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  • Grandes surfaces versus supérettes

    Je n'ai pas été étonné par la publication des bons chiffres du groupe Casino face à Carrefour. En fait, cela correspond à ma propre expérience. Longtemps je me suis dit que j'irais faire mes courses dans les grandes surfaces pour rationaliser mes dépenses. En fait, il n'en est rien : les petits franprix ne sont pas plus chers que les grandes surfaces, et surtout, on perd un temps considérable à se rendre dans ces dernières : temps de déplacement, recherche d'une place dans le parking pour se garer, allées interminables dans une atmosphère de périphérique parisien à 8h30 du matin, files sans fin pour régler à la caisse...

    J'ai le temps de me rendre 10 fois dans le franprix voisin (ou le monoprix, shopi, huit à huit et cetera) dans le même temps avec un cadie. De plus, on peut se faire livrer gratuitement, dans ces magasins, dès que l'on attend un certain montant d'achats.

    En règle générale, je n'aime pas les produits du groupe Casino, à l'exception de Monoprix. Ce qui est vendu dans les magasins Casino est au goût de mon estomac, infect. Je me souviens de vacances de neige où il n'y avait qu'une supérette Casino pour s'alimenter : produits insipides et sans saveur, d'autant que Casino en profitait pour refourguer exclusivement sa marque.

    J'ai acheté une seule fois un produit leaderprice : du crabe en conserve. J'ai eu de tels maux d'estomac que je ne suis plus jamais revenu dans un leaderprice. La force du traumatisme, pour le consommateur, cela peut être terrible...Tiens, d'ailleurs, c'est un des points noirs du groupe Casino. Cela ne m'étonne pas : cela ne suffit pas de vendre du discount, un minimum de qualité est nécessaire, et avec les produits leaderprice, ce minimum n'est pas atteint.

    Le modèle de discount au rapport qualité/prix excellent, c'est Lidl. Malheureusement, il y en a encore trop peu. Excellents magasins, je les recommande vivement, et j'aime bien leur concept qui consiste à changer régulièrement toute une catégorie de produits selon les arrivages. Lidl, c'est allemand, et les Allemands sont souvent plus soucieux de la qualité que les Français, même quand ils font du discount.

    Dans les franprix, il y a un choix plus large avec de grandes marques de l'agro-alimentaire et pas plus chères que dans les grandes surfaces. Il faut se garder de la marque leaderprice (pour l'alimentaire), immangeable deux fois sur trois, à l'exception des légumes bio, du camembert (qui m'a l'air potable), de la charcuterie et des cacahuètes. Le reste...

    Les Monoprix sont plus chers sur un certain nombre de produits (mais pas sur tous ! ), mais ils ont bien plus de diversité que les supérettes et les grandes surfaces pour l'alimentaire.

    J'ai essayé de me rendre quelques fois au Carrefour de la Porte d'Auteuil (je suis parisien, c'est la grande surface la plus proche dans l'ouest parisien). Ils se sont enfin décidés à réaménager leurs allées qui étaient incirculables. Tant mieux. Mais dans le même temps, ils ont  réduit leur offre de produits. Et puis toujours trop de monde : c'est stressant, énervant et long au possible.

    En fait, il est intéressant pour ceux qui habitent dans le quartier ou qui peuvent s'y rendre rapidement en bus (le PC1 y mène). Mais en automobile, quelle galère !

    Conclusion, vivent les supérettes et les épiceries de quartier.

     

  • MoDem, Vivre ou mourir

    Les temps sont durs pour les courants centristes. L'Alliance centriste est groupusculaire et inaudible. Le Nouveau Centre fait preuve d'une telle absence de courage politique qu'il est 100% transparent, buvant sa honte jusqu'à la lie : le voilà allié avec le MPF ce que refusait la Nouvelle UDF. Finalement, il y a plus de courage au sein de l'UMP, avec quelques voix originales qu'au Nouveau Centre. C'est un bien triste constat à faire. Reste le MoDem. De source autorisée, je crois comprendre que la ligne générale pour les prochaines régionales, c'est l'autonomie, au moins au premier tour, à peu près partout. Au second tour, dans certaines régions, il est possible qu'il y ait des accords.

