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dimanche, 25 mars 2012

Bayrou et la sécurité

Dans le domaine de la sécurité, nul besoin de battage à grands moulinets de bras ni de faire voter deux lois par semaine. Il suffit de quelques mesures simples et de bon sens. En voilà quatre que propose François Bayrou :

- Réimplanter les forces de police dans les quartiers devenus zones de non droit.

- Restaurer l’État, dans sa défense du droit et ses services publics : nommer dans chacun de ces quartiers, un sous-préfet chargé de coordonner tous les services de l’État, qui sera l’interlocuteur des habitants et de leurs élus, avec obligation de résidence dans le quartier, pour qu’il vive la réalité de tous les jours des habitants et qu’il soit pour eux un interlocuteur quotidien.

- Pour le public le plus sensible, les jeunes, parfois les très jeunes mineurs, la réponse la plus rapide, la plus immédiate, par exemple sous forme de réparations.

Je ne veux plus entendre des enfants utilisés par des bandes dire à des policiers débordés : « de toutes façons, tu ne peux rien me faire, j’ai la loi pour moi ! »

- un plan efficace de lutte contre les trafics d’armes.

Tout le monde dit que les armes de guerre circulent librement, depuis des années, en France et particulièrement dans les quartiers. Apparemment, tout le monde s’en accommode. Or ceci n’est pas acceptable. Là se croisent les organisations du grand banditisme et les trafics de toute nature. Là aussi s’arme la folie. La lutte contre le trafic d’armes sera définie comme une priorité de l’action publique.

Et voilà. Ce n'est pourtant pas si compliqué...

23:19 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (30) | Tags : bayrou, sécurité |  Facebook | | |

dimanche, 04 septembre 2011

Délire souverainiste et questions de sécurité

Sur la recommandation de Mirabelle, j'ai téléchargé une fiction parue chez Rue89 cet été et je l'ai lue. François Marty, son auteur, imagine les 18 prochains mois dans la sphère politique. Indéniablement, il écrit bien, et certaines de ses hypothèses me paraissent (hélas !) très vraisemblables : par exemple la probabilité qu'un incident grave impliquant des délinquants, de préférence issus de l'immigration ou immigrés, à quelques encâblures du premier tour de la présidentielle, ait lieu, c'est un scénario très concevable. La victoire imprévue de Martine Aubry sur François Hollande à la primaire socialiste, très pensable aussi. Les évènements ne suivent pas toujours exactement ce que sondages et médias disent ou veulent...

La totalité de l'ouvrage est écrit sur un ton ironique et caustique et on rit aux éclats à plusieurs reprises à sa lecture.

Toutefois, plusieurs ingrédients gâchent l'ensemble : 

- les scores que prête l'auteur au premier tour de la présidentielle, car ils ne sont pas vraisemblables. On n'imagine pas Martine Aubry qualifiée pour un second tour avec 13% et Nicolas Sarkozy avec 12.5%, pendant que Marine Le Pen caracolerait en tête avec près de 25%. Admettons les score de la dernière mais pas celui des deux premiers.

- les options politiques de fond de l'auteur qui rêve d'un coup d'état militaire, d'un gouvernement d'union nationale avec entre autres Marine Le pen et le NPA aux commandes au même titre que les autres forces politiques, mais qui en exclut le MoDem et Bayrou (!!!!!!), une sortie de l'euro et l'établissement de barrières protectionnistes.

- la réduction de Bayrou à un vélléitaire prétentieux et "anxieux". Clairement, l'auteur en veut à François et finalement, son livre relève en fait de la satire plutôt que de la politique fiction. A sa lecture, moi, j'ai surtout vu ce que l'auteur SOUHAITAIT qu'il se produise...

Alors, oui, mon pote, en effet, ce n'est pas le dans code génétique d'un parti centriste et démocratique comme le nôtre que de rejoindre un gouvernement issu d'un coup d'état militaire, et contrairement à ce que tu écris, je n'imagine même pas Bayrou ou Marielle de Sarnez pouvoir penser y participer.

