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vendredi, 03 décembre 2010

Fallait être correct avec Rachida.

Le type qui a envoyé des mails graveleux et insistants à Rachida Dati, à la suite de son fameux lapsus, s'est fait arrêter manu militari au pied du lit, on le savait déjà. Son procès débute.

Certains ont jugé l'intervention trop rigoureuse. Moi, je pense que c'est bien fait pour sa gueule. C'est toujours une facilité, quand il s'agit d'une femme, en politique, de faire des commentaires salaces. 

Le gars a fait le lourd et le malin. Il s'est senti tout-puissant. Le comble, c'est qu'il continue à minimiser et renvoie l'histoire à une blague de potache. Une campagne contre le viol est en cours, j'en ai parlé en évoquant le sort des adolescentes. Cela commence avec ces comportements-là, que l'on ne s'y trompe pas.

Je pense que contre les cons qui manquent de respect aux femmes, il faut taper dans le tas, et fort. Il n'y a que cela qui marche. Et moins l'individu reconnaît ses torts, plus fort il faut y aller au gnouf et à la matraque (je sais, je suis un maniaque de la répression).

Rachida Dati était en droit de se sentir menacée par les tentatives d'intimidation arrogantes de ce gros lourd, déjà connu pour des faits de violence au demeurant. 

Certains s'indignent de ce que Rachida Dati bénéficierait d'un traitement de faveur. Non, ils n'ont pas compris. Ce qui s'applique à Rachida Dati, c'est la procédure normale. Au lieu de beugler comme des veaux contre Rachida, ils feraient mieux de s'exciter un petit peu plus quand les procédures sont lentes pour les autres femmes.

Bref, j'espère que le lourd va en prendre plein la gueule et que ce sera un exemple pour tous les autres.

samedi, 10 janvier 2009

Rachida Dati, cause d'un congé-maternité si court ?

La presse s'est unaniment étonnée du retour si rapide à son poste de Rachida Dati après l'accouchement de sa fille Zohra. Au passage, l'hérétique adresse tous ses voeux de prospérité à la petite fille ainsi que ses félicitations à sa mère.

Bien sûr, être Garde des Sceaux n'est pas une sinécure. Mais tout de même, revenir trois à quatre jours après une césarienne, ce n'est pas très raisonnable, objectivement. Ensuite, passer du temps, pour la mère d'un jeune bébé avec ce dernier est fondateur dans les premiers jours.

A mon sens, si Rachida Dati est revenue si vite, c'est qu'elle a voulu prouver à Nicolas Sarkozy qu'elle était au poste. Je trouve à cet égard tout simplement minable et petit la pression qu'il lui a fait subir, particulièrement les derniers mois alors qu'il s'adressait à une femme enceinte sur ses derniers moments de grossesse. On comprend bien qu'elle a peur d'être l'un(e) des recalé(e)s du remaniement ministériel, et que c'est une menace que Nicolas Sarkozy s'est bien gardé de dissiper. Il eût été honnête de sa part de dire clairement les choses tôt. Et il serait élégant, à l'heure actuelle, soit de retarder de remaniement, soit de donner des garanties à sa ministre.

Je ne dédouane pas Rachida Dati de toutes les mauvaises réformes qu'elle a entrepris et pas davantage de ses déclarations à l'emporte-pièce et souvent mal venues, mais il me semble que dans des moments comme ceux-là, il serait légitime de lui laisser le temps de récupérer.

J'ajoute d'ailleurs, et, sur ce point, je pense exactement la même chose que Ségolène Royal, que Sarkozy aurait pu s'abstenir d'annoncer la réforme de l'Instruction alors que sa Garde des Sceaux a accouché 4 jours auparavant. Cela pressait à ce point ? Et en plus pour faire disparaître l'une des dernières fonctions un tant soit peu indépendantes...Bref, toutes ces petites manoeuvres sont mesquines et relèvent de la basse politique qui ne méritent même pas de terminer dans le bac à ordures d'une arrière-cuisine.

samedi, 03 janvier 2009

Les deux pères de Zohra Dati

Pour changer, j'ai décidé de donner dans le ragot aujourd'hui. Voilà donc le premier avec une fine analyse à la clef (le second arrive dans une seconde note, encore que...comme il concerne la première dame, je me demande si je vais le publier, finalement). Le net bruit de rumeurs aussi disparates que controversées quant à l'identité du père de Zohra Dati, la fille de Rachida Dati, Garde des Sceaux. Certains magazines people ont avancé avec prudence l'identité de François Sarkozy, frère cadet de l'actuel président, parce qu'il est en instance de divorce et que Rachida Dati aurait passé le réveillon chez les parents de Nicolas Sarkozy. Mais, pour les services secrets marocains, et visiblement, un conseiller de Nicolas Sarkozy, ce serait en fait José-Maria Aznar, une personnalité politique espagnole de premier plan, et surtout, un homme marié...

