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jeudi, 19 février 2009

Media Social MoDem : il est né le divin enfant !

Noël, Noël, comme on disait dans les campagnes au coeur du Moyen-âge, quand venait la perspective de bombance au milieu des disettes à répétition ! Le MoDem vient de se doter d'une plate-forme multimédia sur la Toile tout simplement hors-norme. http://www.lesdemocrates.fr/ offre ni plus ni moins tous les outils du web 2.0 ou presque : l'adhérent démocrate peut y ouvrir son blog (!!!), regarder la télévision, agréger ses propres articles sur son bureau virtuel ou, autre possibilité, consulter ceux qu'agrège le Modem sur ce site, soit qu'ils proviennent de la Toile, soit qu'ils proviennent de la Toile démocrate (deux flux différents), publier son propre article, repérer d'autres membres et/ou les géolocaliser, soutenir ou condamner des initiatives ou des projets dans la rubrique "points de vue", bref, je ne vais pas faire la liste de tout ce que peut faire l'adhérent démocrate, mais on peut d'ores et déjà dire que le MoDem tient son média social.

J'ajoute que c'est un phénomène unique en Europe pour un parti, et que, ce-faisant, le Mouvement Démocrate se place à la pointe de la modernité, méritant bien le surnom que lui ont donné un jour les jeunes démocrates. J'invite les lecteurs à lire l'article de Nicolas Voisin sur le sujet, et il le connaît bien, et pour cause, c'est l'un des concepteurs du projet.

Même cet âne de mry (à qui il faudrait apprendre l'orthographe, au demeurant : réelS - ce sont les travaux - et miS - pas T, ce n'est pas un passé simple  - mais bon, sur le fond, je trouve intéressant ce qu'il dit, sauf quand il parle de politique...) a reconnu que le site avait l'étoffe de ce qu'il voulait être ; c'est dire si nous allons défrayer la chronique sur la Toile avec ce petit bijou...

Je signale que Christophe Ginisty (également à l'origine du projet) sera présent aux côtés de François Bayrou le 25 février, à l'occasion de la conférence de presse que le Président du Modem donnera à cette occasion.

Enfin, je vous annonce la venue prochaine du blog multiblog (hé hé, vous en saurez bientôt plus) leseuropeens.fr imminemment. Il devrait être opérationnel le jeudi 26 février, et, chers lecteurs, vous y trouverez en l'état toute l'avancée de la réflexion des 16 groupes-projet-Europe du MoDem, publiée par les bons soins des animateurs, coordinateurs et administrateurs du blog multiblog. Je n'en dis pas plus, rendez-vous le 26 février...

jeudi, 13 novembre 2008

Jacques Courmontagne se présente au nom du Modem en Gironde

courmontagne.jpgPas facile de suivre l'actualité des législatives partielles, la presse ne l'évoque presque jamais hors la presse régionale. Jacques Courmontagne, Président du Directoire du fonds de garantie des assurances de personnes (en résumé, si vous avez un très gros problème et qu'il faut faire jouer votre assurance, c'est ce directoire et ce fonds auxquels s'adressera votre assurance), portera, haut, espérons-le, les couleurs oranges du  Mouvement Démocrate dans la 8ème circonscription de la Gironde.

Jacques Courmontagne, qui est aussi adhérent de Cap21, le mouvement de Corine Lepage, a un projet centré en priorité autour du développement durable. Voici, d'ailleurs, ce qu'il expose sur son blog à ce sujet. Entre autres, il y propose un projet global et concret, dont l’objectif est de mettre en œuvre progressivement et de manière pérenne le développement durable à l’échelle d’un territoire. Ce projet doit être porté par la collectivité et mené en concertation avec tous ses acteurs : élus, habitants, associations, entreprises, structures déconcentrées de l’Etat, réseaux de l’éducation.