Cela dit, François Marty met à mon sens le doigt sur l'un des thèmes de campagne qui risque fort de ressurgir : la sécurité. Son coup d'état militaire provient d'un embrasement des cités.

Les partis ont tout intérêt à prévoir ce qu'ils vont proposer aux Français dans ce domaine. Actuellement, on trouve l'UMP et Sarkozy, pas crédibles et vélléitaires (concomittance de moulinets, baisses d'effectifs dans la police et hausse de la délinquance), le PS qui essaie de rattrapper le coup (promesses d'Aubry sur la sécurité) mais que leur idéologie laxiste disqualifie, les verts et l'extrême-gauche libertaires et ultra-laxistes et enfin le Front National favorable à une répression brutale.

Il existe un créneau sur lequel aucun parti ne se positionne, c'est l'affirmation de l'efficacité de la répression, mais d'une répression intelligente.

Je suis à peu près convaincu que ce concept (que je vais prochainement théoriser) pourrait faire mouche à condition de s'en emparer. Dès, aujourd'hui, que je parle de répression, on me répond prévention, réinsertion et cetera...C'est un peu comme le mot réforme dans l'éducation nationale, je ne supporte plus d'entendre parler de prévention. En résumé, pour moi, prévention a pris le sens de laxiste, et toutes les forces politiques qui mettent en avant la prévention s'apprêtent à mener une politique de sécurité laxiste, c'est évident.

Cela ne sert à rien de participer à des marches silencieuses pour protester contre les actes odieux, inqualifiables, criminels et cetera...C'est du pipeau. Ce ne sont pas des marches ou des condamnations indignées qu'il faut aux Français, face à la racaille.

Ce qu'il faut, ce sont des policiers et des gendarmes plus nombreux, mieux armés, et avec une lattitude d'intervention étendue : on leur tire dessus ? Il faut pouvoir répliquer à l'arme à feu et n'avoir aucune hésitation. La racaille n'en a pas. Le taser doit pouvoir être généralisé dans les affrontements de cité. Il faut coffrer tous ceux qui menacent les juges lors des procès et accueillent de justes verdicts par des beuglements et des promesses de revanche. Quand un délinquant a péri dans l'exercice de sa délinquance, il ne faut pas adopter une posture gênée face aux émeutes possibles de la racaille, mais bien au contraire les réprimer avec toute la brutalité nécessaire et ne pas craindre l'escalade. Viendra un moment où l'émeute cessera faute de combattants.

Ensuite, au niveau de la justice, il faut se montrer expéditif, à l'image de ce qu'a parfaitement compris David Cameron en Angleterre. Pas de quartier pour tous les actes de délinquance. Ceci suppose évidemment de doter les prisons de moyens supplémentaires, de séparer une bonne fois pour toutes la délinquance ordinaire de la délinquance violente et de permettre à tous les prisonniers qui le souhaitent de disposer d'une cellule individuelle fût-elle très petite.

Enfin, il ne faut surtout pas de laisser impressionner par les diverses ligues de "droits" de toutes sortes et pas davantage par les condamnations issues des commissions de technocrates boboisés de Bruxelles.

Si le MoDem développait le concept de répression intelligente, bien sûr, les cadres sup bien à l'abri dans leur cottage douillet pourraient risquer de déserter notre parti, mais à côté de cela, toute la classe moyenne, qui elle n'a pas d'autres choix que de subir la délinquance, nous ferait un tout autre accueil.

L'exercice difficile, c'est de bien se dissocier du Front National. Mais le principe semble clair : ne pas faire porter le chapeauà l'immigration comme s'entête à le faire le Front National, et surtout, donner à cette politique les moyens d'être réalisée. Jamais le FN n'affectera des fonds à la justice et aux prisons, parce que dans son idéologie, ce parti estime qu'il suffit d'entasser les délinquants dans des trous à rat et qu'on est encore trop bons envers eux en leur autorisant la télévision.