Mais dans l'atmosphère feutrée et bien informée d'un salon de coiffure que je fréquente de temps à autre, il se dit aussi que François Sarkozy serait un leurre : il s'agirait de lui faire endosser la paternité de la petite Zohra afin de sauver Aznar du scandale. Voilà ce qu'il se dit...d'où une nécessaire mise en scène  pour accréditer cette idée.

Radio-Ragot-l'hérétique est à l'écoute pour toute information susceptible de confirmer cette dernière et brillante conjecture.

Pour mémoire, j'ajoute que je n'ai pas souvenir d'une liaison entre dirigeants politiques de deux pays d'une telle importance dans les 50 dernières années et même plus...On aura tout vu sous le règne de Sarkozy Premier.

mercredi, 17 décembre 2008

Rachida Dati

Dati.jpgRachida Dati étonne souvent la sphère politique par ses "écarts" réguliers. On la voit dans des magazine people dans des robes conçues par des couturiers prestigieux, avec une bague précieuse au doigt et, souvent, elle défraie la chronique par des déclarations à l'emporte-pièce, pas toujours dans le champ politique, au demeurant.

La dernière en date, qui circule pour l'instant à l'état de rumeur, c'est qu'elle envisagerait de partir vivre à l'étranger avec le père de son enfant. Au sujet de ce dernier, elle a expliqué, par le passé, qu'elle avait une vie sentimentale compliquée. Je ne sais pas qui est le père, mais je comprends de ce commentaire que révéler son nom se serait certainement avéré gênant pour une Garde des Sceaux. Peut-être est-ce un homme marié, ou quelque chose de ce genre.

Quoi qu'il en soit, je vois souvent des commentaires sarcastiques sur Rachida Dati, tant dans la presse que sur la Toile, et ce, d'autant plus qu'elle n'est plus en odeur de sainteté auprès de Nicolas Sarkozy, ces derniers temps.

Je ne trouve pas incohérente Rachida Dati, au contraire, il y a une certaine cohérence dans sa trajectoire. Mais, on ne peut pas en comprendre le sens si l'on ne se rappelle pas d'où elle vient, et ce que sont des rêves de petite fille. D'origine très modeste, elle a du batailler très dur pour poursuivre ses études parmi, sans doute, des camarades de classe venus de milieux plus riches. Certes, ses parents ont souhaité à l'évidence qu'elle aille loin, et se sont certainement sacrifiés pour leurs enfants, en tout cas, au moins pour elle. Onze enfants et parvenir à envoyer sans doute plusieurs de leurs enfants dans un établissement privé, avec des revenus modestes, cela relève de l'exploit.

Il n'en reste pas moins que sa famille a exercé une forte pression pour la faire malgré tout revenir à l'idée qu'elle se faisait d'une femme. C'est ce qui explique le premier mariage (presqu'aussitôt annulé) de Rachida Dati. C'est aussi, sans doute, ce qui explique ses difficultés dans les études supérieures (échec à l'entrée de l'école de médecine, maîtrise obtenue avec un mention passable, abandon de son MBA).

De là, sans doute, aussi, la nécessité pour elle de travailler pour faire ses études. Elle a ainsi pu éprouver à quel point il est mission impossible, pour un étudiant-travailleur, de poursuivre ses études dans des conditions correctes.

In fine, ce n'est pas ses études mais la politique qui a façonné son réseau et qui lui a permis son ascension.

Le pouvoir, la richesse, le luxe, la reconnaissance sociale, un prince charmant, voilà autant de rêves qu'a pu faire Rachida Dati quand elle était enfant, et c'est sans doute à l'aune de ces rêves-là qu'il faut comprendre son parcours.