Interrogé par le quotidien régional Sud-Ouest qui demandait à chaque candidat quelle serait sa priorité sur la circonscription, voici ce qu'il a répondu :

La première, c'est une intercommunalité unique. Je ne suis pas le seul à la souhaiter, mais il faut vraiment la faire, en débordant les intérêts privés des dirigeants de chaque commune qui ont donné, jusqu'à présent, ce tissu d'intercommunalités auquel le citoyen ne comprend rien. Réagir aussi contre la spéculation foncière autour du bassin d'Arcachon, et trouver des remèdes à cet échange des populations, ceux qui viennent s'installer et ceux qui ne peuvent plus y vivre. Je rêve aussi d'être un juge arbitre entre les pouvoirs locaux, le Conseil général et le Conseil régional qui sont à gauche, et la plupart des communes qui sont à droite, cause de blocages sur des choses importantes. Mais également oeuvrer pour le développement durable à la croisée de l'économie, l'environnement et les hommes, développer les nouvelles techniques de l'agriculture, poursuivre la pression pour protéger les ostréiculteurs ou encore développer un transport sur le territoire.

Il précise également ses priorités pour le bassin sur son blog :

- Maintenir la pression sur les problèmes ostréicoles non traités dans le passé.
- Étendre les réseaux de transports non seulement autour de bassin, mais en liaison avec ceux de l’ agglomération bordelaise pour une meilleure économie du pouvoir d’achat et de l’ environnement.
- Bien sûr penser environnement à chacune de nos décisions, et particulièrement aux équilibres démographiques et la construction, dans un schéma de cohérence territoriale consenti par tous et pas seulement par les majorités en place.

Enfin, Le candidat démocrate résume ses vues et la vision de sa fonction s'il est élu député sur sa profession de foi.

Jacques Courmontagne fait partie de l'opposition sur la presqu'île de Lege Cap-Ferret.

Rappelons aussi que Jacques Courmontagne est spécialiste des risques engendrés par la Crise et notamment ceux encourus par les épargnants. Aussi, le 07 octobre dernier, il avait répondu aux questions des internautes lors d'un chat organisé par le quotidien les Echos. L'avantage d'un député comme ce dernier, c'est qu'au moins, s'il est élu, et qu'il faut prendre des décisions en rapport avec l'épargne et la crise, lui, au moins, saura de quoi il parle...Un atout indéniable en temps de crise !

Le premier tour de l'élection législative aura lieu le dimanche 23 novembre, et le second tour, le dimanche 30 novembre.

 

 

 

lundi, 10 novembre 2008

Franck Noël (MoDem) possible député de Reims ?

FranckNoel.jpg

Franck Noël a décidé de se présenter à la députation les 7 et 11 décembre 2008 sous les couleurs du Mouvement Démocrate. J'ai bien aimé la conclusion de sa profession de foi, car en faisant de l'homme le centre de toutes choses, Franck Noël établit une filiation avec l'esprit de la Renaissance et donc l'idéal humaniste. J'aurai l'occasion dans d'autres billets de revenir sur son action de terrain à Reims et sur les problématiques de la circonscription de vote.

Voici ce qu'il déclarait le 17 octobre dernier sur son site :


Abandonnant les Rémois pour New York, la démission du député UMP a pour conséquence de demander aux électeurs de retourner aux urnes. Cette élection partielle coûtera 107.000€ aux contribuables rémois. Bien que nous ne connaissions pas encore la date de cette élection (officieusement les 7 et 14 décembre sont évoqués), je vous fais part de ma candidature à la députation.

Pourquoi suis-je candidat ? Militant politique et associatif, fidèle à mes convictions centristes placées sous le signe de l’engagement et de l’humanisme, mon expérience d’Adjoint au Maire de Reims chargé de la Jeunesse m’autorise aujourd’hui à défendre un bilan. Elu local, j’ai initié le projet des Maisons de quartiers, administré la Cartonnerie dès sa création, développé Reims Vital’Ado, mis en place le forum job rémois en tant que Président du Centre Régional d’Information Jeunesse, etc. Enfin, mon positionnement entre un candidat UMP introuvable et un candidat très socialiste, qui n’a pas hésité à augmenter ses indemnités de 36% (et les impôts locaux de 114€ par ménage) me fait dire que l’heure du Centre a enfin sonné !!