Moi, je crois qu'il faut humaniser les prisons : humaniser les prisons, ce n'est pas se montrer laxiste, mais donner les moyens à ceux qui y sont de trouver le chemin de la rédemption. C'est aussi parier sur un programme de rééducation assez autoritaire des prisonniers, sur la base d'un accès "forcé" à la culture et à la réflexion. Mon sentiment est qu'il ne faut pas investir sur les délinquants les plus violents et pervers. Ceux-là, le gnouf à vie avec le nombre de coups de matraque nécessaires quand ils s'agitent me paraît bien suffisant. Mais pour les autres, notamment les non-violents, j'ai l'intime conviction qu'une rééducation est possible. 

En somme, la volet d'une répression réussie, c'est la rééducation qui y est associée.

Olivier Henno le monsieur Sécurité du MoDem entrevoit les réorganisations techniques nécessaires pour qu'une politique de sécurité fonctionne. Sa critique est juste quand il met en exergue que ce ne sont pas des "coups" qui définissent une politique de sécurité, mais un programme de long-terme.

Il ui reste à définir clairement ce qu'il appelle une action ferme en continu. Je suis par exemple plus que dubitatif quand Olivier Henno croit qu'on règlera les problèmes de sécurité uniquement avec une pilier éducatif. Comme beaucoup d'acteurs politiques, il semble ne pas avoir compris que ce n'est pas le volet éducatif qui pèche, mais bien le volet répressif. C'est ce dernier qui ne marche pas. Non parce que la répression porte en elle-même les germes de son propre échec, comme le pense toute la gauche libertaire entre autres, contaminant désormais toute la classe politique, mais parce qu'elle est tout simplement mal conçue, manque de moyens et n'est pas déterminée !

Bref, j'aimerais ne plus entendre parler systématiquement d'éducation à chaque acte de délinquance et nettement plus de répression. Pas seulement entendre, mais voir, et constater ses effets.

mercredi, 16 février 2011

Sécurité, socialistes incorrigibles...

Chassez le naturel, il revient au galop : rappelez-vous les arrogantes années Jospin ! En ce temps-là, quand le petit peuple avait le malheur de se plaindre de l'insécurité, il fantasmait, et, au pire, la gentille racaille n'avait aucune responsabilité dans sa délinquance : pensez-vous, ma'am'Michu : c'étaient des pauvres victimes de discriminations. Les Socialistes se sont pris une branlée en 2002 entre autres à cause de la sécurité. En 2007, comme ils n'avaient toujours pas compris, Sarkozy les a mis une nouvelle fois en défaut. On pourrait penser qu'ils ont enfin compris la leçon ? Raté caramba, lisez-donc le compte rendu du dernier livre de Martine Aubry par Tefy Andriamamana, rédacteur à Marianne.

Le discours n'a pas changé d'un iota, et le comble, c'est que le livre de Martine Aubry est post-facé par Jean-Jacques Urvoas, le monsieur sécurité du PS. On voit donc bien là le double discours du PS qui proclame d'un côté s'être assagi, puisqu'Urvoas affirmait encore il y a peu voir la délinquance comme une cause de la misère et non comme l'une de ses conséquences. C'est en tout cas ce que rapporte Téfy. Ce n'est pas ce que j'ai lu sur le blog du monsieur :

«notre projet sur la sécurité ne se conçoit qu’adossé à un projet de transformation sociale. En effet, nous ne parviendrons à construire une société plus sûre que si, parallèlement au nécessaire combat contre les comportements violents, nous nous donnons les moyens d’en mener un autre, avec tout autant d’énergie, contre les causes de cette violence, qui constituent le terreau favorable au basculement dans la délinquance».

