mardi, 28 février 2012

Un label...

Nous savons tous que la complexité de la production fait bien entendu qu'une part des produits est très souvent intégrée en provenance d'autres pays parfois lointains. Je pense que c'est légitime, l'introduction de composants, même de composants à coût de revient plus bas, n'est ni anormale ni choquante.

Je pense que l'important est de conserver les produits et de les regagner et c'est précisément la bataille que nous avons perdue en France donc je soutiendrai l'idée d'un label « produit en France », vous aurez observé que j'ai dit « produit en France » et pas « made in France », non pas que je n'arrive pas à comprendre ce que « made in France » veut dire ! On est Pyrénéen, mais polyglotte… troglodyte comme disait une grand-mère chez moi ! Et donc j'arrive à comprendre cela, mais c'est une revendication de fierté que d'employer sa propre langue.

Je propose donc un label accordé sur demande de l'entreprise, librement, sans qu’il soit imposé à qui que ce soit et par qui que ce soit, un label d'information qui indiquera aux consommateurs de manière transparente quel pourcentage de la valeur ajoutée du produit a été réalisé en France.

Ce pourcentage pourra par exemple être certifié par une association ad hoc regroupant des consommateurs. Je trouve que ce doit être léger. Ces labels montreront à chacun ce qu'il paye pour son emploi, celui de ses proches, pour la retraite et quand il fait ses courses.

Ils nous aideront aussi à prendre conscience des forces qui sont les nôtres, de la qualité, de l'excellence de nombreux produits français dont on ne savait même pas qu'ils existaient et nous verrons alors que nous avons tous les atouts pour figurer avantageusement dans la compétition mondiale car c'est évidemment dans la compétition mondiale que les choses se jouent.

made in Bayrou

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mardi, 18 octobre 2011

Moody's ira, Moody's illa, solvet saeclum in favilla

Dies iræ, dies illa
Solvet sæclum in favilla,
Teste David cum Sibylla.
Quantus tremor est futurus
Quando judex est venturus
Cuncta stricte discussurus.

Cela te fit quelque chose, lecteur, l'amusant petit texte ci-dessus ? Je te traduis ? Jour de colère, que ce jour-là : il réduira en poussière notre siècle. David et la Sybille l'ont prédit, terrible sera notre terreur quand le Juge viendra, avec d'implacables verdicts.

J'aime bien ma traduction, tiens.

Si je faisais une variante ?

Moodys' ira, Moody's ira, Solvet sæclum in favilla, Teste Bayroo cum Hsedecim. Quantus tremor est futurus, Quando debitio ventura, Cuncta stricte discussura.

Pas mal, non ? Moody's, tout le monde connaît. Debitio, c'est dette en latin, et pour Bayroo et Hsedecim, le premier devrait être identifiable par tout le monde, et le second, en principe, les initiés connaissent...

Voyons, voyons, n'est-ce pas François Bayrou qui disait il y a 6 jours, Grèce, Espagne, Italie, au bout du chemin il y a la France ? L'agence de notation Moody's a donc abattu ses cartes.

 Usura crescens  Hausse des taux

Tuba mirum spargens sonum

Per sepulcra regionum

Coget omnes ante thronum.

La trompette répandant la stupeur

parmi les sépulcres, rassemblera

tous les hommes devant le trône. 

Les promesses, elles ne vont plus être tenables si Mood'ys dégrade notre note. En effet, la hausse du montant des remboursements anéantira nos économies et nous rentrerons dans le cercle vicieux dans lequel est plongé la Grèce.

Le problème, à mon avis, c'est que nous sommes arrivés un peu à la limite ce que permettait la fameuse RGPP (Réforme Générale de Politiques Publiques). Aujourd'hui, il ne s'agit pas seulement de réduire les frais partout, mais carrément de considérer les missions que l'Etat doit abandonner. Eh oui, nous en sommes là... D'une certaine manière, des réductions drastiques partout, c'est la politique du pire au sens où cela amène à mal exercer les missions de l'Etat partout. Certaines préfectures fonctionnent au ralenti. Je l'ai toujours dit : une politique cohérente est faite d'économies ciblées.