Ainsi, annoncer vouloir partir vivre à l'étranger n'a rien d'insensé si on jauge cette déclaration non au regard d'une carrière politique, mais de ses propres rêves. En outre, si elle s'estime sur la sellette lors du prochain remaniement ministériel, elle n'a finalement rien à perdre.

En somme, tous les atours et les ornements du luxe ne correspondent pas exactement à un tempérament frivole, comme on a pu le lire,  çà et là, mais, plus vraisemblablement, à la réalisation de ses rêves d'enfant et à sa représentation du luxe.

Tout comme Nicolas Sarkozy, Rachida Dati fait partie des êtres qui ont eu une revanche à prendre sur la vie, sur leur passé, et, d'ailleurs, c'est sans doute pour cela qu'ils se se sont reconnus mutuellement et qu'ils accordent dans le fond aussi peu de place à la tradition, tout en s'y montrant fort attachés sur la forme (car cela leur donne des repères, et souvent l'apparence du fond, fond qui leur manque, précisément).

13:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : rachida dati |  Facebook | | |

mardi, 01 avril 2008

Je ne comprends pas ce que l'on reproche à Rachida

Il y a des fois où la blogosphère m'interpelle. Je passais faire mon petit tour mensuel chez Versac, et voilà-t-y pas que je tombe sur une prophétie politique macabre.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que je ne suis pas un fervent soutien de Rachida Dati, mais, là, tout de même, pourquoi monter en épingle ce qui relève d'une simple conversation de filles, au demeurant assez marrante.

D'accord pour que l'on dénonce les connivences, mais là, cela ne relève pas de la connivence. Si l'on va par là, des politiques de bords opposés se tutoient aussi et cela ne gêne pas plus que cela.

Bref, sans jeu de mots, je trouve que c'est un mauvais procès. J'ai cru comprendre que backchich.info était aussi de la partie. Je pense qu'il ne faut pas se tromper de débat, et qu'il vaudrait mieux se concentrer sur les réformes faites au Ministère de la Justice plutôt que sur ce genre de petites anecdotes.

Bref, pendant que l'on disserte des boucles d'oreille des unes ou des autres, on ne surveille pas ou que peu l'évolution des lois et des mesures prises par la Garde des Sceaux. Revenons à l'essentiel, svp.

16:33 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : rachida dati |  Facebook | | |

vendredi, 16 novembre 2007

Thierry Benoît (UDF-MoDem) interpelle Rachida Dati

Le député UDF-MoDem Thierry Benoît met en doute la propension de l'informatisation à pouvoir pallier aux carences de la nouvelle carte judiciaire...

e53b52926f035d6d814516eac3597175.jpgIl a en particulier proposé le Garde des Sceaux, Rachida Dati à reconsidérer ses décisions à propos de la supression du tribunal d'instance de Fougères

Voici le discours qu'il a tenu


Monsieur le Président, Madame le Garde des Sceaux, mes chers collègues,

Madame le Ministre, l’établissement du budget de votre ministère sollicite de nombreuses interrogations à l’heure où la dette publique de la France excède les 1200 milliards d’euros. Le Ministère de la Justice a en effet vu ses crédits augmenter de 39 % depuis 2002 sans résultats probants. Le taux de réponse pénale a certes progressé de 14 % en l’espace d’un quinquennat. Les observateurs ont cependant remarqué une baisse de 7,4 % des décisions rendues dans le domaine pénal durant le même laps de temps. Ces chiffres démontrent la saturation des juridictions nationales en matière de traitement des affaires.

L’engorgement des tribunaux français est une réalité à laquelle vous entendez répondre en créant 1615 nouveaux postes l’année prochaine.

Ces recrutements ont pour objectif, selon vos propres mots, d’œuvrer « en faveur d’une justice plus rapide, plus compréhensible, et plus facile d’accès »*. Vous prévoyez de consacrer dans ce but 67 millions d’euros au développement de programmes informatiques accessibles au plus grand nombre. Cette intention louable ne tient malheureusement pas compte des 37 millions de Français, qui n’ont pas encore accès à internet. Ces statistiques auraient dû vous inciter à envisager sous un angle moins drastique la réforme de la carte judiciaire à laquelle vous vous livrez.