Tefy pense qu'il n'y a pas de ligne sur la sécurité au PS et donne tort à Ségolène Royal. Je pense au contraire que la Dame du Poitou ne se trompe pas : il y a bien un courant laxiste, et il a le vent en poupe.

La France doit-elle se résoudre à devoir choisir entre une gauche angélique et une droite qui brasse du vent ? Aux expressions doctrinaires sur un tel sujet, je préfère, et de loin, le pragmatisme centriste d'un Olivier Henno, dont le souci est avant tout de permettre aux forces de police de fonctionner correctement.

Comme le disait Marc Fesneau, le secrétaire général du MoDem à la mi-août dernière, la délinquance ne connaît pas les étiquettes politiques elle prospère partout où l'Etat renonce à exercer son autorité ou lorsqu'il est inefficace. Exactement. Très bien dit.

Et il concluait ainsi : 

Ce ne sont pas des mots qu'attendent les habitants de nos villes et de nos villages, ce sont des actes et des moyens concrets. La politique de sécurité n'a pas plus besoin de déclarations intempestives et de manoeuvres de diversions que de naïveté ou de résignation.

Ces deux postures sont nuisibles et inefficaces et le Mouvement démocrate les rejette avec la même force au nom de ceux qui pâtissent depuis des années de ces échecs successifs.

On ne peut pas mieux dire. Je vois dans cette conclusion un égal rejet de l'agitation sarkozyste et du discours sociologique de la gauche. Bravo, Marc. Il me plaît bien, finalement, ce MoDem-là.

vendredi, 14 janvier 2011

Porosité nationaliste...

Corto a-t-il pressenti le sondage et le dossier associé de Marianne2 ? Toujours est-il que dès mercredi, il posait sur son blogue la question de l'attitude que l'UMP doit adopter vis-à-vis du FN. Ce blogue, je le crois, a régulièrement mis en garde contre le retour du Front National, estimant que les thématiques fortes de ce parti demeurent d'actualité, même si elles n'apparaissent pas de prime abord dans les sondages sur les préoccupations des Français. Les gesticulations inutiles de Nicolas Sarkozy, les glapissements effarouchés de la gauche, lui ont largement préparé le terrain. Une fois sur deux, quand je traite de l'immigration, ici, a fortiori de la sécurité, il se trouve une foultitude de beaux esprits, généralement de gauche mais aussi parfois du centre, pour bêler en choeur et qualifier le blog de sous-marin du Front National.

Les électeurs de l'UMP sont tentés par le Front National parce que la droite s'obstine à se moquer d'eux et à ne pas traiter les problèmes associés à l'immigration et à l'insécurité. Je l'ai déjà dit plein de fois ici :

- tandis que Sarkozy fait des moulinets de bras, il réduit le nombre de fonctionnaires de police et n'augmente pas les moyens de la justice. Au contraire, il l'étouffe même sous une inflation législative aussi chronophage qu'inutile.

- il s'en prend avec une démagogie aussi rare que navrante aux Roms (confondant au passage les gens du voyage avec ces derniers au point de se faire reprendre par le FN !!!) et dans le même temps, le gouvernement Fillon a accordé la nationalité française à 200 000 étrangers chaque année, poursuivant le regroupement familial initié et jamais interrompu depuis sous le septennat Mitterrand.

Bref : le bilan de la gauche qui accusait le peuple de fantasmer était déjà nul, mais Sarkozy qui roulait des mécaniques en 2006 a réussi à faire encore pire.

Il se trouve malheureusement que l'euro a mauvaise presse, par les temps qui courent (et Dieu sait, pourtant, si cette monnaie nous a protégés !). 

Il y a donc là les ingrédients d'un cocktail explosif. 