En revanche, il est possible que le prochain gouvernement soit contraint d'abandonner des pans entiers de son action. Ce ne peut être, évidemment, son action régalienne (impôts, sécurité, armée) ou stratégique (Education, Santé). Le reste, il va falloir sérieusement y réfléchir...

En tout cas, il y va de la responsabilité de tous ceux qui sont susceptibles de sérieusement exercer le pouvoir de proposer des plans crédibles, désormais, faute de quoi le tort causé à la France et aux Français pourrait être considérable. Et ce ne sont pas les incantations des furieux contre le libre-échangisme et la mondialisation qui y changeront grand chose.

12:33 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dette, agence de notation, france, bayrou, moody's | | |  Facebook

mardi, 03 mai 2011

Kadhafi : l'OTAN will survive...

La lutte est rude en Libye. L'insurrection doit apprendre le langage des armes et elle paie cher cet enseignement. Misrata est une ville martyre : Kadhafi fait tout pour tenter de provoquer l'agonie de ce qu'il y reste de population, allant jusqu'à miner le port.

Malgré tout, même si l'expédition militaire ne ressemble en rien à l'avancée éclair des forces rebelles au début de la révolution, elle n'en finira pas moins par porter ses fruits.

La bataille des airs est une guerre d'usure : elle ne détruit les forces ennemies que petit à petit. Toutefois, comme elle dispose d'un véritable relais au sol, fût-il encore bien inexpérimenté, on peut penser qu'elle finira par faire tomber Kadhafi et ses séides. Je ne puis que renvoyer à la fine analyse d'Olivier Kempf (Blogue géostratégique EGEA) à ce sujet.

L'OTAN sait qu'elle doit à tout prix éviter l'erreur fatale de toucher des populations civiles. Pour l'instant, elle se tire de cette embûche avec honneur.

Il faut aussi dire que ce sont les Anglais et les Français qui mènent la danse et assurent l'essentiel de l'opération avec leurs aviations. Or, ces deux peuples ont l'expérience des bombardements. Je veux dire par là qu'ils les ont vécus dans leur chair pendant la Seconde Guerre Mondiale. Les pilotes britanniques en particulier sont réputés prendre plus de risques pour ne pas toucher de civils en passant à basse altitude. C'est pour cela qu'ils avaient subi plus de pertes en 1991 en Irak, d'ailleurs.

On peut donc penser que pouvoirs politiques et état-majors français et britanniques sont très soucieux d'épargner les populations civiles. Bien sûr, Kadhafi dispose d'un certain soutien de la Tripolitaine, mais, dès lors que les forces alliées et les rebelles prendront bien soin de ne pas exercer de représailles ni de frappes contre les populations civiles, on peut espérer que ce soutien s'érode au fil du temps.

Le temps ne joue pas en faveur de Kadhafi. Il devra l'admettre tôt ou tard. Ses troupes se sont certes adaptées aux frappes de l'OTAN en apprenant à se disperser rapidement puis à se reformer au moment des attaques, mais les ressources de Kadhafi ne sont pas infinies.

L'inconvénient, évidemment, c'est que les moyens que les alliés mettent en oeuvre ne sont pas immenses. Même si les Anglais et les Français engagent des forces qui sont loin d'être négligeables, elles sont très minces (voir ce qu'en dit O.Kempf sur son blogue)  au regard des ressources nécessaires pour une campagne rapide, ce qui a contraint les Américains à revenir dans le jeu.

Néanmoins, à terme, je suis convaincu que la France et l'Angleterre en particulier auront gagné un prestige considérable en agissant comme elles ont décidé de le faire depuis le début de cette révolution.

17:23 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : libye, angleterre, france, usa, otan, kadhafi | | |  Facebook

mercredi, 16 mars 2011

Révélations du fils Kadhafi : ça sent l'intox à plein nez...