Quel genre de député serai-je ? Un député à temps plein engagé à l’Assemblée Nationale et sur le terrain. Un député qui n’appartient pas un clan, capable de voter les textes qui vont dans le bon sens (plan de sauvetage des banques…) et de ne pas voter ceux qui ne sont pas justes (ficher EDVIGE) ; et qui se battra pour moraliser la politique et le monde économique dans une période où les français sont de plus en plus confrontés à des difficultés de logement, de pouvoir d’achat, d’emploi…

En un mot : je serai un député de terrain qui, à votre écoute, soutiendra tous les textes qui replacent l’Homme au « centre » de toute chose.

dimanche, 26 octobre 2008

Abdoulatifou ALY sceptique sur le prochain budget

Aly081020-240.jpgAbdoulatifou ALY, député de Mayotte, est intervenu dans la discussion générale sur le projet de loi de finances 2009 (première partie) au nom des députés du Mouvement Démocrate...

Monsieur le Président,
Madame la Ministre,
Monsieur le Ministre,
Mes chers Collègues,

Permettez-moi d’abord d’associer à mon intervention mes collègues du Mouvement Démocrate François BAYROU et Jean LASSALLE.

Notre débat sur le projet de loi de finances pour 2009 intervient dans un contexte bien précis :

* C’est la deuxième loi de finances de cette législature ; c’est donc, Madame et Monsieur les Ministres, votre deuxième budget, celui où vos choix politiques commencent à s’inscrire dans la réalité.
* Ce budget s’inscrit, pour la première fois, dans la démarche pluriannuelle prévue par la réforme constitutionnelle et dont nous saluons le principe, source d’une meilleure lisibilité.
* Il se situe, enfin et surtout, à un moment de notre histoire économique où, selon les dires de Monsieur le Premier Ministre, « le monde est au bord du gouffre ».


Ces éléments étant posés, nous avons trois grandes observations à faire sur la première partie relative aux recettes de ce projet de budget :

1. Votre hypothèse de croissance n’est pas réaliste

Je le disais, et chacun le sait : nous sommes entrés dans la crise.

Nous reconnaissons volontiers le bien-fondé de l’action du Président de la République et du gouvernement en la matière ; ce qui nous a amené à appuyer le plan de soutien aux banques, même si nous aurions souhaité une dimension européenne encore plus forte.

Il n’en reste pas moins que votre projet de budget est, passez-moi l’expression, construit sur du sable : une hypothèse de croissance dont tous les experts économiques s’accordent à dire qu’elle ne sera pas au rendez-vous. Vous prévoyez 1% lorsque les experts prévoient 0,5 %… au mieux ! La question de la sincérité de ce budget est donc posée.

2. Cet irréalisme a une conséquence : la sous-évaluation du déficit

En effet, le différentiel entre votre prévision et la réalité qui se dessine a pour résultat une surévaluation des rentrées fiscales d’au moins 5 à 10 milliards d’euros ; ce qui amènera le déficit entre 55 et 60 milliards d’euros en 2009. Nous allons donc entrer dans la zone rouge des critères européens et approcher voire dépasser les 3%.

Il n’est pas inutile de rappeler ici le partage des responsabilités entre l’ensemble des gouvernements qui se sont succédés depuis le dernier budget voté en équilibre, en  1980. Hélas, vous n’allez pas échapper à cette fatalité.

3. Dans ce contexte, vos choix fiscaux sont d’autant plus critiquables


Vous le savez : nous avons exprimé notre désaccord avec votre choix du « paquet fiscal ». Vous soulignez aujourd’hui, pour la regretter, la faiblesse de vos marges de manœuvre. Mais vous les avez vous-même anéanties en faisant le choix d’accorder prioritairement 17 milliards d’euros par an à une catégorie très limitée de nos concitoyens alors qu’il aurait fallu tourner ces crédits vers l’emploi. Vous avez donc commis, selon nous, une erreur économique, doublée d’une erreur sociale.