De son côté, Marine Le Pen a adopté une stratégie particulièrement adaptée : elle s'est débarrassée des oripeaux fachos qui caractérisaient jusque là le FN et compte bien faire de son mouvement un parti "présentable", c'est à dire, en somme, un parti populiste comme on en trouve en Hollande, en Hongrie ou encore en Pologne. Par ailleurs, je fais partie des Français qui ne la considère pas comme raciste, en effet. Ce qui ne l'empêche pas de surfer sur le rejet de l'immigration au sein de la population française, bien entendu...

Notez que je mets présentable entre guillemets. Pour moi, le populisme, c'est le mal, qu'il vienne d'un Mélenchon ou d'une Marine Le Pen.

Il n'en reste pas moins qu'il ne suffira pas de beugler à la peste brune pour éviter de devoir choisir entre Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy en 2012 (cauchemardesque). Je dois toutefois être clair : si cela doit arriver, cela arrivera. C'est aux partis politiques de présenter un programme et des résolutions qui tiennent compte des aspirations populaires. Moi, je continuerai à voter centriste au premier tour, y compris si un sondage prévoit la présence du FN au second tour. Seule une alliance gauche-centre avec un programme qui me conviendrait (et on est très loin du compte) pourrait me faire changer d'avis.

Bref, sur la sécurité et l'immigration, courir derrière le FN ne sert à rien : il faut le devancer, tout en récusant la stigmatisation, avec évidemment le handicap que le FN pourra tenter de faire valoir qu'il a eu raison avant tout le monde.

Je sais qu'au MoDem on se préoccupe au moins de la sécurité. J'en ai discuté avec quelques membres des commissions, et je connais leur désir de bien faire dans ce domaine. Je dois néanmoins leur dire que leur projet actuel est très largement insuffisant ; que leur discours doit également s'affranchir radicalement de toute forme de bien-pensance de  gauche. Il faut dire et annoncer les choses calmement mais fermement, sans hésitation et sans crainte.

Après, il deviendra possible de coincer le FN : son programme économique est truffé de contradictions et revient, in fine, soit à couler économiquement la France, soit à ouvrir très grand les portes aux productions étrangères. J'y reviendrai, en particulier en ce qui concerne les délocalisations et l'industrie, pour montrer les dommages qu'occasionnerait à notre pays l'application du programme du Front.

Il me semble logique de me porter vers des blogs de droite et centre-droit ou assimilables pour continuer la chaîne initiée par Corto. Je pense notamment à :

Xerbias, Aequalis, le Chafouin, Hashtable, Lomig, j'ai rarement tort.

Je ne sais pas s'il répondra, mais je serais fort curieux de connaître l'avis de l'un des principaux ténors des blogs de gauche sur le sujet, j'ai nommé Sarkofrance. Il a méthodiquement démonté le sarkozysme depuis 3 années, que proposera-t-il pour éviter l'alliance UMP-FN ?

mercredi, 29 décembre 2010

Moi, j'aime bien la LOPPSI 2 et d'ailleurs, je vote pour...

Aïe, non, pas taper tous en même temps, à cent contre un, ce n'est pas loyal. Ce préambule étant passé, je ne vois pas ce qu'on lui reproche, moi, à la LOPPSI II. Tenez, je me suis même renseigné sur le site d'un opposant ad hoc : http://www.loppsi.fr/ .

On en fait tout un plat, mais où est le problème ? La loi prévoit simplement d'impliquer les FAI en leur imposant de bloquer l'accès à des sites illicites (la loi parle de la pédophilie) quand ils ne sont pas hébergés en France. Cela me paraît une bonne chose, et j'avoue que j'ai quelque mal à suivre le choeur des pleureuses hurlant à la mort et à la privation de liberté.

La loi prévoit aussi un délit d'usurpation d'identité : ben très bien, j'applaudis des quatre mains. 