Un des fils Kadhafi a des révélations à faire sur le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy, paraît-il. Ah. Tiens, c'est marrant, dans ce genre de cas, je me demande toujours à qui le crime profite. Objectivement, qui peut avoir intérêt à créer le maximum d'ennuis à Nicolas Sarkozy au moment où la France cherche à constituer une coalition, avec l'aval de l'ONU, pour empêcher un tyran de tirer sur son peuple ? Il ne faut pas être grand clerc pour le deviner.

Seif Al-islam bluffe. S'il avait le début d'une preuve, elle serait envoyée à la presse depuis un moment.

Pendant ce temps, des vautours opportunistes sont prêts à tous les compromis misérables pour se rabibocher avec Kadhafi : voyez le pétrolier italien ENI qui demande à la fin des sanctions contre Kadhafi

Du côté américain, Hilary Clinton a nettement pris parti pour la résolution de la France.

Les Chinois et les Russes paralysent constamment l'ONU dès qu'il est question de s'opposer aux tyrans. Ras-le-bol d'une ONU qui introduit surtout le loup dans la bergerie (voir l'Iran présider le conseil des droits de l'homme, il y a de quoi rire). Est-il acceptable que ces deux pays dictent au reste du monde sa diplomatie, quand eux-mêmes ne se privent pas de réprimer dans le sang des mouvements qu'ils jugent séparatistes ?

C'est évidemment très fâcheux d'intervenir sans mandat de l'ONU car qui pourra empêcher ensuite d'autres coalitions pas forcément bien intentionnées d'agir pour soutenir des tyrans, cette fois ?

Nous, démocrates du monde entier, sommes confrontés à un choix cornélien : laisser écraser l'insurrection ou ouvrir une brèche dans la légalité internationale, une de plus. 

L'option la plus rapide serait évidemment d'armer l'opposition. Il est rageant de songer que nous avons les moyens de neutraliser les forces de Kadhafi en quelques heures et que nous ne le faisons pas. 

Hélas, par un retournement paradoxal, c'est parfois par sa propre négation, la violence, que le droit doit se rétablir. C'est en tout cas mon sentiment, et je suis très loin d'être belliciste, en tout cas, pas plus que ces intellectuels, députés européens et chercheurs qui viennent de signer une tribune dans le même sens que moi aujourd'hui dans le Monde.

Libye, notre honneur...

J'ai lu ce qu'a écrit Alain Juppé sur son blogue : s'il a réussi à obtenir un accord de plusieurs pays arabes, avec Sarkozy, pour intervenir en Libye, alors il a vraiment fait du bon boulot.

Si la France et la Grande-Bretagne ont des pays arabes à leur côté, près à participer, allez, on envoie chier l'Europe une bonne fois pour toutes, avec ses tergiversations minables, pareil pour le "Machin", comme disait le Général de Gaule, qui m'a l'air de SDN protestant après le réarmement nazi en 1936, et on y va. Je ne parle pas d'aventure, mais d'une opération coordonnée et ciblée empêchant Kadhafi d'utiliser son aviation. Côté britannique, je crois qu'il y a des Écossais, du côté de Lockerbie, qui ont un passif à apurer avec le vieux tyran.  Et en Libye, il y a une jeunesse qu'on ne peut pas laisser livrée à la police politique de Kadhafi.

La France, la Grande-Bretagne, le Liban, dans cette histoire, sont exemplaires : ils veulent juste avoir l'aval des Nations Unies pour intervenir, c'est à dire un mandat.

Moi, j'aimerais bien savoir qui sont les hypocrites qui bloquent la résolution au Conseil de Sécurité de l'ONU. Enfin, j'en ai une idée : on pensait que les empêcheurs de tourner en rond, jusqu'ici, c'étaient les Russes ? Raté, ce sont les Allemands, engoncés dans leurs certitudes et leur bien-être. Merkel veut faire la sage et la pondérée, mais au bout du compte, elle est totalement nulle dans cette histoire.

Si la France parvient à obtenir le droit d'intervenir, avec le soutien de pays arabes, elle aura fait un grand pas pour le Maghreb, pour la Libye et pour la démocratie. Je pourrai alors vraiment dire que je suis fier de mon pays.