Permettez à un parlementaire d’outre-mer, permettez au député de Mayotte, porte-parole d’une France lointaine mais viscéralement attachée à notre triptyque républicain, d’insister sur ce point : l’égalité républicaine, et notamment l’égalité devant l’impôt, la justice sociale, la justice fiscale, le sentiment que les efforts sont partagés équitablement sont des conditions absolues de la confiance de nos concitoyens vis-à-vis de leurs gouvernants, surtout en période de crise.

Permettez-moi d’ailleurs, toujours en qualité de député de Mayotte, de souligner que cette année 2009 sera l’année d’un choix crucial pour l’avenir de ce territoire. En mars, nos compatriotes mahorais devront se prononcer sur leur avenir institutionnel et la transformation de Mayotte en un département, en un VRAI département, garant de cette égalité républicaine dont je parlais à l’instant. Je vous donne donc rendez-vous dans un an pour la discussion budgétaire d’une France qui, nous l’espérons, comptera alors dans ses rangs un 101e département.

D’ici là, et pour conclure, nous serons attentifs à ce débat budgétaire pour 2009 et nous ferons des trois éléments que j’ai soulignés (prévision de croissance, déficit et justice fiscale) des critères déterminants de notre position au moment du vote.

vendredi, 26 septembre 2008

Le Bonheur des peuples

Trop tentant, je relève cette saillie mordante de François Bayrou à propos de Nicolas Sarkozy...

« Si le bohneur des peuples se mesurait à la somme des promesses qu'on leur fait, qu'est-ce que les peuples seraient heureux!»

Parce que bon, la réalité, la voilà, telle qu'il l'expose :

« faute de marge de manoeuvre, toutes ces promesses déboucheront sur des désillusions. [...]Le discours qu'on appelle volontariste se heurtera naturellement aux réalités.[...] La vérité que tout le monde découvrira, c'est que depuis 18 mois, au lieu de constituer des marges de manoeuvre, on a laissé filer le déficit qui est aujourd'hui supérieur de 25% à ce qui avait été prévu.»

dimanche, 14 septembre 2008

Démocratie en Amérique : tyrannie de la majorité

Je n'avais plus repris ma Démocratie en Amérique depuis le 07 juin dernier. Il était grand temps que je m'y remette !!! Je viens donc de m'arrêter sur le paragraphe du chapitre 2 de la deuxième partie du tome I. Ce chapitre traite de l'omnipotence de la majorité et de ses effets...

En voici un extrait fort pertinent :

« Je regarde comme impie et détestable cette maxime, qu'en matière de gouver­nement la majorité d'un peuple a le droit de tout faire, et pourtant je place dans les volontés de la majorité l'origine de tous les pouvoirs. Suis-je en contradiction avec moi-même ?

Il existe une loi générale qui a été faite ou du moins adoptée, non pas seulement par la majorité de tel ou tel peuple, mais par la majorité de tous les hommes. Cette loi, c'est la justice.

La justice forme donc la borne du droit de chaque peuple.

Une nation est comme un jury chargé de représenter la société universelle et d'appli­quer la justice qui est sa loi. Le jury, qui représente la société, doit-il avoir plus de puissance que la société elle-même dont il applique les lois ?

Quand donc je refuse d'obéir à une loi injuste, je ne dénie point à la majorité le droit de commander; j'en appelle seulement de la souveraineté du peuple, à la souve­raineté du genre humain.

Il y a des gens qui n'ont pas craint de dire qu'un peuple, dans les objets qui n'intéres­saient que lui-même, ne pouvait sortir entièrement des limites de la justice et de la raison, et qu'ainsi on ne devait pas craindre de donner tout pouvoir à la majorité qui le représente. Mais c'est là un langage d'esclave.