Ah, ce qui est comique, c'est l'argumentation de notre opposant : le net a appris à s'auto-réguler depuis 15 ans. C'est une blague ou quoi ? S'il y a bien terre sauvage genre Far West, c'est bien la Toile. Cela a des côtés sympas, parce que tout le monde peut s'y installer et y émerger (enfin, jusqu'à un certain point), mais à côté de cela, les comptes s'y règlent au colt électronique et tout le monde se fout bien du shérif.

Il est grand temps d'y instaurer de la loi et de l'ordre, bordel ! 

Bon, il y a tout de même quelques saloperies dans la LOPPSI, comme le fait pour l'État de pouvoir communiquer sans en aviser un propriétaire les données personnelles issues des cartes grises.

Comme d'hab, l'internettosphère, complètement auto-centrée n'a pas pipé mot (elle n'a sans doute pas vu la chose), et, à ma grande surprise, les blogueurs libéraux sont demeurés complètement cois ! Là, en revanche, il y aurait un combat à mener, car le procédé est inadmissible.

Tiens, j'aimerais savoir ce qu'ont finalement fait les députés, sur ce coup-là, parce qu'en séance, à moins que les compte-rendus ne soient pas complets, je n'ai absolument rien trouvé sur ce sale coup.

L'autre chose qui m'embête, c'est l'extension des pouvoirs de sécurité données à des sociétés privées, ou même à la police municipale : ça, je n'aime pas trop non plus.

Bref, il y a quelques points qui peuvent faire tiquer, dans cette loi, mais certainement pas ce qui concerne internet.

10:31 Publié dans Internet | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : loppsi2, sécurité |  Facebook | | |

mercredi, 01 décembre 2010

TASER, le MoDem s'exprime

Bon. Aucun organe de presse, à l'exception du Nouvel Obs, et encore, très partiellement, ne semble avoir relayé la prise de position d'Olivier Henno, spécialiste de la sécurité dans le Shadow Cabinet du MoDem. Je vais faire le boulot à leur place. Réaction mesurée et prudente.

"Après la mort d'un homme dans la nuit de lundi à mardi à Colombes, suite à deux tirs de Taser au cours d'une interpellation, la polémique est relancée sur l'utilisation de cette arme de 4e catégorie -comme le pistolet ou le revolver - qui délivre une onde électrique de 2 milliampères pour 50.000 volts, bloque le système nerveux et tétanise la personne visée durant quelques secondes.

Depuis plusieurs années les incidents se multiplient, les décrets encadrant son utilisation sont écrits, annulés par le Conseil d'Etat, puis réécrits, au gré des faits divers... Ce sujet ne devrait pourtant pas être traité à la légère: au Canada ou en Belgique, de multiples associations, relayées par Amnesty international, mais aussi le Haut Commissariat aux Droits de l'Homme ou le Comité contre la torture de l'ONU ne cessent de nous mettre en garde contre l'usage de ces armes et ses conséquences.

En France, le dernier décret en date, datant de mai 2010 indique qu'"une formation spécifique préalable à l'autorisation de port" du Taser et "une formation spécifique d'entraînement" sont nécessaires. Le texte prévient aussi que le pistolet à impulsions électriques doit être équipé de systèmes de contrôle "permettant d'assurer la traçabilité et la vérification de leur utilisation", à savoir un "dispositif d'enregistrement sonore et une caméra associée au viseur".

Des policiers ayant été également blessés lors de cette intervention, il appartient à l’enquête de l’IGS de montrer que le modèle de TASER était bien muni de ces dispositifs de contrôle et de démontrer que cette arme a été utilisée par les fonctionnaires de police de manière proportionnée, dans le cadre envisagé par les procédures internes, à savoir la légitime défense et l’état de nécessité.

Quoiqu’il en soit nous considérons que la France ne peut pas faire l’impasse sur un débat approfondi concernant l’armement de ses forces de l’ordre et la formation des personnels aux nouveaux usages des armes dites non létales, de plus en plus répandues dans la police nationale mais également et nous nous y opposons, chez les policiers municipaux."

