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lundi, 12 janvier 2009

Maternité en politique, l'excellente idée de Valérie Pécresse

pecresse.jpgJe ne puis que souscrire à l'excellente idée de Valérie Pécresse. Elle propose d'inscrire dans les institutions la possibilité d'un intérim de 16 semaines pour toutes les femmes qui exercent une fonction politique et accouchent d'un enfant.

Voici ce qu'elle déclarait sur LCI :

«J'ai beaucoup réfléchi depuis quelques jours (...) Je crois que si nous voulons banaliser la politique pour les femmes, attirer le maximum d'entre elles en politique et éviter qu'elles aient à faire des choix proprement inhumains en termes de vie privée et en termes d'épanouiseemnt personnel, il faut que nous entamions une réforme institutionnelle et que nous prévoyons un intérim de 16 semaines pour chaque élue, députée, maire, conseiller général et pourquoi pas pour les ministres.[...] Le suppléant prendrait la responsabilité automatiquement et rendrait le siège une fois l'intérim passé ».

Toutes les charges politiques ne disposent pas d'une suppléance, mais il doit être possible de trouver des solutions (pouvoir effectif exécuté par un directeur de cabinet supervisé par le premier ministre, par exemple, dans le cas des ministères).

L'idée est bonne, et je crois que le MoDem pourrait la faire sienne dans son programme politique.

samedi, 10 janvier 2009

Rachida Dati, cause d'un congé-maternité si court ?

La presse s'est unaniment étonnée du retour si rapide à son poste de Rachida Dati après l'accouchement de sa fille Zohra. Au passage, l'hérétique adresse tous ses voeux de prospérité à la petite fille ainsi que ses félicitations à sa mère.

Bien sûr, être Garde des Sceaux n'est pas une sinécure. Mais tout de même, revenir trois à quatre jours après une césarienne, ce n'est pas très raisonnable, objectivement. Ensuite, passer du temps, pour la mère d'un jeune bébé avec ce dernier est fondateur dans les premiers jours.

A mon sens, si Rachida Dati est revenue si vite, c'est qu'elle a voulu prouver à Nicolas Sarkozy qu'elle était au poste. Je trouve à cet égard tout simplement minable et petit la pression qu'il lui a fait subir, particulièrement les derniers mois alors qu'il s'adressait à une femme enceinte sur ses derniers moments de grossesse. On comprend bien qu'elle a peur d'être l'un(e) des recalé(e)s du remaniement ministériel, et que c'est une menace que Nicolas Sarkozy s'est bien gardé de dissiper. Il eût été honnête de sa part de dire clairement les choses tôt. Et il serait élégant, à l'heure actuelle, soit de retarder de remaniement, soit de donner des garanties à sa ministre.

Je ne dédouane pas Rachida Dati de toutes les mauvaises réformes qu'elle a entrepris et pas davantage de ses déclarations à l'emporte-pièce et souvent mal venues, mais il me semble que dans des moments comme ceux-là, il serait légitime de lui laisser le temps de récupérer.

J'ajoute d'ailleurs, et, sur ce point, je pense exactement la même chose que Ségolène Royal, que Sarkozy aurait pu s'abstenir d'annoncer la réforme de l'Instruction alors que sa Garde des Sceaux a accouché 4 jours auparavant. Cela pressait à ce point ? Et en plus pour faire disparaître l'une des dernières fonctions un tant soit peu indépendantes...Bref, toutes ces petites manoeuvres sont mesquines et relèvent de la basse politique qui ne méritent même pas de terminer dans le bac à ordures d'une arrière-cuisine.