    C'est pourtant un chemin bien dangereux, mais en même temps nécessaire que nous prendrons ainsi. Le Nouveau Centre doit nous servir de contre-exemple. S'inféoder à un de deux partis majoritaires, c'est signer son arrêt de mort.

    Le PS nous appelle à rejoindre la gauche. Désolé, nous ne sommes pas de gauche. Et nous ne soutiendrons pas le PS ni la gauche partout où elle se présente, parce que cette option ne nous intéresse pas. Nous pourrons nous accorder sur des majorités d'idée - peut-être - mais certainement pas sur des majorités de gauche.

    Et en même temps, nous savons qu'à moins de 10%, nous sommes à la merci du bon vouloir d'éventuels alliés. Or, jamais nous ne sommes parvenus à franchir la barre des 10% dans une élection.

    Les Régionales peuvent signer le glas de notre mouvement, nous devons en être conscients ; nous avons deux manières de mourir : par malnutrition (aucun élu) ou par absorption (mangés par le PS).

    Finalement,tant au niveau des idées que de la tactique, ce qui aurait un sens, ce serait de faire alliance avec les Verts dans certaines régions, là où ils ne sont pas sectaires, évidemment. Le problème, c'est qu'en dehors de Conh-Bendit (qui les a pourtant menés à la victoire) et de quelques verts assez ouvert, la majorité des membres de ce parti est fermée et braquée sur des positions frisant souvent celles de l'extrême-gauche dans bien des domaines. Ce n'est pourtant pas ce qu'attendent les Français, et les Verts ont pu le vérifier lors des élections précédentes. Les Français sont bien plus sensibles à une écologie pragmatique comme celle que prône DCB.

    Ce qui serait heureux, pour des régionales, c'est un mariage entre le MoDem et les Verts qui le veulent bien : nous avons des électorats proches et des préoccupations écologiques très proches également. En outre, nous pesons des potentiels électoraux assez voisins. Ce serait donc une alliance équilibrée, sensée et logique.

    Mais, très vraisemblablement, les Verts tiendront à aller seuls au premier tour, ce qui est assez logique, somme toute.

    Dans tous les cas de figure, une chose est certaine : nous ne gagnerons pas si nous courons après les thématiques que développent les autres. A Paris, tous les partis ont voulu imiter Delanoë. Les Parisiens ont préféré l'original à la copie. Nul doute que la mode va être aux préoccupations écologiques lors des Régionales.

    Il s'agira pour nous de ne pas chercher à emboîter le pas au landernau médiatique, mais bien de créer la surprise et la nouveauté, comme avait su le faire François Bayrou en 2007 avec par exemple la question de la dette.

    Je crois profondément que c'est dans la qualité, la pertinence et l'originalité de notre programme que peut résider notre force, à condition de profiter des opportunités médiatiques qui nous seront données pour le mettre intelligemment en avant.

    La blogosphère MoDem gaspille beaucoup d'énergie à parler de sa démocratie interne, de Sarkozy et de l'UMP ou encore de ses alliances. Il n'existe quasiment aucun travail programmatique à quelques exceptions près (le GRID, ce que je fais moi-même, et peut-être quelques autres initiatives qui m'ont échappé). Il faut dire que nos leaders ne montrent pas non plus l'exemple. Il y a eu le dictionnaire de Marielle, Vivre Autrement de Corinne Lepage, un abécédaire de Sylvie Goulard sur son blog, et puis plus rien. Heureusement que nous avons encore le programme présidentiel de François Bayrou et les propositions de Cap21 !

    Il y a une très belle arborescence sur le wiki des commissions démocrates, mais c'est un arbre sans feuilles ni fruits à l'heure actuelle : les cases sont vides, les titres ne suffisent pas.