17:21 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : libye, juppé, france, kadhafi, résolution | | |  Facebook

jeudi, 30 décembre 2010

Wikileaks, les dons de Bongo et l'article indéfini...

La nouvelle marotte de la presse, c'est de reprendre en choeur les informations du journal El Païs : Omar Bongo aurait financé des responsables politiques et même des partis aussi bien à droite qu'à gauche.

Wah, la découverte. C'était de notoriété quasi-publique dans les années 90. 

Maintenant, je voudrais m'attacher à la sémantique et à la grammaire. Par exemple, ces andouilles de journalistes d'Europe 1 titrent "Bongo aurait alimenté LES partis français".

- les : article défini. Utiliser un article défini pour déterminer un nom commun laisse entendre que l'on sait de quoi l'on parle. Les partis français, ce sont donc tous les partis français, si j'en crois le titre d'Europe 1.

Plus prudente, l'AFP déclare que les dons de Bongo auraient profité à DES partis français, ce qui n'est pas tout à fait équivalent à l'assertion précédente.

- des : article indéfini. Son usage suggère qu'une indétermination subsiste quand on l'accole à un nom, ou, tout du moins, que le représentant choisi est quelconque.

Chez nos amis africains, on s'est montré plus prudent aussi : on parle de financement DE partis politiques français et non du financement DES (= de les) partis politiques français.

Ah, subtilités de la langue française...

Bref, moi, partant de l'hypothèse "des" plutôt que "les", ou encore "de" plutôt que "des", je désire juste avoir un information complète, à supposer que les hypothèses exprimées par les conditionnels dans tous les communiqués deviennent des faits établis : quels partis politiques ?

01:00 Publié dans International, Politique | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : wikileaks, bongo, partis, france | | |  Facebook

jeudi, 16 décembre 2010

Fabrication hexagonale

J'évoquais dans deux billets précédents ce que pourraient être l'ébauche d'une économie du recyclage d'une part, puis d'autre part un code de consommation tout personnel. Je poursuis donc cette réflexion en m'appuyant sur les données qui figurent sur deux blogues : Hexaconso et la Fabrique Hexagonale.

L'un et l'autre donnent des noms d'entreprise dont la production est intégralement ou quasi-intégralement réalisée sur le sol français. Hexaconso ajoute une information fort précieuse : une fiche d'identité de chaque entreprise précise son nombre d'employés et la localisation de l'atelier ou de l'usine. On sait ainsi le nombre d'emplois en jeu en achetant français.

En parcourant les listes élaborées par ces deux sites, je crois avoir dégagé quatre écueils au moins sur lesquels butait cette production hexagonale :

1) un rétrécissement radical de l'offre de produits. Bien trop peu de diversité à tous points de vue.

2) un coût souvent supérieur aux productions allogènes.

3) parfois une absence d'innovation ou de créativité. De la qualité pas toujours au rendez-vous.

4) une vraie difficulté à présenter une offre claire, notamment sur internet (site en construction, incomplet, sans prix indiqués, par exemple)

Difficile d'allier toutes les qualités. Considérons le cas de Set in black,  par exemple, qui a fait de la maille noire son étendard. L'entreprise a une ligne de vêtements. Jolis. Mais un polo homme, contînt-il de la soie, ne coûte pas moins de 131 euros. Objectivement, sa coupe est magnifique, et j'aime beaucoup. Une solde est annoncée à 50%. Cela signifie donc que le prix habituel pour ce polo est de 262 euros ou alors que le site est mal conçu puisque le système de paiement indique bien 131 euros (si le solde était sur ce montant, alors la somme finale serait de 65,50 euros). Il faut le vouloir pour être prêt à débourser une somme pareille pour un polo.

Fabriquer en France a un coût évident : sommes-nous prêts à le payer, voilà une première question qui me paraît patente. Mais corollairement, sommes-nous prêts aussi à admettre de nous retrouver un jour au chômage parce que le service que nous rendons, l'objet que nous fabriquons seront réalisés ailleurs ? Set in Black, c'est 181 emplois en France. Qu'ils cessent de vendre, et c'est le malheur qui s'abat sur 181 foyers.

