Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 11 mai 2009

Kouchner le Faust derche ?

Décidément, Bernard Kouchner n'arrive pas à se faire à l'idée qu'il est désormais un ministre de Sarkozy et dans un gouvernement clairement UMP. Kouchner a des pudeurs de Faust qui désire coucher avec Gretchen quand cette dernière lui demande s'il croit en Dieu : « Nun sag was hast du mit der Socialitzen Religion ? » Bernard Faust répond à Gretchen par un silence gêné.

C'est que notre bon docteur Faust Kouchner ne veut pas assumer clairement son pacte avec Méphistotélès Nicolas Sarkozy. Dès lors qu'il s'est engagé avec l'UMP, il lui faut boire le calice jusqu'à la lie, et pas d'états d'âme. Quand venu de la gauche, on pactise avec l'UMP, c'est un aller simple que l'on prend, pas un aller-retour. Je trouve à cet égard très justifié de la part de plusieurs personnalités de l'UMP de s'étonner de l'absence de solidarité du bon docteur. Pour qui voudrait-il voter lors des élections européennes, de toutes façons ? Tout de même pas pour les Socialistes qui le honnissent, désormais ? Goethe disait de Faust que c'était un homme troublé par la passion qui peut obscurcir l'esprit. La soif de pouvoir ? de reconnaissance ? l'ambition ?

Ce qu'on te promet, tu peux en jouir entièrement; il ne t'en sera rien retenu. Ce n'est pas cependant si peu de chose que tu crois; mais une autre fois nous en reparlerons. Cependant je te prie et te reprie de me laisser partir cette fois-ci.

Méphistotélès dans le Cabinet d'Étude, Faust, Goethe

13:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : faust, kouchner, ump, sarkozy, europe |  Facebook | | |

vendredi, 09 novembre 2007

Méphistotélès répond à Jean-Louis Bourlanges

J'ai cru entendre que Jean-Louis Bourlanges avait récemment comparé François Bayrou à Méphistotélès. Pauvre Bayrou ! Alors il m'est revenu en mémoire une petite chanson du dit Méphistotélès dans le Faust de Goethe, que celui-ci chantonne dans la cave d'Auerbach à Leipzig...

Tableaux et paroles magiques, 

Par vos puissants enchantements,

Troublez leurs esprits et leurs sens !

Méphistotélès venait de montrer l'envers du décor à Siebel, Frosch, Altmayer et Brandel en transformant le vin qu'ils boivent à volonté en feu du purgatoire, brûlant ainsi Siebel et Altmeyer , aussi s'empresse-t-il de leur faire oublier cet épisode. Mais, il n'en reste pas là, et il continue sa chansonnette...

Maintenant, partons : c'est assez !

Source de vin, riche de vendange,

Illusions, disparaissez !...

C'est ainsi que l'enfer se venge. 

J'ai tout de même l'impression que Jean-Louis Bourlanges (pour lequel j'ai par ailleurs beaucoup d'affection) a la mémoire courte : Méphistotélès, c'est surtout et avant tout un illusionniste, et en matière d'illusionnisme, il y a un professionnel de la politique que je ne nommerai pas dont Jean-Louis Bourlanges semble avoir oublié l'existence. Vous confondez, cher Jean-Louis Bourlanges, nihilisme et réalisme : François Bayrou a le mérite non de nier tout mais plutôt de lever le voile d'apparences qui recouvre les réalités, et la victime de Méphistotélès, c'est vous, pas lui.

Je finirai en vous citant cette petite fable que la Sorcière déclame dans sa cuisine :

 Ami, crois à mon système,

Avec un, dix tu feras ;

Avec deux et trois de mêm,

Ainsi tu t'enrichiras.

Passe le quatrième,

Le cinquième et le sixième,

La sorcière l'a dit :

Le septième et le huitième

Réussiront de même...

C'est là que finit

L'oeuvre de la sorcière :

Si neuf est un,

Dix n'est aucun.

Voilà tout le mystère ! 

Alors que pensez-vous de ce mystère, cher Jean-Louis Bourlanges ? Et croyez-vous au système de la Sorcière? Moi, j'ai mon idée là-dessus, mais je pense que vous aurez sans doute aussi la vôtre...