Qu'est-ce donc qu'une majorité prise collectivement, sinon un individu qui a des opinions et le plus souvent des intérêts contraires à un autre individu qu'on nomme la minorité ? Or, si vous admettez qu'un homme revêtu de la toute-puissance peut en abuser contre ses adversaires, pourquoi n'admettez-vous pas la même chose pour une majorité ? Les hommes, en se réunissant, ont-ils changé de caractère ? Sont-ils deve­nus plus patients dans les obstacles en devenant plus forts 1 ? Pour moi, je ne saurais le croire; et le pouvoir de tout faire, que je refuse à un seul de mes semblables, je ne l'accorderai jamais à plusieurs.»

C'est tellement juste et bien dit que je vois pas quel commentaire ajouter...Je dois tout de même préciser que dans les crochets, Tocqueville a ajouté qu'il n'était pas pour autant favorable à un mélange des genres, et je le cite :

«Le gouvernement qu'on appelle mixte m'a toujours semblé une chimère. Il n'y a pas, à vrai dire, de gouvernement mixte (dans le sens qu'on donne à ce mot), parce que, dans chaque société, on finit par découvrir un principe d'action qui domine tous les autres.»

Ce n'est pas faux : en somme, si je comprends clairement ce qu'il entend par là, en cas de grande coalition, il y a forcément une ligne directrice qui l'emporte sur l'autre...Cette affirmation ne doit pas être ignorée, parce qu'elle bat en brèche l'idée des grandes coalitions, comme on a pu le voir récemment en Allemagne, par exemple. Or, c'était aussi une idée de François Bayrou lors des présidentielles. En même temps, Bayrou n'appelait pas forcément opposition et majorité à travailler ensemble, mais notait que les lignes de fracture aujourd'hui n'étaient plus les mêmes que par le passé, et même que certaines étaient factices. A cet égard, sa pratique n'est donc pas forcément en contradiction avec l'analyse de Tocqueville sur ce sujet.

En réalité, ce que Tocqueville veut dire,  c'est qu'une coalition entre majorité et minorité n'est pas une garantie de respect de la justice et du droit. d'où l'affirmation suivante :

« Je pense donc qu'il faut toujours placer quelque part un pouvoir social supérieur à tous les autres, mais je crois la liberté en péril lorsque ce pouvoir ne trouve devant lui aucun obstacle qui puisse retenir sa marche et lui donner le temps de se modérer lui-même. »

Je fais même les miennes les interrogations de Tocqueville dans la suite du chapitre :

«Lorsqu'un homme ou un parti souffre d'une injustice aux États-Unis, à qui voulez-vous qu'il s'adresse ? À l'opinion publique ? c'est elle qui forme la majorité; au corps législatif ? il représente la majorité et lui obéit aveuglément; au pouvoir exécutif ? il est nommé par la majorité et lui sert d'instrument passif; à la force publique ? la force publique n'est autre chose que la majorité sous les armes; au jury ? le jury, c'est la majorité revêtue du droit de prononcer des arrêts: les juges eux-mêmes, dans certains États, sont élus par la majorité. Quelque inique ou déraisonnable que soit la mesure qui vous frappe, il faut donc vous y soumettre.»

C'est parce que je partage cette vue que je m'inquiète quand un parti me semble contrôler tous les leviers de l'Etat. Mais c'est encore bien plus pernicieux quand c'est un establishment dont le pouvoir ne prend pas le visage clair de victoires électorales, ou, non moins trompeur, un oligoôle de fait se partage le pouvoir en alternance, comme peuvent le faire le PS et l'UMP à tour de rôle.

«Supposez, au contraire, un corps législatif composé de telle maniè­re qu'il repré­sente la majorité, sans être nécessairement l'esclave de ses passions; un pouvoir exécu­­tif qui ait une force qui lui soit propre, et une puissance judiciaire indé­pen­dante des deux autres pouvoirs; vous aurez encore un gouvernement démocrati­que, mais il n'y aura presque plus de chances pour la tyrannie».