    Nous serions donc très inspirés de nous mettre au travail sans tarder au lieu de consacrer une énergie considérable à nous tirer une balle dans le pied. Je constate, hélas, que c'est souvent là l'activité favorite des militants qui s'agitent sur la Toile, et qu'ils y prennent un plaisir que je qualiferais de pathologique, d'autant qu'il est en totale contradiction avec les valeurs qu'ils proclament. Et après, on accuse Nicolas Sarkozy de brasser du vent...

    Il est grand temps de commencer à se remuer, notamment pour réagir aux difficultés des Français qui se foutent comme de l'an 40 de nos petits conflits de démocratie interne, et d'autre part pour déterminer ce que nous allons bien pouvoir leur dire et leur proposer lors des élections régionales.

    Et nous avons intérêt à être percutants !

  • Humeurs de Vache participe à une pub pour Microsoft

    Je ne peux qu'approuver le propos du blogueur Humeurs de Vache à propos de la publicité polonaise controversée de Microsoft. Toutefois, j'ai l'étrange sensation que l'argumentation est biaisée et qu'il y a un conflit d'intérêt. La preuve en images ci-dessous...

    vaches-microsoft-publicite-pologne-.jpg

     

  • Aspirateurs de m...

    aspirateur.jpgBon, après les autocuiseurs, les casseroles et les poêles, j'ai encore un autre grief contre un appareil électro-ménager : ce sont ces saloperies de m... de p.... d'aspirateurs. Je ne comprends pas : soit je suis maudit, première hypothèse, soit je suis semi-débile (seconde hypothèse que je refuse d'envisager) soit les aspirateurs que l'on fabrique aujourd'hui sont de la merde en barre (hypothèse la plus plausible).

    J'ai beau changer les sacs et les filtres moteur de ces satanés appareils, passé une lune de miel qui dure un à deux mois au mieux, le moteur semble perdre de la puissance et ils aspirent de moins en moins bien. Je précise que j'en suis à mon quatrième aspirateur en 10 ans (il n'y a qu'avec les automobiles que j'ai fait pire : la première s'est enflammée sur l'autoroute de Normandie en pleine accélération, la seconde a coulé une bielle, j'ai réussi à revendre la troisième et j'ai eu un accident fatal avec la quatrième. La cinquième se porte bien.).

    Pour revenir à ces merdes d'aspirateur, j'ai tout essayé. Pour certains, j'ai découvert qu'il n'y avait pas un mais deux filtres moteur. Mon dernier aspirateur est un sans sac (un Samsung, pas un Dyson) avec un filtre lavable. Maintenant, je suis contraint de laver le filtre moteur tous les 15 jours, car très vite il s'obstrue et quand le moteur chauffe, l'aspi s'arrête.

    Quand je songe à tout le cinéma et le blabla que m'ont fait les vendeurs, à chaque fois, je vous jure, je leur collerai l'aspirateur dans la tronche, filtre inclus si c'était encore possible.

    Il doit y avoir un truc avec le moteur ; avec mon second, j'avais tout de même rendu une petite visite à un réparateur. Je me souviens plus trop ce qu'il avait traffiqué, mais l'appareil était à peu près reparti, et il m'avait précisé que c'était un truc à nettoyer dans le moteur.

    Mais bon, je ne le sens pas de démonter le Samsung. Mon blog pour un aspirateur qui marche ! C'est tout de même vexant de devoir passer un coup de balai avant chaque utilisation de l'aspirateur, et encore : vous avez essayé le coup de balai sur le tapis, vous ? C'est très galère. J'aurais peut-être du prendre un Dyson, finalement, en dépit des assurances données par la vendeuse, à l'époque. Le problème, c'est le prix : j'ai eu le Samsung à deux cent euros, je crois, peut-être un peu plus, alors que le Dyson était au double.