La suppression de près de la moitié des tribunaux d’instance nationaux ne sera jamais compensée par l’essor de l’informatique. Pire ! Nous risquons d’assister à une saturation rapide des pôles judiciaires, que vous entendez créer à l’échelle de chaque département par souci d’économie. Ces éléments me conduisent à vous demander la poursuite de la concertation avec les autorités locales afin d'accompagner l’élaboration de votre projet de réforme.

Pour ce qui est du rapport de la Cour d'Appel de Rennes, vous avez organisé à votre manière la concertation. A votre demande, je vous ai écrit pour vous faire part de mes propositions. Pour ce qui est de la question des tribunaux d'instance, tribunaux de proximité, je vous ai fait une proposition de mutualisation des services des tribunaux d'instance de Vitré et de Fougères. Ma proposition, convergente à celle du premier président de la Cour d'Appel de Rennes, est restée sans réponse à ce jour. Aussi, je vous demande la poursuite de la concertation afin d'étudier avec vous et vos services cette proposition.

Outre l'efficacité, la qualité et la proximité de la justice, je vous rappelle que vous devez prendre en compte les questions d'aménagement du territoire, d'attractivité des villes moyennes et des territoires ruraux à travers la présence des services publics.

Madame le Ministre, je vous remercie de votre attention.

                                                   Thierry BENOIT (Député UDF d’Ille-et-Vilaine)

J'aime beaucoup le discours, et je trouve qu'il démystifie très bien le rôle que les pouvoirs publics essaient de faire jouer à l'informatique  en présentant cette technologie comme une baguette magique. De surcroît, on ne peut aps l'accuser de jusqu'auboutisme, puisqu'il a accepté un effort sur sa circonscription, mais suggère en contrepartie de réunir deux tribunaux en un. Il est donc bien conscient de la nécessité d'effectuer une réforme, simplement, comme il le rappelle à la fin de son discours, Rachida Dati doit aussi intégrer les questions d'aménagement du territoire dans sa réflexion.

lundi, 06 août 2007

Les vacances de Nicolas Sarkozy

Oui, il n'a pas grand chose à craindre, Nicolas Sarkozy, si les critiques qu'on lui adresse continuent à ce point à toucher le ras du sol. Franchement, qu'il passe ses vacances ici ou là, est-ce que cela importe beaucoup ? Et si Rachida Dati les passe avec sa famille, quelle importance ? Une ministre de la justice n'a-t-elle pas le droit d'être l'amie d'un président ou de l'épouse d'un président ?

Bref, je trouve vraiment que cela ne vole pas haut, ces derniers temps. L'opposition socialiste ferait mieux de songer à se rénover. Et pour nous au MoDem et à l'UDF, nous avons plutôt intérêt à demeurer vigilants, appuyer ce que nous jugeons positif et contrer ce que nous estimons négatif. En tout cas, surtout pas mêler nos voix à celles des Socialistes, car ils n'ont vraiment rien à dire.

Parce que décortiquer la facture des vacances de Sarko, je trouve que c'est toucher le comble de la mesquinerie. Bref, ridicule. 

mercredi, 18 juillet 2007

L'Esprit des Lois (2) : la justice...

A l'heure où il est beaucoup question de l'alourdissement des peines en cas de délit, j'ai trouvé la lecture du chapitre XII du livre VI de l'Esprit des Lois tout à fait raffraîchissante.

Montesquieu intitule le chapitre : De la puissance des peines

 Il y écrit notamment : 

« Il ne faut point mener les hommes par les voies extrêmes; on doit être ménager des moyens que la nature nous donne pour les conduire. Qu'on examine la cause de tous les relâchements, on verra qu'elle vient de l'impunité des crimes, et non pas de la modération des peines.

Suivons la nature, qui a donné aux hommes la honte comme leur fléau; et que la plus grande partie de la peine soit l'infamie de la souffrir. »

  

Très juste remarque de Montesquieu. Au moment où Rachida Dati présente sa loi sur la récidive, il convient de rappeler que c'est la certitude de la sanction qui rend la loi efficace et non sa dureté. Ceci n'enlève bien sûr rien à la nécessité de punir plus sévèrement les récidivistes, mais, toute loi quelle qu'elle soit ne sera pas efficace si l'on ne donne pas à la justice les moyens de fonctionner. Or, l'urgence, ce n'est pas de voter des lois plus dures, mais de faire appliquer celles qui existent !