Pauvre Tocqueville...s'il avait entendu les cris d'orfraie des Socialistes contre Lang lors de la révision constitutionnelle...ou encore les pressions sarkozystes contre les députés UMP tentés par la fronde...Rares sont les députés qui votent entièrement en leur âme et conscience.C'est, me semble-t-il, cette manière de fonctionner que Bayrou revendique, et la Nouvelle UDF puis le MoDem ont largement ouvert, par la pratique de la première et par l'inscription de la liberté de vote dans les statuts du second, la voie à une telle conception de la démocratie. Ailleurs, on en est très loin...

 

 

lundi, 25 août 2008

Le MoDem n'admet pas la remise en cause de la loi SRU

vanlerenberghe.jpgDans un communiqué de presse à l'AFP, Jean-Marie Vanlerenberghe, vice-président du Mouvement Démocrate et sénateur-Maire d'Arras, dénonce la remise en cause de la loi dite "SRU" . "Le Mouvement démocrate s'oppose au projet de loi présenté cette semaine en conseil des ministres par Madame Christine Boutin, ministre du logement. Le Mouvement démocrate n'accepte pas la remise en cause de la loi Solidarité et Renouvellement Urbain (dite « loi SRU ») qui impose aux communes de plus de 3 500 habitants d'offrir au moins 20% de logements locatif sociaux....

...
Le projet de loi prévoit de comptabiliser dans ce quota l’accession à la propriété, via notamment la « maison à 15 euros ». Cédant à la pression de certains élus, Madame Boutin revient ainsi sur ses déclarations antérieures.

Le Mouvement démocrate s’y oppose résolument. Notre pays a besoin de construire de plus en plus de logements aidés pour répondre aux difficultés des ménages. L’accession sociale à la propriété ne doit pas se substituer à la construction de logements locatifs sociaux, tant que des centaines de milliers de demandes resteront en attente.

Le Mouvement démocrate demande le maintien du quota des 20% de la loi SRU.

dimanche, 10 février 2008

François Bayrou en appelle aux Reconstructeurs

La convention municipale du Mouvement démocrate a été l'occasion, pendant toute la matinée du dimanche 10 février, de mettre en exergue le renouvellement des générations et la grande diversité qui caractérise les candidats du MoDem aux élections municipales. Les nombreuses prises de parôles de candidats et de responsables politiques se sont succédées, confortant les valeurs du Mouvement Démocrate et le projet commun porté lors des prochaines élections. François Bayrou a clos cette Convention par un discours au cours duquel il a rappelé la double "révolution" du Mouvement démocrate réaffirmant d'une part que"les élections sont des élections locales" tout en rappelant que " nous sommes favorables aux majorités d'idées". Le président du Mouvement démocrate a ainsi affirmé : "Dans une commune, dans un quartier, que l'on puisse en être encore à croire qu'il faut tout le pouvoir aux uns et rien aux autres, tout le pouvoir à la gauche, rien à la droite, ou tout le pouvoir à la droite et rien à la gauche, c'est débile, c'est se comporter collectivement comme des imbéciles" ajoutant " Nous portons donc ces deux révolutions : nous voulons que ces élections locales se jouent sur des enjeux locaux ! Et pour la vie locale, nous voulons du pluralisme, parce que nous considérons que les citoyens ont un droit égal à être représentés, même s'ils ne sont pas majoritaires, dans la gestion de la vie locale. Et donc nous défendons des majorités d'idées."

 

 

Mais l'analyse du président du Mouvement démocrate a également porté sur des temps plus longs : "Le temps viendra donc, assez vite je le crains, où la question sera celle de la reconstruction d’un projet national.  La question sera celle de la mobilisation de la volonté du pays, et de la direction à prendre. Si je ne me trompe pas, il faudra une alliance des démocrates et des républicains, une alliance des reconstructeurs."