    Autre problème des aspirateurs avec sac, c'est qu'au bout d'un moment, on ne trouve plus ni les filtres ni les sacs, et il y a toujours un sale menteur de revendeur mahonnête et exploiteur du peuple pour vous assurer que les pièces détachées et les consommables n'existent plus et qu'il faut donc acheter un nouveau modèle. Quant à la répération, n'y pensez pas : avec le prix que vous paierez, vous pourrez vous payer des aspirateurs pendant trois ans, et de toutes façons, votre modèle retombera en panne trois semaines après...

    Mon blog pour un aspirateur, je vous dis...

  • Aubry dit "oui, mais..." à Bayrou

    Sage et intéressante réaction que celle de Martine Aubry aux mains tendues de Marielle de Sarnez et François Bayrou : comme elle l'observe, ce n'est pas l'anti-sarkozysme qui peut fédérer une alliance, mais un projet économique, social et écologique. C'est aussi mon avis. Et très franchement, ce qui me gêne, au PS, ce ne sont généralement pas les personnes, à quelques exceptions près, mais le projet économique et social. Je conserve notamment un souvenir exaspéré de la législature socialiste de 1997 à 2002.

    Je ne suis ni obtu, ni fanatique, et pour montrer ma bonne volonté, je suis prêt à chercher les convergences avant d'aborder les sujets qui fâchent (encore que ce soit très tentant de commencer par les seconds).

    J'ai commence à rédiger des synthèses des positions programmatiques exprimées par le MoDem. Les leaders discuteront certainement, mais nous pouvons déjà commencer entre militants et blogueurs des deux partis. Je ferais très volontiers la même proposition à l'Alliance Centriste, de Jean Arthuis, avec laquelle nous conservons, au MoDem, beaucoup de proximité, et puis bien sûr, à tous ceux, à droite, qui oseront franchir le Rubicon (et Dieu sait si certains doivent être tentés de le faire).

    J'ai observé avec intérêt le virage des Socialistes sur la dette : s'ils sont prêts à s'ateler à ce très grave problème, menace la plus lourde, à mon avis, pour la France, nous pouvons commencer à échanger. Nul doute que l'Alliance Centriste qui en fait un de ses thèmes de prédilection, ne soit intéressée. La logique voudrait même que certains membres du Nouveau Centre et quelques centristes de l'UMP dressent les oreilles.

    Sur les libertés civiles et la liberté d'expression, je pense que nous ne devrions pas avoir de divergences notables.

    Non, là où à mon avis cela va commencer à coincer, c'est sur les thèmes suivants : l'immigration, la fiscalité, l'Europe, la sécurité, les libertés économiques, la culture et l'Éducation. Sur tous ces points, je sais que nous n'avons pas le même programme. Sur l'Éducation, le seul point d'accord, c'est la nécessité de la sanctuariser budgétairement.

    Même en terme de projet de société, nous aurons du mal à accorder parfois nos violons : il y a des libéraux au MoDem et quasiment aucun étatiste...Or, on entend très souvent dans les discours socialiste un rejet maladif du libéralisme. Rien de tel au MoDem où nous estimons que libéralisme et régulations sont compatibles si les secondes ne sont pas excessives.

    Il y a du travail, mais, si des blogueurs de gauche ne considérant pas le MoDem comme le Diable sont prêts à discuter, je suis partant pour lancer des billets communs et contradictoires : les bonnes vieilles controverses de la rhétorique antique, en somme.

    Je conclus en rendant hommage à Martine Aubry. J'ai des désaccords avec elle, mais c'est une femme pour laquelle j'ai toujours eu de l'estime, en dépit des 35 heures (idée pas idiote au départ mais à l'application absurde).

  • Le plan risqué du MoDem pour relancer l'industrie

    J'ai déjà traité dans un article récent les mesures immédiates que prendrait le MoDem pour relancer l'emploi et donc lutter contre le chômage. Mais, le MoDem a un autre plan, plus audacieux et plus risqué. Corinne Lepage en développe les grandes lignes dans son livre Vivre autrement. Évidemment, un tel plan, à forte coloration verte et écologique, s'inscrit sur le long-terme.