J'ai regardé une autre entreprise, spécialisée sur un seul créneau : la chemise pour homme. Lordon est installée à Châteauroux et emploie 11 personnes. J'avoue avoir eu une bonne surprise. Pour des chemises de qualité, les prix tiennent la route. Aux alentours de 80 euros pour une chemise de qualité, c'est acceptable...pour ceux qui en ont les moyens ! Les cravates à 20 euros, c'est correct aussi.

J'ai regardé ce qu'il se faisait avec les jouets pour enfants, puisque nous approchons de noël. Du bois, encore du bois et toujours du bois. Sommes-nous encore capables de produire du plastique en France, nom d'un Gaulois ? Miracle ! Un unique fabricant de jouets réalise ses produits en plastique. Ecoffier. L'inconvénient, c'est que les retours des utilisateurs divergent : si certains sont satisfaits, d'autres dénoncent des défauts qui n'ont rien à envier à la contrefaçon chinoise du meilleur label de mauvaise qualité... Et les poupées alors ? Petit Collin semble avoir un véritable savoir-faire dans ce domaine, son site présente bien, mais, après un quart d'heure de lecture, pas moyen de trouver un prix...Ouf, une boutique qui affiche le prix d'une poupée. 30 euros. Il y en a des moins chères, mais si la qualité suit, c'est un prix acceptable.

On a parfois quelques bonnes surprises : j'ai appris que Monoprix fabriquait en France toutes les fournitures scolaires génériques que l'enseigne propose dans ses grandes surfaces.

Mieux, dans ce domaine, Oxford, marque française s'il en est qui fabrique tout en France, avait présenté une authentique innovation à un prix défiant toute concurrence (un peu plus d'une dizaine d'euros) en 2009 : un cahier de textes adapté au stylo numérique, capable de transférer sur un ordinateur ce qu'on y écrit.

Une chose, en tout cas, me paraît certaine : on se ridiculise à dénoncer d'un côté les méfaits du libéralisme, de la concurrence libre et non faussée, et, de l'autre à en profiter à plein, car c'est bien là l'un des moteurs de notre société de surconsommation.

Pour le MoDem et François Bayrou, pour lesquels la fabrication hexagonale est désormais une priorité économique, il y a dans ces modèles d'entreprises qui tentent vaille que vaille de maintenir leur production dans leur pays d'origine, les ferments d'une recomposition du paysage industriel de la France. 

mercredi, 22 septembre 2010

Invraisemblable...

Oui, invraisemblable, tout de même ce pays : un pays où sur intervention des plus hautes autorités de l'État, on refile 250 millions à un type qui a coulé une boîte avec des intérêts, soit le montant correspondant aux 16 000 postes supprimés dans le budget de l'éducation du dit pays.

Un pays encore où un trésorier de parti, ministre du budget, refile des légions d'honneur à ceux qui aident ses administrés à organiser sinon de l'évasion fiscale au moins de l'optimisation tout azimut.

La république des potes, quoi...En fait, l'Abus de pouvoir de Bayrou, il est encore en-dessous de la réalité...

13:28 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, france | | |  Facebook

mercredi, 23 juin 2010

Algérie ou France, choisis ton pays !

Ras le bol des incidents, après chaque match de l'Algérie, en France ! Ce serait à Alger, je ne dis pas, mais que je sache, la France n'est pas l'Algérie. Tiens, d'ailleurs, en Algérie, je parie qu'il n'y a pas d'incidents (et oui, quelques tirs à balles réelles de la part de la police + la perspective d'un passage dans les geôles algériennes sont certainement dissuasifs).

Près du Stade Charléty, de la racaille qui se croit un peu trop à son aise a incendié une vingtaine d'automobiles parce que l'Algérie avait été éliminée de la coupe du monde. Personnellement, je n'en ai rien à foutre que l'Algérie soit éliminée ou non. Je m'en tamponne. J'ai d'autres chats à fouetter dans mon pays.