Ce temps de la reconstruction comportera plusieurs défis pour François Bayrou : "regarder en face la question des finances publiques" mais également "réconcilier les Français avec les deux piliers de son avenir, l’école et l’entreprise. Il faudra qu’elles le fassent pour que l’État retrouve la sérénité et devienne créateur de confiance."
La manière de conduire la réforme est aussi en question : " inventer une méthode de réforme crédible, moins agitée, qui intervienne sur les sujets clés et sur eux seulement, en choisissant de ne pas déstabiliser la société française, et en agissant activement pour qu’elle adapte ses qualités et qu’elle corrige ses blocages."
Bien entendu, la question de nos institutions est cruciale pour François Bayrou qui a notamment estimé : "ce sont les institutions de la cinquième République elles-mêmes qui se trouveront en cause !" Évoquant longuement la question de la construction européenne à travers sa crise d'inspiration et la signature du traité de Lisbonne, François Bayrou a par ailleurs conduit la réflexion en direction de la crise financière que nous traversons : " le monde financier, bien entendu nécessaire, a dérapé parce qu’il n’existe pas de régulation raisonnable en face de ses excès."

lundi, 24 décembre 2007

L'origine de Noël

9a27ada99ad898825c91e6340956dce2.jpgLe saviez-vous ? Noël que l'on assimime généralement à la naissance de Jésus de Nazareth n'a en fait absolument aucun rapport avec cet évènement. En réalité, Noël vient du breton, no'il ; no'il signifie le nouveau soleil en breton. J'ai longtemps cru que le mot venait directement du grec ancien car on y trouve les deux mots néo (νέος), contracté souvent en no et helios (ἥλιος) dans lesquels on reconnaît bien no et el.

En fait, le breton et le grec ancien étant deux langues indo-européennes, leur source est commune, d'où une parenté si apparente. 

J'imagine bien la terreur des primitifs quand il constatait que petit à petit, le soleil se faisait de moins en moins présent : peut-être s'imaginaient-ils que le soleil allait disparaître à jamais, alors ils se carraient tous au coin d'un feu, bien serrés les uns contre les autres, rêvant de jours meilleurs. Et puis, un jour, paf, ils s'apercevaient que le soleil les avait accompagnés plus longuement, et un espoir renaissait. C'était un nouveau soleil qui ressuscitait de ses cendres encore incandescentes.  Alors ils faisaient la fête, parce qu'avec le temps, ils cesseraient de crever de froid, et les plantes se remettraient à pousser, même si cela allait prendre du temps. Et voilà. On fête ça encore de nos jours...

Magnifique, ce soleil incandescent, non ? Sa belle couleur orange ne vous rappelle-t-elle pas quelque chose, à ce sujet :-) Allez, je vous donne un indice : il y a un rapport avec la politique...

vendredi, 30 novembre 2007

Adoption de la résolution du Congrès extraordinaire de l'UDF

La résolution finale du Congrès extraordinaire de l'UDF a été amendée au cours de la séance plénière du Congrès, pour se présenter dans la rédaction suivante : "L’UDF, formation politique au titre de l’article 4 de la Constitution, est membre fondateur du Mouvement Démocrate auquel elle adhère pour une période transitoire de trois ans, en tant que personne morale. A dater du 1er décembre 2007, tout adhérent de l’UDF est adhérent du Mouvement Démocrate. L’UDF délègue aux instances du Mouvement Démocrate la responsabilité de l’action et de l’expression communes. Les autres instances nationales et locales de l’UDF s’intègrent aux instances correspondantes du Mouvement Démocrate. Pendant cette période transitoire, les intérêts juridiques, matériels et moraux (les idées et les valeurs) de l’UDF seront garantis et administrés par un bureau de vingt à trente membres désignés par le Congrès, sur proposition du Président dont le mandat est prorogé. Le texte final a été adopté, selon la phrase même de François Bayrou à "une grande majorité", 36 voix contre et 8 absentions sur environ 1500 votants.