    Ce plan repose sur un changement de "logiciel" dans le calcul des coûts de production. Jusqu'ici, pour établir un coût, l'entreprise n'intègre pas les externalités que sont les conséquence sociales et environnementales de sa production et de son mode de production. Comprenons-nous bien : il ne s'agit pas de faire ici de gauchisme dégoûlinant, mais bien de parler de gros sous. Or, un sou est un sou, et donc, le sou que je vais payer dans dix ans n'est pas différent du sou que je paye aujourd'hui, à la différence que je ne me rends pas forcément compte que ce sou à payer m'attend dans dix ans. Il en va, de ce point de vue, de la dette comme de l'écologie. Plus inquiétant, je peux ne pas me rendre compte que le sou que je paie aujourd'hui va se voir adjoindre un coût additionnel de cinq ou six sous dans dix ans.

    Dans ce cas, on ne peut plus dire qu'un sou est un sou, mais, bien souvent qu'un sou est cinq ou six sous...voilà le système économique dans lequel nous vivons.

    Ce que propose donc Corinne Lepage, c'est d'intégrer les exernalités dans les coûts des biens de consommation afin de rétablir la vérité des prix.

    Ce choix est bien sûr très risqué et très audacieux économiquement. Mais, à l'évidence, il entraînerait immédiatement une véritable tempête industrielle, un véritable ouragan capitaliste, pour reprendre les termes mêmes de la théorie de la destruction créatrice de Schumpeter.

    Cette reconversion industrielle réorienterait considérablement l'emploi vers les éco-industries et notre tissu industriel s'en trouverait retourné et bouleversé en profondeur. On imagine l'impact d'un tel retournement s'il était appliqué au niveau européen.

    Mais, comme dans tout processus d'innovation, nul doute qu'il entraînerait la destruction massive des emplois de l'ancien monde industriel dans lequel nous avons vécu. Les nouveaux emplois ne seraient pas immédiatement opérationnels, et il faudrait presqu'une décennie pour que la mutation de notre appareil productif soit complètement achevée.

    Ce qui s'applique à l'industrie aurait vocation à valoir pour la finance : si une opération financière entraîne de la destruction de capital, à l'heure actuelle, on la considère comme nocive. Que l'on intègre les externalités environnementales dans le calcul du capital, et les circuits financiers seront à leur tour bouleversés.

    Corinne Lepage pense que les entreprises ne peuvent pas gérer une telle mutation et que seul les États ont le pouvoir de colmater les brèches ainsi occasionnées dans le tissu économique.

    Une politique de grands travaux afin d'adapter les infra-structures à ce nouveau mode de production pourrait permettre le réemploi massif des chômeurs issus de l'ancienne industrie. Elle pourrait s'accompagner de formations techniques pour s'adapter à la nouvelle économie.

    Dans ce scénario, ce ne serait pas tout l'emploi qui serait touché, mais surtout celui de l'industrie. La prise en compte des externalités aboutirait vraisemblablement à des relocalisations en France.

    Jean Peyrelevade jugeait dans son livre, l'erreur historique de Nicolas Sarkozy, que l'un des principaux enjeux en France, était de réindustrialiser la France. En effet, seule l'industrie dégage de fortes valeurs ajoutées et permet donc des investissements importants. François Bayrou, dans son programme présidentiel, faisait de l'industrie la pierre angulaire de l'emploi. Le MoDem a repris par la suite cette proposition, mais aucune synthèse n'a encore été réalisée des analyses et propositions de ces trois leaders du MoDem. C'est donc un essai auquel je me livre ainsi, passant sous silence d'autres aspects de leur raisonnement parce que l'on ne peut pas tout dire.

    Ce qu'il faut désormais, c'est le courage politique d'aller jusqu'au bout, et de cesser de parler de taxes dès lors que l'État demande par anticipation aux entreprises de régler la part de capital qu'elles endommagent (je pense à la taxe carbonne, qui n'est pas un impôt mais simplement un remboursement, à mes yeux).

