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lundi, 01 mars 2010

La France entre le Soleil et l'atome...

Je prends connaissance, via Rumeur publique sur Twitter d'un communiqué commun des professionnels de l'énergie solaire. En France, les tarifs auxquels l'électricité produite par des indépendants est achetée par EDF sont fixés par l'État, et en particulier le Ministère de l'écologie, de l'économie et du développement durable. Or, en substance, si les tarifs sont arrêtés pour les petits producteurs, il en va tout autrement pour les gros producteurs qui ne se voient aucun prix garanti. Or, en ce qui concerne le solaire, il faut de gros investissements pour une grosse unité de production. Ces derniers ont besoin, comme tous les entrepreneurs en phase d'investissement, de pouvoir se projeter un minimum en avant pour prendre le risque d'investir dans de l'équipement fort onéreux.

Pour que la crédibilité même de la parole de l’État ne puisse pas être mise en cause, il convient a minima que les projets qui étaient à un stade significatif d’engagement réel à la date de publication du nouvel arrêté, soit le 12 janvier 2010, puissent bénéficier des tarifs sur lesquels leur équilibre financier était bâti, faute de quoi de nombreux opérateurs sérieux et de bonne foi risquent de mettre la clé sous la porte.

Pour l’avenir, l’approche pragmatique consistant à introduire une différence de traitement en fonction de la taille des projets mérite d’être soulignée car elle signe la prise en compte d’une réalité bien connue des professionnels : entre une installation de quelques dizaines ou centaines de mètres carrés (quelques kW à quelques dizaines de kW) et un système de plusieurs dizaines, voire centaines, de milliers de mètres carrés (quelques MW à dizaines de MW), les coûts ne sont pas les mêmes.
Les tarifs d’achat ne variant pas en fonction de la puissance, la taille des projets est un critère déterminant de leur rentabilité, même si ce n’est pas le seul. Ce constat étant fait, et la volonté affichée étant d’optimiser le mécanisme des tarifs d’achat pour, entre autres, préserver le pouvoir d’achat des Français tout en soutenant efficacement la filière photovoltaïque, il serait logique que l’arrêté tarifaire rectificatif introduise pour le proche avenir une dégressivité des tarifs en fonction de seuils de puissance, comme cela avait été proposé par nos organisations lors des négociations du printemps 2009.
Au total, tirant les leçons de l’expérience douloureuse qui vient d’avoir lieu, les objectifs du futur nouvel arrêté doivent être d’abord de ne pas anéantir les investissements effectués depuis parfois plusieurs années par les porteurs de projets sérieux, ensuite de garantir un niveau de rentabilité correct à toutes les typologies et toutes les tailles de systèmes photovoltaïques, y compris ceux posés sur bâti et non intégrés qui représentent un potentiel considérable pour un coût réduit, qui plus est sans risque de conflit d’usage des sols, et enfin d’assurer une bonne visibilité tarifaire aux acteurs de la filière, nécessaire pour leur permettre d’investir sereinement pour développer des solutions performantes
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Cela me paraît clair. On est, en France, dans un système totalement opaque : on ne peut même pas tenter d'anticiper le marché, parce que le marché n'est pas libre ; les producteurs d'énergie dépendent de l'arbitraire du pouvoir politique et de celui d'EDF qui est en situation de quasi-monopole. Comme l'observe 4E dans le même panier, les marchés sont de moins en moins transparents.

En apparence, le photovoltaïque pourrait sembler plus coûteux que le nucléaire et l'on pourrait juger indu ce qui s'apparente à des subventions. La réalité est autre : jamais, dans ses coûts d'exploitation, EDF ne prend en compte la gestion des centrales nucléaires qui seront arrivées à terme et/ou même leur frais de remplacement.

Ce ne sont pas seulement les marchés et les prix qui ne sont pas transparents, mais aussi les coûts. Il faut dire qu'EDF dispose d'un avantage inappréciable sur les marchés financiers : impossible de réaliser une OPA hostile sur son capital, il est détenu à plus de 85% par l'État français.

A vrai dire, bien que penchant sur le libéralisme, je suis très réservé sur l'opportunité de libéraliser un secteur aussi stratégique que celui de la fourniture d'électricité. Que se passerait-il si la seule rentabilité immédiate devenait l'unique critère de distribution d'électricité ? Imagine-t-on des villages coupés du monde, faute de fourniture en énergie, parce que pas rentables ?