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dimanche, 19 septembre 2010

La gauche hystérique

Il existe sur toute la palette de la gauche, c'est à dire des intégristes du grand soir jusqu'aux bobos décomplexés, des individus qui deviennent hystériques dès que l'on prononce des gros mots comme "ordre", "sécurité" ou encore "police" ou "gendarme".

Le gendarme, le policier sont toujours des fascistes/nazis en puissance, à les écouter. Ils n'ont de compassion que pour les truands, voyous, délinquants voire criminels de toutes sortes et demeurent silencieux pour toutes les victimes.

Leur silence est le reflet de leurs prédicats idéologiques : l'infâme société capitalistico-libérale génère des déclassés, et si certains de ces déclassés versent dans la délinquance, ce sont avant tout des victimes à leurs yeux. 

Comme sur le fond, ils conservent le vieux prédicat marxiste d'une humanité scientifiquement éducable, ils ont du mal à admettre toute forme de libre-arbitre de l'individu y compris quand il commet des méfaits (sauf quand c'est un gendarme ou un policier, pardon, parce que la police, c'est le mal, forcément).

Revenons à notre gendarme de Draguignan ; cela me paraît tout de même simple : fuir un poste de gendarmerie alors qu'on est suspecté d'un délit grave, c'est risquer de se prendre une balle dans la peau, comme le dit justement Le Crapaud du Marais (LCDM) en commentaires de mon billet précédent :

A défaut d'être légitime, c'était légal... Pour moi, quand on fuit devant les flics, quand on cambriole une baraque, quand on braque une banque, on accepte un risque : celui d'être descendu. A chaque "métier" son risque. Je suis adepte du bon sens populaire qui répond à chaque fois "personne ne l'a obligé à...". C'est sûr que ce n'est pas intellectuellement original, mais c'est juste. 
Le gendarme y songera toute sa vie mais ce n'est pas à la justice humaine de s'occuper de ce cas.

J'aimerais aussi citer 100 000V (Val le Nain) qui écrit sur son blogue :

Je ne sais pas si le gendarme devait tirer, mais il a tiré. Il a tiré sur un homme violent qui s’enfuyait de la gendarmerie, un hors-la-loi en somme. Il n’a certainement pas voulu l’abattre mais le fait est qu’il l’a fait. Il n’a rien d’un assassin, il joue son rôle de gendarme à qui on donne le droit de tirer s’il le faut. Moi j’accepte, ou du moins je pardonne. Ce devait être son dernier recours, il ne s’y attendait pas, on ne lui a donné qu’une demi-seconde pour réfléchir et il a tué ce voleur violent. Bon. Espérons que ça ne se reproduira pas mais ne nous lui en voulons pas non plus.

Alors à gauche, évidemment, on s'émeut, on fait un procès d'intention aux forces de l'ordre, sous-entendant qu'il y avait là un guet-apens, on verse dans l'attaque ad hominem (il paraît que j'ai une réputation, au fait !) faute d'argumentation sérieuse tout en répétant comme un leitmotiv l'un des dix commandements, mais on ne produit rien de bien crédible, in fine.

Oh, il peut bien arriver à cette gauche-là d'avoir un début d'illumination, mais cela ne dure généralement pas longtemps (comparer début et fin du billet pour constater que la gauche sociologique est décidément irrécupérable...).

vendredi, 03 septembre 2010

Comment juger le présumé braqueur de Grenoble ?

La libération de Monsif Ghabbour a provoqué un tollé dans la police et au sein du gouvernement : cet homme est soupçonné d'avoir braqué un casino et tiré sur les forces de l'ordre.

Chaque fois que le plat est fumant, il est très difficile de se faire un avis faute d'éléments. Le procureur assure que de très lourdes charges pèsent sur l'homme mais la magistrature répond qu'elle ne dispose pas d'éléments suffisamment probants pour trancher.