  • Centrale nucléaire disparue !

    Nom de D... ! Ils l'ont eue. En miettes la centrale nucléaire. Hop, passée à la trappe ni vu ni connu : ça faisait un moment que je la cherchais, et à chaque fois, je ne la trouvais pas ! J'ai compris ! ils l'ont virée. Il y avait au Palais de la Découverte une réplique aussi sympa que fidèle d'une centrale nucléaire dans la salle de l'énergie atomique. Jeune, je me souviens d'en avoir fait le tour avec amusement. J'escomptais que mes enfants en connaîtraient les contours. C'est raté ! Au nom du Grand Palais, on a depecé le Palais de la Découverte. Je m'en faisais l'écho le 25 avril dernier, sauf que je n'avais pas compris clairement de quel hall il s'agissait. Je trouvais juste que la réfection de la salle de l'énergie nucléaire durait drôlement. Un ami qui travaille au Palais m'a confirmé la disparition définitive de la centrale (que Rue 89 avait évoqué en avril dernier).

    Mais il n'y a pas que la maquette qui a disparu. Voici ce que j'ai pu lire sur la page du Palais de la Découverte consacrée à la physique :

    Jusqu'en janvier 2009 , le Palais de la découverte disposait d'une salle entière, de plusieurs centaines de mètres, consacrée à la physique du noyau atomique et des particules. S'y trouvait notamment un accélérateur de particules permettant de réaliser des expériences didactiques tout public de fusion, fission, activation et transmutation nucléaires : cette installation, unique au monde pour un établissement de ce genre, permettait de familiariser les visiteurs avec des notions souvent ardues de physique atomique et nucléaire. L'accélérateur ainsi que de nombreuses autres dispositifs expérimentaux ont dû être retirés et stockés, consécutivement à la cession de plus de 1000 mètres carrés de surfaces d'expositions au Grand Palais.Certains de ces dispositifs sont provisoirement présentés en salle optique.

    Il me semblait bien, en effet, que quelque chose manquait. Et ensuite, on entend le même concert de pleureuses hypocrites se lamenter parce que les jeunes Français ne s'intéressent pas aux sciences. Il faudrait peut-être commencer par ne pas leur retirer la becquée de la bouche en sacrifiant, comme d'habitude, le fond aux apparences.

     

  • Hermione

    androm07.jpgJ'ai une image ! Une image d'Hermione ! Oui, Hermione : Hermione la fille de Ménélas et d'Hélène de Sparte, pas la petite Emma Watson, qui joue Hermione Granger dans les films Harry Potter.

    A vrai dire, c'est une vraie plaie que de parvenir à trouver le moindre document iconographique sur la Toile ou dans les livres sur Hermione. A croire que les sculpteurs et peintres gréco-romaines puis leurs héritiers n'ont jamais jugé utile de la représenter.

    Je dois donc me contenter d'une reprographie d'une actrice de la Comédie Française dans l'Andromaque de Racine, datant du XVIIIème siècle.

    Hermione était amoureuse de Pyrrhus, le fils d'Achille. Pas de chance, ce dernier s'enticha d'Andromaque, la veuve d'Hector, qui lui avait échu en partage à la prise de Troie. Dans le même temps, Oreste, fils d'Agamemnon, tomba amoureux de sa cousine. Cette histoire termina mal. Par dépit, Hermione demanda à Oreste de liquider Pyrrhus, ce qu'il fit très volontiers. De désespoir et de regret, elle se suicida. Oreste, quant à lui, prit la fuite.

    Le dramaturge grec Euripide raconte cette histoire dans sa tragédie du nom d'Andromaque. Jean Racine en a repris la trame dans sa pièce du même nom, 2000 ans plus tard.

    Pour Hermione Granger, tout va bien : elle n'a pas de cousin germain, et Ron n'est pas le fils d'Achille. Il y a donc des perspectives de salut !