Toutefois, sur ce dernier point, on pourrait imaginer que cela soit l'occasion pour de petites unités de production, voire de simples individus, de devenir fournisseur de petites communautés. Mais nul doute alors, que cela générerait de fortes disparités dans les prix de l'électricité, d'une localisation géographique à une autre... In fine, il semble, dans de semblables circonstances, que ce soit la TPE productrice d'énergie qui soit la plus souple, dans un tel contexte : idéalement, il faudrait mettre au point des unités démontables pour s'adapter aux aléas de la consommation et du marché.

13:43 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : électricité, soleil, atome |  Facebook | | |

jeudi, 25 décembre 2008

Noël en France

Marrant la fête de Noël en France, quand j'y pense. La France est la fille aînée de l'Église catholique, et, à chaque jour de naissance de la figure emblématique de cette Église, elle célèbre joyeusement la renaissance du soleil, c'est à dire une pratique païenne issue du fin fond des âges. En effet, Noël vient du breton No'Il, le nouveau soleil. J'ai longtemps cru que cela venait directement du grec, d'ailleurs, parce qu'en grec, nouveau se dit néo, et le soleil, Hélios. Donc, néo + Hel, cela donnait facilement noël. En fait, c'est qu'il y a une parenté très forte entre le Breton, qui est une langue indo-européenne (groupe celtique) et le grec ancien (langue indo-européenne aussi).

Amusant quand on songe que les pays anglophones fêtent bien Christmas, et que de nombreux pays latins fêtent eux Nadal ou Natal du "natalis" latin. En effet, en latin, le jour de la naissance de Jésus c'est LE Jour de la Naissance : Dies Natalis.

Bon, eh bien nous, non, on fête le Soleil, en France. Dans aucune autre langue on ne fête ainsi le soleil, à ma connaissance, à cette période de l'année. Et quand on retrouve un "noyé" ou "nové" ou "noé" et cetera, ce n'est qu'une imitation du Noël français. Tenez, par exemple, demandez à notre bon Leroy-Morin ce qu'il en pense : je suis sûr qu'il nous gratifiera de la joviale formule Tahitienne de Noël, ia orana e te noera !

09:19 Publié dans Insolite | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : noël, breton, soleil |  Facebook | | |

jeudi, 08 mai 2008

Fondation de l'Etat d'Israël entre Lune et Soleil...

Nom d'une Sabra ! Pour réussir à trouver la date de proclamation de l'Etat d'Israël, mieux ne vaut pas compter ni sur les médias français, ni sur la Toile francophone, wikipedia compris (EDIT du 08 mai 2008 à 15h15 : je suis bon pour une nouvelle paire de lunettes à usage des bigleux : la date figure en clair sur la boîte de droite. Quel âne, je suis !). Il a fallu que j'aille sur le wikipedia anglophone pour trouver : c'est le 14 mai 1948, un jour avant la fin du mandat britannique en Palestine qu'a été proclamé l'Etat d'Israël.

Il y a un truc qui m'agace : quand on cherche Israël sur google, on trouve ce lien : http://fr.wikipedia.org/wiki/Palestine_(cisjordanienne_juive)

Il faut chercher directement dans fr.wikipedia pour tomber sur le lien intitulé http://fr.wikipedia.org/wiki/Israel

ça sent la magouille à plein nez. Je suis à peu près certain que ce n'est pas le fruit du hasard. Ils devraient faire du ménage à wikipedia avec leurs pages, et il y a un gros malin qui a réussi à faire joujou avec les algorythmes de google. Faut dire aussi que le site de l'Ambassade d'Israël en France est nul également : pas la moindre organisation chronologique, pas moyen de trouver des éléments historiques dans l'ordre, une url à coucher dehors, et des menus parasites en anglais partout. 

Bref, à refaire complètement, on ne risque pas de trouver de l'info sur Israël là-bas... 

Après avoir cherché, j'ai trouvé en tout petit minuscule les dates de Jour de l'Indépendance et du Souvenir, et là, un temps, je n'ai pas capté : ils disent 7 et 8 mai 2008 ! M... alors, c'est le 14 mai oui ou non ?

Coup de pot, j'avais oublié que j'étais un individu intellectuellement brillant et vif, et je me suis tout d'un coup souvenu que le calendrier hébreu n'était pas solaire. Du coup, le jour de l'Indépendance, par rapport au calendrier grégorien, il ne tombe pas à date fixe chaque année. En 1948, c'était le 14 mai, en 2008, c'est le 08 mai.