En revanche, pour les supporters pas contents, soit ils sont Algériens, et ils dégagent, soit ils sont d'origine algérienne, et on peut leur offrir un billet aller (sans retour) vers leur pays chéri. Mon petit doigt me dit que la racaille concernée en question n'est pas algérienne. Je veux dire par là qu'il ne s'agit pas de citoyens algériens. Pour ce que j'en connais, généralement, les citoyens Algériens évoluant à l'étranger savent se tenir.

Non, là, c'est plutôt de la racaille de banlieue, d'origine algérienne ou non, qui brandit l'étendard de ce pays et l'instrumentalise pour mieux cracher leur haine d'un pays qui les a trop bien accueillis. Ce n'est pas la première fois que de tels incidents se produisent.

Qu'est-ce qu'il disait Sarko, déjà ? «si certains n'aiment pas la France, qu'ils ne se gênent pas pour la quitter». Tiens, pour ceux-là, ça me paraît un sage conseil, et on peut même les aider à le suivre à coups de pied au cul.

J'ai laissé les commentaires ouverts, j'attends avec impatience et la touche de clavier ferme les accusations de «fassîste», néo-libéral, colonialiste, réactionnaire, droitier, et cetera...

jeudi, 17 juin 2010

L'autre match France-Mexique

Ce soir se joue le match France-Mexique. Nul doute qu'une grande partie de la France va le regarder. Mais, depuis cinq années, c'est une partie autrement plus redoutable qui se joue entre une petite française et le Mexique avec sa justice corrompue et malhonnête. Florence Cassez croupit dans une prison mexicaine depuis le mois de décembre 2005. Elle a été arrêtée pour des crimes qu'elle n'a pas commis. Son arrestation a été une mascarade. Des témoignages à charge ont été obtenus sous la torture. Pour flatter le nationalisme de ses concitoyens, le président Calderon a refusé de réexaminer l'affaire. Pas de doute qu'il en eût été autrement s'il se fût agi d'un cacique du parti au pouvoir.

Florence Cassez suit la coupe du monde de football. Elle parie sur une victoire des Bleus. Bleus bien arrogants (pas fichus de serrer une main en Afrique du Sud) et indifférents à une injustice pourtant avérée. Pour toucher du fric et sa le couler douce, il y a du monde au portillon. Mais quand il s'agit de se bouger pour une vraie cause, c'est le silence radio. Cela ne doit pas rapporter de fric.

Ah, évidemment, s'il y avait eu un contrat publicitaire, peut-être aurions-nous eu droit à quelques mots des joueurs de l'équipe de France...Ça aurait eu de la gueule, une équipe qui aurait affiché la photo de Florence Cassez sur son maillot avant de débuter le match. Mais avec nos mercenaires vendus au plus offrant, il ne faut pas trop y compter...

En tout cas, côté aztèque, c'est la débandade : des juristes mexicains commencent à réaliser qu'il y a eu anguille sous roche depuis les débuts de l'histoire, et au plus hauts sommets de l'État, on n'a qu'une trouille : ouvrir la boîte de Pandore. Et là, ça pourrait faire mal, parce qu'on réaliserait que Calderon qui vante la transition démocratique se paie la tête du monde. Police, justice, politique, il n'y a rien de démocratique au Mexique. Oh, ça, pour faire à grand renfort de médias un cas d'école de l'affaire Cassez, il y a eu du monde. Mais pour résoudre les cas atroces de mutilations, tortures et assassinats de centaines de femmes à Mexico, là, en revanche, nada. Et je pense que cela continue, d'ailleurs.

Évidemment, ailleurs, on commence à s'inquiéter : il pourrait y avoir d'autres Florence Cassez, et pas seulement des Françaises. Quand l'arbitraire règne en  maître, toutes les injustices, même les plus flagrantes, deviennent possibles.

 

18:31 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cassez, france, mexique, justice, football | | |  Facebook

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