    Si un jour un réalisateur reprenait la légende des Atrides et en faisait une trilogie, il aurait un sacré matériau pour une super-production.

    Pensez donc : Atrée emprisonne Thyeste non sans lui avoir servi sa descendance en rôti préalablement à l'exception d'Égisthe. Il envoie Égisthe qu'il élève comme un fils liquider son vrai père, mais l'un et l'autre se reconnaissent. Du coup, ils envoient ad patres Atrée et manquent de peu Ménélas et Agamemnon, les fils d'Atrée, qui parviennent à se barrer in extremis à Sparte. Agamemnon reprend Argos, mais Égisthe parvient à prendre la tangente.

    Pendant qu'il est à la guerre avec son frère, Égisthe revient, le cocufie avec sa femme Clytemnestre et attend l'air de rien son retour. Il profite de ce que son neveu, Oreste, est parti, et essaie de marier de force sa nièce, Électre, à un paysan.

    Ils se font Agamemnon et sa concubine, Cassandre, une prophétesse qui l'avait pourtant avertie, dans sa salle de bain, à la hache. Peu après, Oreste revient en secret. Il se fait reconnaître de sa soeur, et à deux, ils montent un plan. Plan exécuté, et c'est au tour de Clytemnestre et d'Égisthe de trépasser. Au fait, pourquoi Clytemnestre a trompé son mari et l'a assassiné ? parce qu'Agamemnon avait sacrifié Iphignie, leur fille, pour obtenir un bon vent des dieux pour sa flotte, à Aulis, avant d'attaquer Troie : tout ça parce qu'il avait fait le con avec Artémis et s'était vanté d'être meilleur chasseur qu'elle. Ça lui avait pas plu, à la déesse de la Chasse, et elle avait demandé à Éole le dieu des vents de retenir le moindre souffle d'air à Aulis.

    Mais elle ne pouvait pas savoir qu'Artémis avait finalement pardonné à son mari, et que du coup, sa fille avait été téléportée en Tauride pour devenir prêtresse de la dite déesse (ce qui sauva la peau d'Oreste, parce qu'Iphigénie le reconnut comme son frérot au moment où elle s'apprêtait à le sacrifier).

    Cela dit, ce n'est pas bien de tuer sa mère, et du coup, Électre et Oreste eurent longtemps maille à partir avec des démons des enfers, les Érynies. Il fallut l'intervention d'Apollon puis d'Athéna pour définitivement calmer les choses...

    Sacrée histoire avec plein de rebondissements, non ?

  • autocuiseur et poêle anti-adhésive de m...

    teflon.jpgRas-le-bol des poêles prétendûment anti-adhésives : ces m... sont censées ne pas coller la nourriture au fond quand on fait de la cuisson. Résultat des courses, chaque fois que j'en rachète une, je me retrouve à bouffer du téflon au bout de trois à quatre utilisations. D'ailleurs, la qualité s'évalue selon l'échelon de ces utilisations. Qualité de sous-merde, poêle collante dès le premier coup, qualité de merde, à la troisème ou quatrième fois seulement. Tiens, article à la c.. de linternaute sur les vertus supposées du téflon... Doivent pas cuisiner souvent, là-bas.

    Côté auto-cuiseur, les trucs censés remplacer la bonne vieille cocotte-minute, c'est raté aussi : ça fuit de partout, pas moyen de faire de la cuisson vapeur correcte avec ces triple-merdes. Ces saloperies sont censées disposer d'un système qui se ferme automatiquement à la cuisson. Résultat, t'approches pas de trop près si tu ne veux pas te prendre un jet de vapeur brûlante dans la gueule.