Au chapitre IX, Montesquieu notait que la sévérité des peines convenait mieux au type despotique dont le moteur est la terreur qu'au monarchique (pour lequel c'est l'honneur) et le républicain (qui s'appuie sur la vertu). Il relève enfin, dans ce même chapitre que dans les états modérés, un bon législateur s'attache moins à punir les crimes qu'à les prévenir ; il s'applique donc davantage à donner des moeurs que des supplices.

 On retrouve souvent chez Montesquieu, cette défience innée pourtout ce qui est extrême. J'ai remarqué que lorsqu'il utilise cet adjectif, ce n'est jamais pour qualifier positivement quelque chose.

J'aurai souvent l'occasion de le redire, mais il est impressionnant de justesse et de modernité dans ses remarques. Un centriste avant la lettre, en somme :-) Peut-on le nommer adhérent du MoDem à titre posthume ?

lundi, 21 mai 2007

Le gouvernement Fillon : impressions...

Un peu fainéant, je me contente de recopier mes réactions sur le blog de Versac :

A part cela, une remarque sur la nomination de Juppé : perso, je l'aurais préféré aux affaires européennes ou étrangères, domaine où il aurait eu mon entière confiance.

Environnement, c'est bizarre. En même temps, dans un ministère, ce qui compte beaucoup, c'est le poids politique : or, Juppé, c'est un poids lourd. Quand il faudra arbitrer, sa parole pèsera lourd.

Alors je ne sais pas si c'est une bonne chose ou non. Cela dépend assez de Juppé, finalement.

Pour ma part, je n'ai pas une mauvaise opinion du bonhomme.

En revanche, Kouchner aux affaires étrangères, c'est une cata ambulante : ce gars-là voulait envoyer des troupes françaises en Irak, et il veut faire la même chose au Darfour. Pour ce dernier cas, ce n'est pas ainsi qu'il faut procéder, mais comme Bayrou (qui a très bien vu le fond du problème) l'a suggéré : il faut faire pression sur la Chine, c'est elle qui bloque tout. Et il faut commencer par là.
Je trouve que Kouchner n'a pas de flair, et c'est essentiel en politique étrangère.
En même temps Kouchner a 67 ans : s'il n'est pas ministre cette fois-ci, il ne le sera jamais. 2012, c'est trop loin...et trop tard...

Darcos ? Je me méfie. Il fait de très beaux discours, mais dans les actes tout l'inverse. De manière générale, je n'ai pas du tout confiance dans les anciens du cabinet Bayrou qui l'ont trahi : Ferry, Darcos, chacun leur style, mais tous les deux à bien parler et à faire l'inverse de ce qu'ils disent.

Borloo, pareil que vous Versac : je ne me fais pas une idée claire du bonhomme.

Albanel, on la dit pragmatique. Je ne suis pas convaincu par sa gestion de Versailles.

J'ai écrit un petit billet sur elle ici :
http://heresie.hautetfort.com/archive/2007/05/16/un-point-de-vue-sur-christine-albanel.html


Rachida Dati ? A la place du PS, j'aurais les boules : une petite beurette (jolie en plus) qui vient d'un milieu très modeste au ministère de la justice. Ce que la gauche a rêvé de faire, Sarko l'a fait. ça craint à fond pour la gauche.
Bon sur sa compétence, je ne me prononce pas, je ne la connais vraiment pas assez.

Besson, je pense qu'il est un peu devenu fou avec Royal : dommage j'aimais bien le bonhomme à l'origine. Pourtant, je ne pense pas le gars vraiment malhonnête, du moins, pas au sens où on l'entend. Son vrai problème c'est qu'il n'aurait jamais du s'engager au PS. Je ne le pense pas incompétent, à condition qu'il ne se fasse pas manipuler...ET là-dessus, je suis un peu inquiet. Ce n'est pas un politique sur le fond, et il est bien plus naïf que l'on ne pourrait le penser. Le réduire à un Judas serait une grosse erreur.

Pas d'avis sur les autres dans l'immédiat : ah si, j'oubliais Fillon.
Faugère son dircab est un type intéressant. Fillon, très dur en négociations : il passe en force.
Qualité : quand on réussit à obtenir sa parole, on peut être sûr qu'il la tiendra.