Il faudrait en savoir plus sur les éléments qui pèsent à charge. Une analyse d'odeurs, d'après le Nouvel Obs et des témoignages, mais, en face, l'homme a un alibi et des témoins également.

Une chose est certaine, c'est que Hortefeux et Sarkozy se moquent des Français, comme d'habitude. Pour vider les prisons, ce sont eux qui ont fait recommander que des peines de substitution soient trouvées de préférence à l'incarcération pour les peines inférieures à deux ans. Ceci explique par exemple que les auteurs d'agressions contre les policiers soient la plupart du temps libérés. A cela s'ajoutent les juges de gauche qui se prennent pour des assistantes sociales.

Ils ont également limité sévèrement la détention provisoire.

Ce gouvernement est comme d'habitude hypocrite : il roule des mécaniques mais organise partout l'impunité et vient en accuser les magistrats ensuite. Il réalise des économies sur le dos de la sécurité des Français, en réduisant également le nombre de fonctionnaires de police.

L'impudence de son maître ne connaît décidément plus de limites...

dimanche, 29 août 2010

Opinion Way et les Roms

Amusant le sondage d'Opinion Way sur la politique de sécurité menée par le gouvernement, notamment vis-à-vis des Roms. Les questions posées sont les suivantes :

êtes-vous favorable au démantèlement de certains camps de Roms ? Pour ce qui me concerne, certains, oui, quand ils posent de vrais problèmes.

êtes-vous favorables à l'expulsion de Roms sans papiers vers la Roumanie ? En fait, je m'en fous qu'ils soient Roms ou non. S'il ne s'agissait pas de citoyens européens, je dirais simplement que je suis favorable à l'expulsion de sans-papiers, sauf cas particuliers bien sûr,  mais en la circonstance, les dits Roms sont membres de l'Union européenne et leur expulsion est donc foncièrement illégale.

Opinion way conclue que les Français soutiennent la politique de sécurité menée par Sarkozy. Ah ben non, pas du tout, pour ce qui me concerne. Et encore moins ses petits calculs indignes pour faire porter le chapeau de son inefficience aux Roms.

Évidemment, si l'on me demande si des personnalités de gauche seraient plus efficaces, je ne le pense en aucune manière. Mais je concède qu'elles ne supprimeraient sans doute pas des postes de gendarmes et de policiers, elles, au moins. A vrai dire, je tends à penser que d'autres personnalités de droite seraient aussi sans doute plus efficaces que Sarkozy. Pour être clair, je crois la droite plus crédible que la gauche sur le sujet. Mais pas Sarkozy ni son gouvernement...

Et pour conclure, c 'est en Bayrou que j'ai le plus confiance pour mener une politique de sécurité digne de ce nom, évidemment...

mardi, 10 août 2010

250 interpelés, bon boulot à la préfecture

Face aux désordres et aux violences occasionnées par une partie non-négligeable des supporters du PSG, la Préfecture de police de Paris a pris enfin des mesures adéquates. 250 interpellations d'un coup, presqu'autant de supporters interdits de stade.

On fait dans ce pays, vis-à-vis des bandes, l'erreur majeure de croire qu'il suffit de punir les leaders pour que les bandes se calment. Je crois au contraire que personne ne doit pouvoir se cacher derrière un lien de subordination et que la responsabilité est toujours et d'abord collective.

Les individus concernés devront pointer à la gendarmerie les jours de match. Cela risque d'occuper les forces de l'ordre. Il faudra prévoir les moyens ad hoc et bien sûr, donner des amendes ou coffrer tous ceux qui manifesteraient la moindre velléité de reprendre leurs activités.

Espérons que les objectifs affichés du Paris-Saint-Germain se concrétisent et qu'un famille puisse enfin se rendre au Parc des Princes sans avoir à craindre pour sa sécurité et celle de ses enfants.

08:40 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : psg, sécurité |  Facebook | | |