    Et je ne suis pas la victime d'une fâcheuse coïncidence, j'en suis à mon troisième auto-cuiseur (saleté) et je ne compte même plus ces merdes de poêle en téflon. Pour les casseroles, j'ai constaté que l'inox se nettoie super-bien. Au pire, quand je fais brûler les pâtes, un bon coup de paille de fer, et hop, c'est reparti comme en 40. Il ne reste plus qu'à mettre au point des poêles avec les mêmes particularités (je n'en trouve pas : que des saloperies dont on vante les qualités anti-adhésives, soit en fonte, soit avec du téflon).

    fonte.jpgLa fonte, c'est pire que tout : ça fait cuisinier authentique et ça doit plaire aux bobos, j'imagine. La réalité, quand tu as une casserole en fonte, c'est que tu goûtes à tous tes repas précédents vu que tu ne réussis jamais à la nettoyer correctement...

    Mon blog pour une casserole, un auto-cuiseur et une poêle !

  • Les cinq milliards de la BNP

    Comme je le dis souvent, disposer de commentateurs de qualité, sur un blog, c'est très utile. Je reprends donc le commentaire de Fangio sur un billet précédent dans lequel j'approuvais la BNP de rémunérer ses traders et ses salariés de son pôle BFI (division finance). L'un des principaux arguments de ceux qui s'indignent de ces salaires, c'est de faire valoir que la BNP a touché de l'argent public (c'est faux, c'était un prêt et pas à un taux d'ami...). Voilà qui devrait édifier Fred, en particulier, (pourtant pas un affreux gauchiste, en principe), mais également éduquer aux saines règles du marché un gauchiste authentique et lui permettre ainsi de soigner ses humeurs :-)

    Je passe les détails, mais les 5 milliards n'ont pas servi à spéculer, ou marginalement, mais à faire face à des obligations de court terme. Il faudrait rappeler que le bilan d'une banque comme BNP, c'est 2 ou 3000 milliards, gardons le sens des proportions. Simplement, les banques font des opérations de refinancement en permanence, et avec le gel du marché interbancaire, toutes les banques, y compris les plus solvables (comme BNP ou la SG) risquaient l'asphyxie. Quant aux "spéculations", je tiens à rappeler (peu de gens le savent ou le comprennent) que le marché des subprimes n'était PAS un marché spéculatif: au contraire, on achetait de la dette AAA, sensée être très sûre, quand on avait besoin de titres sécurisés (c'était une alternative aux titres souverains). Plus largement, la spéculation n'a RIEN, mais alors vraiment rien à voir avec la crise. 

    Quant au fait que les banques n'aient pas "ouvert les vannes du crédit", il faudrait quand même rappeler que c'est le métier de base d'une banque de prêter, que c'est comme ça que la majorité des employés gagnent leur vie (les traders sont une infime minorité -j'en profite pour rappeler que le milliard de BNP profite à beaucoup plus de monde qu'aux seuls traders).

    Pour les risques du trading, ils sont (hors fraudes, comme le cas Kerviel) beaucoup mieux maîtrisés que les gens le croient (je ne vais pas rentrer dans les détails techniques, mais les banques ne jouent pas à pile ou face comme l’apprenti trader moyen sur Boursorama…). 

    Pour finir avec le fameux argument des taux, je vais lui tordre le cou : il est techniquement totalement faux : les taux directeurs déterminent les taux à court terme uniquement, or il n’existe pas de taux unique de marché, mais des taux dépendant des maturités. Aujourd’hui, par exemple, l’Euribor 1 mois (un taux interbancaire très courant) est à 0.491%. En revanche, les banques prêtent (que ce soit aux particuliers ou aux entreprises) généralement à long terme. Or les taux à 20 ans sont aujourd’hui à 3.997%. Ajoutons le fait que les banques se financent elles-mêmes sur les marchés à environ Euribor + 1% (soit dans les 5% à 20 ans) et qu’elles doivent bien sûr mettre une marge (et de ce point de vue, il faudrait souligner que de nombreux économistes, en 2005-2006, tiraient la sonnette d’alarme sur  les marges -au moins dans les activités destinées aux entreprises, mais aussi certains marchés immobiliers, comme les subprimes dont une des erreurs a été de demander des marges trop basses !), on les obtient tes taux à 4% et plus
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