Là, je ne regrette pas d'avoir étudié le latin, et notamment Numa Pompilius avec ses réformes calendaires : comme j'ai traduit le texte de Tite-Live, je sais qu'il en a ch... un maximum, ce pauvre Numa, pour réussir à coller un calendrier lunaire sur une année solaire, notamment en ajoutant des mois intercalaires. Mais comme ça f...ait la grouille tout le temps, notamment dans l'organisation des élections, à peu près 700 ans plus tard, Jules César est passé au calendier solaire . Normal, comme il avait confisqué tous les pouvoirs, on n'avait plus besoin d'élections, et donc, pas la peine de conserver des mois intercalaires pour les traffiquer, ce que Jules avait pu faire, puisqu'il s'était d'abord fait nommer Grand Pontife à vie : or, c'était le Grand Pontife qui fixait le calendirer, jours fastes et néfastes et cetera...

Bon, en tout cas, cette année, c'est le 08 mai , l'anniversaire de l'Indépendance d'Israël : on appelle cela le Yom Haatsmaout. 

Du coup, autre réflexion, j'ai compris que Yom signifiait jour, parce que je sais que Yom Kippour signifie le jour du Kippour. Je tiens une de ces formes, moi, en ce moment... 

mardi, 25 décembre 2007

Noël, Hélios et nos impôts...

Eh bien puisque je le disais hier, Noël est la fête du Nouveau Soleil, je choisis ce morceau d'un tableau de Jan Brueghel (l'inconvénient, c'est qu'avec tous les Jan Brueghel, je ne me souviens plus lequel exactement, et de surcroît, pas davantage du nom du tableau). Bon, allez, je me lance, je crois tout de même que c'est le I, c'est à dire Brueghel l'Ancien dit de Velours, mais c'est incertain. Pire, cela pourrait être Pierre, son frère aîné !

5c2a679e4e28eaf5353d0eb6ff8fdad6.jpg Le comble, c'est que ce que l'on voit ici, sur ce blog, c'est une toute petite partie de la peinture qui se situe en bas à droite du tableau. Mais cette minuscule partie, je la trouve fascinante, et je trouve qu'elle évoque très bien pour moi la venue d'un soleil nouveau.

En principe, dans ce tableau, il parcourt l'Océan, donc la nuit, et se dirige vers l'Orient, préparant l'avènement d'un nouveau jour. 

Bon, si un oeil expert pour ne pas dire érudit peut me retrouver l'oeuvre exacte...

Cela mis à part, j'espère que mes lecteurs ont réveillonné à souhait. 

Dans la mythologie grecque, Hélios  est le dieu du soleil. Son rôle principal est de dévoiler tout ce qui se passe sur terre.

Cela me fait bien rigoler, parce qu'il y a un autre Hélios, mais celui-là, il va peut-être moins plaire aux lecteurs : figurez-vous, chers lecteurs, que Bercy nous a concocté un magnifique programme informatique : en fait, ce n'est pas si nouveau, mais il termine son échelonnement pour 2008. C'est un programme qui vise à refondre les applications informatiques de la gestion du secteur public local en une application unique.

 

A votre, avis, pourquoi ils l'ont appelé Hélios ? Je vous laisse chercher , chers ecteurs, je vous ai mis sur la piste... Tenez, si vous voulez tout savoir sur Hélios, rendez-vous sur cette page du Ministère de l'économie et des finances...

lundi, 24 décembre 2007

L'origine de Noël

9a27ada99ad898825c91e6340956dce2.jpgLe saviez-vous ? Noël que l'on assimime généralement à la naissance de Jésus de Nazareth n'a en fait absolument aucun rapport avec cet évènement. En réalité, Noël vient du breton, no'il ; no'il signifie le nouveau soleil en breton. J'ai longtemps cru que le mot venait directement du grec ancien car on y trouve les deux mots néo (νέος), contracté souvent en no et helios (ἥλιος) dans lesquels on reconnaît bien no et el.

En fait, le breton et le grec ancien étant deux langues indo-européennes, leur source est commune, d'où une parenté si apparente. 

J'imagine bien la terreur des primitifs quand il constatait que petit à petit, le soleil se faisait de moins en moins présent : peut-être s'imaginaient-ils que le soleil allait disparaître à jamais, alors ils se carraient tous au coin d'un feu, bien serrés les uns contre les autres, rêvant de jours meilleurs. Et puis, un jour, paf, ils s'apercevaient que le soleil les avait accompagnés plus longuement, et un espoir renaissait. C'était un nouveau soleil qui ressuscitait de ses cendres encore incandescentes.  Alors ils faisaient la fête, parce qu'avec le temps, ils cesseraient de crever de froid, et les plantes se remettraient à pousser, même si cela allait prendre du temps. Et voilà. On fête ça encore de nos jours...

Magnifique, ce soleil incandescent, non ? Sa belle couleur orange ne vous rappelle-t-elle pas quelque chose, à ce sujet :-) Allez, je vous donne un indice : il y a un rapport avec la politique...