delmas renoncerait à l'investiture aux Municipales parisiennes.

Sur ce dernier point, je crois que l'UDF-MoDem aurait tort de ne pas lancer des têtes jeunes et charismatiques dans la bataille. Quitterie Delmas a un réseau, commence à être connue, il lui faut, désormais, acquérir une expérience politique. Participer aux municipales et devenir au minimum une conseillère municipale devrait être un objectif. Et puis vient un moment où il faut se confronter au suffrage universel.

Espérons donc qu'elle reviendra sur cette décision, et, si ce n'est pas elle qui l'a prise, que Marielle de Sarnez fera preuve de bon sens sur cet aspect des choses. 

mercredi, 17 octobre 2007

UIMM : pas un sou pour l'UDF ni le MoDem.

François Bayrou a mis les points sur les "i" au sujet du financement occulte des partis politiques : 

«Jamais un euro n'a été attribué à l'UDF ou au MoDem en provenance des fonds secrets suspectés de l'UIMM», a -t-il déclaré.

« Depuis la loi de financement public des partis politiques (cette loi a été votée en 1994)), les différents partis que j'ai présidés n'ont jamais eu un euro d'argent liquide qui soit arrivé sur leur compte».

«Sous cette affaire il y a le signe d'une énorme décomposition de la vie publique, sociale et politique, en tout cas sociale, en France», a-t-il estimé. «C'est pourquoi il faut que la lumière soit faite, qu'elle soit faite vite, que la transparence soit la règle dans cette enquête, que l'on puisse savoir à qui ont été attribuées les sommes astronomiques».

«Non seulement ces comportements sont archaïques, comme on le dit, mais ils sont profondément déstabilisateurs, profondément destructeurs du lien de confiance dans la société», a-t-il finalement déploré.

 

15:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : UDF, MoDem, Bayrou, UIMM |  Facebook | | |

dimanche, 14 octobre 2007

Arguments de François Bayrou contre les tests ADN

“On nous dit, ça ne s’appliquera qu’aux ressortissants de pays où il n’y a pas d’état civil […] c’est à dire seulement à une centaine de personnes par an” a déclaré le président du Modem avant de s’interroger : “Pourquoi si ce texte a été à ce point réduit s’y sont-ils accrochés ?”

“La réponse à mes yeux est très simple […] : Ils voulaient que figure dans la loi une fois pour toutes et une fois pour que ce soit étendu un jour à d’autres cas et à d’autres situations cette possibilité de mettre en place la génétique pour prouver la filiation” a-t-il estimé.

Voilà : à titre personnel , c'est exactement ce que je pense. Sarkozy et Hortefeux ouvrent la boîte de Pandore, et il est hors de question de les laisser faire. Les Français qui croient que l'usage des tests ADN va demeurer circonscrits pourraient un jour payer très cher cette erreur d'appréciation.

“La première chose qu’ils veulent dire, c’est que les immigrés sont des fraudeurs […] et cela n’est pas digne de la vision que nous nous faisons de la France. La deuxième chose qu’ils disent entre les lignes, c’est que la famille pour ces gens là et la famille pour les français, ce n’est pas la même chose […] et bien nous français nous considérons que le droit à la famille, qu’elle soit biologique ou affective, c’est un droit de l’homme et nous n’y laisserons pas toucher par qui que ce soit. Et la troisième chose qu’ils disent, c’est que désormais, ces analyses génétiques qui étaient confinées aux domaines de la médecine et des enquêtes policières sera acceptée pour la régulation d’un phénomène social comme l’immigration a expliqué François Bayrou avant de conclure : “Ces trois choses ne sont dignes ni de la République, ni de la France !”

Voilà, nous sommes bien au coeur du problème. J'appelle tous les lecteurs à ne pas se laisser faire. Bientôt,c 'est aux hérétiques de tout poil que l'on fera faire des tests ADN... 

J'ajoute autre chose : nous traitons de plus en plus mal les étrangers, en France, dans nos admiinistrations, y compris ceux qui viennent pour affaire. Cela va finir par nous retomber sur la panse tôt ou tard. Je parie qu'un de ces jours, un riche libanais ou encore un émirati de Dubaï se fera virer comme un malpropre par des fonctionnaires zélés à qui l'on aura dit de faire du "chiffre". Et sans doute avec ce riche individu quelques milliards d'euros de commandes diverses et variées à nos industriels.  A force de traiter les gens comme de la merde, on va se faire des ennemis partout dans le monde. Nous autres Français, et en particulier les pro-Hortefeux et Sarkozy feraient bien de le méditer.

samedi, 13 octobre 2007

François Bayrou expose son modèle de société

François Bayrou a exposé, jeudi 11 octobre 2007, sa vision du modèle français, un modèle profondément différent du modèle dominant, celui des inégalités croissantes. «Ce dont nous avons besoin, c'est de bâtir à l'intérieur de la globalisation un modèle de justice croissante.» a-t-il affirmé.


Quel modèle de société?
François Bayrou 2007

La Justice universelle ou légale, Ethique à Nicomaque, Livre V, chapitre 3 d'Aristote

«Nous appelons actions justes toutes celles qui tendent à produire ou à conserver le bonheur avec les éléments qui le composent, pour la communauté politique.»

Aristote écrit ensuite, dans le même chapitre

Et c'est pourquoi souvent  on considère la justice comme la plus parfaite des vertus, et ni l'étoile du soir, ni l'étoile du matin ne sont ainsi admirables

Puis, plus loin, il ajoute : 

[...] Et elle est vertu complète parce que l'homme en possession de cette vertu est capable d'en user aussi à l'égard des autres et non seulement pour lui-même. [...] 

 

mercredi, 10 octobre 2007

UDF-MoDem à 12,32% à Saint-Etienne

Résultats d'une cantonale partielle qui s'est récemment déroulée à Saint-Etienne. Denis Chambe, le candidat UDF-MoDem a fait légèrement mieux qu'aux législatives (+0.5%) mais il y a du boulot encore avant d'espérer détrôner le PS ou l'UMP :-( 

 

  • Denis Chambe (UDF-MoDem) 12,32 %

  • Charles Perrot (FN) 8,22 %

  • Jean-Jacques Rey (UMP) 35,27 %

  • Maurice Morel (Verts) 5,11 %

  • Marie-Odile Sasso (PS) 30,20 %

  • Marie-Hélène Thomas (PCF) 7,14 %

  • Bruno Clémentin (Parti pour la décroissance) 1,75 %

On aura, il faut le reconnaître, du mal à s'en sortir sans alliances et/ou accords. Il faut vraiment y réfléchir. Pour info, c'est le candidat UMP qui est finalement passé le 08 octobre, mais à 10 voix près. Qui a dit que cela ne servait à rien d'aller voter ? Il faut aussi savoir que le taux d'abstention au premier tour frisait les 80% ...

Apparemment, l'électorat MoDem s'est majoritairement reporté sur le candidat UMP.